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68 نتيجة لـ "debat-politique-du-06-12-2025-2618936ar"
Le Commandement des Forces navales organise des portes ouvertes sur le Service national des Garde-Côtes
ALGER - Des portes ouvertes sur le Service national des Garde-Côtes, organisées par le Commandement des Forces navales, ont débuté, samedi à Alger, et ce, dans le cadre de la politique de communication de l'Armée nationale populaire (ANP), visant à jeter des ponts entre l'institution militaire et la société civile. Présidant le lancement de cette manifestation de deux jours, abritée par le Groupement territorial des Garde-Côtes à Alger (1e Région militaire), le Commandant de la Façade maritime Centre, le général Abdelhakim Ouchiche, a indiqué que ces portes ouvertes s'inscrivaient dans le cadre de la politique de communication de l'ANP visant à consolider le lien Armée-Nation et à jeter des ponts entre l'institution militaire et la société civile, à travers l'ouverture de ses structures au grand public. Cet évènement permettra de découvrir de près "le rôle actif et les nobles missions du Service national des Garde-Côtes" qui constitue, a-t-il dit, un "élément essentiel" dans la gestion des activités maritimes, citant la participation à la sécurité et à la sûreté maritimes, la protection des biens publics maritimes, la surveillance des côtes en coordination avec les services de la Gendarmerie nationale, de la Sûreté nationale et des Douanes algériennes, outre son "rôle central" dans la lutte contre l'émigration clandestine. A noter, cette manifestation verra l'organisation de plusieurs ateliers et stands où plusieurs équipements du Service national des Garde-Côtes seront exposés , tout en donnant des explications détaillées sur ses missions.
Conseil des ministres: le président de la République souligne la nécessité de soutenir les projets de la famille productive
ALGER - Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a enjoint, lors de la réunion du Conseil des ministres, qu'il a présidée dimanche, de renforcer le soutien aux femmes porteuses de projets de familles productives et de leur ouvrir davantage de perspectives pour étendre leurs activités. Après avoir suivi un exposé sur les conditions et modalités pour bénéficier du programme de la famille productive, le président de la République a "enjoint de renforcer le soutien aux femmes porteuses de projets de familles productives et d'ouvrir davantage de perspectives à ces familles pour étendre leurs activités et poursuivre sur cette lancée jusqu'à l'émergence d'un véritable bloc économique, reconnu dans le circuit économique algérien comme influent dans la société", lit-on dans le communiqué du Conseil des ministres. Le président de la République a affirmé que "ce soutien et cet accompagnement sont un devoir envers la femme algérienne, qui n'a cessé de consentir des sacrifices et de faire tout ce qui est en sa capacité aux côtés de son frère, l'homme", précise le communiqué. Le président de la République a en outre salué le taux élevé de remboursement des prêts accordés aux femmes, y voyant "un indicateur de discipline, d'honnêteté et de rigueur dans la réussite des projets des familles productives qui démontrent leur rentabilité sociale, prouvant ainsi que la femme algérienne est véritablement la moitié de la société", ajoute la même source. Le président de la République a, par là même, ordonné de "faire en sorte que ce programme soit le meilleur moyen de libérer la femme algérienne, dans le cadre de nos traditions et coutumes, afin qu'elle puisse brillamment s'imposer sur la scène politique et dans l'édification économique, insufflant ainsi à toute la société une dynamique l'incitant à créer de la richesse à des niveaux modestes et intermédiaires, mais de manière hautement performante", selon le communiqué. La femme rurale, ajoute le président de la République, "doit jouir d'un encouragement constant, notamment avec l'augmentation de la demande sur les produits d'artisanat algériens, au double plan national et international, comme le confirment les résultats impressionnants des différentes manifestations et foires internationales". Par ailleurs, et après avoir suivi un exposé sur les mécanismes de prise en charge des femmes victimes de violence, le président de la République a souligné l'importance de continuer à s'intéresser au rôle et à la place de la femme dans notre société, qui reconnaît, a-t-il dit, de plus en plus son apport dans la consolidation et le raffermissement des liens sociaux, d'une part, et sa contribution à promouvoir davantage ses droits dans différents domaines, d'autre part, conclut le communiqué du Conseil des ministres.
Fixation du calendrier des séances plénières du débat autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement
ALGER - Le bureau du Conseil de la Nation a fixé, jeudi, au cours d'une réunion élargie, présidée par M. Salah Goudjil, président du Conseil, le calendrier des séances plénières pour débattre autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement, du 11 au 13 octobre, a indiqué un communiqué du Conseil. Le Président du Conseil "a présidé une réunion du bureau du Conseil élargie aux présidents des groupes parlementaires et au questeur parlementaire, consacrée à la fixation du calendrier des séances plénières du Conseil de la nation prévues du 11 au 13 octobre, pour débattre autour de la Déclaration de politique générale du gouvernement", a expliqué la même source. Au cours de la séance, M. Goudjil a abordé le point relatif à la Déclaration de politique générale du gouvernement, soulignant qu'elle intervient "conformément aux dispositions de l'article 111 de la Constitution, et qu'elle se veut un inventaire précis de ce que le gouvernement a accompli et son bilan pour l'année écoulée, dans le but de remédier aux dysfonctionnements et corriger les lacunes, notamment en redoublant et en intensifiant les efforts. Il a été décidé au cours de cette réunion -ajoute le communiqué- "de reprendre les séances plénières dans la matinée du mardi 11 octobre, par la présentation de la Déclaration de politique générale du gouvernement par le Premier ministre, suivie des interventions des sénateurs, devant se poursuivre jusqu'au mercredi 12 octobre". La séance plénière de la matinée de jeudi 13 octobre, sera consacrée à l'intervention des présidents des groupes parlementaires, suivie de la réponse du Premier ministre aux interrogations soulevées par les sénateurs, pour clôturer la séance par la publication d'une motion concernant la Déclaration de politique générale du gouvernement. Lire aussi: Les députés valorisent l'engagement du Gouvernement de présenter la Déclaration de politique générale Evoquant les résultats de la rencontre Gouvernement-walis, le président du Conseil de la nation a indiqué que le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, en sa qualité de garant des intérêts du peuple, a fait de cette rencontre un rendez-vous empreint de franchise et une occasion pour procéder à une autoévaluation et partant, donner des orientations pour renforcer le caractère social" de l'Etat. Ces résultats ont constitué une nouvelle réalisation pour le Président de la République qui se conforme à la lettre à la Déclaration du 1 novembre 1954, considérée comme référence à suivre pour tracer les grandes lignes ou prendre des décisions audacieuses au service des citoyens et de la patrie". Le Bureau du Conseil de la nation a valorisé "les résultats ayant sanctionné le dernier Conseil des ministres", estimant qu'ils constituent des indicateurs positifs sur l'attachement de l'Etat, sous la direction du Président de la République, à œuvrer pour la satisfaction des besoins des différents secteurs qui ont un lien direct avec les citoyens. Le Bureau s'est félicité "des préparatifs qui avancent bon train en prévision du Sommet arabe d'Alger prévu les 1 et 2 novembre". Concernant la révision de la loi organique régissant les relations entre le Parlement et le Gouvernement ainsi que le règlement intérieur du Conseil de la nation, le Bureau du Conseil de la nation a insisté sur l'impératif pour la Commission spécialisée de s'acquitter convenablement de ses missions, en procédant à une lecture profonde et exhaustive de cette loi, au regard du rôle important de cette institution et de celui de ses membres.
Une institution palestinienne dénonce l'introduction par l'occupation de nouvelles armes pour cibler les détenus
RAMALLAH (Cisjordanie occupée) - Le chef du Club des prisonniers palestiniens, Abdullah Al-Zaghari, a souligné que l'annonce récente de l'administration pénitentiaire de l'occupation sioniste de l'introduction de nouveaux types d'armes pour réprimer les prisonniers palestiniens "constitue une indication claire d'une orientation systématique vers l'escalade de l'utilisation des outils de répression et de violence contre les détenus sans-défense". Al-Zaghari, cité par l'agence de presse palestinienne Wafa, considère que cette décision "expose les prisonniers à un risque de mort directe ou lente" et constitue "une violation flagrante des règles du droit international humanitaire et des normes internationales relatives aux droits de l'Homme". Il a également expliqué que les témoignages suivis et documentés par le Club des prisonniers indiquent l'introduction de nouvelles armes dans les prisons, y compris notamment des tasers électriques, et l'utilisation de nouveaux types de balles en caoutchouc lors des opérations de répression. De plus, il a expliqué que ces pratiques représentent une extension de la politique de l'occupation consistant à utiliser les corps des prisonniers comme "champs d'expérimentation" pour ses armes. Al-Zaghari a tenu les autorités d'occupation pour "entièrement responsables du sort de milliers de prisonniers", appelant le système international des droits de l'Homme à "prendre des mesures pratiques et sérieuses pour faire en sorte que l'occupation rende compte de ces violations graves", et "exercer des pressions sur les puissances internationales qui continuent à lui fournir un soutien politique et militaire dans la poursuite du génocide".
FMI-Algérie : Une croissance robuste, mais des réformes urgentes
En effet, selon les estimations du FMI, la croissance algérienne s’est établie à 3,9 % en 2025, un niveau que la mission qualifie de robuste, tiré notamment par d’importants investissements, alors que le secteur des hydrocarbures a connu une progression plus modérée. Pour 2026, le Fonds table sur un maintien de cette dynamique, avec une croissance attendue à 3,8 % du PIB, portée par la remontée des prix des hydrocarbures qui devrait doper les exportations et les recettes budgétaires. Sur le front des prix, l’inflation a connu une accélération depuis septembre 2025, sous l’effet principal de la hausse des prix des bijoux, à laquelle s’est ajoutée une progression plus modérée des prix alimentaires. Le FMI anticipe une accélération temporaire de l’inflation en 2026. Selon le même document, le déficit budgétaire s’est réduit en 2025, à 10,5 % du PIB, grâce à des dividendes exceptionnels versés par les entreprises publiques et la Banque d’Algérie, ainsi qu’à une hausse des recettes hors hydrocarbures. La mission souligne toutefois que ce déficit demeure élevé, et que les besoins de financement importants ont porté la dette publique à 52,1 % du PIB. Le FMI table sur un déficit qui restera élevé en 2026, avec à moyen terme une poursuite de la progression de la dette et une réduction progressive des réserves de change si aucune correction n’intervient. Pour inverser cette trajectoire, la mission recommande une stratégie de consolidation budgétaire fondée sur la mobilisation de nouvelles recettes hors hydrocarbures et la rationalisation des dépenses. Parmi les leviers cités : l’élargissement de l’assiette fiscale, la réduction des dépenses fiscales, la lutte contre l’informalité par la numérisation et des contrôles renforcés, ainsi qu’une réforme des subventions et des prestations sociales incluant une aide mieux ciblée vers les ménages vulnérables. Le FMI salue par ailleurs les premières mesures de diversification des sources de financement engagées par l’Algérie, à l’image de la première émission souveraine de Sukuk et du financement attendu d’une banque de développement régionale. Un secteur extérieur à surveiller Par ailleurs, la mission note que le solde extérieur courant s’est nettement détérioré en 2025, sous l’effet d’une envolée des importations liée aux investissements publics et d’un recul des exportations d’hydrocarbures, entraînant une forte réduction des réserves internationales. La prime de change sur le marché parallèle est restée élevée malgré les mesures prises par la Banque d’Algérie. Le FMI se montre toutefois optimiste pour 2026, anticipant une baisse du déficit extérieur portée par la hausse des prix des hydrocarbures et un ralentissement des importations. La mission recommande à cet égard une plus grande flexibilité du taux de change, qu’elle considère comme un atout pour renforcer la capacité de l’économie à absorber les chocs extérieurs, ainsi que la poursuite des efforts pour améliorer le fonctionnement du marché formel des devises. Le FMI recommande de faire de la maîtrise de l’inflation l’objectif premier et l’ancrage nominal de la politique monétaire. La mission appelle également à renforcer les garde-fous réglementaires entourant tout financement monétaire exceptionnel de l’État, afin de préserver l’indépendance opérationnelle de la Banque d’Algérie, et à resserrer la politique monétaire si l’accélération de l’inflation devait se poursuivre. Une meilleure gestion de la liquidité permettrait, selon le Fonds, de rapprocher le taux interbancaire du taux directeur et de renforcer la transmission de la politique monétaire. La sortie de la liste grise, une réussite saluée Par ailleurs, le FMI salue en des termes élogieux le retrait de l’Algérie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, une réalisation qualifiée d’importante et qui reflète, selon la mission, une forte volonté politique et la poursuite des efforts de réforme engagés par les autorités. Au-delà des équilibres macroéconomiques, la mission insiste sur l’importance de poursuivre les réformes structurelles pour bâtir une croissance plus forte, plus résiliente et davantage tirée par le secteur privé. Elle cite parmi les priorités l’amélioration du climat des affaires, l’instauration de conditions de concurrence équitables entre entreprises publiques et privées, la réduction des barrières aux échanges, ainsi qu’une plus grande flexibilité des marchés des biens et du travail. Le FMI met en avant un atout majeur de l’Algérie : sa position géographique et sa richesse en ressources énergétiques, qui pourraient constituer un véritable levier pour renforcer son rôle sur le marché de l’énergie, tant avec l’Europe qu’avec l’Afrique. La mission salue également les efforts de diversification économique engagés, en particulier dans les secteurs minier et agricole, et encourage leur poursuite pour renforcer la compétitivité du pays et attirer davantage d’investissements privés. Toutefois, la mission identifie plusieurs facteurs de vulnérabilité : la volatilité des prix des hydrocarbures, la persistance de déficits budgétaires élevés, ainsi que les liens financiers étroits entre l’État, les entreprises publiques et les banques publiques. Le recours prolongé au financement monétaire est également cité comme un risque pouvant fragiliser la stabilité des prix et la crédibilité de la politique économique, d’où l’insistance du Fonds sur un renforcement de la surveillance du secteur financier. K. B.
Sale débat politique ..!
En toute chose, la patience a ses limites, trop souvent, outragée, se change en fureur et finit par exploser et déplorer à voix criante toutes ces dérives pleinement assumées tous ces débats politiques que tiennent les soi-disant politico-analystes et experts en la matière. Aucune différence entre ces derniers et ces jeunes Facebookers sans maturité, qui lynchent à longueur du jour toute personne qui ne partage pas leurs opinions ou préfère rester loin de leur camp ! Par vengeance, par jalousie ou pour jouer les héros, des noms de moudjahidine, des intellectuels, des politiques et même des ministres et des responsables sont pris à partie, critiqués et dénigrés sur ces comiques plateaux de télévision ou sur l’espace bleu où beaucoup se manifestent sous des pseudonymes. Chacun des deux catégories, jeunes virtuels derrière leurs pages bleues, qui fabriquent le mensonge, lançant les insultes et les calomnies, ou d’autres adultes, soi-disant politiciens, analystes ou syndicalistes, se font une joie sur le plateau de télévision pour mitrailler leurs opposants et s’attaquer aux honnêtes gens sans apporter la preuve de ce qu’ils avancent. Si la différence entre les deux catégories, en est l’âge et le degré d’intellectualité, le commun qui les assemble, est le manque d’éducation, si ce n’est l’ânerie ! Depuis plusieurs mois du Hirak, censé forger les liens entre les Algériens et défendre la démocratie, pour donner naissance à une Algérie nouvelle où les citoyens vivent dans la fraternité, l’égalité et surtout la solidarité, malheureusement, les valeurs de cette révolution sainte ont été détournées de leur sens, plutôt, prises en otage par des délinquants et des politiciens sous l’emprise de la vengeance. Aujourd’hui, alors que le pays respire le vent de la liberté, cette liberté séquestrée par l’ancien système durant des décennies, la ‘’Issaba’’ en sursis, résiste encore au vent du 22 février et tente de lutter pour sa survie, en tirant sur tout ce qui bouge ! Sur les plateaux de télévision, sur les murs des réseaux sociaux, ou sur les colonnes des journaux, nul ne se soucie de la diffamation ou du code d’honneur. Lyncher son adversaire, ou celui qui ne partage pas ses idées, un point c’est tout ! Rien ne va plus, et la patience parfois dégénère face à ce triste constat sur les abus de la violence verbale qui nuisent à notre liberté d’expression et déstabilise notre unité.
Sonatrach parmi les entreprises pionnières ayant pris des mesures pour réduire les émissions de carbone
ORAN - Sonatrach figure parmi les entreprises pionnières en Afrique et dans le bassin méditerranéen ayant pris des décisions concrètes pour la réduction des émissions de carbone, a souligné, mercredi à Oran, le Directeur central des énergies vertes et renouvelables au sein du groupe, Youcef Khanfar. Dans une déclaration à la presse en marge de la deuxième journée des 12e Journées scientifiques et techniques (JST-12) de Sonatrach, M. Khanfar a souligné que "le groupe Sonatrach est l'une des premières entreprises pétrolières à avoir pris des décisions pour réduire son empreinte carbone", ajoutant: "nous avons franchi une étape importante dans ce domaine". M. Khanfar a, d’autre part souligné que "la nouvelle politique climatique du groupe repose sur ses capacités de recherche et de développement, permettant une maîtrise efficace de l’empreinte carbone". Il a également précisé qu’à "l’instar de toutes les entreprises pétrolières, Sonatrach dispose d’une stratégie dans le domaine des énergies renouvelables et de la transition énergétique ", affirmant que "la responsabilité environnementale nous impose de réduire notre empreinte carbone ". Le responsable a, par ailleurs, rappelé le mémorandum d’entente signé, mardi, entre le groupe Sonatrach, la société américaine Hecate Energy Global Renewables et le complexe Tosyali de sidérurgie, portant sur la réalisation d’études conjointes pour le développement d’un projet intégré visant la production d’hydrogène vert à partir d’énergies renouvelables, afin de répondre aux besoins de l’industrie de l’acier. M. Khanfar a ajouté que "le groupe Sonatrach développe de nouveaux projets de haute technologie pour la production d’hydrogène vert". Les 12e Journées scientifiques et techniques de Sonatrach, qui s’étalent sur trois jours, enregistrent la participation d’environ 1.000 spécialistes et experts issus de 32 pays.
Sale débat politique ..!
En toute chose, la patience a ses limites, trop souvent, outragée, se change en fureur et finit par exploser et déplorer à voix criante toutes ces dérives pleinement assumées tous ces débats politiques que tiennent les soi-disant politico-analystes et experts en la matière. Aucune différence entre ces derniers et ces jeunes Facebookers sans maturité, qui lynchent à longueur du jour toute personne qui ne partage pas leurs opinions ou préfère rester loin de leur camp ! Par vengeance, par jalousie ou pour jouer les héros, des noms de moudjahidine, des intellectuels, des politiques et même des ministres et des responsables sont pris à partie, critiqués et dénigrés sur ces comiques plateaux de télévision ou sur l’espace bleu où beaucoup se manifestent sous des pseudonymes. Chacun des deux catégories, jeunes virtuels derrière leurs pages bleues, qui fabriquent le mensonge, lançant les insultes et les calomnies, ou d’autres adultes, soi-disant politiciens, analystes ou syndicalistes, se font une joie sur le plateau de télévision pour mitrailler leurs opposants et s’attaquer aux honnêtes gens sans apporter la preuve de ce qu’ils avancent. Si la différence entre les deux catégories, en est l’âge et le degré d’intellectualité, le commun qui les assemble, est le manque d’éducation, si ce n’est l’ânerie ! Depuis plusieurs mois du Hirak, censé forger les liens entre les Algériens et défendre la démocratie, pour donner naissance à une Algérie nouvelle où les citoyens vivent dans la fraternité, l’égalité et surtout la solidarité, malheureusement, les valeurs de cette révolution sainte ont été détournées de leur sens, plutôt, prises en otage par des délinquants et des politiciens sous l’emprise de la vengeance. Aujourd’hui, alors que le pays respire le vent de la liberté, cette liberté séquestrée par l’ancien système durant des décennies, la ‘’Issaba’’ en sursis, résiste encore au vent du 22 février et tente de lutter pour sa survie, en tirant sur tout ce qui bouge ! Sur les plateaux de télévision, sur les murs des réseaux sociaux, ou sur les colonnes des journaux, nul ne se soucie de la diffamation ou du code d’honneur. Lyncher son adversaire, ou celui qui ne partage pas ses idées, un point c’est tout ! Rien ne va plus, et la patience parfois dégénère face à ce triste constat sur les abus de la violence verbale qui nuisent à notre liberté d’expression et déstabilise notre unité.
Confiance internationale envers l’Algérie : à la tête du Comité d’application des normes à la Conférence internationale du Travail à Genève
Dans une démarche qui reflète la confiance de la communauté internationale et la place croissante de l’Algérie au sein du système du travail mondial, l’Algérie a officiellement pris la présidence du Comité d’application des normes de l’Organisation internationale du Travail (OIT), lors de la 113e session de la Conférence internationale du Travail , qui se tient à Genève (Suisse) du 2 au 12 juin 2025 . L’élection de l’Algérie à la tête de ce comité prestigieux vient consacrer les efforts continus du pays dans la promotion de la justice sociale, la consolidation du travail décent, ainsi que son rôle central dans la protection des droits des travailleurs et le soutien au dialogue social tant à l’échelle nationale qu’internationale. Un comité stratégique au sein de l’OIT Le Comité d’application des normes est l’un des organes les plus influents de l’OIT. Il est chargé de suivre la mise en œuvre des conventions et des normes internationales relatives aux droits des travailleurs et aux conditions de travail. Ce comité joue un rôle essentiel dans le dispositif de contrôle de l’OIT, en évaluant les politiques et les législations nationales au regard des principes fondamentaux des droits de l’Homme dans le monde du travail. Une élection qui consacre l’engagement algérien Le choix de l’Algérie pour présider ce comité repose sur son engagement actif et constructif dans les dynamiques qui traversent l’OIT, ainsi que sur son expérience avérée en matière de protection sociale et ses initiatives concrètes visant à améliorer l’environnement de travail sur son territoire. Cette élection illustre également la reconnaissance par la communauté internationale des efforts déployés par l’Algérie pour renforcer la paix sociale, promouvoir l’action syndicale, et mettre en place des mécanismes de concertation entre partenaires sociaux – des principes érigés en priorités par la politique nationale du travail. Une nouvelle responsabilité, un engagement renouvelé En assurant la présidence du comité, l’Algérie aura pour mission de conduire les débats sur des dossiers sensibles liés à l’application des normes internationales du travail dans les pays membres, de superviser l’élaboration des rapports de contrôle et de veiller au suivi des recommandations de l’OIT. L’Algérie a réaffirmé, à cette occasion, son engagement total à poursuivre ses efforts en faveur des principes fondamentaux du travail décent, du renforcement des politiques d’équité sociale, et de la création d’un environnement professionnel respectueux de la dignité humaine, garantissant protection légale et sécurité pour les travailleurs dans tous les secteurs. Une ambition de leadership régional et international Ce nouveau rôle témoigne également de l’ambition de l’Algérie de renforcer sa position de leader régional et international sur les questions du travail. Il confirme qu’elle est désormais considérée comme un partenaire fiable au sein de l’OIT , offrant un modèle de respect des droits syndicaux et d’équilibre entre exigences de développement économique et impératifs sociaux. La présidence algérienne du Comité d’application des normes constitue ainsi un acquis stratégique majeur , qui conforte la stature internationale du pays et incarne la vision de l’État pour un développement économique fondé sur la justice sociale, le respect des droits et la création d’un environnement professionnel équitable et sécurisé.
BDL: le chiffre d'affaires en hausse de 25 % en 2024
ALGER - Le chiffre d'affaires de la Banque de développement local (BDL) a enregistré une hausse de 25 % au cours de l'année 2024, a indiqué, dimanche à Alger, le directeur général (DG) par intérim de cette banque publique, Mohamed Mbarek, précisant que ce bilan "reflète la dynamique positive que connaît l'activité de la banque". M. Mbarek s'exprimait lors de la présentation du bilan de la banque pour l'exercice 2024, à l'occasion des travaux de l'Assemblée générale ordinaire (AGO), suivie de la première Assemblée générale extraordinaire (AGE) après l'introduction de la BDL au compartiment principal des actions de la Bourse d'Alger en mars dernier. Ces travaux se sont déroulés en présence du DG du Trésor au ministère des Finances, Hadj Mohamed Sebaa, ainsi que des actionnaires de la banque, particuliers, investisseurs institutionnels et personnes morales. A ce titre, M. Mbarek a affirmé que le chiffre d'affaires de la banque est passé de 76,7 milliards de DA en 2023 à 96 milliards de DA en 2024. Le total du bilan a également affiché une croissance de 14 %, passant de 1.600 milliards de DA à plus de 1.800 milliards DA en 2024. Le bénéfice net de la banque a, quant à lui, augmenté de 31 % en 2024, pour atteindre près de 23 milliards DA. Le produit net bancaire (PNB) s'est établi à plus de 67 milliards de DA contre 52 milliards de DA en 2023, soit une hausse de 29 %, selon le même responsable. Evoquant les crédits octroyés dans leur formule classique au cours de l'année passée, le premier responsable de la banque a fait savoir qu'ils ont dépassé les 1.200 milliards de DA contre 1.100 milliards de DA en 2023 (+9 %). En tête de ce bilan figurent les crédits d'exploitation qui dépassent 200 milliards de DA, suivis des crédits à l'investissement destinés aux petites et moyennes entreprises (PME), pour un montant supérieur à 56 milliards de DA, ainsi que les crédits destinés à la promotion immobilière, qui dépassent 4,6 milliards de DA. Concernant les financements accordés dans le cadre de la finance islamique, M. Mbarek a souligné qu'ils ont atteint 291 millions de DA contre 8 millions de DA en 2023, soit une hausse de plus de 3500 %. Par ailleurs, les dépôts islamiques au niveau de la banque ont avoisiné les 12 milliards de DA, enregistrant une hausse de 29 % par rapport à près de neuf (9) milliards de DA en 2023. A cet égard, le DG par intérim de la BDL a indiqué que ce bilan positif réalisé dans cette formule est dû à "la large couverture à travers les wilayas du pays et à la promotion de cette formule, avec la mise en service de 163 guichets et agences spécialisés, couvrant 98 % du réseau de la banque". Hausse des opérations du e-paiement En matière de monétiques, le bilan fait état de près de 200.000 cartes bancaires nationales émises par la BDL, avec une légère baisse par rapport à 2023, en raison de " l'opération d'assainissement des comptes inactifs, effectuée par l'administration de la BDL, en vue de leur fermeture". Les opérations du e-paiement ont toutefois connu une hausse, passant de 220.000 en 2023, à plus de 280.000 en 2024. Les opérations de retrait via les distributeurs automatiques de billets (DAB), ont dépassé les 2 millions en 2024, contre 1,9 million en 2023. Concernant les travaux des deux assemblées générales, M. Mbarek a mis en avant leur rôle dans la transparence de la gestion de la banque publique, d'autant plus qu'elles aboutiront à la distribution d'une partie des bénéfices aux actionnaires, conformément à ce qui avait été convenu auparavant. Le même responsable a relevé que le rendement qui profitera aux actionnaires "s'élèvera à 5,55 %, soit un taux supérieur à la prévision initiale de 4,75%". De son côté, M. Sebaa a salué "la dynamique positive et l'évolution que connait la BDL dans ses activités, ainsi que les efforts de modernisation de son organisation interne et de ses services, en adéquation avec la politique du secteur visant à renforcer la numérisation et l'inclusion financière". Les travaux ont également connu l'adoption des comptes financiers de l'exercice 2024, ainsi que la discussion de plusieurs résolutions inhérentes à la participation de la BDL dans des capitaux de sociétés ou son retrait. Les recommandations des commissaires aux comptes ont été aussi examinées, de même que les indemnités des membres du conseil d'administration et l'approbation de la convention de rachat des actions de la BDL.
À l’approche de l’hiver : L’UE dispose de « faibles » réserves de gaz
Alors que la période de forte consommation de gaz approche, l’Europe doit accélérer le remplissage de ses stockages dans un marché du GNL de plus en plus disputé. Le recul des approvisionnements russes et les tensions au Moyen-Orient réduisent ses marges de manœuvre, tandis que les experts redoutent surtout une forte hausse des prix cet hiver. À l’approche de l’hiver et de la saison de chauffage, l’Union européenne dispose de réserves de gaz particulièrement faibles. Durant la dernière semaine d’août, les stockages n’étaient remplis qu’à 63 %, soit l’un des niveaux les plus bas jamais enregistrés à cette période, rapporte le Guardian. Ces dernières années, ils atteignaient en moyenne environ 80 % à la fin août. La marge se réduit donc pour combler ce retard avant la hausse saisonnière de la consommation. L’UE pourrait donc entrer dans l’hiver avec des stocks environ 20 % inférieurs à la moyenne des cinq dernières années et à leur plus bas niveau depuis 2013. La situation varie fortement selon les pays. D’après Gas Infrastructure Europe, les réserves atteignent environ 50 % en Allemagne, 51 % en Belgique et 45 % aux Pays-Bas, tandis que l’Italie et la Pologne dépassent les 80 %. Plusieurs facteurs ont pesé sur les stocks : la fin difficile du dernier hiver, une consommation accrue de gaz pour produire de l’électricité pendant les vagues de chaleur et les perturbations des exportations énergétiques du Golfe, sur fond de conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Les difficultés dans le détroit d’Ormuz ont également réduit les perspectives d’un retour rapide à la normale. Les prix sous pression « Le marché européen du gaz naturel est entré dans une sorte de panique au cours de la semaine écoulée », a déclaré l’analyste de SEB Bjarne Schieldrop au Guardian. La tension est déjà visible sur les marchés. Le gaz de référence européen a dépassé 68 euros le MWh ces dernières semaines, soit plus du double de son niveau du début de l’année. Selon Goldman Sachs, les prix pourraient dépasser 100 euros le MWh si les exportations du Moyen-Orient ne reprennent pas, afin d’attirer suffisamment de cargaisons de GNL. Les experts n’anticipent toutefois pas de pénurie physique cet hiver. Le principal risque reste celui d’une nouvelle hausse des prix en cas de froid prolongé, de faible production éolienne ou de nouvelles perturbations des approvisionnements. « Les faibles niveaux de stockage augmentent naturellement le risque d’une volatilité accrue des prix pendant l’hiver », a averti un expert au Guardian. Le recul du gaz russe en toile de fond La situation intervient alors que l’Union européenne poursuit depuis plusieurs années sa politique de réduction des importations énergétiques russes. La Russie représentait environ 45 % des importations européennes de gaz en 2021, contre près de 12 % en 2025, selon les données. L’Europe s’appuie maintenant davantage sur le marché mondial du GNL, où elle doit concurrencer les acheteurs asiatiques pour obtenir les cargaisons disponibles. La situation au Moyen-Orient montre également la sensibilité de ce modèle d’approvisionnement aux crises internationales et aux perturbations des grandes routes commerciales. Moscou avertit depuis plusieurs années que la réduction des achats d’énergie russe entraîne des coûts supplémentaires pour l’économie européenne et pèse sur sa compétitivité. Le 25 août, Kirill Dmitriev, représentant spécial du président russe pour la coopération économique et les investissements internationaux, avait de nouveau estimé que cette politique risquait d’accentuer les difficultés du marché énergétique européen. La faiblesse actuelle des réserves intervient ainsi dans un marché profondément différent de celui d’avant 2022, lorsque le gaz russe occupait une place nettement plus importante dans l’approvisionnement du continent. À l’approche de l’hiver, l’enjeu pour l’Europe sera donc non seulement de disposer de volumes suffisants, mais aussi de sécuriser ces approvisionnements dans un contexte de forte concurrence internationale et de prix élevés. R. I.
Boukhalfa Yaïci, Directeur Général de Green Energy cluster Algeria (GECA) à ECOTIMES : «L’hydrogène vert en Algérie c’est 120.000 à 150.000 emplois et 10 milliards de dollars d’exportations»
ECOTIMES : Quelle lecture faites-vous de ce guide de l’investissement en Algérie dans le domaine de l’hydrogène vert publié par l’agence allemande GIZ qui est paru en ce mois d’aout 2026 ? Boukhalfa Yaïci : C’est un guide qui est destiné à tout investisseur intéressé par le développement de l’hydrogène vert en Algérie. Il rassemble dans un seul document les éléments qui peuvent aider cet investissement à comprendre le cadre légal en dépassant le seul connu à ce jour qui est celui de l’AAPI. Il apporte un nouvel éclairage sur la destination Algérie vu et analysé du côté allemand : l’Allemagne considère désormais l’Algérie comme une destination prioritaire pour ses investissements hydrogène. Il l’éclaire sur les indéniables potentialités du pays pour produire de l’hydrogène vert tout en pointant du doigt les limites du modèle de financement actuel qui doit introduire de nouveaux instruments financiers au vu des besoins estimés à 25 milliards de Dollars pour assurer le succès de la feuille de route de l’hydrogène publiée en 2023. Quelles conclusions à tirer de ce texte par rapport au dispositif institutionnel, au climat des affaires et aux attentes des opérateurs algériens dans le domaine de la transition énergétique? -Pour Green Energy Cluster Algeria, ce document de 2026 était nécessaire et utile, au même titre que la feuille de route de l’hydrogène publiée en 2023, afin de mettre noir sur blanc les éléments fondateurs de la politique du pays en termes de promotion des éléments en rapport avec l’hydrogène vert. Bien qu’il n’existe encore aucun projet concret dans le domaine de l’hydrogène vert en Algérie, comparativement aux énergies renouvelables et notamment le programme du solaire de 15000 MW, l’hydrogène y compris l’hydrogène vert a une feuille de route et un guide pour investisseurs. Ce qui n’existe pas pour les énergies renouvelables. Si on lie tout cela à l’intérêt grandissant de l’Union Européenne et de l’Allemagne pour l’hydrogène vert, on se rend compte que le devenir énergétique de l’Algérie continuera à être lié à celui de l’Union Européenne tout en s’orientant graduellement des énergies fossiles notamment gazières vers les énergies vertes, molécules et électons de couleur verte confondue. Pour les opérateurs algériens, ils doivent se préparer et commencer à s’impliquer dans les projets EnR (solaire actuellement, éolien dans un futur proche) mais aussi dans la production et la transformation de l’hydrogène vert. Nous espérons que de nouveaux champions, notamment privés, rejoindront Sonatrach et Sonelgaz pour consolider la base énergétique du pays y compris dans son volet industriel et des services. Pour les impliquer, les pouvoirs publics chargés du développement des EnR et de l’hydrogène vert, doivent proposer une stratégie -qui est différente de la feuille de route- et d’un plan opérationnel jusqu’en 2035 et au-delà de 2035. De quelle manière les pouvoirs publics peuvent-ils saisir la fenêtre d’opportunité ouvert par le projet de South H2 Corridor, le concrétiser en somme, en présence de plusieurs projets similaires en Afrique du nord ? Le SoutH2 Corridor a franchi des étapes concrètes en 2026 : inscription sur la liste prioritaire des Projets d’Intérêt Commun de la Commission européenne dès décembre 2025, études de faisabilité en cours avec Sonatrach, Sonelgaz et le consortium européen (VNG, SNAM, SeaCorridor, Verbund), réunions ministérielles régulières du groupe de travail (Algérie, Tunisie, Italie, Autriche, Allemagne). L’objectif visé pour l’ensemble du corridor est de l’ordre de 4 millions de tonnes d’hydrogène par an. La concurrence est réelle aussi bien Afrique du Nord qu’au Moyen-Orient. Le marché cible est celui de l’Union Européenne. A contrario de ces pays au Sud de la Méditerranée, l’existence de gazoducs entre l’Algérie et l’Italie via la Tunisie a un énorme avantage : compétitivité et délais de mise à disposition pourront être assurés avec la reconversion de 70% des pipelines existants. Car construire une nouvelle infrastructure pour un marché encore en phase de balbutiement est un risque important. Mixer de l’hydrogène vert avec du gaz naturel est une solution intermédiaire qui peut marcher si les premiers contrats seront signés avant 2030. L’enjeu pour les pouvoirs publics est de négocier un vrai accord de partenariat avec l’Union Européenne pour que la mise à disposition du gaz naturel aujourd’hui et de l’hydrogène vert demain puisse se faire concomitamment avec un soutien massif à la décarbonation de l’économie algérienne et sa transformation. Au sein du Green Energy Cluster Algeria, nous sommes davantage en faveur de la transformation de l’hydrogène vert en Algérie pour exporter des produits à plus forte valeur ajoutée. Il faut éviter de reproduire le schéma de l’exportation des matières premières à l’exemple de ce qui se fait pour les hydrocarbures. Comment voyez-vous l’apport du contenu local au développement de l’hydrogène vert en Algérie d’ici à 2035 ? Pour faire face à un déploiement massif d’une production d’hydrogène vert entre 1 million de tonnes/an (cas de la feuille de route algérienne) et la demande de l’UE de 4 millions de tonnes/an pour le projet SoutH2 Corridor, il faut des GigaWatts de capacités à installer en énergie solaire, en énergie éolienne et aussi en stockage d’énergie. Les besoins en eau et en terrain sont aussi importants. Pour la feuille de route de l’Algérie de l’ordre de 1 MT/an à exporter, il faudrait 20 GW de capacité EnR (70% solaire + 30% éolien), 2 – 2,5 GW d’électrolyseurs (chiffres de la feuille de route de 2023), 15 à 20 millions de m3 d’eau, 1500 à 1700 km² de surfaces pour accueillir les centrales EnR, des milliers de km de réseaux de transport (eau, électricité et hydrogène, télécom) auquel il faut ajouter 14 à 16 GWh de stockage d’énergie par batterie pour fournir de de l’énergie verte H24, Cela va occuper pendant plusieurs années 400 à 600 PME/PMI locales et créer 120.000 à 150.000 postes d’emplois dont l’industrie, les services, la formation mais aussi la R&D et les start-ups avec à la clé des exportations à hauteur de 10 milliards de Dollars. Cette feuille de route a besoin d’être révisée pour intégrer de nouvelles technologies (comme des batteries au Zinc à produire à partir de la mine de Amizour) et une mise à niveau par rapport aux directives de l’UE qui accélère sa transformation dans ce domaine. Cela veut dire qu’une politique intégrant tous ces éléments doit être préparée rapidement, discutée avec toutes les parties prenantes et déployée avec un rythme soutenu. Et pour cela, il faut réduire l’écart entre l’intention et la vitesse d’exécution qui demeure le point faible des politiques publique appliquées aux EnR et à l’hydrogène vert. Comment voyez- vous la capacité d’absorption des financements verts par l’Algérie et la nécessité de créer un marché local carbone dans notre pays ? La question du financement est le nœud central identifié à la fois par le guide de GIZ Algérie et par la nouvelle Contribution Déterminée au niveau National (CDN 2026) de l’Algérie, soumise à l’ONU cette année. Cette CDN chiffre à 24 milliards de dollars, sur la période 2026-2035, la composante conditionnelle de la trajectoire climatique du pays — c’est-à-dire la part qui suppose un appui financier extérieur, dont près de 10 milliards pour porter la capacité solaire et éolienne à 15 GW. C’est la partie conditionnelle de la proposition algérienne. Il y a lieu d’explorer la voie exprimée dans la CDN en recourant aux mécanismes de l’Article 6 de l’Accord de Paris — c’est-à-dire les marchés internationaux de crédits carbones. C’est précisément pour cela qu’un marché carbone local devient une nécessité et non une option : sans registre national robuste, sans méthodologie de certification crédible et sans autorité de supervision dédiée, l’Algérie ne pourra ni générer, ni valoriser, ni exporter des crédits carbones vérifiables dans le cadre de l’Article 6. La capacité d’absorption technique existe — les projets solaires, l’hydrogène vert, le boisement en sont des candidats naturels — mais elle restera théorique tant que l’architecture de marché carbone (registre, MRV, gouvernance) ne sera pas mise en place. C’est un chantier que le GECA suit avec attention car il conditionne indirectement la bancabilité des projets solaires que pourraient porter nos membres. Par ailleurs, l’Algérie commence aussi à explorer l’endettement extérieur classique en conformité avec l’article 201 de la LF pour 2025 dont les modalités d’application ont été précisé par l’arrêté ministériel du 17 février 2026. L’appel à l’endettement restera sélectif et nous espérons que le prochain round de 3000 MW concernant les EnR sera considéré comme un Projet d’Intérêt National pour bénéficier de cette disposition de la LF pour 2025. Il importe de mixer les sources de financement pour tirer profit au bénéfice du pays. Quelle est votre appréciation sur la contribution des énergies renouvelables à la couverture de la demande en électricité en forte croissance au cours de l’été 2026 ? L’été 2026 a été marqué par une succession de records historiques de consommation électrique, sous l’effet de vagues de chaleur répétées et de la généralisation de la climatisation : cinq pics successifs ont été enregistrés, du 12 juillet (21 176 MW) au 19 août (21 828 MW), soit une hausse de 1 200 MW par rapport au record de l’été 2025 (20 628 MW). La demande de pointe a ainsi progressé d’environ 1 000 MW par an sur les quatre dernières années (16 666 MW en 2022, 18 476 en 2023, 19 543 en 2024, 20 628 en 2025). Sur ce total, la contribution du solaire reste modeste mais réelle et en progression rapide. Lors d’une rencontre intervenue en juillet au niveau du Ministère de l’Energie et des Energies Renouvelables, nous avons été informés que les centrales solaires avaient été d’un grand apport lors de la phase qui avait suivi le black-out partiel du 14/15 juillet 2026. C’est un progrès notable, mais qui reste très inférieur au rythme nécessaire pour peser significativement sur les pointes de plusieurs milliers de mégawatts observées cet été. De plus, il est apparu que les besoins ne sont pas uniformes sur tout le territoire national et que des réponses locales peuvent être plus efficaces. C’est à ce titre, que les nouvelles capacités solaires à venir devraient aussi intégrer des centrales plus petites et surtout plus décentralisées. Le changement climatique étant une réalité, nous devons adapter nos réponses. Le vrai test sera la vitesse d’exécution du programme des 15 000 MW de solaire visé pour 2035 : plusieurs analyses indépendantes (dont un rapport de l’AIE début 2026) pointent des retards dans l’exécution des appels d’offres et estiment que la part du solaire dans le mix pourrait rester marginale (de l’ordre de 1 à 2 %) à l’horizon 2030 si le rythme actuel n’est pas nettement accéléré. A quoi faut-il s’attende au cours du quatrième trimestre 2026 en matière de développement des énergies renouvelables, de progrès en matière de la transition énergétique ? Le secteur devrait voir quelques centrales être raccordées au réseau de transport d’électricité afin de pouvoir finaliser le programme de 3200 MW d’ici 2027. Lors de la rencontre du 09 avril 2026 entre Green Energy Cluster Algeria et le Ministre de l’Energie et des Energies Renouvelables, Dr Mourad Adjal avait annoncé que des décisions importantes seraient prises lors du 3ème trimestre de 2026 concernant la suite du programme. Nous attendons avec impatience la libération du prochain round de 3000 MW par les pouvoirs publics avec un financement national et/ou international avec le format actuel ou rénové à l’exemple du modèle dit IPP. Cela va accélérer la transformation du secteur avec de nouveaux investissements et tirer profit de l’expérience de nos entreprises pour améliorer leurs compétitivités. Par ailleurs, Green Energy Cluster Algeria attend toujours la mise en œuvre de l’article 103 (déduction d’impôt) et 133 (réduction des droits de douane des intrants pour l’industrie du panneau photovoltaïque) de la LF pour 2026 dont le retard compromet l’esprit de la LF 2026 qui appelle à l’accélération de la transition énergétique de notre pays. Les libérer avant la fin de 2026 seraient fortement apprécié par notre Cluster. Concernant les projets pilotes d’hydrogène vert que compte réaliser Sonatrach, notre Cluster réitère son appel à ce que les entreprises locales puissent être parties prenantes de ce projet et au cœur du projet. Les projets en Algérie doivent aller aux entreprises algériennes. Les entreprises internationales sont invitées à construire des partenariats avec les entreprises du Cluster. Nous suivrons de près ces projets afin d’éviter la répétition des clauses d’exclusion de 2023. K. R.
Sahara occidental : le peuple sahraoui demeure attaché à son droit à l'autodétermination
CHAHID EL-HAFEDH (Camps de réfugiés sahraouis) - Le représentant du Front Polisario aux Nations unies et coordonnateur de la MINURSO, M. Mohamed Sidi Omar, a affirmé, samedi soir, que le Front Polisario réitère l'attachement du peuple sahraoui à son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance. A l'issue de l'audience accordée, au siège de la présidence sahraouie, par le président de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali, à l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU, Staffan de Mistura, au terme de sa visite aux camps de réfugiés sahraouis, le diplomate sahraoui, Mohamed Sidi Omar a indiqué, dans une déclaration à la presse, que "les entretiens lors de cette rencontre ont porté sur l'état et les perspectives du processus de paix parrainé par les Nations unies au Sahara Occidental". "Le président Ghali a exprimé, lors de cette rencontre, l'attachement du peuple sahraoui à son droit inaliénable et non négociable à l'autodétermination et à l'indépendance, ainsi que son engagement à œuvrer en collaboration avec les Nations unies et l'Union africaine (UA) en vue d'aboutir à une solution juste et durable à la question du Sahara occidental, inscrite à l'ONU comme question de décolonisation", a-t-il souligné. La visite de l'Envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU "s'inscrit dans le cadre de sa tournée dans la région pour rencontrer les deux parties au conflit, à savoir le Front Polisario, et l'Etat d'occupation marocaine afin de discuter de la situation actuelle et de faire un compte rendu dans le cadre du briefing qu'il présentera au Conseil de sécurité le 14 avril", a précisé M. Sidi Omar. Lors de cette visite, tout comme les précédentes, "M. De Mistura s'est rendu dans plusieurs institutions de l'Etat sahraoui et a tenu des rencontres avec différentes franges de la société sahraouie, en sus du dialogue politique qu'il a eu avec la direction sahraouie", ajoute le responsable. Cette visite a été l'occasion de "réaffirmer le cadre juridique de la question sahraouie et l'attachement du peuple sahraoui à son droit à la liberté et à l'indépendance, ainsi qu'à son droit à la résistance légitime", a-t-il dit, formulant l'espoir que l'ONU prenne des mesures concrètes et pratiques afin de parachever le processus de décolonisation de la dernière colonie en Afrique.
Délivrance des autorisations relatives à l'organisation de la Omra pour la nouvelle saison
ALGER - Les premières autorisations relatives à l'organisation de la Omra pour la saison 1447 de l'Hégire ont été délivrées, dimanche, au siège de l'Office national du pèlerinage et de la Omra (ONPO) à Alger, aux représentants des agences de tourisme et de voyages, dont les dossiers ont été étudiés sur la base d'un cahier des charges définissant les normes organisationnelles et les spécifications techniques adoptées, indique un communiqué de l'ONPO. "Dans le cadre de la politique de l'ONPO, visant à réglementer l'activité de l'organisation de la Omra selon des critères définis, et en application des instructions du Directeur général de l'ONPO, M. Abdeslam Azizoule, Directeur de l'administration et des moyens, a supervisé, dimanche, au siège de l'ONPO, la remise des premières autorisations relatives à l'organisation de l'activité de la Omra pour la saison 1447 de l'Hégire", précise la même source. Les représentants des agences touristiques et de voyages, ayant déposé leurs candidatures pour l'organisation de la Omra, "ont reçu les premières autorisations, après le parachèvement de l'étude des dossiers par une commission spécialisée, sur la base d'un cahier des charges détaillant les normes organisationnelles et les spécifications techniques adoptées", selon le communiqué. Cette démarche marque le "lancement pratique de la nouvelle saison de la Omra, la direction de l'ONPO étant engagée à assurer un environnement organisationnel empreint de clarté, garantissant des services sûrs et organisés aux pèlerins", souligne la même source. L'inscription et le retrait du cahier des charges "resteront ouverts jusqu'au 12 novembre 2025", selon le communiqué qui précise que "l'annonce des agences acceptées se fera progressivement".
Renforcer la coopération régionale pour construire un écosystème continental de l'industrie automobile
ALGER - Les participants à une séance de débat organisée, vendredi à Alger, dans le cadre du Salon africain de l'automobile, lors de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF 2025), ont appelé à renforcer la coopération régionale pour construire un écosystème continental de l'industrie automobile capable de répondre à la demande croissante en véhicules sur le continent. Lors de cette séance de débat, la présidente de l'Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM), Martina Biene, a affirmé que "l'Afrique a besoin de solutions africaines" en s'appuyant sur les ressources humaines et matérielles locales, ajoutant que cela passe par le renforcement de la coopération régionale, l'élargissement des partenariats entre les secteurs public et privé, et la construction d'un écosystème intégré capable de répondre à la demande croissante en véhicules sur le continent. Plusieurs pays du continent souhaitent participer à la chaîne de valeur de l'industrie automobile, selon l'intervenante, qui a indiqué que l'association qu'elle préside mène actuellement des discussions avec une vingtaine de pays africains sur les moyens de renforcer la coopération et de créer des partenariats gagnant-gagnant. Les efforts se concentrent actuellement sur la finalisation des procédures de certification de l'origine pour les véhicules et les composants, une étape essentielle pour l'intégration industrielle continentale, a-t-elle poursuivi. De son côté, Themba Khumalo, conseiller en chaînes de valeur régionales auprès de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), a souligné que le continent dispose de capacités financières internes qui gagneraient à être investies pour soutenir l'industrialisation, plutôt que de dépendre excessivement des financements extérieurs, appelant à accorder des facilitations financières pour soutenir la mécanisation et encourager l'investissement dans la fabrication locale de composants et de pièces. Selon lui, la création d'un environnement commercial compétitif est une condition sine qua non pour attirer les investissements directs, en tirant parti de la ZLECAf comme cadre central pour réaliser l'intégration économique et stimuler le développement industriel du continent. Intervenant lors de cette rencontre, le Directeur général du développement industriel au ministère algérien de l'Industrie, Kheireddine Benaïssa, a souligné que l'Afrique est en train de passer du statut de simple consommateur à celui de producteur effectif de véhicules, évoquant l'ouverture de nouvelles usines, l'essor de l'industrie de la sous-traitance et le retour de grandes marques mondiales sur le continent. Mémorandum d'entente entre Afreximbank et l'AAAM Présentant l'expérience de l'Algérie dans ce domaine, l'intervenant a précisé que le pays a réalisé des progrès notables après avoir revu sa stratégie suivant une approche plus réaliste, en passant des projets d'assemblage à une véritable production industrielle. Pour le président du conseil d'administration du groupe tunisien COFICAB, Hichem Elloumi, plusieurs pays du continent ont réalisé des progrès notables en matière de recherche et de développement, mais le transfert de technologie et les échanges commerciaux vers le reste du continent sont entravés par d'énormes obstacles logistiques. Dans leurs interventions, les participants ont mis l'accent sur l'importance d'établir des accords et des procédures efficaces de certification de l'origine des produits entre les pays africains, de poursuivre les négociations concernant les mécanismes de la taxe carbone pour éviter les entraves à l'exportation vers les marchés européens et d'améliorer les infrastructures logistiques pour soutenir la chaîne de valeur régionale. Au terme de la rencontre, les participants ont plaidé pour une vision prospective qui permette d'assoir une industrie automobile locale en misant sur les ressources africaines. En marge de la rencontre, un mémorandum d'entente a été signé entre la Banque africaine d'import et export (Afreximbank) et l'Association africaine des constructeurs automobiles (AAAM) pour promouvoir le commerce et les investissements intra-africains dans ce secteur. Le mémorandum, signé par le directeur de la facilitation du commerce et de la promotion des investissements d'Afreximbank, Gainmore Zanamwe, et la présidente de l'AAAM, Martina Biene, porte sur trois axes principaux : le lancement de chaînes régionales pour l'industrie des batteries automobiles, l'élaboration d'une politique de financement propre au secteur et le renforcement des capacités, selon les explications fournies sur place.














