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FIFA : Infantino vend la peau de l’ours…(Ahmed Bessol)
À cinq mois de l’élection du 18 mars 2027 à Rabat, le président de la FIFA affiche une confiance qui contraste avec les interrogations sur la réalité de ses soutiens. Mais entre les déclarations d’allégeance et les bulletins de vote, il reste un pas à franchir. Il semble déjà convaincu de remporter un quatrième mandat. Le discours est rodé : le football mondial serait derrière lui et sa réélection presque acquise. Les médias critiques ont pourtant eu raison de questionner cet optimisme. Une déclaration de soutien n’est pas un bulletin de vote, et une campagne ne se gagne pas par anticipation. Ainsi, l’actualité japonaise apporte un éclairage intéressant. Le 28 octobre, la Fédération japonaise a confirmé la démission de son vice-président, Takeshi Okada, qui invoque un désaccord de valeurs avec les réponses apportées aux controverses entourant la Coupe du monde. Cette décision intervient quelques jours après le soutien de la Confédération asiatique à Infantino. Okada n’a pas annoncé son opposition au président de la FIFA, mais cette séquence rappelle que l’unité affichée ne signifie pas nécessairement l’absence de désaccords. En Afrique aussi, le soutien annoncé des 54 associations à Infantino constitue un argument de campagne majeur. Mais qui peut garantir que les déclarations collectives se traduiront intégralement dans les urnes ? Les positions individuelles restent à vérifier. Quant à l’opposition, elle doit encore transformer ses critiques en une candidature et un projet capables de rassembler. Aussi, le 18 mars 2027, à Rabat, les discours laisseront-ils place au décompte. D’ici là, les soutiens pourront se confirmer ou évoluer. Infantino peut revendiquer ses ralliements, mais il ne peut tenir le résultat pour acquis. À Zurich, le président compte ses soutiens. Les observateurs attendent de compter les voix. La victoire est annoncée. Elle reste à gagner. AHMED BESSOL
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Son fonctionnement par simple pression d'un bouton permet de réduire le temps et les efforts liés à l'épluchage manuel, facilitant ainsi vos préparations culinaires au quotidien. 💙 Le bol de traitement transparent vous permet de suivre le processus d'épluchage en temps réel, tandis que le système d'évacuation automatique facilite la récupération des fruits une fois épluchés. 💜 Que vous prépariez des salades, des coupes de fruits, des jus, des smoothies, des en-cas ou des ingrédients pour vos repas en famille, cet appareil compact vous permet de préparer vos fruits avec un minimum d'intervention manuelle. 💙 Caractéristiques principales 💙 Épluchage électrique automatique Un fonctionnement simple, par simple pression d'un bouton, permet à l'appareil d'éplucher automatiquement les fruits compatibles, limitant ainsi les tâches manuelles répétitives. 💜 Conçu pour les petits fruits à peau fine 💜 Spécialement étudié pour les produits à peau fine tels que les raisins, les tomates cerises, les nèfles et autres petits fruits similaires. 💙 Idéal pour les tomates 💙 Peut être utilisé comme éplucheur électrique pour les petites tomates (type tomates cerises) dont vous souhaitez retirer la fine peau extérieure. 💜 Appareil compact 💜 Grâce à son design peu encombrant, il trouve facilement sa place sur votre plan de travail. 💙 Bol de traitement transparent 💙 Le récipient transparent vous permet de surveiller les fruits pendant toute la durée de l'épluchage. 💜 Système d'évacuation automatique 💜 Permet de récupérer facilement les fruits une fois épluchés, une fois le processus terminé. 💙 Lames en acier inoxydable 💙 Conçues pour retirer efficacement la peau des fruits délicats. 💜 Facile à nettoyer 💜 Les composants amovibles peuvent être rincés après utilisation, simplifiant ainsi l'entretien au quotidien. - Type de produit : Éplucheur de fruits électrique automatique - Fonction : Retrait de la peau des fruits - Utilisation : Électrique / Fonctionnement par simple pression (une touche) - Récipient : Bol de traitement transparent - Lame : Système de lames en acier inoxydable - Corps : Plastique - Convient pour : Raisins, tomates cerises, nèfles et certains autres fruits à peau fine - Nettoyage : Les pièces amovibles peuvent être rincées après utilisation - Design : Appareil compact à poser sur le plan de travail Idéal pour : Les raisins 💙 Idéal pour : - Raisins - Tomates cerises - Nèfles - Petits fruits à peau fine - Coupes de fruits - Salades - Préparation de jus - Smoothies - En-cas pour enfants - Préparation des repas au quotidien 💜 Pourquoi utiliser un éplucheur de fruits électrique ? 💙 Éplucher de petits fruits un par un peut être long et fastidieux. Un éplucheur de fruits automatique simplifie la préparation en traitant électriquement les fruits à peau fine compatibles, évitant ainsi de devoir éplucher chaque élément manuellement. 💙 Grâce à sa taille compacte, il est parfaitement adapté aux cuisines domestiques, où une machine industrielle encombrante serait inutile. 💜 Remarque importante 💙 Cet éplucheur électrique de fruits et légumes est principalement conçu pour de petits fruits et des produits délicats à peau fine. 💙 Il n'est pas conçu pour les légumes ou les fruits à peau dure ou épaisse, tels que les pommes de terre, les carottes, les courges, les melons ou tout autre produit volumineux. 💜Utilisez toujours l'appareil uniquement avec des produits adaptés à sa taille et à son mécanisme d'épluchage. 💙 Questions fréquentes 💙 Cet éplucheur électrique peut-il éplucher des raisins ? Oui. Il est conçu pour de petits fruits à peau fine, notamment les raisins et autres produits similaires. 💜 Peut-il éplucher des tomates cerises ? 💙 Oui. L'appareil peut être utilisé pour éplucher des tomates cerises, à condition qu'elles soient petites et dotées d'une peau fine et délicate. 💙 S'agit-il d'un éplucheur de fruits automatique ? 💙 Oui. Il fonctionne électriquement par simple pression pour retirer automatiquement la peau des fruits. 💜 Peut-il éplucher des pommes de terre ? 💙 Non. Bien que certains éplucheurs électriques soient conçus pour les pommes de terre, ce modèle est destiné à des produits plus petits et à peau plus fine ; il ne doit pas être utilisé pour des légumes volumineux et durs comme les pommes de terre. 💙 Quels fruits puis-je utiliser avec cet appareil ? 💙 Il est particulièrement adapté aux raisins, aux tomates cerises, aux nèfles et à d'autres fruits de taille similaire à peau fine. 💜 L'épluche-fruits est-il facile à nettoyer ? 💜 Oui. Les éléments amovibles peuvent être rincés après utilisation. Nettoyez et séchez soigneusement les pièces avant de les ranger. 💙 Puis-je l'utiliser pour préparer des salades ? 💙 Oui. 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FIFA : Infantino fragilisé sur deux fronts (Ahmed Bessol)
Une enquête du Times relance les interrogations sur la transparence financière du président de la FIFA, Gianni Infantino, au moment où ses opposants cherchent à s’organiser à l’approche de l’élection de mars 2027. L’ancien président de la commission de gouvernance de la FIFA, Miguel Maduro, appelle à l’ouverture d’une enquête. L’affaire est embarrassante. Le maître de Zurich, Gianni Infantino, aurait perçu en 2024 une rémunération supplémentaire de 1,76 million de dollars versée par FWC2026 US Inc., la structure américaine chargée de l’organisation du Mondial 2026. Cette somme ne figure pas dans la rémunération publiée par la FIFA pour cette année-là. Mais l’instance mondiale conteste toute irrégularité et affirme avoir respecté ses obligations déclaratives. Cette révélation intervient dans un climat déjà tendu. Le projet de commercialisation d’une partie des actifs de la Coupe du monde auprès d’investisseurs privés avait suscité des critiques, notamment en raison du manque de consultation des confédérations. L’UEFA et la CONCACAF ont également demandé une révision des modalités de redistribution des réserves financières de la FIFA et un examen indépendant de celles-ci. Dans ce contexte, l’affaire financière devient un nouvel argument pour les dirigeants qui réclament davantage de transparence et de contrôle. Ils évoquent en coulisses, selon certains observateurs, une coordination de leur action autour de ces révélations. Aussi l’enjeu dépasse-t-il désormais la seule question de la rémunération présidentielle. Il y a lieu de se demander si l’opposition cherchera à construire une alternative à Infantino ou bien à obtenir des garanties sur la gouvernance et une meilleure représentation dans les instances de la FIFA. Le scrutin de mars 2027 dira si les critiques débouchent sur une véritable confrontation électorale ou sur une négociation des équilibres internes. À ce stade, aujourd’hui, une certitude : les questions financières et les contestations institutionnelles se rejoignent dans le débat sur la gouvernance future de la FIFA. AHMED BESSOL
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FIFA : Infantino candidat, la fuite en avant (Ahmed Bessol)
Traqué par la contestation, Gianni Infantino a choisi la fuite en avant. Il sera candidat à un nouveau mandat à la tête de la FIFA. Un porte-parole de l’institution vient de le confirmer : «Rien n’a changé. M. Infantino sera candidat». Un message laconique adressé à ses contempteurs. Mais cette fois, le patron de la FIFA ne part pas avec les mêmes certitudes. Il ne sera probablement pas seul en lice et, surtout, l’opposition s’organise. UEFA, AFC et Concacaf ont pris leurs distances. Son projet d’ouverture de la FIFA aux investisseurs privés a laissé des traces. Infantino peut compter sur des soutiens, notamment en Afrique. Mais rien ne lui garantit que ce soutien sera éternel ni que les 54 voix africaines suivront une même consigne. Les personnalités écartées par le Marocain Fouzi Lekjaa et l’Egyptien Abou Hani Réda travaillent discrètement pour mettre fin à son autoritarisme. Et cela avant le Congrès électif prévu à Rabat le 18 mars 2027. Le choix du Maroc n’est évidemment pas anodin. Le Royaume entretient des relations particulièrement étroites avec Infantino et la FIFA. Dans ces conditions, peut-on déjà considérer Rabat comme une certitude ? Rien n’est moins sûr. D’ici mars, beaucoup de choses peuvent encore se produire. Une candidature, une alliance, un retournement de situation peuvent modifier le rapport de forces. Et, dans ce genre d’élection, la veille du scrutin peut parfois être décisive. Infantino est donc candidat. Mais sa réélection, elle, est loin d’être acquise. – AHMED BESSOL
FIFA : Infantino joue au père noël de Zurich (Ahmed Bessol)
Infantino ne va décidément pas au Cap-Vert le 5 octobre prochain les mains dans les poches. Il arrive avec la hotte du Père Noël, sauf que les cadeaux sont payés par la FIFA. Il fallait y penser ! À quelques mois d’une élection capitale, Gianni Infantino découvre les joies de la redistribution. Après les lettres aux 211 fédérations, les consultations et les grandes déclarations sur «l’unité» de la famille du football, voilà maintenant le temps des cadeaux. Près de 9 millions d’euros par fédération sur la période 2027-2030 seraient évoqués. À ce tarif-là, le Père Noël de Zurich ne se contente plus de remplir les chaussettes accrochées à la cheminée : il livre les cheminées avec ! L’UEFA et la CONCACAF réclamaient au moins 10 millions de dollars par fédération. L’AFC s’est également invitée dans la danse. Infantino répond qu’il soutiendra «le niveau de financement supplémentaire le plus élevé» que la FIFA puisse raisonnablement accorder. Quand une idée ne passe pas par la porte, elle revient parfois par la caisse. C’est tout simple. Et pendant que le Père Noël prépare ses paquets, l’agence qui accompagne sa communication n’a certainement aucune raison de se plaindre. Plus il y a de cadeaux, plus il faut expliquer pourquoi le Père Noël est si généreux. Et pour expliquer la générosité, il faut de la communication. Beaucoup de communication. Reste une petite question : avec l’argent, de qui distribue- t-on ces cadeaux ? Celui d’Infantino ? Non. Celui de son agence ? Encore moins. Celui de la FIFA, évidemment. Alors, pourquoi ne pas applaudir ? Après tout, les fédérations vont recevoir davantage d’argent. C’est plutôt une bonne nouvelle pour le football. Mais lorsqu’une telle distribution intervient dans un contexte électoral, il serait naïf de demander aux fédérations de regarder uniquement le ruban rouge autour du paquet. Il faut aussi regarder qui tient la hotte, qui distribue les cadeaux… et pourquoi il danse autant autour du sapin. – AHMED BESSOL
Vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué
Même en annonçant qu’il ne procèderait pas aux libérations programmées samedi prochain, aux termes de l’accord avec Israël, le Hamas a néanmoins fait preuve de bonne volonté, s’y prenant de façon à laisser suffisamment de temps aux parties intermédiaires pour amener l’ennemi au respect strict de ses engagements. Cinq jours entiers pour ce faire, […]
FIFA : Infantino sur du sable mouvant (Ahmed Bessol)
Il y a les faits et il y a le récit que certains voudraient en faire. Les faits, eux, sont têtus : la Fédération belge ne soutiendra pas Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la tête de la FIFA. Elle dénonce le manque de transparence et les défauts de gouvernance. La Belgique rejoint ainsi la Suède, l’Écosse et l’Italie dans la fronde européenne. Plus grave encore, la RBFA réclame des explications sur le projet, abandonné depuis, d’ouvrir les revenus de la Coupe du monde à des investisseurs privés, ainsi que sur l’affaire Folarin Balogun. Deux dossiers qui, pour les Belges, restent sans réponse. Pendant ce temps, un autre récit nous explique qu’Infantino aurait repris «du poil de la bête». Ses voyages, ses rencontres avec les dirigeants et les soutiens affichés sur les réseaux sociaux seraient la preuve d’un retour en force. Vraiment ? Être le seul candidat déclaré ne signifie pas être incontesté. Et multiplier les déplacements lorsqu’on est à la fois président de la FIFA et candidat à sa propre succession constitue forcément un avantage que ses adversaires ne possèdent pas. Il y a aussi l’argent. Celui de la FIFA, celui des programmes de développement, celui qui permet au président sortant de parcourir le monde et de rencontrer les fédérations membres. Il serait évidemment excessif d’affirmer que cet argent finance directement sa campagne. Mais il serait tout aussi naïf d’ignorer le poids politique d’une institution qui distribue des milliards et dont le président sollicite en même temps les voix. Alors, Infantino reprend-il réellement du terrain ? La Belgique vient de rappeler que, derrière les sourires, les voyages et les soutiens affichés, les questions de gouvernance, elles, n’ont toujours pas disparu. Et si le terrain se dérobe encore, ce n’est peut-être pas du côté de ses adversaires qu’il faut chercher la réponse. AHMED BESSOL
FIFA : Infantino, sur du sable mouvant ( Ahmed Bessol)
Il y a les faits et il y a le récit que certains voudraient en faire. Les faits, eux, sont têtus : la Fédération belge ne soutiendra pas Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la tête de la FIFA. Elle dénonce le manque de transparence et les défauts de gouvernance. La Belgique rejoint ainsi la Suède, l’Écosse et l’Italie dans la fronde européenne. Plus grave encore, la RBFA réclame des explications sur le projet, abandonné depuis, d’ouvrir les revenus de la Coupe du monde à des investisseurs privés, ainsi que sur l’affaire Folarin Balogun. Deux dossiers qui, pour les Belges, restent sans réponse. Pendant ce temps, un autre récit nous explique qu’Infantino aurait repris « du poil de la bête ». Ses voyages, ses rencontres avec les dirigeants et les soutiens affichés sur les réseaux sociaux seraient la preuve d’un retour en force. Vraiment ? Être le seul candidat déclaré ne signifie pas être incontesté. Et multiplier les déplacements lorsqu’on est à la fois président de la FIFA et candidat à sa propre succession constitue forcément un avantage que ses adversaires ne possèdent pas. Il y a aussi l’argent. Celui de la FIFA, celui des programmes de développement, celui qui permet au président sortant de parcourir le monde et de rencontrer les fédérations membres. Il serait évidemment excessif d’affirmer que cet argent finance directement sa campagne. Mais il serait tout aussi naïf d’ignorer le poids politique d’une institution qui distribue des milliards et dont le président sollicite en même temps les voix. Alors, Infantino reprend-il réellement du terrain ? La Belgique vient de rappeler que, derrière les sourires, les voyages et les soutiens affichés, les questions de gouvernance, elles, n’ont toujours pas disparu. Et si le terrain se dérobe encore, ce n’est peut-être pas du côté de ses adversaires qu’il faut chercher la réponse. Ahmed Bessol
FIFA : Infantino porte le costume de la victime ( Ahmed Bessol)
Mieux vaut en rire. À Zurich, le feuilleton FIFA-UEFA prend des airs de comédie judiciaire. L’UEFA a engagé une démarche devant une juridiction américaine pour obtenir des documents liés au projet FIFA Forward Enterprise, ce projet abandonné qui prévoyait notamment l’ouverture d’une partie des droits commerciaux de la FIFA à des investisseurs privés. Elle cherche à réunir des éléments en vue d’une éventuelle procédure en Suisse. Et que répond la FIFA ? Une campagne de désinformation ! Mieux encore : selon la FIFA, l’initiative européenne chercherait à influencer l’élection présidentielle prévue en mars 2027. Waooo ! L’agence de com’ mérite le chèque qui ne sort pas de la poche d’infantino. Le dossier qui change de costume. On ne parle plus seulement des documents : on parle désormais de ceux qui veulent les voir. On ne discute plus seulement du projet : on soupçonne ceux qui posent des questions de poursuivre un agenda électoral. À ce rythme, demander une facture à Zurich pourrait bientôt être considéré comme une tentative de déstabilisation institutionnelle. La bataille n’est donc plus seulement juridique. Elle est devenue politique, institutionnelle et désormais presque théâtrale. Le plus étonnant reste cette inversion des rôles : celui qui demande à consulter les pièces devient l’accusé, tandis que celui dont la gestion est interrogée se présente en victime. Il faudra bientôt installer un guichet à Zurich : « Pour toute question sur la FIFA, merci de déposer d’abord une plainte contre vous-même. » Quant à Infantino, il peut toujours compter les soutiens, distribuer les promesses et préparer mars 2027. Mais une élection ne fait pas disparaître les dossiers. Et un communiqué ne remplace pas les pièces. Au commissariat du football mondial, le plus intéressant reste donc de savoir qui finira par ouvrir le dossier.
FIFA : Infantino, vers une motion de défiance ? (Ahmed Bessol)
Et si les retraits de confiance successifs finissaient par se transformer en motion de défiance ? La question, hier encore hypothétique, commence à prendre une certaine consistance à la FIFA. L’information révélée par Reuters est de taille : des responsables de l’UEFA, de l’AFC et de la Concacaf discuteraient de la possibilité d’un vote destiné à faire partir Gianni Infantino. Rien n’est encore décidé, et aucune procédure n’a été officiellement engagée. Mais le simple fait que cette hypothèse soit désormais étudiée dit beaucoup de l’état de la FIFA. Car, pendant ce temps, les soutiens s’effritent. Après plusieurs prises de distance, c’est Sándor Csányi, président de la Fédération hongroise et l’un des huit vice-présidents du Conseil de la FIFA, qui vient de retirer officiellement son soutien à Infantino. Dans une lettre adressée au président de la FIFA, il affirme avoir « perdu la confiance » qu’il lui accordait et considère le licenciement de Kevin Lamour comme « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ». Le symbole est lourd. Ce n’est plus seulement l’opposition de fédérations ou de confédérations : le doute gagne désormais le cœur même de la gouvernance de la FIFA. Et comme si cela ne suffisait pas, le mouvement gagne les tribunes. Une coalition internationale d’associations de supporters vient de lancer une pétition réclamant la démission d’Infantino et une profonde réforme de la FIFA. Football Supporters Europe, Football Supporters Africa et des organisations d’Amérique du Nord figurent parmi les soutiens à cette initiative. Alors, motion de défiance ? Pas encore. Mais le scénario n’est plus de la science-fiction. Il faudrait le soutien écrit d’au moins 43 des 211 fédérations membres pour provoquer la convocation d’un Congrès extraordinaire. C’est là que se situe désormais le véritable rapport de forces. Infantino dispose encore de soutiens, notamment en Afrique et auprès de quelques fédérations arabes. Et si la bataille est engagée, on ne peut dire qu’elle est gagnée par ses adversaires. Mais une chose a changé : pour la première fois depuis le début de cette crise, la question n’est plus seulement de savoir comment Infantino va défendre son quatrième mandat en 2027. Elle est de savoir s’il pourra aller jusque-là. Le projet d’ouverture du capital de certaines activités commerciales de la FIFA a été abandonné. Les excuses ont été présentées. Mais la crise de confiance, elle, n’est manifestement pas enterrée. Une motion de défiance ne se décrète pas. Elle se construit. Et les retraits de confiance qui se multiplient pourraient bien être les premières pierres de cette construction. Avec Ahmed Bessol
FIFA : Infantino : 43 pour le faire tomber ? (Ahmed Bessol)
Panique à bord à la FIFA. Après la Suède, la Serbie et le pays de Galles, c’est désormais l’Écosse qui retire sa confiance à Gianni Infantino. Ian Maxwell, directeur général de la Fédération écossaise, a confirmé que son instance voterait contre le président de la FIFA lors de la prochaine élection. Une défection de plus pour un homme dont le quatrième mandat, prévu en mars 2027, semblait pourtant jusque-là promis à une tranquille formalité. Comme si cela ne suffisait pas, le numéro 3 de la FIFA, le Français Kevin Lamour, vient d’être licencié. Directeur des opérations, l’ancien responsable de l’UEFA avait publiquement désavoué le projet d’Infantino d’ouvrir certaines activités de la FIFA à des investisseurs privés. «Il s’agit du projet d’une seule personne», avait-il lancé fin juillet, avant d’ajouter : «Et si cela signifie que je perds mon emploi, qu’il en soit ainsi». Il l’a perdu. La FIFA confirme la fin de sa relation de travail au 17 août, sans donner davantage d’explications. Coïncidence ? Sanction ? L’instance n’a évidemment pas présenté son départ comme une punition. Mais le calendrier interpelle. Et l’affaire donne une curieuse image de la liberté de parole au sommet de la FIFA. Car Lamour n’est pas un cadre quelconque. Son départ intervient au moment précis où la contestation contre Infantino gagne du terrain. Et c’est ici qu’apparaît le chiffre 43. La FIFA compte 211 associations membres. Ses statuts prévoient qu’un Congrès extraordinaire peut être convoqué à la demande écrite d’un cinquième des membres, soit 43 fédérations. Ces 43 ne suffiraient pas, à elles seules, à destituer Infantino. En revanche, elles pourraient imposer la tenue d’un Congrès extraordinaire, où son maintien pourrait être politiquement mis en jeu. Et sa destitution tout à fait envisageable. La nuance est importante. Mais le simple fait que ce scénario puisse désormais être évoqué change la nature de la crise. Jusqu’ici, l’objectif des opposants était de battre Infantino lors de l’élection de mars 2027. Demain, pourquoi ne chercheraient-ils pas à provoquer son départ avant même cette échéance ? Et n’est-ce pas le but recherché ? Tout dépendra évidemment de la capacité de l’opposition à dépasser les frontières européennes. L’UEFA semble avoir pris ses distances, tandis que d’autres confédérations et certaines fédérations commencent à afficher leurs réserves. En Afrique, Patrice Motsepe demeure pour l’heure un soutien important d’Infantino, mais des signes de malaise apparaissent également. Le président de la FIFA n’est donc pas encore en danger immédiat. Il conserve des soutiens et dispose d’une organisation puissante. Mais une élection se gagne avec des voix, et une crise de pouvoir commence souvent par des voix qui disparaissent. Infantino comptait hier ses soutiens. Ses adversaires comptent désormais les défections. Et entre les deux, un chiffre pourrait devenir le plus surveillé des prochains mois : 43. Ahmed Bessol
FIFA : Infantino, jusqu’où peut-il encore tenir ? (Ahmed Bessol)
Gianni Infantino va d’échec en échec. Et, à mesure que les jours passent, la question de son départ n’est plus seulement posée par ses adversaires. Elle commence à s’imposer comme une véritable question de gouvernance pour la FIFA. Le dernier épisode est particulièrement révélateur. Invité à un tournoi U14 en République dominicaine, le président de la FIFA a été prié par Victor Montagliani, président de la CONCACAF, de reconsidérer sa venue. Sa présence, lui a-t-on fait savoir, risquait de détourner l’attention du football des jeunes. Infantino est pourtant venu. A l’évidence, le patron du football mondial n’est désormais plus forcément le bienvenu chez lui. Dans le même temps, la Nouvelle-Calédonie affiche son soutien à Infantino et annonce son intention de voter pour lui en 2027. Ce soutien existe et il faut le reconnaître. Mais il ne peut masquer une réalité beaucoup plus lourde : le front de la contestation s’élargit de plus en plus et il ne serait pas étonnant de le voir prendre une initiative extrême dans les prochains jours. Le projet de faire entrer des investisseurs privés dans une nouvelle structure commerciale liée à la Coupe du monde a été abandonné après une levée de boucliers. UEFA, AFC et CONCACAF ont exprimé leur opposition. Des fédérations ont pris leurs distances. D’anciens proches du président ont rompu avec lui. Et la possibilité même d’une motion de défiance est désormais évoquée. Ce n’est plus un incident. C’est une succession. Certes, Infantino peut toujours compter sur des soutiens, notamment du Maroc et parmi certaines petites fédérations qui apprécient les moyens et les places supplémentaires obtenus sous sa présidence. Mais une présidence ne se mesure pas seulement au nombre de voix favorables. Elle se mesure surtout à la confiance qu’inspire celui qui dirige. Or cette confiance est sérieusement entamée. Et lorsque, interrogé sur les appels à sa démission, Infantino préfère plaisanter sur la coupe de cheveux d’un journaliste plutôt que répondre au fond, cela donne surtout le sentiment d’un président qui esquive la question essentielle : pourquoi rester lorsque la confiance s’effrite autour de vous ? Certains n’hésitent pas à parler de la perte d’un salaire mensuel faramineux et des indemnités qui donnent le tournis. Aussi, Infantino peut-il encore décider de s’accrocher à son fauteuil et maintenir sa candidature à un quatrième mandat. Mais elle ne sera pas le seul comme il le souhaitait. Il ne peut compter ses soutiens et attendre 2027. Mais rester au pouvoir n’est pas forcément conserver son autorité. C’est là que se trouve aujourd’hui le véritable problème. La FIFA a besoin d’un président capable de rassembler, pas d’un président obligé, semaine après semaine, de démontrer qu’il possède encore une majorité. Alors, jusqu’à quand Infantino peut-il tenir ? La vraie question est peut-être désormais ailleurs : combien de temps la FIFA peut-elle encore se permettre de continuer avec lui ? Et si son départ était finalement la seule véritable porte de sortie à cette crise de gouvernance ? – AHMED BESSOL
FIFA : Infantino au bord du précipice (Ahmed Bessol)
La réunion de crise au Maroc, un choix qui n’est pas fortuit devant une contestation interne, des défections en série et des soutiens qui s’effritent : jamais depuis 2016 le président de la FIFA n’avait paru aussi fragilisé. Il vient chercher de l’aide chez les africains durant la CAN féminine. Il y a encore quelques semaines, la réélection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA en mars 2027 paraissait presque une formalité. Dix ans après son arrivée à la tête de l’instance mondiale, l’Italo- Suisse semblait disposer d’une majorité confortable au sein des 211 associations membres. Mais l’échec retentissant du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), destiné à ouvrir les activités commerciales de la FIFA à des investisseurs privés, a brutalement changé la donne. La crise n’est plus seulement celle d’un projet abandonné. Elle est devenue une crise de gouvernance, de confiance et d’autorité. Chaque jour apporte son lot de nouvelles défections, de critiques et de prises de distance. Une dynamique qui nourrit désormais un scénario longtemps impensable : celui d’un départ anticipé ou d’un échec d’Infantino lors de l’élection de 2027. Une réunion de crise qui en dit long Le 5 août, Gianni Infantino a réuni en urgence les principaux dirigeants de la FIFA au siège africain de l’organisation, au complexe Mohammed VI de Salé, au Maroc. Officiellement, il s’agissait de tourner la page du projet FFE. Le communiqué publié à l’issue de cette rencontre reconnaît que «des erreurs ont été commises» et présente des excuses pour la manière dont le dossier a été conduit. Les dirigeants admettent que le Conseil de la FIFA et les associations membres auraient dû être davantage associés au processus. Dans le même temps, les membres présents ont réaffirmé leur «plein soutien» à Gianni Infantino, présenté comme le seul dirigeant élu par les 211 fédérations nationales. Mais cette démonstration d’unité ressemble davantage à une opération de sauvetage qu’à une véritable sortie de crise. Un appel également au secours à l’Afrique qui ne s’est pas encore prononcé malgré le lobbying marocain au profit de d’Infantino. Les fissures se multiplient Car si le communiqué affiche un soutien officiel, il ne souffle pas mot des contacts africains et ne répond pas à la question qui agite aujourd’hui le football mondial : jusqu’où ira la contestation ? Jamais depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Gianni Infantino n’avait été contesté par autant d’acteurs en même temps. Son conseiller principal, Carlos Cordeiro, a quitté ses fonctions après avoir dénoncé le projet FFE. Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial, a également pris ses distances. La Concacaf réclame une remise à plat complète de la gouvernance de la FIFA. L’UEFA affirme avoir perdu confiance dans son président et certains de ses responsables sont allés jusqu’à évoquer un boycott des compétitions de la FIFA si les réformes de gouvernance n’étaient pas engagées. Même plusieurs fédérations nationales, jusque-là discrètes, commencent à retirer officiellement leur soutien. Donald Trump prend-il ses distances ? À cela s’ajoutent les critiques de responsables politiques, notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui estime qu’une gouvernance fonctionnant sans information des principaux dirigeants est « fatale » pour une organisation de cette importance. L’une des interrogations les plus commentées concerne désormais les relations entre Gianni Infantino et Donald Trump. Selon plusieurs médias américains, le président de la FIFA aurait tenté de joindre à plusieurs reprises Donald Trump ainsi que le secrétaire d’État Marco Rubio afin d’obtenir un soutien public dans cette période de crise. Ces informations ont toutefois été partiellement démenties par l’entourage de Marco Rubio, tandis que la Maison-Blanche s’est abstenue de tout commentaire lorsqu’elle a été interrogée sur un éventuel maintien du soutien présidentiel à Gianni Infantino. La fronde gagne désormais la maison de Zurich Ce silence contraste avec la proximité affichée entre les deux hommes durant la Coupe du monde 2026, où Donald Trump et Gianni Infantino étaient apparus à plusieurs reprises côte à côte. Sans constituer une rupture officielle, cette absence de soutien public nourrit les interrogations sur l’évolution de leurs relations et renforce le sentiment d’isolement du président de la FIFA. Le phénomène le plus inquiétant pour Gianni Infantino vient peut-être de l’intérieur même de son organisation. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de salariés de la FIFA, un profond malaise s’est installé après l’épisode FFE. Les employés dénoncent une gouvernance devenue excessivement centralisée, où les décisions seraient prises par un cercle très restreint sans réelle concertation. Certains cadres affirment que les salariés n’ont désormais plus qu’à exécuter des décisions auxquelles ils ne sont jamais associés. Une crise qui dépasse le projet FFE D’autres décrivent une institution qui, à leurs yeux, donne désormais la priorité aux intérêts commerciaux plutôt qu’au développement du football. Plusieurs employés vont encore plus loin en estimant qu’un changement de direction est devenu indispensable avant même le Congrès électif prévu à Rabat en mars 2027. Une telle contestation interne est quasiment sans précédent dans l’histoire récente de la FIFA. Au-delà de l’abandon du projet de société commerciale, cette séquence révèle un problème plus profond. Ce qui est aujourd’hui contesté, ce n’est plus seulement une réforme mal préparée, mais une manière de gouverner jugée de plus en plus solitaire, opaque et éloignée des principes de collégialité que la FIFA revendique officiellement. Le communiqué publié à Salé a permis d’éviter une rupture immédiate. Infantino conserve son fauteuil, mais jamais aussi isolé Il n’a pas fait disparaître la crise. Au contraire, la réunion du 5 août pourrait rester dans l’histoire comme le moment où la FIFA a officiellement reconnu ses erreurs, sans pour autant parvenir à éteindre l’incendie politique qui menace désormais sa direction. Une certitude s’impose désormais : Gianni Infantino conserve encore son fauteuil de président, mais rarement un dirigeant de la FIFA n’a été aussi isolé. Entre les critiques des confédérations, les défections de ses proches collaborateurs, le malaise grandissant des salariés et les interrogations autour de ses soutiens politiques, la mobilisation en faveur de son départ n’a jamais paru aussi forte. À moins de huit mois du Congrès électif de Rabat, la question n’est plus seulement de savoir le patron de la maison de Zurich est fragilisé. Elle est désormais de savoir combien de temps il pourra encore contenir une contestation qui gagne chaque jour de nouveaux soutiens. – AVEC AHMED BESSOL
FIFA : Le Père Noël de Zurich au Cap-Vert (Ahmed Bessol)
Le Père Noël de Zurich est arrivé au Cap-Vert avec ses grands sabots. Dans sa hotte : un milliard de dollars, des projets FIFA Forward et la promesse de nouveaux cadeaux au football africain. Le timing n’est évidemment pas anodin. À quelques mois de l’élection présidentielle de la FIFA, Infantino est venu rappeler aux 54 fédérations africaines tout ce que Zurich aurait fait pour elles. Mais derrière les cadeaux, une question demeure : que reste-t-il de la souveraineté du football africain ? Car depuis l’arrivée d’Infantino, Zurich ne s’est pas contenté de financer. Le président de la FIFA a aussi construit des relais appuyés par le Marocain Lekjaa et l’Egyptien Abou Hani Reda, au cœur des institutions africaines. L’épisode de 2021, avec le retrait du Sénégalais Senghor, du Mauritanien Yahya et de l’Ivoirien Anouma avant l’élection de Motsepe, reste dans toutes les mémoires. Senghor représentait une autre conception de la CAF : une confédération qui entendait choisir elle-même son président et défendre ses propres intérêts. Son échec électoral ne peut être isolé du contexte de l’époque, marqué par l’intervention très visible de Zurich dans la succession de Hayatou. C’est cette évolution du rapport de forces qui mérite aujourd’hui d’être regardée en face. Nous ne voulons pas refaire l’Histoire. Mais impossible d’oublier Hayatou. Lorsqu’il croisa Infantino au Cameroun, l’ancien président de la CAF, alors malade, lui lança, selon la BBC : « Vous avez voulu me tuer, mais je suis encore vivant. » Une phrase terrible, prononcée dans le contexte de leur affrontement institutionnel. De Tessema à Hayatou, une génération de dirigeants africains avait défendu l’idée d’une CAF capable de discuter d’égal à égal avec les puissances du football mondial. Aujourd’hui, la question est différente : l’Afrique décide-t-elle encore pour son propre football ? Le mot est lourd, mais faut-il vraiment l’écarter d’un revers de main lorsque l’on parle de néocolonialisme sportif ? Le Père Noël a été reçu selon l’hospitalité africaine Cap-Vert. Mais qu’il n’oublie jamais ceci : Si l’Afrique peut accepter les cadeaux, elle ne peut abandonner sa souveraineté. Ahmed Bessol
FIFA : Infantino : Six voix arabes ne font pas 22 (Ahmed Bessol)
Six fédérations soutiennent le président de la FIFA. Trois de leurs signataires siègent au Conseil de la FIFA. Et l’on voudrait y voir la voix du monde arabe… Elles ont apporté leur soutien à Gianni Infantino. Présentée comme un soutien du football arabe, l’initiative mérite pourtant d’être regardée de plus près. Car l’Union des associations arabes de football compte 22 membres. Et le communiqué ne porte que six signatures. Les voici : Hamad ben Khalifa Al Thani, vice-président de l’Union arabe et président de la Fédération qatarie ; Hany Abou Rida, président de la Fédération égyptienne ; Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine ; Ahmed Yahya, président de la Fédération mauritanienne ; Hashem Haidar, président de la Fédération libanaise ; et Moatasem Gafar, président de la Fédération soudanaise. Tous affirment leur « soutien total » à Gianni Infantino et réaffirment leur confiance en son leadership ainsi qu’en son engagement en faveur du développement du football mondial. Mais un détail n’est pas anodin : quatre des six signataires : les africains — Fouzi Lekjaa, Hany Abou Rida et Ahmed Yahya et le qatari Hamad ben Khalifa Al Thani — siègent au Conseil de la FIFA. Autrement dit, parmi les six voix présentées comme celles du football arabe, quatre appartiennent à des dirigeants qui participent directement aux instances dirigeantes de la FIFA. Soit au total 4 africains et 2 asiatiques Dès lors, une question se pose : s’agit-il véritablement d’une initiative arabe ou d’une opération de soutien à Infantino portée, en première ligne, par des membres africains de son Conseil ? Le paradoxe est d’autant plus intéressant que le continent africain lui-même n’est pas unanime autour du président de la FIFA. Et voilà que trois de ses représentants les plus en vue se retrouvent parmi les signataires de cette déclaration, plus le Soudanais. Plus encore, l’Asie où se situe le Liban et le Qatar a rejoint le camp des « opposants » menés par l’UEFA. C’est ici que l’amalgame devient intéressant. Six fédérations ne représentent pas les 22 membres de l’Union arabe. Et les 22 membres de l’UAFA ne sont pas davantage les porte-parole automatiques des 22 États de la Ligue arabe. Alors, qui parle au nom du monde arabe ? La Ligue arabe a-t-elle été informée de cette démarche ? A-t-elle été consultée ? Lui a-t-on demandé de prendre position ? Ou cette initiative relève-t-elle exclusivement de quelques fédérations de football ? L’exemple de l’Union européenne demande une réflexion approfondie et salutaire. Pour l’heure, il y a pas de réponses, des projections analytiques seulement. Mais les questions méritent d’être posées. Car où sont les autres ? Où est l’Arabie saoudite pourtant présidente de l’Union arabe de Football (UAFA) ? Où est l’Algérie ? Pourquoi ces deux poids lourds du monde arabe ne figurent-ils pas parmi les signataires ? Et surtout, pourquoi le soutien de six fédérations est-il présenté sous une bannière qui pourrait laisser croire à une position collective du football arabe ? Le Qatar apparaît particulièrement visible dans cette opération. Mais avec une seule voix sur 22, il est loin de pouvoir parler au nom de l’ensemble du monde arabe. Il devra donc compter avec ceux qui n’ont pas signé. L’Arabie saoudite restera-t-elle silencieuse ? L’Algérie également ? La Ligue arabe laissera-t-elle les fédérations de football parler seules au nom d’un espace politique de 22 États ? Autant de questions auxquelles il faudra bien répondre si cette bataille autour d’Infantino prend une dimension politique. Pour l’instant, une seule certitude : six voix ne font pas 22. Et derrière ces six voix, trois membres du Conseil de la FIFA semblent occuper les premières places. Simple coïncidence ? Organisation d’un soutien ? Ou début d’une opération de collecte de voix en faveur d’Infantino ? La réponse se trouve peut-être moins dans les six signatures que dans les silences des seize autres. Bref, la campagne pour la démission de l’actuel locataire de la maison de Zurich continue. Ahmed Bessol Lahouari
Maroc : La peau de l’équipementier Puma réclamée à cause de… l’OM !
La politique et le sport vont clairement et maladivement de paires au Maroc. Et on va chercher la polémique assez loin à ce niveau jusqu’à dépasser les frontières. C’est ce qui arrive ces dernières heures à cause d’un maillot de la collection OM Africa lancé par l’équipementier Puma qui habille aussi les différentes catégories des […] L’article Maroc : La peau de l’équipementier Puma réclamée à cause de… l’OM ! est apparu en premier sur La Gazette du Fennec .
FIFA : Gianni Infantino, le pouvoir par la peur ? (Ahmed Bessol)
Et si le véritable pouvoir de Gianni Infantino ne résidait plus seulement dans l’argent de la FIFA, mais dans la capacité à contrôler ceux qui détiennent les 211 voix de l’organisation ? L’enquête publiée par Le quotidien français Le Monde apporte une nouvelle pièce au dossier qui se construit autour du président de la FIFA. Et cette fois, la charge vient de Constant Omari, ancien président de la Fédération congolaise, ancien membre du Conseil de la FIFA et ancien président intérimaire de la CAF. Son témoignage est particulièrement lourd : selon lui, Infantino aurait réussi à constituer des « dossiers compromettants » sur toutes les fédérations africaines. Il accuse également les dirigeants du continent de céder à une « corruption morale », en considérant les financements de la FIFA comme des largesses du président alors qu’ils proviennent des ressources de l’ensemble des 211 fédérations. La FIFA l’a catégoriquement démentie auprès du Monde. Mais le malaise ne s’arrête pas là. Un ancien président africain, resté anonyme, tient un discours qui rejoint celui d’Omari : les présidents seraient nombreux à ne plus vouloir d’Infantino, mais hésiteraient à le combattre par peur de représailles. Cette source affirme même que le président de la FIFA aurait exploité la situation de fédérations en difficulté et disposerait de leviers disciplinaires et éthiques lui permettant, selon ses besoins, de « fermer et ouvrir les yeux ». Ces propos doivent eux aussi être considérés comme des témoignages et non comme des preuves judiciaires. C’est précisément ce qui rend l’affaire explosive. Derrière la bataille autour de la FIFA Forward Enterprise se dessine une autre question : comment un président contesté peut-il encore conserver une telle emprise sur une partie du football mondial ? L’Afrique, avec ses 54 voix, demeure aujourd’hui son principal bastion. Pourtant, le soutien apparent au président de la FIFA commence à montrer des fissures. Le Monde évoque des fédérations africaines qui pourraient reconsidérer leur position. Le véritable visage d’Infantino ne peut donc pas être déduit d’une seule déclaration. Mais l’accumulation des témoignages, des ruptures politiques et des contestations autour de sa gouvernance pose désormais une question que personne ne peut esquiver : les fédérations soutiennent-elles encore Gianni Infantino par conviction, ou certaines le font-elles par intérêt, dépendance ou crainte ? C’est peut-être là que se trouve aujourd’hui le véritable enjeu de la succession de 2027. Car si un président doit conserver son pouvoir en distribuant des financements, en contrôlant les leviers institutionnels et en inspirant la peur de représailles, alors le problème dépasse largement la personne d’Infantino : c’est le fonctionnement même de la FIFA qui est en cause. Ahmed Bessol
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FIFA : Le Cap-Vert, dernier rempart africain pour Infantino ? (Ahmed Bessol)
Après la tempête provoquée par l’affaire FIFA Forward Enterprise, la CAF va réunir les présidents des 54 fédérations africaines au Cap-Vert. Une conférence stratégique officiellement consacrée à l’avenir du football africain. Mais le rendez-vous intervient à un moment où le soutien à Gianni Infantino est de plus en plus contesté ailleurs. Du 7 au 9 octobre, Santa Maria accueillera également le président de la FIFA Gianni Infantino. Officiellement, il sera question de développement, de financement et de l’avenir du football africain après la Coupe du monde -2026. Mais le calendrier donne à cette rencontre une autre dimension. Depuis l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise, la contestation contre Infantino s’est amplifiée. UEFA, AFC et CONCACAF ont exprimé leur opposition au projet et, en Europe, plusieurs fédérations ont pris leurs distances avec le président de la FIFA. L’Afrique, elle, reste pour moitié dans le camp d’Infantino. Le Comité exécutif de la CAF a réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA. Mais entre une position du Comité exécutif et les 54 bulletins d’un Congrès, il existe une différence de taille. C’est là que se situe le véritable enjeu du Cap-Vert. Motsepe pourra-t-il réellement maintenir une position africaine commune jusqu’au Congrès de la FIFA de mars 2027 ? Rien ne permet encore de répondre à cette question. Les observateurs soulignent d’ailleurs que les 54 voix africaines pourraient peser lourd dans l’élection. D’où les rapports de force au sein de la CAF méritent d’être observés. Fouzi Lekjaa et Hany Abo Rida siègent à la fois au Comité exécutif de la CAF et au Conseil de la FIFA. Leur influence dans les deux instances constitue un élément du paysage institutionnel africain. Mais ils n’ont de cesse d’imposer une ligne à Motsepe. Une chose est certaine : Infantino aura besoin d’une Afrique soudée. Le Cap-Vert pourrait donc devenir beaucoup plus qu’une simple conférence stratégique. Il sera aussi un test pour mesurer la solidité du front africain. Car en matière d’élections, les déclarations d’aujourd’hui ne valent pas nécessairement les bulletins de demain. – AHMED BESSOL
FIFA : La lutte pour le pouvoir est déjà en jeu (Ahmed Bessol)
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, tente de reprendre la main. Sa lettre adressée aux 211 fédérations membres dans laquelle il propose une consultation et une réflexion sur la gouvernance de l’institution, intervient après plusieurs semaines de contestation autour du projet FIFA Forward Enterprise et de la manière dont celui-ci avait été préparé. Et les observateurs se demandent si le maître de Zurich cherche simplement à ouvrir un débat sur les réformes ou à calmer une contestation qui a changé de dimension ? Car le problème n’est plus seulement celui d’un projet abandonné. Il touche désormais à la question du pouvoir. Qui décide ? Qui consulte ? Jusqu’où le président peut-il engager la FIFA sans l’adhésion préalable de ses membres au Conseil et de ses confédérations ? Les oppositions venues notamment d’Europe, de la Concacaf, de l’AFS (asiatique) et de certaines zones africaines de la CAF montrent que le débat dépasse largement les frontières helvetiques. Les opposants maintiennent leurs pressions sans pousser à une confrontation immédiate avec le président de la FIFA sachant que le mois de mars est encore loin. Le prochain Conseil de la FIFA, les discussions entre confédérations et les prises de position des fédérations peuvent encore modifier les rapports de force. Dans ce contexte, tenir jusqu’au Congrès électif pourrait devenir plus important que provoquer une crise aujourd’hui. Rabat deviendrait alors le point cardinal et peut-être la «mise à mort» de l’homme aux trois nationalités. Le 18 mars 2027, les 211 fédérations seront réunies pour le Congrès électif de la FIFA. C’est là que se mesurerait, en définitive, la réalité des soutiens, des alliances et des changements de position. D’ici là, chaque lettre, chaque déclaration et chaque initiative de gouvernance peuvent être interprétées comme un élément de cette longue bataille pour le contrôle de l’institution. Si Infantino dispose encore de quelques leviers importants, ses adversaires n’en manquent pas. Ils semblent avoir compris que le temps peut devenir un instrument politique. La question n’est donc plus de savoir qui parle le plus fort aujourd’hui, mais qui sera encore capable de rassembler une majorité demain. Une Afrique souveraine à son mot à dire. AHMED BESSOL
FIFA : L’Afrique doit poser ses conditions à Infantino (Ahmed Bessol)
Du 7 au 9 octobre prochain, c’est au Cap-Vert que les 54 associations membres de la CAF vont se retrouver pour une conférence stratégique. Et le président de la FIFA, Gianni Infantino, y est invité. Pour une fois, l’Afrique devrait profiter de sa présence pour lui parler franchement de l’avenir du football africain. Il ne faudra pas attendre le 15 octobre et la réunion du Conseil de la FIFA dont la majorité des membres de la CAF sont à sa dévotion. (notre photo : Motsepe au centre encadré par Infantino et Veron). L’occasion est donc rêvée. Non pas pour écouter une nouvelle fois le président de la FIFA expliquer à l’Afrique ce que Zurich pense être bon pour elle, mais pour lui demander ce que Zurich compte faire avec l’Afrique. Une question mérite d’être posée sans détour : pourquoi ne pas recruter davantage d’Africains à la FIFA ? Des Africains compétents, expérimentés, connaissant les réalités du football du continent et capables de travailler à Zurich autrement qu’en visiteurs occasionnels. L’Afrique ne manque ni de compétences ni de cadres. Elle ne demande pas un traitement de faveur. Elle peut donc réclamer que ses propres compétences soient considérées lorsqu’il s’agit de pourvoir des postes importants au siège de la FIFA. Car le football africain ne peut pas éternellement être gouverné à distance, avec des décisions conçues ailleurs. Et lorsque des responsabilités africaines sont confiées à des personnalités venues d’ailleurs, la question de la connaissance réelle du terrain mérite au minimum d’être posée. Mais ce n’est qu’une proposition parmi d’autres. La CAF pourrait également demander davantage de transparence dans les recrutements, une présence africaine renforcée dans les secteurs stratégiques de la FIFA, une meilleure formation des cadres africains et une véritable filière permettant aux compétences du continent d’accéder aux responsabilités internationales. Ce serait d’autant plus logique que la FIFA elle-même présente le développement des capacités administratives et professionnelles des associations africaines comme un objectif important. Voilà pourquoi, la conférence du Cap-Vert ne doit pas être seulement un grand rendez-vous consacré aux performances des dix sélections africaines au Mondial 2026 et à la préparation de 2030. La CAF qui indique vouloir rendre le football africain «mondialement compétitif» et plus autonome, devrait présenter à Infantino une véritable feuille de route : plus de cadres africains à Zurich, plus de transparence dans les nominations, davantage de responsabilités pour les compétences du continent, et une représentation qui ne soit pas seulement arithmétique au moment des élections. L’Afrique ne demande pas la charité, elle demande sa place. Ahmed Bessol
FIFA : Gianni Infantino au bord du précipice ( Avec Ahmed Bessol)
Réunion de crise au Maroc, un choix qui n’est pas fortuit devant une contestation interne, des défections en série et dès soutiens qui s’effritent : jamais depuis 2016 le président de la FIFA n’avait paru aussi fragilisé. Il vient chercher de l’aide chez les africains durant la CAN féminine. Il y a encore quelques semaines, la réélection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA en mars 2027 paraissait presque une formalité. Dix ans après son arrivée à la tête de l’instance mondiale, l’Italo-Suisse semblait disposer d’une majorité confortable au sein des 211 associations membres. Mais l’échec retentissant du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), destiné à ouvrir les activités commerciales de la FIFA à des investisseurs privés, a brutalement changé la donne. La crise n’est plus seulement celle d’un projet abandonné. Elle est devenue une crise de gouvernance, de confiance et d’autorité. Chaque jour apporte son lot de nouvelles défections, de critiques et de prises de distance. Une dynamique qui nourrit désormais un scénario longtemps impensable : celui d’un départ anticipé ou d’un échec d’Infantino lors de l’élection de 2027. Une réunion de crise qui en dit long Le 5 août, Gianni Infantino a réuni en urgence les principaux dirigeants de la FIFA au siège africain de l’organisation, au complexe Mohammed VI de Salé, au Maroc. Officiellement, il s’agissait de tourner la page du projet FFE. Le communiqué publié à l’issue de cette rencontre reconnaît que « des erreurs ont été commises » et présente des excuses pour la manière dont le dossier a été conduit. Les dirigeants admettent que le Conseil de la FIFA et les associations membres auraient dû être davantage associés au processus. Dans le même temps, les membres présents ont réaffirmé leur « plein soutien » à Gianni Infantino, présenté comme le seul dirigeant élu par les 211 fédérations nationales. Mais cette démonstration d’unité ressemble davantage à une opération de sauvetage qu’à une véritable sortie de crise. Un appel également au secours à l’Afrique qui ne s’est pas encore prononcé malgré le lobbying marocain au profit de d’Infantino. Car si le communiqué affiche un soutien officiel, il ne souffle pas mot des contacts africains et ne répond pas à la question qui agite aujourd’hui le football mondial : jusqu’où ira la contestation ? Les fissures se multiplient Jamais depuis son arrivée au pouvoir en 2016, Gianni Infantino n’avait été contesté par autant d’acteurs en même temps. Son conseiller principal, Carlos Cordeiro, a quitté ses fonctions après avoir dénoncé le projet FFE. Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial, a également pris ses distances. La Concacaf réclame une remise à plat complète de la gouvernance de la FIFA. L’UEFA affirme avoir perdu confiance dans son président et certains de ses responsables sont allés jusqu’à évoquer un boycott des compétitions de la FIFA si les réformes de gouvernance n’étaient pas engagées. Même plusieurs fédérations nationales, jusque-là discrètes, commencent à retirer officiellement leur soutien. À cela s’ajoutent les critiques de responsables politiques, notamment le Premier ministre canadien Mark Carney, qui estime qu’une gouvernance fonctionnant sans information des principaux dirigeants est « fatale » pour une organisation de cette importance. Donald Trump prend-il ses distances ? L’une des interrogations les plus commentées concerne désormais les relations entre Gianni Infantino et Donald Trump. Selon plusieurs médias américains, le président de la FIFA aurait tenté de joindre à plusieurs reprises Donald Trump ainsi que le secrétaire d’État Marco Rubio afin d’obtenir un soutien public dans cette période de crise. Ces informations ont toutefois été partiellement démenties par l’entourage de Marco Rubio, tandis que la Maison-Blanche s’est abstenue de tout commentaire lorsqu’elle a été interrogée sur un éventuel maintien du soutien présidentiel à Gianni Infantino. Ce silence contraste avec la proximité affichée entre les deux hommes durant la Coupe du monde 2026, où Donald Trump et Gianni Infantino étaient apparus à plusieurs reprises côte à côte. Sans constituer une rupture officielle, cette absence de soutien public nourrit les interrogations sur l’évolution de leurs relations et renforce le sentiment d’isolement du président de la FIFA. La fronde gagne désormais la maison de Zurich Le phénomène le plus inquiétant pour Gianni Infantino vient peut-être de l’intérieur même de son organisation. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de salariés de la FIFA, un profond malaise s’est installé après l’épisode FFE. Les employés dénoncent une gouvernance devenue excessivement centralisée, où les décisions seraient prises par un cercle très restreint sans réelle concertation. Certains cadres affirment que les salariés n’ont désormais plus qu’à exécuter des décisions auxquelles ils ne sont jamais associés. D’autres décrivent une institution qui, à leurs yeux, donne désormais la priorité aux intérêts commerciaux plutôt qu’au développement du football. Plusieurs employés vont encore plus loin en estimant qu’un changement de direction est devenu indispensable avant même le Congrès électif prévu à Rabat en mars 2027. Une telle contestation interne est quasiment sans précédent dans l’histoire récente de la FIFA. Une crise qui dépasse le projet FFE Au-delà de l’abandon du projet de société commerciale, cette séquence révèle un problème plus profond. Ce qui est aujourd’hui contesté, ce n’est plus seulement une réforme mal préparée, mais une manière de gouverner jugée de plus en plus solitaire, opaque et éloignée des principes de collégialité que la FIFA revendique officiellement. Le communiqué publié à Salé a permis d’éviter une rupture immédiate. Il n’a pas fait disparaître la crise. Au contraire, la réunion du 5 août pourrait rester dans l’histoire comme le moment où la FIFA a officiellement reconnu ses erreurs, sans pour autant parvenir à éteindre l’incendie politique qui menace désormais sa direction. Une certitude s’impose désormais : Gianni Infantino conserve encore son fauteuil de président, mais rarement un dirigeant de la FIFA aura semblé aussi isolé. Entre les critiques des confédérations, les défections de ses proches collaborateurs, le malaise grandissant des salariés et les interrogations autour de ses soutiens politiques, la mobilisation en faveur de son départ n’a jamais paru aussi forte. À moins de huit mois du Congrès électif de Rabat, la question n’est plus seulement de savoir si Gianni Infantino est fragilisé. Elle est désormais de savoir combien de temps il pourra encore contenir une contestation qui gagne chaque jour de nouveaux soutiens. Avec Ahmed Bessol
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