Dans une scène qui reflète les profondes transformations du secteur énergétique mondial, le PDG du groupe Sonatrach, Nordine Daoudi, a pris part à la deuxième édition du Sommet des ressources naturelles d’Istanbul “INRES 2026”, un rendez-vous international qui s’impose désormais comme un pôle majeur des discussions sur la sécurité énergétique et l’investissement dans les ressources stratégiques.
La conférence, organisée dans la ville d’Istanbul, s’est tenue sous le thème “L’énergie et les ressources naturelles au cœur d’un monde en mutation”. Elle a été inaugurée par le président turc Recep Tayyip Erdogan, soulignant ainsi l’importance croissante des enjeux énergétiques dans les relations internationales contemporaines.
La participation de Daoudi n’avait rien de purement protocolaire. Elle s’est inscrite dans la première session plénière consacrée à une question particulièrement sensible, celle de la gestion de l’incertitude qui caractérise aujourd’hui les marchés de l’énergie, notamment en ce qui concerne les stratégies d’investissement dans les hydrocarbures et les ressources minières. Une problématique devenue centrale pour les États et les grandes entreprises, dans un contexte de volatilité des prix, de tensions géopolitiques et de transition énergétique progressive.
Ce qui ressort de cette présence, c’est le message implicite porté par Sonatrach. Le groupe confirme sa position d’acteur majeur sur la scène énergétique internationale, et non plus seulement comme fournisseur régional de gaz et de pétrole. À travers cette participation, il cherche à consolider son image d’entreprise capable de s’adapter aux défis mondiaux et de contribuer à l’élaboration de nouvelles visions de l’investissement énergétique.
Le sommet met également en lumière un rapprochement de plus en plus structuré entre l’Algérie et la Turquie dans le domaine de l’énergie. Un rapprochement qui dépasse le cadre strictement économique pour s’inscrire dans une dynamique stratégique plus large, liée à la reconfiguration des coopérations internationales et à la construction de partenariats plus flexibles dans un monde instable.
En définitive, la participation de Sonatrach ne ressemble pas à une simple information diplomatique parmi d’autres. Elle illustre plutôt une réalité claire, celle d’un secteur énergétique où les équilibres ne se jouent plus uniquement sur les sites de production, mais aussi dans les salles de conférences où se dessinent, avec discrétion mais précision, les contours des futurs rapports de force économiques.




























