S’étendant sur une période de 60 mois, ce nouveau programme de partenariat « EU-ALGERIA FOR BUSINESS » sera élaboré avec l’accompagnement technique du Centre du commerce international (ITC), mandaté par l’UE à cet effet.
L’ouverture de ces rencontres, qui se poursuivront jusqu’à mercredi, a été coprésidée par le directeur général de l’AAPI, Omar Rekkache, le directeur de la coopération avec l’UE et les institutions européennes au ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Mohamed Soumani, le chef de coopération à la délégation de l’UE en Algérie, Marco Migliorelli, et la cheffe de mission de l’ITC, Elena Boutrimova.
Devant les représentants de la Délégation de l’Union européenne, les experts de l’International Trade Centre, les représentants des organisations patronales, et ceux des institutions et administrations publiques, le Directeur général de l’Agence, Omar Rekkache qui a remercié tous ceux qui ont contribué à cette démarche, dans une allocution qu’il a prononcée, a fait savoir que la convention de «programmation financière», signée le 8 juillet 2026 entre la Commission européenne, d’une part, et le ministère des Affaires étrangères et l’AAPI, en qualité de partenaires algériens, d’autre part, prévoit une enveloppe de 16 millions d’euros pour une période d’exécution de 84 mois, dont 60 mois consacrés à la phase opérationnelle et 24 mois à la clôture du programme, à compter de l’entrée en vigueur de la convention.
Selon M. Rekkache, «ce programme présente un intérêt particulier par la nature des objectifs qu’il poursuit : contribuer à la diversification et à la résilience de l’économie algérienne en renforçant la coopération avec l’Union européenne, en améliorant les conditions d’investissement et en développant des relations économiques bilatérales fructueuses et durables».
Renforcer la visibilité de l’Algérie auprès des investisseurs
Concrètement, dit-il, «le programme vise à renforcer les investissements européens en Algérie, à faciliter les échanges commerciaux et à aider les entreprises algériennes à accéder aux marchés européens».
«Ces objectifs supposent une action cohérente sur l’attractivité de la destination Algérie, les conditions d’exercice des activités économiques, la facilitation des échanges et la capacité des entreprises à accéder aux marchés», indique le Directeur général de l’AAPI.
Pour cette dernière, précise-t-il, «ces enjeux s’inscrivent directement dans ses missions de promotion de l’investissement».
«Notre rôle est notamment de valoriser les opportunités économiques, de renforcer la visibilité de l’Algérie auprès des investisseurs, de faciliter les mises en relation et de contribuer à l’émergence de projets d’investissement productifs et de partenariats d’affaires», a affirmé Omar Rekkache.
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«C’est dans cette perspective que la mission de formulation organisée les 12, 13 et 14 octobre courant revêt une importance capitale. Elle doit permettre de passer des objectifs généraux à une programmation opérationnelle structurée, précisant les interventions à retenir, les ressources à mobiliser, le calendrier de mise en œuvre et les résultats attendus».
«La qualité de cette programmation sera déterminante pour assurer la cohérence entre les moyens engagés et les objectifs poursuivis, mais également pour garantir que les interventions répondent aux besoins effectivement exprimés par les institutions et les entreprises», a souligné le responsable de l’AAPI, en annonçant que «les travaux de cette mission s’organiseront autour de trois axes complémentaires».
Le premier axe concerne, fait-il savoir, le climat des affaires, la promotion de l’investissement et les partenariats d’affaires UE–Algérie. Il s’agira, selon lui, «d’identifier les contraintes rencontrées par les investisseurs, de valoriser les opportunités sectorielles et de favoriser des partenariats industriels fondés notamment sur la coproduction, la sous-traitance et le transfert de technologies».
M. Rekkache précise qu’«une attention particulière devra être accordée aux mécanismes permettant de mieux rapprocher les opportunités d’investissement des capacités et des attentes des entreprises européennes et algériennes».
Réduire les contraintes opérationnelles des entreprises
«Le deuxième axe porte sur la facilitation des échanges, la digitalisation et le commerce régional, notamment dans le cadre de la ZLECAf. La simplification et la dématérialisation des procédures commerciales et douanières constituent des leviers importants pour réduire les contraintes opérationnelles des entreprises et renforcer leur capacité à accéder aux marchés régionaux et internationaux».
«Le troisième axe concerne la qualité, l’accès au marché européen et la transition écologique. Il portera sur les exigences de conformité, les infrastructures de qualité, la certification et l’accompagnement des entreprises face aux normes environnementales, notamment celles liées au mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne. Ces évolutions doivent également être appréhendées sous l’angle des besoins d’accompagnement et des nouvelles opportunités de coopération et d’investissement».
«Les rencontres multilatérales des 12 et 13 octobre seront complétées, le 14 octobre, par des consultations bilatérales auprès d’institutions spécialisées, notamment dans les domaines de l’appui aux entreprises, du commerce électronique et du renforcement des capacités environnementales», a souligné le DG de l’AAPI avant de souhaiter que «cette mission aboutisse à un programme cohérent, réaliste et orienté vers des résultats mesurables».
Selon lui, «il importe que les ressources prévues se traduisent par des actions utiles aux investisseurs et aux entreprises : une meilleure visibilité des opportunités, des partenariats économiques plus nombreux, une facilitation effective des échanges et un accompagnement renforcé pour accéder aux marchés».
R. M.




























