Dans une déclaration à la presse, en marge de l'ouverture de cette rencontre organisée sous le slogan "L'entrepreneuriat vert... collecte, tri et valorisation", Mme Krikou a indiqué que son département ministériel œuvrait, en coordination avec le ministère de l'Economie de la connaissance, à accompagner les jeunes, notamment à travers l'Agence nationale de gestion du micro-crédit (ANGEM) et l'Agence nationale d'appui
et de développement de l'entrepreneuriat (NESDA), afin de leur permettre d'accéder au monde de l'économie circulaire.
Elle a également souligné que son ministère s'employait à impliquer des entreprises spécialisées dans le recyclage, afin de faciliter la conclusion de conventions avec les porteurs de projets et de les aider à s'intégrer dans cette activité, tout en assurant la disponibilité des sources de déchets nécessaires aux opérations de collecte.
Dans ce contexte, la ministre a mis en avant l'importance du décret exécutif 24-61 de janvier 2024, fixant les produits recyclables et les modalités de mise en œuvre de l'exonération et des allègements fiscaux accordés aux personnes physiques exerçant des activités de collecte des déchets recyclables, dans l'encouragement des jeunes à investir dans ce domaine.
L'économie circulaire a également été renforcée par la loi 25-02 de février 2025, relative à la gestion, au contrôle et à l'élimination des déchets, qui vise à passer du système d'enfouissement traditionnel au traitement et à la valorisation des déchets, a ajouté la ministre, soulignant l'importance de la plateforme numérique "l'investisseur environnemental", lancée par son département ministériel pour simplifier les procédures d'obtention des autorisations de collecte des déchets, faire connaître les exonérations fiscales et expliquer les modalités d'accès aux dispositifs de soutien.
Dans ce contexte, Mme Krikou a rappelé que l'Algérie a été saluée par le secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Simon Stiell, suite au dépôt de sa contribution déterminée au niveau national (CDN) en juin 2026, dans le cadre des préparatifs pour la Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique prévue en novembre prochain.
Lors de leur visite au centre d'enfouissement technique (CET) à Hamici à Mahelma (Ouest de la capitale), les deux ministres ont inspecté les travaux de réalisation d'une nouvelle tranchée, ainsi que les opérations de valorisation des déchets et leur transformation en produits à valeur économique, dont des engrais organiques et l'exploitation de certaines matières dans le domaine des travaux publics.
M. Ouadah a évoqué le rôle de la coordination entre les deux secteurs qui constitue "un modèle pratique de coopération de terrain visant à faciliter l'intégration des jeunes actifs à l'économie circulaire dans le cadre d'une économie formelle, en leur permettant de profiter des autorisations numériques et des mécanismes de création d'entreprises, de financement et d'accompagnement".
Il a ajouté que cette coordination vise à assurer les conditions et moyens permettant aux jeunes d'exercer une activité dans un cadre professionnel et organisé, en bénéficiant des différents mécanismes aidés mis en place par l'Etat pour ne citer que le micro-crédit et les dispositifs d'appui à l'entrepreneuriat.
Le nombre de bénéficiaires du statut d'éco-entrepreneur pour la collecte de déchets" s'élève à 200 durant l'année en cours, selon les données fournies lors de la rencontre.




























