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Mission commerciale tchèque en Algérie pour explorer huit secteurs

Mission commerciale tchèque en Algérie pour explorer huit secteurs

  • Une délégation économique tchèque se rendra en Algérie les 26 et 27 octobre 2026.
  • Un forum d'affaires est prévu le 26 octobre 2026 à l'hôtel El Aurassi à Alger.
  • Huit secteurs stratégiques sont ciblés dont l'énergie, les mines et les transports.
  • L'initiative vise à renforcer les capacités de production nationale et la coopération industrielle.
  • La loi n° 22-18 offre des dispositifs d'encouragement pour les projets d'investissement.

En effet, l’Algérie s’apprête à accueillir une nouvelle initiative de rapprochement économique avec la République tchèque. Prévu les 26 et 27 octobre 2026, le déplacement d’une délégation économique tchèque, accompagnant le Premier ministre Andrej Babiš et le vice-Premier ministre et ministre de l’Industrie et du Commerce, Karel Havlíček, doit donner lieu à un forum d’affaires et à des rencontres bilatérales entre opérateurs des deux pays.

Organisé le 26 octobre à l’hôtel El Aurassi, à Alger, ce rendez-vous vise à rapprocher les entreprises, identifier des débouchés commerciaux et examiner des pistes de coopération industrielle. Huit domaines figurent parmi les priorités annoncées : l’énergie, les mines, les industries mécaniques, les transports, l’aéronautique, les équipements agricoles, les technologies médicales et le numérique.

La diversité des activités représentées traduit un intérêt qui dépasse l’exportation de produits finis. Pour les entreprises algériennes, l’objectif est de mobiliser les compétences tchèques en ingénierie, en équipements industriels et en solutions technologiques afin de renforcer les capacités de production nationales.

Les industries mécaniques constituent l’un des principaux terrains de coopération potentielle. La fabrication de pièces de rechange, de composants et d’équipements, ainsi que les activités de maintenance et d’assemblage, pourraient ouvrir des perspectives aux entreprises algériennes souhaitant intégrer davantage de valeur locale dans leurs chaînes de production.

Les transports offrent également des débouchés, notamment dans le ferroviaire, les systèmes de mobilité intelligente et les équipements techniques. L’aéronautique et les équipements agricoles complètent ce potentiel, avec des besoins en maintenance, en formation spécialisée et en solutions adaptées aux exigences du marché national.

De l’intérêt commercial à l’investissement productif

Dans les secteurs de la santé et du numérique, les discussions pourraient porter sur les équipements médicaux, les logiciels de santé, la télémédecine, l’intelligence artificielle et l’automatisation industrielle. L’enjeu consiste à faire de ces échanges un levier de modernisation des entreprises et d’acquisition de compétences, plutôt qu’un simple canal d’importation.

L’énergie et les activités minières représentent, elles aussi, des axes de rapprochement, à travers les équipements, les services techniques, les technologies de traitement et les solutions destinées à améliorer l’efficacité des opérations. L’économie circulaire et la valorisation des déchets industriels figurent également parmi les pistes de coopération envisageables.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de préparation déjà engagée. Le 28 mai 2026, la Banque tchèque d’exportation et la Chambre de commerce tchèque avaient organisé une rencontre consacrée aux possibilités commerciales et d’investissement en Algérie, notamment aux mécanismes de financement des exportations et à l’accompagnement des entreprises.

Pour l’Algérie, ces échanges interviennent dans un contexte de diversification économique et de renforcement de la production locale. Le cadre national de promotion de l’investissement, notamment la loi n° 22-18, offre des dispositifs d’encouragement dont les conditions dépendent de la nature et des caractéristiques des projets.

Reste à transformer les intentions en opérations concrètes. La portée économique de la visite dépendra des accords conclus, des investissements effectivement engagés et de la place accordée aux entreprises locales dans les futurs projets.

K. B.

Source : Ecotimes

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