Dans sa présentation, M. Lebbou a évoqué la croissance économique qui devrait atteindre 4,2 % en 2027, les recettes et dépenses budgétaires, ainsi que les prévisions pour 2028 et 2029.
Il a également passé en revue les différentes mesures législatives proposées pour soutenir l'investissement productif, renforcer la diversification de l'économie, préserver le pouvoir d'achat et améliorer le cadre de vie des citoyens, élargir l'assiette fiscale, optimiser la mobilisation des ressources, simplifier les procédures, accélérer la modernisation de l'administration et renforcer la conformité fiscale, la transparence et la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.
Dans ce cadre, M. Lebbou a indiqué que les recettes budgétaires devraient dépasser 9251,1 milliards de dinars, en hausse de 7,4 % par rapport à 2026, tandis que les dépenses budgétaires devraient s'établir à 17.251,6 milliards de dinars en autorisations d'engagement (AE) et à 17.882,6 milliards de dinars en crédits de paiement (CP).
S'agissant des dépenses de transfert, le ministre a fait état de 4.356,64 milliards de dinars en AE et de 4.415,35 milliards de dinars en CP, destinés essentiellement aux subventions des produits de large consommation dans le cadre du dispositif de soutien.
Parmi les mesures prévues dans le PLF 2027 pour encourager l'investissement, le ministre a cité la réorganisation du cadre institutionnel régissant l'investissement, à travers la consécration de trois organismes chargés de l'investissement, à savoir l'Agence algérienne de promotion de l'investissement (AAPI), le Conseil national de l'investissement (CNI) et le Guichet unique de l'investissement.
Le texte propose aussi d'exonérer les fonds d'investissement créés en vertu d'accords internationaux de l'impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) pendant une durée de 10 ans à compter du début de leur activité, a fait savoir le ministre.
Le PLF prévoit également de reconduire, jusqu'au 31 décembre 2029, l'exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) applicable aux opérations d'importation et de vente de légumineuses, ainsi qu'à la vente de fruits et légumes frais, d'œufs de consommation, de poulet de chair et de dinde produits localement.
En matière de simplification des procédures et d'accélération de la modernisation de l'administration, le ministre a indiqué que le projet propose de rendre obligatoires la déclaration et le paiement à distance pour les contribuables soumis à l'impôt forfaitaire unique (IFU).
M. Lebbou a souligné que l'élaboration du PLF 2027 intervient dans un contexte international marqué par la persistance des incertitudes géopolitiques, les pressions inflationnistes et les fluctuations des marchés de l'énergie, conjuguées au ralentissement de la croissance économique mondiale.
Il a toutefois relevé que l'économie nationale poursuit son processus d'adaptation et de transformation structurelle, dans un contexte marqué par la poursuite des efforts des pouvoirs publics visant à renforcer la stabilité macroéconomique.
A cet égard, il a expliqué que les résultats enregistrés dans plusieurs secteurs hors hydrocarbures témoignent des effets progressifs des politiques publiques visant à améliorer le climat des affaires, à renforcer les infrastructures économiques et à encourager la production nationale. Il a également souligné que le Gouvernement poursuit ses efforts en vue de valoriser les ressources naturelles et de développer les capacités locales de transformation.
Sur le plan budgétaire, le ministre a indiqué que l'Etat poursuit sa politique visant à parachever les grands programmes d'investissement public, en accordant une attention particulière au renforcement de la sécurité alimentaire et hydrique ainsi qu'à l'accélération de la transition énergétique.
S'agissant des prévisions de clôture pour 2026, M. Lebbou a précisé que la croissance économique devrait atteindre environ 4,3 % à la fin de l'année en cours, portée principalement par les bonnes performances de l'activité économique hors hydrocarbures, dont la croissance devrait s'établir à 4,8 %, ainsi que par la reprise du secteur des hydrocarbures, qui devrait enregistrer une croissance de 1 %.
En valeur nominale, le produit intérieur brut (PIB) devrait dépasser 48.723 milliards de dinars en 2026, a ajouté le ministre, soulignant que les prévisions de clôture pour 2026 font également ressortir une amélioration des équilibres budgétaires, résultant de l'évolution attendue des recettes budgétaires et de la stabilisation du niveau des dépenses.
Ainsi, les recettes budgétaires devraient dépasser 8.611 milliards de dinars en 2026, tandis que les dépenses devraient dépasser 17.636 milliards de dinars, tout en demeurant dans les limites des crédits ouverts au titre de la loi des finances 2026.
Par ailleurs, les recettes de la fiscalité pétrolière recouvrées devraient s'améliorer pour atteindre 4.157,2 milliards de dinars, grâce à la hausse attendue des exportations d'hydrocarbures en 2026, a indiqué M. Lebbou, précisant que l'excédent dégagé permettra d'alimenter le Fonds de régulation des recettes (FRR) à hauteur d'environ 1.459 milliards de dinars.





























