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Abderrahmane Farès biographie réalisations et moments marquants

Abderrahmane Farès biographie réalisations et moments marquants

Abderrahmane Farès est l’une des figures politiques algériennes dont le nom reste associé à l’une des périodes les plus importantes de l’histoire contemporaine du pays. Juriste et homme politique, il a présidé l’Exécutif provisoire algérien durant la période de transition qui a précédé l’indépendance et marqué la naissance de l’État algérien indépendant en 1962.

Né à Akbou en 1911, Abderrahmane Farès a étudié le droit avant d’exercer la profession de notaire et de s’engager dans la vie politique. Avec l’évolution de la situation politique et l’intensification de la guerre de Libération nationale, il s’est rapproché du mouvement national et a exprimé son soutien à l’indépendance de l’Algérie.

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Il a ainsi pris la tête de l’Exécutif provisoire à une période particulièrement délicate, marquée par la gestion des affaires publiques, la préparation du référendum d’autodétermination et le transfert des responsabilités aux nouvelles institutions algériennes.

Qui était Abderrahmane Farès ? Quels sont les détails de son enfance et de sa carrière professionnelle et politique ? Quel rôle a-t-il joué durant la période de l’indépendance de l’Algérie ?

Qui est Abderrahmane Farès ? Biographie

Informations Détails
Nom complet Abderrahmane Farès
Date de naissance 30 janvier 1911
Lieu de naissance Akbou, Algérie
Nationalité Algérienne
Profession Juriste, notaire et homme politique
Formation Études de droit à l’Université d’Alger
Principale fonction politique Président de l’Exécutif provisoire algérien
Période d’exercice 1962
Date de décès 13 mai 1991
Lieu de décès Zemmouri, Algérie
Abderrahmane Farès, personnalité politique algérienne

Enfance et formation d’Abderrahmane Farès

Abderrahmane Farès est né le 30 janvier 1911 à Akbou, dans la région de Kabylie, en Algérie. Issu d’une famille modeste, il a poursuivi ses études jusqu’à son admission à la Faculté de droit d’Alger, où il a suivi une formation juridique qui a contribué à orienter sa future carrière professionnelle et politique.

Après ses études, il s’est tourné vers le domaine juridique et a exercé la profession de notaire. Il a ainsi construit une carrière qui lui a permis de devenir l’une des personnalités algériennes connues dans ce secteur à cette époque.

Son expérience juridique et sa connaissance des procédures administratives et des institutions lui ont permis d’acquérir une expertise dont il a ensuite bénéficié dans l’exercice de ses responsabilités politiques et administratives.

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La carrière professionnelle d’Abderrahmane Farès

Avant de devenir l’un des principaux responsables de la période de transition qui a précédé l’indépendance de l’Algérie, Abderrahmane Farès a construit une carrière dans les domaines juridique et administratif.

Il a notamment exercé comme notaire à Koléa, tout en développant parallèlement son intérêt pour les affaires publiques et sa participation à la vie politique locale.

Après la Seconde Guerre mondiale, il a occupé plusieurs responsabilités politiques, notamment en tant que membre du conseil municipal et du conseil général du département d’Alger, ainsi que de l’Assemblée financière algérienne.

Document historique illustrant le parcours d'Abderrahmane Farès

Le parcours politique d’Abderrahmane Farès

Ses débuts en politique

Abderrahmane Farès a commencé son parcours politique au sein des institutions représentatives de l’époque. Initialement proche du courant socialiste, il a participé aux élections de 1945 sur une liste d’Union et de progrès social liée à la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO).

À la suite de la démission de l’un des élus de cette liste, son élection à la première Assemblée nationale constituante française a été validée en mars 1946. Il y a siégé en tant que représentant de l’Algérie, du 20 février au 10 juin 1946.

Durant cette expérience politique, il a défendu l’instauration d’un collège électoral unique en Algérie, dans le cadre d’une revendication visant à renforcer l’égalité politique entre les différentes catégories de la population.

Sa présidence de l’Assemblée algérienne

Après son passage à l’Assemblée constituante française, Abderrahmane Farès a poursuivi son activité politique au sein de l’Assemblée algérienne, dont il a assuré la présidence.

Durant cette période, il a d’abord adopté une orientation politique modérée, privilégiant les réformes et le changement à travers les institutions existantes. Cependant, l’évolution de la situation politique et l’intensification de la guerre de Libération nationale l’ont progressivement conduit à revoir ses positions initiales.

Son rapprochement avec le Front de libération nationale

Avec l’intensification de la guerre de Libération nationale, Abderrahmane Farès a commencé à prendre ses distances avec la politique d’intégration et à soutenir davantage les revendications nationales concernant l’avenir de l’Algérie.

En septembre 1955, il a signé le Manifeste des 61 élus, une étape politique importante dans l’évolution de ses positions sur la question algérienne.

En 1956, il a exprimé son soutien au Front de libération nationale (FLN). Il a également noué des contacts avec des responsables du mouvement national et participé à des activités liées à la lutte pour l’indépendance de l’Algérie.

Cette évolution politique illustre le parcours d’une partie des élites algériennes dont les positions ont changé avec le développement de la guerre de Libération nationale et l’échec des solutions politiques proposées dans le cadre du système colonial.

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Abderrahmane Farès à la tête de l’Exécutif provisoire en 1962

L’année 1962 constitue l’étape la plus importante de la carrière politique d’Abderrahmane Farès. Il a alors pris la présidence de l’Exécutif provisoire algérien, à un moment décisif qui a précédé la naissance de l’État algérien indépendant.

Après la signature des accords d’Évian, le 18 mars 1962, la création d’un Exécutif provisoire a été prévue afin d’assurer la gestion des affaires publiques durant la période de transition, jusqu’à l’achèvement du processus d’autodétermination et à la mise en place des nouvelles institutions algériennes.

Dans ce contexte, Abderrahmane Farès a pris la tête de l’Exécutif provisoire, officiellement installé le 17 avril 1962. Cette institution avait notamment pour mission de garantir la continuité administrative, de gérer les affaires publiques et de préparer la période précédant l’indépendance.

Cette responsabilité lui a été confiée dans un contexte particulièrement difficile, marqué par des tensions politiques et sécuritaires, l’intensification des violences commises par l’Organisation armée secrète (OAS) et les défis liés à la fin de la présence coloniale française.

Quelles étaient les missions de l’Exécutif provisoire ?

L’Exécutif provisoire avait pour mission de gérer la période de transition entre le cessez-le-feu et la mise en place des institutions nationales de l’Algérie indépendante.

Ses principales responsabilités comprenaient notamment :

  • Garantir la continuité des services et des administrations publiques.
  • Contribuer au maintien de la sécurité et de l’ordre durant la période de transition.
  • Assurer la gestion des affaires publiques en Algérie.
  • Préparer et organiser le référendum d’autodétermination.
  • Accompagner le transfert des pouvoirs aux nouvelles institutions algériennes.

Le siège de l’Exécutif provisoire à Rocher Noir

L’Exécutif provisoire avait établi son siège à Rocher Noir, aujourd’hui connue sous le nom de Boumerdès. Ce bâtiment est associé à une étape historique importante du processus de transition de l’Algérie vers l’indépendance.


Photographie historique du siège de l’Exécutif provisoire à Rocher Noir, à Boumerdès.

Le bâtiment a été classé monument historique national en 2016, en raison de son importance pour la préservation de la mémoire nationale et de son lien avec les événements de la période de transition précédant l’indépendance.

Depuis ce siège, l’Exécutif provisoire présidé par Abderrahmane Farès a assuré la gestion des affaires du pays durant la période qui a suivi le cessez-le-feu du 19 mars 1962, jusqu’au référendum d’autodétermination.

Le référendum d’autodétermination du 1er juillet 1962

La préparation du référendum d’autodétermination, organisé le 1er juillet 1962, figurait parmi les principales missions liées aux activités de l’Exécutif provisoire.

Cette consultation a constitué une étape décisive dans le processus de décolonisation, puisqu’elle a permis au peuple algérien de se prononcer sur l’indépendance du pays, conformément au cadre défini par les accords d’Évian.

Le scrutin a abouti à une large approbation de l’indépendance de l’Algérie. La France en a officiellement reconnu les résultats le 3 juillet 1962, ouvrant ainsi une nouvelle étape qui a abouti à la proclamation de l’indépendance le 5 juillet de la même année.

La gestion de cette période constitue l’un des aspects majeurs des responsabilités exercées par Abderrahmane Farès à la tête de l’Exécutif provisoire.

Le transfert des pouvoirs aux institutions de l’Algérie indépendante

Après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, la question du transfert des responsabilités politiques et administratives aux nouvelles institutions nationales est devenue centrale, dans un contexte marqué par les défis liés à la construction de l’État indépendant.

L’Exécutif provisoire a contribué à accompagner cette transition jusqu’au transfert des responsabilités aux nouvelles institutions algériennes. En septembre 1962, les pouvoirs ont été transmis à l’Assemblée nationale constituante, présidée par Ferhat Abbas.

Cette étape a marqué la fin de la mission de l’Exécutif provisoire et le début d’une nouvelle période politique et institutionnelle dans l’histoire de l’Algérie indépendante.

Il convient de préciser qu’Abderrahmane Farès était président de l’Exécutif provisoire et non président de la République algérienne au sens institutionnel du terme, fonction qui s’inscrira ultérieurement dans le cadre des nouvelles institutions républicaines.

Photographie d'archives sur la période de l'indépendance de l'Algérie

Les principales réalisations et contributions historiques d’Abderrahmane Farès

La contribution d’Abderrahmane Farès à l’histoire de l’Algérie est essentiellement liée à son parcours politique et administratif, notamment à son rôle durant la période qui a immédiatement précédé l’indépendance.

Principales réalisations et responsabilités Importance historique
Membre de l’Assemblée constituante française Participation à la vie politique et institutionnelle en 1946.
Président de l’Assemblée algérienne Exercice de responsabilités politiques au sein des institutions représentatives de l’époque.
Soutien au mouvement national Évolution de ses positions politiques en faveur des revendications indépendantistes.
Président de l’Exécutif provisoire Direction de l’administration algérienne durant la période de transition vers l’indépendance.
Préparation du référendum d’autodétermination Contribution à la gestion d’une étape décisive du processus d’indépendance.
Transfert des pouvoirs aux nouvelles institutions Accompagnement de la transition vers les institutions de l’État algérien indépendant.

La vie d’Abderrahmane Farès après l’indépendance

Après la fin de la mission de l’Exécutif provisoire, Abderrahmane Farès a poursuivi son parcours dans le contexte politique complexe que l’Algérie a connu durant les premières années de son indépendance.

Cette période a été marquée par des tensions et des divergences politiques concernant l’organisation du nouvel État et la répartition des responsabilités au sein de ses institutions. Les années qui ont suivi 1962 ont ainsi été caractérisées par de profondes transformations de la vie politique et institutionnelle algérienne.

Ses mémoires constituent une source importante pour mieux connaître son expérience personnelle et politique. Il a notamment publié un ouvrage intitulé La Cruelle vérité, l’Algérie de 1945 à l’indépendance, dans lequel il revient sur les événements qu’il a vécus durant la lutte nationale et la période précédant l’indépendance.

Les mémoires d’Abderrahmane Farès : La Cruelle vérité

Abderrahmane Farès a laissé un témoignage écrit sur son parcours et les événements politiques auxquels il a participé à travers son ouvrage La Cruelle vérité, l’Algérie de 1945 à l’indépendance.

Ce livre propose une lecture personnelle des événements qui ont marqué l’Algérie entre 1945 et l’indépendance. Il retrace également son expérience politique, l’évolution de ses positions et les difficultés qui ont accompagné la période de transition.

L’intérêt de cet ouvrage réside notamment dans le fait qu’il constitue le témoignage d’un responsable qui a occupé une position centrale dans la gestion des affaires publiques durant une période particulièrement sensible de l’histoire algérienne.

Le décès d’Abderrahmane Farès

Abderrahmane Farès est décédé le 13 mai 1991 à Zemmouri, en Algérie, à l’âge de 80 ans.

Son nom reste associé à l’une des périodes les plus délicates de l’histoire du pays, notamment en raison de son rôle à la tête de l’Exécutif provisoire durant la transition entre le régime colonial et l’Algérie indépendante.

Les dates clés de la vie d’Abderrahmane Farès

Date Événement
30 janvier 1911 Naissance à Akbou, en Algérie.
Après ses études de droit Début de sa carrière juridique et exercice de la profession de notaire.
1945-1946 Entrée dans la vie politique et participation aux élections.
1946 Élection à l’Assemblée nationale constituante française.
Septembre 1955 Signature du Manifeste des 61 élus.
1956 Expression de son soutien au Front de libération nationale.
18 mars 1962 Signature des accords d’Évian.
17 avril 1962 Installation de l’Exécutif provisoire sous sa présidence.
1er juillet 1962 Organisation du référendum d’autodétermination.
3 juillet 1962 Reconnaissance officielle des résultats du référendum par la France.
Septembre 1962 Transfert des responsabilités aux nouvelles institutions algériennes.
13 mai 1991 Décès à Zemmouri.

Questions fréquentes sur Abderrahmane Farès

Qui était Abderrahmane Farès ?

Abderrahmane Farès était un juriste, notaire et homme politique algérien, principalement connu pour avoir présidé l’Exécutif provisoire chargé de gérer les affaires du pays durant la période de transition de 1962.

Quand et où Abderrahmane Farès est-il né ?

Abderrahmane Farès est né le 30 janvier 1911 à Akbou, en Kabylie, en Algérie.

Quelle fonction Abderrahmane Farès a-t-il occupée en 1962 ?

Il a présidé l’Exécutif provisoire algérien, une institution chargée de gérer les affaires publiques durant la période de transition précédant la mise en place des institutions de l’État indépendant.

Abderrahmane Farès a-t-il été président de la République algérienne ?

Non. Il a été président de l’Exécutif provisoire en 1962. Cette fonction ne doit pas être confondue avec celle de président de la République, qui s’inscrit dans le cadre des institutions politiques algériennes mises en place par la suite.

Quel a été le rôle d’Abderrahmane Farès dans l’indépendance de l’Algérie ?

Il a dirigé l’Exécutif provisoire durant la période de transition et contribué, dans le cadre de ses responsabilités, à la gestion des affaires publiques et à la préparation du référendum d’autodétermination organisé le 1er juillet 1962.

Où se trouvait le siège de l’Exécutif provisoire ?

Son siège se trouvait à Rocher Noir, aujourd’hui Boumerdès. Ce bâtiment est associé aux événements politiques qui ont accompagné la transition de l’Algérie vers l’indépendance.

Quand Abderrahmane Farès est-il décédé ?

Il est décédé le 13 mai 1991 à Zemmouri, en Algérie.

Quel livre Abderrahmane Farès a-t-il écrit ?

Il est notamment l’auteur de l’ouvrage La Cruelle vérité, l’Algérie de 1945 à l’indépendance, dans lequel il livre son témoignage sur son parcours et les événements qui ont précédé l’indépendance de l’Algérie.

Abderrahmane Farès occupe une place importante dans l’histoire politique algérienne, en raison de son parcours qui l’a conduit du domaine juridique aux responsabilités politiques et institutionnelles, jusqu’à la présidence de l’Exécutif provisoire en 1962.

Son nom reste associé à une période de transition décisive, marquée par la préparation du référendum d’autodétermination, la gestion des affaires publiques et le transfert des pouvoirs aux nouvelles institutions algériennes. Son rôle durant cette période constitue ainsi une étape importante pour comprendre le cheminement de l’Algérie vers l’indépendance et la construction de son État national.

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