Le Front Polisario et le gouvernement de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) ont lancé, jeudi 17 septembre, un appel à l’Organisation des Nations unies (ONU) et à l’Union africaine (UA), après une nouvelle prise de position internationale concernant le Sahara occidental.
Dans un communiqué publié par le ministère sahraoui des Affaires étrangères et relayé par l’Agence de presse sahraouie (SPS), le Polisario affirme maintenir sa revendication en faveur du droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance.
Une réaction à une déclaration à New York
Selon le communiqué sahraoui, les États-Unis, Israël et le Maroc ont réaffirmé, le 16 septembre à New York, leurs positions concernant le Sahara occidental. Le Polisario considère cette démarche comme contraire, selon son interprétation, aux résolutions et décisions internationales relatives au statut du territoire.
Le mouvement sahraoui estime également que cette position pourrait compliquer les efforts diplomatiques actuellement menés sous l’égide des Nations unies pour parvenir à un règlement politique du conflit.
Le communiqué reprend à ce sujet la position constante du Polisario : toute solution doit permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination dans le cadre d’un processus qu’il souhaite libre, transparent et démocratique. Cette revendication a encore été réaffirmée par la direction du mouvement au début du mois de septembre.
Un appel à l’ONU et à l’Union africaine
Le Front Polisario et la RASD demandent ainsi à l’ONU et à l’Union africaine de « prendre leurs responsabilités » et d’agir face à ce qu’ils décrivent comme une évolution susceptible de remettre en cause les principes qu’ils défendent concernant le Sahara occidental.
Le mouvement sahraoui rappelle notamment le cessez-le-feu de 1991 et le processus de règlement international engagé à cette époque. Il affirme que le statut du territoire ne peut, selon lui, être définitivement réglé sans permettre aux Sahraouis de déterminer librement leur avenir.
Le dossier du Sahara occidental reste inscrit à l’agenda des Nations unies comme une question de décolonisation. Dans ses documents récents, l’ONU fait également état de positions divergentes entre les parties : le Maroc défend son initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine, tandis que le Polisario réaffirme son attachement à l’autodétermination.
Deux visions toujours opposées
Le communiqué intervient dans un contexte diplomatique marqué par la persistance du désaccord sur le futur statut du territoire.
Rabat défend depuis 2007 une initiative d’autonomie pour le Sahara occidental sous souveraineté marocaine. De son côté, le Polisario continue de réclamer un processus permettant au peuple sahraoui de se prononcer sur son avenir, en maintenant notamment l’option de l’indépendance.
Cette divergence constitue l’un des principaux obstacles au règlement politique du conflit. En octobre 2025, le Conseil de sécurité de l’ONU avait adopté une résolution appelant à des négociations en prenant comme base le plan marocain d’autonomie, une évolution que le Polisario avait contestée.
Dans son communiqué du 17 septembre, le Polisario affirme finalement que les évolutions diplomatiques récentes ne modifieront pas sa position. Il appelle à la poursuite des efforts internationaux et met en garde contre une aggravation des tensions dans la région.
Le dossier reste ainsi au cœur des enjeux diplomatiques au Maghreb, alors que les Nations unies poursuivent leurs efforts pour parvenir à un règlement politique du conflit.






















