L’équipe nationale cherche activement à tourner la page de l’ère Vladimir Petkovic, suite à la fin de la collaboration actée après la Coupe du monde 2026.
Par Mahfoud M.
Alors qu’au Palais de Dely Brahim on s’active en coulisses pour restructurer l’encadrement des Verts en vue des prochaines échéances continentales, un nom s’impose avec insistance au sommet de la liste de la Fédération algérienne de football (FAF) : Gustavo Poyet.
Libre de tout engagement et doté d’une solide expérience internationale, le technicien uruguayen de 58 ans fait figure de grand favori. Ancien milieu de terrain passé notamment par Chelsea, Poyet possède cette rigueur tactique et ce vécu européen tant recherchés pour stabiliser le groupe. Selon les échos concordants des derniers jours, les négociations entre la FAF et l’ancien sélectionneur de la Grèce ont atteint un stade avancé. L’intéressé ne cacherait pas son enthousiasme : le potentiel de la nouvelle génération algérienne, la qualité intrinsèque de l’effectif ainsi que la ferveur populaire unique qui entoure la sélection nationale constituent à ses yeux un défi exaltant. Néanmoins, l’instance fédérale reste sous pression, d’autant que le profil de l’Uruguayen séduit également d’autres sélections à travers le globe, à l’instar de la Pologne, de l’Afrique du Sud ou de la Corée du Sud. La FAF doit donc acter rapidement sa décision pour concrétiser cette piste prioritaire et éviter tout enlisement préjudiciable à la préparation des Verts.
Avant de faire de Gustavo Poyet sa cible numéro un, la direction de la FAF a sondé un vaste vivier de techniciens aux profils variés. Plusieurs pistes ont ainsi alimenté la short-list de la FAF ces derniers mois, à commencer par le technicien italien Walter Mazzarri, qui a un temps constitué une option sérieuse de par son sens aigu de la discipline tactique et sa grande habitude des championnats relevés.
Le dossier de Bento n’a abouti à aucun accord
Le technicien portugais Paulo Bento a également été consulté et a rapidement fait part de sa position à l’instance fédérale, sans pour autant que le dossier n’aboutisse à un accord concret. Par ailleurs, Félix Sánchez, ancien sélectionneur du Qatar et de l’Equateur, présentait un profil cohérent avec le football moderne, mais la FAF a finalement privilégié d’autres options pour mener à bien sa transition. Enfin, au tout début du mois de juillet, l’hypothèse d’une solution interne ou menée par un ancien international à l’image de Anthar Yahia a également tenu la corde, avant de se refroidir progressivement en raison de divers paramètres contractuels et structurels. Entre urgence calendaire et obligation de résultats pour effacer les déceptions passées, l’état-major du football algérien s’apprête désormais à trancher. Les prochaines heures s’annoncent décisives pour sceller l’avenir de la sélection et scripter le début de cette nouvelle ère technique. Gustavo Poyet pourrait-il être l’homme providentiel
capable d’ouvrir ce nouveau chapitre ? La réponse ne devrait plus tarder.
M. M.



























