Le montant circulait depuis environ une semaine sur les réseaux et dans certains médias : 3,84 millions d’euros, ce qui avoisinne 60 milliards de centimes (taux de change officiel), auraient été versés à Vladimir Petkovic (la totalité de ses salaires jusqu’à la fin de son contrat en juillet 2028) pour acter son départ de la tête de la barre technique de l’équipe d’Algérie. Invité d’une émission sportive de la télévision publique, le secrétaire général de la Fédération algérienne de football, Nadir Bouzenad, a coupé court. Pour lui, l’histoire n’a tout simplement pas lieu d’être.
La FAF dément le montant avancé pour l’indemnisation de Petkovic
« Il n’y a aucune affaire Petkovic. Le dossier est clos », a tranché le secrétaire général de la FAF. Une formule courte, mais qui vise directement la rumeur d’une indemnisation intégrale du technicien suisse. Bouzenad a renvoyé les curieux vers l’instance décisionnelle : les décisions prises pourront être consultées lors de la prochaine réunion du Bureau fédéral, « en toute transparence », selon ses propres mots.
L’homme de confiance de Walid Sadi s’est donc contenté de rappeler le cadre institutionnel, sans entrer dans le détail des chiffres. Une manière de refermer un feuilleton qui a nourri les spéculations tout l’été, alors que la sélection prépare désormais d’autres échéances.
Ce démenti n’arrive pas dans le vide. Au moment de la rupture, la fédération avait déjà communiqué sur un accord négocié entre juristes des deux camps. Les contours de cette séparation à l’amiable avec Vladimir Petkovic évoquaient une compensation équivalente à trois mois de salaire, étendue aux trois adjoints du Suisse.
Hemdani bénéficie du soutien total de l’instance fédérale
L’autre sujet abordé par le dirigeant concerne l’actuel patron des Verts. Brahim Hemdani dispose, selon lui, d’un crédit entier auprès de la fédération. « Hemdani est une très bonne personne sur le plan relationnel. C’est quelqu’un de calme qui connaît bien son travail. Il a tout le soutien de la FAF pour atteindre ses objectifs », a déclaré Bouzenad.
Un message de stabilité qui n’a rien d’anodin. L’ancien milieu de terrain a hérité d’un poste resté vacant durant des semaines, après l’échec de plusieurs pistes étrangères. Sa nomination avait d’ailleurs constitué un rebondissement inattendu, la fédération ayant annoncé le nouveau staff technique lors d’un Bureau fédéral de septembre.
En affichant ce soutien public, la FAF cherche visiblement à protéger son sélectionneur national des critiques qui accompagnent chaque choix de liste. Les prochaines échéances continentales diront si cette confiance affichée se traduit par des résultats sur le terrain.
Une volonté de tourner la page avant les échéances continentales
Entre un dossier déclaré clos et un sélectionneur officiellement adoubé, l’instance tente de refermer une parenthèse ouverte depuis l’élimination au Mondial. Les mois écoulés ont enchaîné rumeurs, démentis et pistes avortées, au point de brouiller le message fédéral auprès de l’opinion.
Reste la promesse de transparence formulée par Bouzenad. Les supporters attendront donc le prochain conclave fédéral pour vérifier si les décisions rendues publiques confirment la version officielle. Sur un terrain aussi scruté que les finances de la Fédération algérienne de football, les chiffres parlent souvent plus fort que les déclarations.





























