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EN : déceptions d'automne

EN : déceptions d'automne

  • La sélection nationale a alterné le bon et le médiocre face au Niger.
  • Brahim Hemdani reconnaît que la défense est un chantier prioritaire.
  • Saâdi Radouani et Zineddine Belaïd ont été les maillons faibles du onze.
  • Mohamed Amine Amoura, Moncef Bekrar et Amin Chiakha ont déçu en attaque.
  • L'urgence d'une expertise est soulignée pour redonner de l'élan à l'EN.

Dans la continuité de ce qu’elle a proposé en éliminatoires de la CAN, la sélection nationale était encore sur courant alternatif face au Niger, ce qui laisse présager d’importants changements en vue du prochain rassemblement.

Dans un stade où le public avait compris qu’il ne raterait pas grand-chose et qui n’était pas présent en nombre, les Verts ont alterné le bon et le médiocre. A une première période qui aura dénaturé le bilan des quatre points obtenus en deux rencontres et laissé entrevoir d’inquiétantes failles a succédé un second half plus consistant aussi bien en intentions qu’en actions dignes d’être citées. Parfaitement conscient des manquements dont s’est rendue coupable son équipe en première période, avec comme point d’orgue ce terrible trou d’air sanctionné d’un but encaissé dès la 12ème minute, Brahim Hemdani a lui-même reconnu l’immensité du travail qui reste à accomplir pour retrouver un semblant d’imperméabilité derrière. Dans un brin de mea culpa, le sélectionneur national a ainsi reconnu que la défense était «un chantier prioritaire».

Un mea culpa révélateur

«On a été mis en difficultés en première période, on a subi, on a défendu en barrage. On a des manques, et qui semblent évidents sur le plan de l’animation défensive. Toutefois, je reste optimiste, et je suis persuadé qu’on rectifiera cette lacune prochainement», soulignait-il, comme pour annoncer que le casting du mois de novembre serait bien différent. Car, au compliqué dossier Aït-Nouri que le patron technique de l’EN devrait laisser mûrir un peu, quitte à ne pas convoquer le Citizen pour la double confrontation face au Togo, deux autres éléments de l’arrière-garde se sont presque sabordés par eux-mêmes, rendant désormais leur présence en sélection beaucoup moins évidente que prévu. Saâdi Radouani et Zineddine Belaïd ont en effet été très loin de se montrer à leur avantage, constituant à chacune de leur apparition le maillon faible du onze présenté.

Un casting à revoir, de fond en comble

Il n’y a, cependant, pas qu’en défense où les déceptions se sont empilées puisque l’attaque a, également, montré une malhabileté qui interpelle à ce niveau de la compétition. Que ce soit Mohamed Amine Amoura, dont les larmes à la fin de la rencontre face à la Zambie disent tout de son mal-être actuel, Moncef Bekrar qui n’a presque rien fait de la main tendue par le staff technique face au Niger ou encore Amin Chiakha qui a encore une fois présenté sous la maillot vert la pâle copie du prolifique buteur en Norvège qu’il est, le secteur offensif choisi par Hemdani pour cette longue fenêtre de la FIFA n’avait rien de label international.

De ce triple rendez-vous manqué en groupe par ces trois attaquants, se posera d’elle-même la question de savoir si le problème est lié à leur niveau actuel ou si, au contraire, ce sont le système mis en place et leur utilisation qui les réduisent à de simples figurants.

L’urgence d’une expertise

Avec une défense qui en a bavé avec notamment trois buts encaissés en deux rencontres face à des équipes classées au-delà de la 120ème place mondiale et une attaque dont la réussite en cet automne doit presque tout à la forme resplendissante de Bachir Belloumi, cette EN telle qu’imaginée et mise en place par la paire Brahim Hemdani-Antar Yahia ne présente nullement les certitudes que doit avoir une sélection dont le dernier match en date est un seizième de finale de Coupe du monde. D’où la nécessité d’une expertise dans la concession pour expliquer tout ce qui n’a pas marché au cours de ces deux semaines de regroupement à même de pouvoir redonner de l’élan et une carrure à cette EN qui n’est pas vraiment là où on l’attendait, ni là où devait être.

-RACHID BELARBI

Source : Foot Afrique

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