Alors que la Fédération algérienne de football s’active en coulisses pour tourner la page Vladimir Petkovic, un profil séduit tout particulièrement les instances techniques au Centre technique national de Sidi Moussa. Surnommé «le philosophe» pour son approche rigoureuse et son attachement à la tactique, le technicien espagnol Félix Sánchez s’impose aujourd’hui en pole position pour s’asseoir sur le banc des Fennecs.
Par Mahfoud M.
Formé aux exigences de la célèbre école du FC Barcelone avant de parfaire son parcours au sein de la prestigieuse Aspire Academy au Qatar, l’entraîneur ibérique s’est forgé une solide réputation sur la scène internationale. Son fait d’armes le plus marquant reste incontestablement son passage à la tête de la sélection qatarie. Nommé en juillet 2017, il a mené cette formation au sommet de l’Asie en remportant brillamment la Coupe d’Asie des nations en 2019, au terme d’une finale mémorisée remportée face au Japon. Fort de ce succès historique, il a ensuite dirigé l’équipe nationale lors de la Coupe du monde 2022 organisée à domicile, confirmant sa capacité à gérer la pression des grands rendez-vous planétaires.
Son expertise s’est ensuite exportée en Amérique du Sud avec un passage remarqué comme sélectionneur de l’Equateur à partir de mars 2023, avant de retrouver le championnat local et le club qatari d’Al-Sadd. Cette trajectoire riche en expériences variées démontre sa capacité à s’adapter à des contextes géographiques et culturels différents, une qualité essentielle pour s’imposer dans l’environnement exigeant du football africain et de la sélection algérienne.
Au-delà de son CV garni, c’est aussi l’équation financière qui a orienté le choix de la fédération. Dans sa recherche d’un nouvel encadrement technique, la FAF a dû composer avec des impératifs budgétaires stricts. Alors que d’autres pistes prestigieuses, à l’image de son compatriote Rafael Benítez, ont été sérieusement étudiées, les exigences financières de ce dernier ont pesé lourd dans la balance, Benítez s’avérant nettement plus onéreux pour les caisses de l’instance fédérale. Félix Sánchez apparaît ainsi comme une alternative idéale, alliant un standing international de premier plan et des conditions contractuelles plus en adéquation avec la politique financière actuelle de la fédération. S’il venait à officialiser sa venue à la tête des Verts, le technicien espagnol hériterait d’un groupe talentueux mais en quête de repères et d’ambition. Son principal défi consistera à insuffler rapidement une rigueur tactique et un nouveau souffle à une sélection algérienne tournée vers ses prochaines échéances continentales et mondiales, avec l’espoir ardent de retrouver les sommets de la hiérarchie africaine.
M. M.


























