La convention repose sur trois ressorts. Elle prévoit d’abord une démarche fondée sur les preuves scientifiques, afin d’évaluer les ressources hospitalières disponibles et d’identifier les besoins prioritaires, notamment en neurologie et en réanimation. Elle vise ensuite à hisser les compétences des médecins et des personnels infirmiers au niveau des standards internationaux.
Elle accompagne enfin la numérisation du parcours des patients victimes d’AVC, pour accélérer la transmission des données médicales et mieux coordonner les intervenants. Le ministère en attend des parcours de soins plus performants pour les maladies prioritaires, avec la prévention, le diagnostic précoce et la prise en charge intégrée en ligne de mire.
L’enjeu est de taille : l’Algérie dénombre chaque année environ 60 000 nouveaux cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC). Classé par l’Institut national de santé publique (INSP) au deuxième rang des causes de décès derrière les maladies coronariennes, ce problème de santé publique pèse lourdement sur le système de soins.
Face à cette urgence, les professionnels de terrain comme le Pr Kesraoui du CHU de Blida réclament l’instauration d’un plan national de lutte.
Le pays souffre d’un déficit d’unités neurovasculaires, et la thrombectomie mécanique, une intervention clé pour déboucher les vaisseaux, demeure insuffisante face à l’ampleur de la demande, ainsi que le soulignait récemment le Pr Smaïl Daoudi du CHU de Tizi-Ouzou.
T. A. L.



























