Dans une étape qualifiée d’historique, l’Algérie a reçu le certificat officiel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), confirmant son succès dans l’élimination du trachome en tant que problème de santé publique, en marge des travaux de la 79e Assemblée générale de l’OMS tenue à Genève.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a remis ce certificat officiel au ministre algérien de la Santé, Mohamed Seddik Ait Messaoudene, en reconnaissance des importants efforts déployés par l’Algérie durant de nombreuses années pour lutter contre cette maladie, qui figurait parmi les principales causes de cécité infectieuse dans plusieurs régions du monde.
Mais la question se pose… qu’est-ce que cette maladie qui vient d’être marquée par une telle avancée ?
Le trachome est une infection oculaire causée par une bactérie. Dans les stades avancés, elle peut endommager les paupières et la cornée, et évoluer, en l’absence de traitement, vers une perte progressive de la vision. Cette maladie constituait un véritable défi sanitaire dans plusieurs pays, notamment dans les régions où les conditions d’hygiène et les infrastructures de santé sont limitées.
Cependant, il est important de préciser que cette annonce ne signifie pas une disparition totale de la maladie. Selon la classification de l’OMS, l’Algérie a réussi à éliminer le trachome en tant que problème de santé publique, ce qui signifie que son niveau de propagation est désormais inférieur aux seuils considérés comme dangereux pour la santé collective.
Cette réussite reflète un long processus de programmes de prévention, de campagnes de dépistage et de traitement, d’amélioration des conditions d’hygiène et de santé publique, ainsi que le renforcement des systèmes de surveillance épidémiologique à travers le pays.
Cette reconnaissance place également l’Algérie parmi les pays ayant atteint les objectifs de l’OMS en matière de maladies tropicales négligées, renforçant ainsi sa position aux niveaux régional et continental dans le domaine de la santé.
Pour de nombreux observateurs, cette reconnaissance internationale ne constitue pas seulement un certificat symbolique, mais un indicateur des profondes transformations du système de santé algérien, notamment en matière de prévention et de lutte contre les maladies, devenues des piliers essentiels des politiques de santé modernes.




























