Comme chaque année, octobre est le mois rose, celui dédié à la sensibilisation et au dépistage du cancer du sein dont l’importance réside dans le taux de plus en plus élevé de guérison (jusqu’à 90%) lorsque cette pathologie lourde est détectée précocement.
Pour marquer cet événement, la sélection nationale féminine s’est vêtue d’un tee-shirt rose marqué à l’effigie de cet événement, et ce au moment de faire son entrée sur le terrain du stade Hocine-Aït-Ahmed avant le coup d’envoi du match retour Algérie – République centrafricaine, comptant pour le 2e tour des éliminatoires du tournoi de football des Jeux olympiques de Los Angeles 2028.
Mais les coéquipières de la capitaine Marine Dafeur, qui porte toujours le brassard en l’absence de Sofia Guellati, convalescente, ont fait mieux que de s’impliquer dans cette louable initiative, en continuant à mener la vie en rose sur le rectangle vert après leur double balade à Alger et à Tizi-Ouzou face à la République centrafricaine, battue sévèrement en aller et retour (8 – 0) et (7 – 0).
Au-delà de la démonstration de force étalée durant cette double confrontation, la sélection algérienne a montré qu’elle était encore une fois en nette progression, tout en renforçant ses rangs par de nouvelles têtes, que sont l’élégante défenseure Célina Drifa Ould-Hocine
(Paris FC, France), la jeune défenseure Sarah Compaore (Olympique de Marseille, France), les milieux de terrain Nesrine Bahlouli (Al-Nassr FC, Arabie saoudite) et Anaïs Oularbi (Vancouver Rise, Canada) ainsi que l’attaquante Célia Aggoune (RC Lens, France).
Le sélectionneur national, Farid Benstiti, est d’ailleurs sorti très satisfait de ce stage qui a permis à son équipe de non seulement se qualifier au 3e tour des éliminatoires des JO de Los Angeles, où elle affrontera le Burkina Faso le 23 février et le 6 mars 2027, mais aussi de poursuivre son travail de fond, celui de monter une sélection performante qui s’inscrit dans la durée, avec notamment l’intégration de jeunes joueuses, comme Mélissa Bethi (20 ans), Lynda Bendris (22 ans), Sarah Compaore (20 ans), Wissem Bouzid (23 ans) ou bien Lana Smits Ouraghi (21 ans), pour ne citer que cette belle jeunesse prête à gagner sa place au sein du groupe.
Le projet de Benstiti est justement dynamique, alliant performance et transition générationnelle, en ratissant le plus large possible, comme ce fut le cas lors de ce stage en invitant ouvertement la prometteuse Lyonnaise Inès Benyahia (23 ans) à rejoindre la sélection et en instaurant une concurrence continue où les places seront toujours très chères
à prendre, comme on le perçoit sur le terrain, et avec la réussite en plus.
MOHAMED MALIK




























