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102 résultats pour "yann-lecun-leve-1-milliard-pour-humaniser-lia-le-pari-risque-des-world-models-1494652fr"

Yann LeCun lève 1 milliard pour «humaniser» l’IA  Le pari risqué des «world models»

Yann LeCun lève 1 milliard pour «humaniser» l’IA Le pari risqué des «world models»

L’ex-patron de l’IA chez Meta secoue la Silicon Valley avec AMI Labs avec pour objectif d’inventer une nouvelle génération d’intelligence artificielle capable de raisonner comme …

SpaceX en Bourse <BR> Le pari fou d’Elon Musk

SpaceX en Bourse
Le pari fou d’Elon Musk

L’introduction la plus colossale de l’histoire vise 1 770 milliards de dollars, mais les experts tirent la sonnette d’alarme. Vendredi 12 juin, Elon Musk tentera le coup du siècle. Sa société SpaceX, ce curieux mélange de fusées, satellites, réseau social et intelligence artificielle, entre en Bourse avec une valorisation visée à 1 770 milliards de dollars. Jamais une entreprise n’a osé pareille ambition. Jamais les investisseurs n’ont été invités à payer si cher pour des promesses. Derrière les superlatifs, une question persiste, comment le génie de Musk justifie-t-il ce prix, ou prépare-t-on la plus spectaculaire bulle financière de l’ère numérique ? 1770 milliards, un record SpaceX vaut désormais 1 770 milliards de dollars selon son fondateur. À 135 dollars l’action, cette valorisation pulvérise le record de Saudi Aramco. Le pétrolier saoudien avait atteint 1 700 milliards en 2019. L’écart semble mince. Il est colossal en réalité. Saudi Aramco possédait des réserves prouvées, des marchés captifs, des décennies de profits. SpaceX perd de l’argent. Son chiffre d’affaires 2025 atteint 18,7 milliards, certes en hausse de 33 %. Mais sa perte nette grimpe à 4,9 milliards. Si l’on regarde de plus prés, la notation est un peu élevée, des spécialistes ne valorise SpaceX qu’entre 750 à 780 milliards de dollars car ils jugent les risques liés à l’IA trop élevés. Et tous pensent que Musk surestime ses futures activités. Le ratio valorisation sur chiffre d’affaires atteint 94 fois. C’est du jamais vu. Même les géants technologiques les plus gonflés n’ont jamais osé pareil écart. 75 milliards levés, la soif insatiable de l’IA SpaceX cherche à récolter 75 milliards vendredi. Cette somme constituerait la plus grosse levée de l’histoire des marchés financiers. L’objectif avoué est de financer des besoins colossaux. Des puces informatiques. De l’énergie électrique. Des centres de données dévorant des quantités industrielles des deux. L’intelligence artificielle explique cette voracité. SpaceX a fusionné ses activités avec xAI, son laboratoire d’IA. Il a racheté le réseau social X. Il construit un empire intégré. Des données. Des utilisateurs. Des infrastructures. Des modèles. Le tout contrôlé par un seul homme. Les expert tempèrent l’enthousiasme. Ils affirment qu’une grande partie de la valorisation espérée dépend de futurs domaines d’activité. Ils précisent que les capitaux ne se dirigent pas au hasard vers l’espace ou l’IA. Ils convergent vers quelques entreprises capables de contrôler les infrastructures stratégiques. SpaceX en est une. Elle en profite. Elle en abuse peut-être. 1000 milliards, Musk touche au sommet de la richesse Elon Musk détient déjà 830 milliards de dollars. Il devrait franchir le cap des 1 000 milliards dès vendredi. Il possède 12 % des actions ordinaires. Il contrôle 94 % des actions de classe B. Ces dernières valent dix voix chacune. Résultat, il détiendra 42 % du capital et 79 % des droits de vote. Personne ne pourra lui dire non. Aucun actionnaire ne pourra le destituer. Aucun conseil d’administration ne pourra le contrarier. Google, Meta, Snap ont utilisé la même structure lors de leur introduction. Ils ont maintenu le contrôle de leurs fondateurs. Musk pousse la logique à l’extrême. Il ne partage pas le pouvoir. Il le monopolise. 4 % en Bourse, la rareté artificielle qui fait monter les enchères Seulement 4% des actions seront vendues vendredi. Un tiers est réservé aux particuliers. Cette rareté calculée risque de créer un engouement démesuré. Les fonds d’investissement passifs seront mécaniquement obligés d’acheter. La demande dépassera largement l’offre. Le prix s’envolera peut-être. Attention au retour de bâton. Cerebras, un fabricant de puces pour l’IA, est entré en Bourse mi-mai. Son cours s’est effondré d’un tiers depuis. La promesse ne suffit pas. Les résultats comptent aussi. SpaceX promet beaucoup. Elle délivre moins que ce qu’elle espère. 1,15 milliard par mois, SpaceX vend sa puissance à ses rivaux Voici le paradoxe final. SpaceX, qui entre en Bourse pour financer son développement, loue déjà sa puissance à ses concurrents directs. Anthropic paie 1,15 milliard de dollars par mois. Google verse 920 millions. Tous deux utilisent ses datacenters. SpaceX devient propriétaire des autoroutes de l’IA. Elle taxe ceux qui veulent rouler dessus. Elle gagne de l’argent sur ses rivaux. Elle les rend dépendants. C’est une stratégie commerciale brillante. C’est aussi une concentration inquiétante du pouvoir technologique. Pourquoi cela nous concerne tous L’entrée en Bourse de SpaceX n’est pas qu’une affaire de financiers. Elle illustre trois tendances qui touchent notre quotidien. La concentration du pouvoir s’accentue. Une poignée d’entreprises contrôle les infrastructures de l’IA. SpaceX, Google, Anthropic, OpenAI se les partagent. La financiarisation de l’innovation s’intensifie. On spécule sur des promesses plus que sur des résultats réels. Le risque de bulle s’en trouve accru. Quand les valorisations déconnectent de la réalité économique, les petits porteurs finissent par trinquer. L’introduction en bourse de SpaceX constitue un cas d’école des dynamiques contemporaines du capitalisme technologique avec une concentration du pouvoir entrepreneurial, intégration verticale des infrastructures critiques, et dépendance croissante des acteurs de l’IA à une poignée de fournisseurs de capacité de calcul. La valorisation visée, fondée pour une large part sur des projections d’activités futures, illustre le glissement de la valeur économique vers les anticipations spéculatives. Elon Musk a construit un empire. Il le vend à prix d’or. L’histoire dira si ce prix était justifié. Ou si ce vendredi 12 juin marquera le sommet avant la chute. A Savoir Qu’est-ce qu’une introduction en Bourse ? Une introduction en Bourse, ou IPO (Initial Public Offering), est l’opération par laquelle une entreprise privée vend ses actions au grand public pour la première fois. Jusqu’alors, ses propriétaires sont généralement ses fondateurs, des investisseurs privés et des fonds de capital-risque. L’IPO leur permet de récupérer leur investissement. Elle permet aussi à l’entreprise de lever des fonds frais pour se développer. Comment ça marche concrètement ? L’entreprise choisit une banque d’affaires, appelée conseiller en placement. Celle-ci fixe un prix par action. Elle contacte les grands investisseurs institutionnels. Elle organise des réunions de présentation, les roadshows. Le jour J, les actions sont mises en vente sur une place boursière. Le public peut alors acheter. Références Morningstar, SpaceX Valuation Report, 2026. Maverix Securities, Analyse du secteur de l’IA, juin 2026. Prospectus d’introduction en bourse de SpaceX, SEC, 2026. Agence France-Presse, calculs sur la structure du capital, 2026.

Comment parier sur le foot : le guide complet pour débutants

Comment parier sur le foot : le guide complet pour débutants

Un penalty arrêté à la 90ᵉ minute, un but contre son camp à la 70ᵉ : le football a le don de renverser un pronostic en quelques secondes. Cette incertitude explique en partie la place centrale du ballon rond sur les plateformes de paris. Un pari réfléchi se prépare pourtant bien avant le coup d’envoi, avec la lecture d’une cote, le choix d’un marché et un budget fixé à l’avance. Le pari reste un jeu de hasard réservé aux majeurs. Étape Ce qu’il faut retenir Choisir une plateforme Licence, cotes, marchés football, moyens de paiement, retraits Lire la cote Cote décimale, probabilité implicite, marge de l’opérateur Choisir un marché 1N2, double chance, over/under, handicap, buteur, combiné, direct, cash out Définir la mise Budget dédié, mise fixe, limites de dépôt Placer le pari Sélection du match, validation du ticket, suivi du résultat Analyser ensuite Carnet de paris pour repérer les erreurs récurrentes Où parier sur le foot et comment choisir une plateforme ? Le choix de la plateforme influe sur les cotes disponibles, la sécurité des fonds et la rapidité des retraits. Deux critères méritent un examen attentif avant toute inscription. Licence et sécurité du site Un opérateur sérieux affiche sa licence et le régulateur qui la délivre. L’autorité compétente varie selon les pays, et la licence annoncée se vérifie auprès du régulateur concerné. Les mentions légales en pied de page, des moyens de paiement reconnus et un service client joignable fournissent des indices concrets sur le sérieux d’un site. Bonus de bienvenue et conditions de mise Une offre de bienvenue séduit au premier regard, mais sa valeur réelle dépend des conditions de mise associées. Quelques points sont à relever dans le règlement avant d’accepter : le montant minimal de dépôt exigé ; le nombre de mises à effectuer avant de pouvoir retirer les gains associés au bonus ; la cote minimale imposée sur les paris qui comptent ; la durée de validité de l’offre ; les marchés exclus du calcul. Un bonus de 100 % assorti d’un volume de rejeu élevé et d’une cote minimale haute peut se révéler moins avantageux qu’une offre plus modeste mais lisible. La lecture complète du règlement évite les mauvaises surprises au moment de demander un retrait. Les cotes expliquées : lire une cote et calculer ses gains Une cote traduit à la fois le gain potentiel et la probabilité que l’opérateur attribue à un résultat. Les cotes décimales sont couramment utilisées sur les plateformes destinées au public francophone. Lire une cote décimale Pour calculer le montant total à percevoir, il suffit de multiplier la somme misée par la cote correspondante. Une mise de 10 € à 2,50 rapporte 25 €, dont 15 € de bénéfice net. La probabilité implicite se calcule en divisant 1 par la cote : 1 divisé par 2,50 donne 40 %. Marge de l’opérateur et mouvements de cotes Sur un match, trois cotes 1N2 de 2,10, 3,40 et 3,60 correspondent à des probabilités implicites de 47,6 %, 29,4 % et 27,8 %. Le total atteint 104,8 %, et les 4,8 points au-dessus de 100 % représentent la marge de l’opérateur. Les cotes évoluent ensuite selon la répartition des mises, l’annonce des compositions et les blessures de dernière minute. Les principaux types de paris sur le foot Le football offre des marchés bien plus variés que le simple vainqueur du match. Quelques-uns suffisent pour débuter, les autres demandant plus d’expérience. Pari simple, 1N2 et double chance Le 1N2 consiste à désigner la victoire de l’équipe à domicile (1), le match nul (N) ou la victoire de l’équipe à l’extérieur (2). La double chance couvre deux de ces issues à la fois, avec une cote mécaniquement plus basse. Nombre de buts et buts des deux équipes Sur le marché over/under, seul le total de buts compte : « plus de 2,5 » est gagnant à partir de trois buts. Le pari « les deux équipes marquent » est validé si chaque formation inscrit au moins un but, quel que soit le score final. Handicap, buteur, combiné, direct et cash out Les marchés suivants complètent la gamme. Plusieurs offrent des cotes élevées au prix d’un taux de réussite plus faible : Handicap : une équipe reçoit un avantage ou un désavantage fictif en buts avant le coup d’envoi. Remboursé en cas de match nul : la mise est restituée si la rencontre se termine sur un nul, avec une cote plus basse que sur le 1N2. Score exact : le résultat précis du match doit être trouvé, d’où des cotes très hautes. Buteur : un joueur désigné doit marquer, le plus souvent à n’importe quel moment de la rencontre. Combiné : plusieurs sélections sont réunies sur un même ticket, les cotes se multiplient et toutes doivent être gagnantes. Pari en direct : la mise est placée pendant le match, avec des cotes qui s’ajustent en continu. Cash out : le pari est clôturé avant la fin de la rencontre contre un montant proposé par l’opérateur, une option qui n’est pas offerte sur tous les paris. Un combiné de deux sélections à 1,80 et 2,00 affiche une cote de 3,60, soit 36 € pour 10 € misés. Une seule erreur suffit à perdre tout le ticket, d’où un risque nettement plus élevé qu’avec un pari simple. Le premier pari étape par étape Le parcours de l’inscription à la validation du ticket suit la même logique sur la plupart des plateformes, mais le choix de l’opérateur dépend d’abord du pays de résidence : la réglementation des paris sportifs diffère d’un pays à l’autre. Certains parieurs se renseignent ainsi sur des sites de bookmakers hors ARJEL accessibles sans VPN pour comparer les volumes de cotes ou la diversité des marchés internationaux. Afin de choisir la plateforme la plus adaptée, la vérification de la licence de l’opérateur et des conditions de retrait reste alors une étape clé avant tout premier dépôt. Le déroulé reste ensuite identique : Création du compte avec des informations exactes. Dépôt d’un montant fixé à l’avance. Sélection du match et du marché dans la rubrique football. Choix de la mise, puis contrôle du gain potentiel affiché sur le ticket. Validation, puis suivi du résultat dans l’historique des paris. La vérification d’identité conditionne souvent le premier retrait, ce qui impose de fournir des pièces lisibles et à jour. Un premier pari à petite mise permet de se familiariser avec l’interface sans exposer un budget important. Les critères d’un bon pronostic Un pronostic solide s’appuie sur des faits vérifiables plutôt que sur l’attachement à un club. La forme récente sur cinq ou six matchs, les confrontations directes, le rendement à domicile et à l’extérieur ainsi que le style de jeu des deux équipes forment le socle de l’analyse. Les blessures et suspensions pèsent lourd : l’absence d’un gardien titulaire ou du principal buteur change la lecture d’une rencontre. L’enjeu compte aussi, une équipe déjà qualifiée pouvant aligner un groupe remanié alors qu’un match de maintien se joue à pleine intensité. Les buts attendus (xG) complètent le tableau en mesurant la qualité des occasions créées, au-delà du score. Ces éléments se croisent avec la cote : un favori à 1,30 laisse peu de marge d’erreur pour un gain limité. Budget et erreurs fréquentes du débutant La gestion des mises compte autant que l’analyse du match. Un budget dédié, distinct des dépenses courantes, sert de point de départ, et une mise fixe, que les repères courants situent entre 1 % et 5 % de ce budget, limite l’effet d’une série perdante. Un carnet de paris, où chaque ticket est noté avec sa cote et son résultat, permet de repérer les marchés qui réussissent réellement. Les erreurs suivantes reviennent le plus souvent chez les débutants : augmenter les mises pour récupérer des pertes ; multiplier les combinés dans l’espoir d’un gros gain ; parier sur son équipe de cœur sans recul ; miser sur des championnats mal connus ; ignorer les écarts de cotes entre opérateurs. Les limites de dépôt et l’auto-exclusion, proposées par la plupart des opérateurs régulés, ainsi que les services d’aide aux joueurs présents dans de nombreux pays, offrent un appui à ceux qui sentent le jeu devenir difficile à contrôler. FAQ Quel pari choisir pour débuter ? Le pari simple sur le 1N2 ou la double chance reste le plus lisible, car un seul résultat est à vérifier. Le marché over/under constitue une étape suivante logique, avant les combinés et les scores exacts. Que penser du pari en direct pour débuter ? Le pari en direct exige des décisions rapides, alors qu’un pari placé avant le match laisse le temps d’analyser les compositions et les statistiques. Le second format convient donc mieux à un premier essai. Quelle méthode garantit un gain à coup sûr ? Aucune. Les cotes intègrent une marge de l’opérateur et le résultat d’un match reste incertain. L’analyse améliore la qualité des décisions, sans supprimer le risque de perte.

Un plan pour préparer l’après-Covid-19 : Le pari risqué du gouvernement

Un plan pour préparer l’après-Covid-19 : Le pari risqué du gouvernement

La situation épidémique telle que présentée par le conseils scientifique est assez rassurante du point de vue des indicateurs sanitaires relatifs à l’hospitalisation et à l’occupation des lits de réanimation. L’instruction du président de la République donnée aux membres du Haut conseil de sécurité, lors de sa dernière réunion portant sur l’élaboration d’«un plan d’action […] L’article Un plan pour préparer l’après-Covid-19 : Le pari risqué du gouvernement est apparu en premier sur El Watan .

Pari sportif algérien, ce que la loi autorise en 2026

Pari sportif algérien, ce que la loi autorise en 2026

Le football algérien se vit au rythme de son championnat, la Ligue 1 algérienne, et des matchs des Fennecs. Cette passion s’accompagne d’un intérêt pour les paris sportifs, sur les rencontres du championnat comme sur celles de la sélection. Ces paris, qu’ils passent par un point de vente ou par un site accessible depuis un téléphone, relèvent de la réglementation en vigueur en Algérie. Le pari sportif algérien autorisé aujourd’hui En Algérie, le pari sportif n’est autorisé qu’auprès du Pari sportif algérien (PSA), un établissement public créé en 1966. Les paris sur les courses hippiques relèvent d’un autre établissement public, la Société des courses hippiques et du pari mutuel. Les paris en ligne sont interdits par la loi 18-05 du 10 mai 2018 , et l’accès à un site étranger depuis l’Algérie ne le rend pas légal. L’article 612 du Code civil (ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975) interdit les jeux de hasard et les paris, sauf les paris sur les courses et le Pari sportif algérien. Pari sportif algérien en ligne, ce que la loi 18-05 interdit Le texte de référence est la loi 18-05 sur le commerce électronique. Son article 3 interdit toute transaction par voie électronique portant sur une liste précise d’activités. Son article 2 rend le texte applicable dès qu’une des parties au contrat est de nationalité algérienne, réside légalement en Algérie ou est une personne morale de droit algérien, ou lorsque le contrat est conclu ou exécuté en Algérie. Un résident algérien qui parie sur un site étranger remplit donc cette condition. La loi vise les jeux de hasard, les paris et les loteries, donc les casinos comme les bookmakers. Certaines plateformes internationales réunissent les deux sur un même compte, à l’image de Godz Casino , qui associe 8 900 jeux à un sportsbook de 28 disciplines. Leur licence est étrangère (Tobique pour Godz) et ne vaut pas agrément en Algérie. L’article 37 prévoit une amende de 200 000 à 1 000 000 DA pour quiconque met en vente ou vend ces services, et le juge peut ordonner la fermeture du site pour une durée d’un à six mois. Il vise celui qui propose le service, pas celui qui l’achète, et la transaction reste interdite par l’article 3. Il n’existe ni autorité de régulation dédiée aux jeux d’argent en Algérie, ni procédure d’agrément pour les opérateurs étrangers. Une interface en dinars ou une page dédiée à l’Algérie ne change pas ce statut. Le PSA, opérateur du pari sportif algérien Au PSA, les mises se prennent dans des points de vente agréés. L’organisme propose deux loteries à tirage, le Loto Erriadhi (6 numéros sur 49) et le Loto Mohtaref (7 numéros sur 35), ainsi que des paris sportifs de base sur un nombre limité de sports. Missions et statut Le PSA est un établissement public à caractère industriel et commercial, placé sous la tutelle du ministère chargé des Sports. L’ordonnance n° 66-314 du 14 octobre 1966 lui a confié l’organisation des concours et pronostics sportifs sur tout le territoire national. Ses bénéfices sont destinés au financement du sport et de la jeunesse. Situation financière et présence numérique Le diagnostic financier d’un cabinet spécialisé, portant sur 2019-2022, montre un organisme déficitaire. En 2021, la masse salariale absorbait près de 85 % du chiffre d’affaires. Indicateur Montant en dinars algériens (DA) Chiffre d’affaires en 2021 248 millions Masse salariale en 2021 211 millions Résultat net en 2021 Déficit de 131 millions Résultat net en 2022 Déficit de 140,84 millions Déficit cumulé à fin 2022 (report à nouveau) Plus de 1,56 milliard La présence numérique du PSA se limite à une page Facebook qui annonce les résultats du loto et à une chaîne YouTube consacrée aux tirages. Aucune plateforme de pari en ligne ni application mobile n’est proposée. Quel est le meilleur site de paris sportifs en Algérie ? Aucun site de paris n’est agréé en Algérie, ce qui exclut de désigner un meilleur site ou un site fiable au sens légal. Les parieurs qui misent depuis un téléphone passent malgré tout par des plateformes étrangères, et seuls des critères de sérieux permettent de les comparer. L’identité de l’opérateur. Le nom de la société exploitante, son pays d’enregistrement et ses coordonnées doivent apparaître dans les conditions générales. La licence. Son numéro se contrôle auprès de l’autorité qui l’a délivrée, et pas seulement sur le site de l’opérateur. La marge des cotes. Sur un marché 1N2 (victoire, nul, défaite), la somme des inverses des trois cotes dépasse 1, et cet écart correspond à la marge du bookmaker. Avec des cotes de 2,10, 3,40 et 3,60, la somme atteint 1,0481, soit une marge d’environ 4,8 % . Plus elle est basse, plus les cotes sont avantageuses pour le parieur. Les règles de retrait. Les délais, les plafonds et la vérification d’identité (KYC) exigée avant un retrait doivent être lus avant le premier dépôt. L’application officielle. Un fichier APK téléchargé hors du site de l’opérateur peut avoir été modifié et contenir un logiciel malveillant. Pari sportif en Algérie, paiements, risques et litiges La carte CIB et la carte Edahabia (associée à un compte CCP d’Algérie Poste) dominent les paiements électroniques locaux, mais les opérateurs étrangers les prennent rarement en charge. Certains acceptent BaridiMob, l’application mobile qui donne accès à ce même compte. Les autres options passent par les cartes Visa et Mastercard, les portefeuilles électroniques, les cryptomonnaies ou les cartes prépayées, ces dernières servant surtout au dépôt. Blocages bancaires et fraudes Certaines banques algériennes bloquent les transactions liées aux jeux d’argent. En cas de litige, la réclamation s’adresse à un opérateur établi à l’étranger. Trois autres risques s’ajoutent. Certains domaines douteux collectent des pièces d’identité. De faux intermédiaires promettent de débloquer des fonds contre un nouveau versement. Les paris en direct favorisent la poursuite des pertes, c’est-à-dire des mises répétées pour compenser. Réflexes en cas de litige Quatre actions limitent les dégâts, dans cet ordre. Arrêter tout nouveau dépôt, y compris lorsque le support en réclame un pour « débloquer » un retrait. Conserver les relevés, les captures d’écran, les échanges avec le support et les identifiants de transaction. Contacter la banque ou le service de paiement utilisé. Changer les mots de passe réutilisés et activer la double authentification.

Paix et sécurité : réunion d'information au Conseil de Sécurité sur l'Intelligence Artificielle

Paix et sécurité : réunion d'information au Conseil de Sécurité sur l'Intelligence Artificielle

NEW YORK (Nations Unies) - Le Conseil de sécurité de l'ONU tiendra une réunion d'information jeudi sur l'intelligence artificielle (IA) dans le cadre du point "Maintien de la paix et de la sécurité internationales" de l'ordre du jour. Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken présidera la réunion, qui est l'un des événements phares de la présidence américaine du Conseil en décembre. Des exposés sont attendus du secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, et du scientifique en chef de l'IA au sein de l'équipe de recherche fondamentale sur l'Intelligence Artificielle (FAIR) de Meta, Yann LeCun, en plus d'un professeur au département d'informatique de l'université de Stanford, Fei-Fei Li, également co-directeur de l'Institut d'IA centrée sur l'humain de Stanford. La réunion vise à s'appuyer sur les discussions précédentes du Conseil sur les technologies émergentes et sur les efforts récents des Etats membres pour faire progresser le dialogue mondial sur ces défis. Le Conseil de sécurité n'a commencé que récemment à examiner les liens entre l'IA et la paix, et la sécurité internationales. Lors de la séance d'information, les membres du Conseil devraient aborder un large éventail de questions liées à l'IA, en mettant l'accent sur les initiatives nationales et régionales visant à réglementer et à fixer des normes pour son utilisation. Plusieurs membres sont susceptibles de mettre l'accent sur l'applicabilité du droit international, y compris la Charte des Nations unies, le droit international humanitaire et les droits de l'homme, aux applications militaires de l'IA. Ils pourraient insister sur la nécessité de disposer de systèmes d'IA sûrs, sécurisés et dignes de confiance, tout en plaidant pour une coopération internationale inclusive afin d'élaborer des garanties et des normes interopérables qui favorisent l'innovation et évitent la fragmentation de la gouvernance. Aussi, plusieurs membres du Conseil devraient également souligner la nécessité d'un dialogue sur les questions liées à l'IA avec un large éventail de parties prenantes, notamment les organisations non gouvernementales, le secteur privé et le monde universitaire. Ils devraient aussi appeler à un soutien accru aux pays en développement pour combler les fossés numériques et technologiques. En outre, certains membres devraient souligner l'importance de tirer parti des technologies de l'IA pour améliorer le travail des Nations unies et les processus de prise de décision du Conseil. Les membres du Conseil devraient, par ailleurs, présenter des points de vue divergents sur le rôle du Conseil de sécurité dans la lutte contre les menaces que l'intelligence artificielle fait peser sur la paix et la sécurité internationales. Ils pourraient faire valoir qu'en tant qu'organe principal de maintien de la paix et de la sécurité internationales, le Conseil doit se tenir au courant des avancées technologiques afin d'anticiper et de prévenir efficacement les menaces à la paix et à la sécurité mondiales.

Gouvernement néerlandais : réduction de 16% des effectifs grâce à l’IA

Gouvernement néerlandais : réduction de 16% des effectifs grâce à l’IA

Le cabinet a annoncé qu’il souhaite supprimer 25 000 postes à temps plein d’ici 2035. Tweede Kamer der Staten-Generaal Aucun emploi n’est à l’abri de l’essor rapide de l’intelligence artificielle. Dans un long billet détaillant comment le gouvernement néerlandais prévoit d’améliorer son efficacité, il a annoncé qu’il supprimerait 25 000 postes à temps plein au cours de quelques années dans le cadre de mesures de réduction des coûts. Dans le cadre de cet effort, le gouvernement envisage également de s’appuyer sur l’IA pour contribuer à la productivité. Selon le gouvernement néerlandais, l’objectif est de réduire les coûts de 900 millions d’euros, soit environ 1 milliard de dollars, d’ici 2027, et cette estimation s’élèverait à 3,5 milliards d’euros, soit environ 3,9 milliards de dollars, d’ici 2035. Le billet précise que toutes les agences gouvernementales ne seront pas concernées, les forces de police et la défense étant exclues. On ne sait pas comment le gouvernement prévoit de déployer l’IA pour réduire les coûts, mais le billet indique que le cabinet néerlandais « mettra au point des objectifs et des plans d’économies pour déployer l’IA afin de travailler de manière plus productive », au cours du premier trimestre de 2027. Le secrétaire d’État du pays, Eric van der Burg, a écrit dans une lettre au parlement néerlandais que cet effort global s’inscrivait dans une poussée visant à rendre le gouvernement « plus simple, plus intelligent et plus petit ». Des rapports antérieurs des médias néerlandais avaient indiqué que le gouvernement prévoyait d’intégrer l’IA dans ses efforts d’économies depuis le début de l’année. Comme l’a rapporté Bloomberg, van der Burg veut « appliquer l’IA encore plus largement », après que plusieurs initiatives liées à l’IA aient déjà été mises en place dans différents secteurs du gouvernement.

CE NOUVEAU VIRUS CONTOURNE LA DOUBLE AUTHENTIFICATION ET VOLE VOS DONNÉES SANS SE FAIRE REPÉRER

CE NOUVEAU VIRUS CONTOURNE LA DOUBLE AUTHENTIFICATION ET VOLE VOS DONNÉES SANS SE FAIRE REPÉRER

n nouveau logiciel malveillant suscite l’inquiétude des chercheurs en sécurité de Varonis. Cet infostealer aspire discrètement vos mots de passe, vos données bancaires et vos sessions de navigation, sans déclencher la moindre alerte sur votre ordinateur. Pire, il peut contourner la double authentification. Voici comment il s’y prend. Les chercheurs de Varonis Threat Labs ont découvert un nouveau virus de type infostealer au début de l’année. Baptisé Storm par les experts, le malware est d’abord programmé pour piller toutes les données stockées sur un navigateur, comme vos mots de passe, vos cookies de session et toutes vos données bancaires. Ensuite, il s’étend au reste de l’ordinateur, toujours en quête d’informations. Plus furtif que les autres voleurs de données de l’industrie, le virus est taillé pour passer inaperçu et ne pas déclencher la moindre alerte de sécurité sur l’ordinateur infecté. Une cyberattaque signée Storm débute de manière très classique, par la réception d’e-mail avec une pièce jointe piégée, un logiciel pirate téléchargé depuis un site malveillant, ou un logiciel d’installation mis en avant par une commet l’erreur de télécharger le logiciel ou le document, le virus va automatiquement s’installer sur le système. Une fois actif, Storm passe méthodiquement en revue le contenu de votre ordinateur, à commencer par les navigateurs web. Il va ainsi extraire les mots de passe sauvegardés, les cookies de session, les données de remplissage automatique et les numéros de cartes bancaires enregistrés. Storm inspecte aussi vos dossiers personnels à la recherche de documents sensibles, fouille vos applications de messagerie, dont Telegram, Signal et Discord, et débusque tous les portefeuilles crypto installés. Il vise à la fois les extensions de portefeuilles et les logiciels dédiés aux wallets. Le malware se distingue des autres infostealers du marché criminel en contournant une mesure de sécurité introduite dans Chrome au cours de l’été 2024. En juillet de cette année-là, Google a en effet ajouté une protection intitulée “App-Bound Encryption” dans son navigateur web. Cette défense prévoit que les mots de passe stockés dans le navigateur sont désormais chiffrés. Ils ne peuvent être déchiffrés que par Chrome avec la clé située dans un espace protégé. Cette précaution est censée barrer la route des infostealers. Malheureusement, Storm parvient à contourner cette nouvelle défense de Chrome. Plutôt que de tenter de déchiffrer les données sur votre machine, au risque de déclencher des alertes de sécurité, il expédie les informations dérobées telles quelles, encore chiffrées, vers des serveurs contrôlés par les pirates. C’est sur les serveurs à distance que l’opération de déchiffrage va commencer. Ce changement de mode opératoire donne l’impression au système que tout est normal. Une fois les données entre leurs mains, les pirates vont se mettre à les déchiffrer ultérieurement, avec des logiciels dédiés. Le déchiffrement des données est susceptible d’aboutir à d’autres cyberattaques dans le futur. Mais, en fait, les pirates n’ont pas besoin de votre mot de passe pour accéder à vos comptes dans l’immédiat. Ils utilisent simplement les cookies, volés par le malware, pour se connecter à un site web sur lequel vous êtes déjà connecté. En clair, les pirates relancent la même session que celle sur laquelle vous vous trouvez. Storm peut ouvrir une session authentifiée sans jamais saisir votre mot de passe, ni votre code de double authentification. L’authentification multifactorielle, présentée comme le rempart ultime contre les cyberattaques, ne sert à rien dans le cadre de cette attaque. Storm est vendu sur des forums spécialisés par le biais d’un abonnement. Selon les investigations de Varonis, les pirates demandent 300 dollars pour une démo d’une semaine, 900 dollars par mois pour une licence solo, jusqu’à 1 800 dollars mensuels pour une licence permettant à 100 opérateurs de travailler en même temps. Bref, c’est un véritable outil de piratage à l’échelle industrielle. Au moment de l’analyse des chercheurs de Varonis Threat Labs, le tableau de bord de Storm recensait déjà 1 715 victimes dans des dizaines de pays, avec des identifiants volés sur Google, Facebook, Coinbase, Binance et bien d’autres plateformes. La meilleure défense contre Storm reste de réduire la durée de vie de vos sessions. Videz régulièrement vos cookies de navigateur, ou configurez votre navigateur pour le faire automatiquement à chaque fermeture. Cette pratique évite de conserver des cookies de session trop longtemps, coupant l’herbe sous le pied des cybercriminels. Sur les 2 milliards de dollars engagés par l’administration Trump, la moitié revient à IBM pour créer « Anderon », une fonderie de wafers dédiée aux puces quantiques. D-Wave Quantum et Rigetti Computing recevront chacun jusqu’à 100 millions de dollars. GlobalFoundries figure également parmi les bénéficiaires. L’approche américaine est une prise de participation directe : Washington devient actionnaire des entreprises qu’il finance, un modèle plus agressif que la subvention classique. L’objectif affiché est de sécuriser la chaîne d’approvisionnement domestique face à la Chine, dans un secteur où les applications vont du décryptage à la modélisation financière en passant par la découverte de médicaments. L’enveloppe annoncée par Emmanuel Macron porte le total des investissements publics français dans le quantique à environ 3,3 milliards d’euros depuis 2021 (1,8 milliard pour le plan initial, 500 millions pour le programme d’achats publics PROQCIMA en 2024, et ce nouveau milliard). L’argent doit accélérer PROQCIMA sur la période 20262032, financer des supercalculateurs et investir dans les capteurs et les communications quantiques. Le Président a visité Lucy, l’ordinateur quantique photonique de Quandela installé au TGCC. Il a ensuite appelé à un « Quantum Act » européen et à une coalition avec l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Pologne pour des achats publics massifs de supercalculateurs européens. La France dispose aujourd’hui de cinq startups considérées comme ses champions industriels du secteur : Pasqal (atomes neutres, entrée en bourse au Nasdaq prévue au second semestre 2026 pour 2 milliards de dollars), Quandela (photonique), Alice & Bob (qubits de chat), Quobly (silicium) et C12 (nanotubes de carbone). Cinq ans après le lancement du plan quantique, ces entreprises sont passées du laboratoire à l’industrialisation. Pasqal a levé 340 millions d’euros en mars et prévoit de doubler sa capacité de production dans les 24 mois. La différence entre les deux approches en dit long. Washington prend des parts dans ses entreprises quantiques. Paris finance des achats publics et mise sur la préférence européenne. Les montants ne jouent pas dans la même cour (2 milliards de dollars contre 1 milliard d’euros). Mais la France a un avantage que Washington n’a pas : un cadre réglementaire en construction à Bruxelles, qui pourrait réserver le marché aux technologies souveraines.

CE NOUVEAU VIRUS CONTOURNE LA DOUBLE AUTHENTIFICATION ET VOLE VOS DONNÉES SANS SE FAIRE REPÉRER

CE NOUVEAU VIRUS CONTOURNE LA DOUBLE AUTHENTIFICATION ET VOLE VOS DONNÉES SANS SE FAIRE REPÉRER

n nouveau logiciel malveillant suscite l’inquiétude des chercheurs en sécurité de Varonis. Cet infostealer aspire discrètement vos mots de passe, vos données bancaires et vos sessions de navigation, sans déclencher la moindre alerte sur votre ordinateur. Pire, il peut contourner la double authentification. Voici comment il s’y prend. Les chercheurs de Varonis Threat Labs ont découvert un nouveau virus de type infostealer au début de l’année. Baptisé Storm par les experts, le malware est d’abord programmé pour piller toutes les données stockées sur un navigateur, comme vos mots de passe, vos cookies de session et toutes vos données bancaires. Ensuite, il s’étend au reste de l’ordinateur, toujours en quête d’informations. Plus furtif que les autres voleurs de données de l’industrie, le virus est taillé pour passer inaperçu et ne pas déclencher la moindre alerte de sécurité sur l’ordinateur infecté. Une cyberattaque signée Storm débute de manière très classique, par la réception d’e-mail avec une pièce jointe piégée, un logiciel pirate téléchargé depuis un site malveillant, ou un logiciel d’installation mis en avant par une commet l’erreur de télécharger le logiciel ou le document, le virus va automatiquement s’installer sur le système. Une fois actif, Storm passe méthodiquement en revue le contenu de votre ordinateur, à commencer par les navigateurs web. Il va ainsi extraire les mots de passe sauvegardés, les cookies de session, les données de remplissage automatique et les numéros de cartes bancaires enregistrés. Storm inspecte aussi vos dossiers personnels à la recherche de documents sensibles, fouille vos applications de messagerie, dont Telegram, Signal et Discord, et débusque tous les portefeuilles crypto installés. Il vise à la fois les extensions de portefeuilles et les logiciels dédiés aux wallets. Le malware se distingue des autres infostealers du marché criminel en contournant une mesure de sécurité introduite dans Chrome au cours de l’été 2024. En juillet de cette année-là, Google a en effet ajouté une protection intitulée “App-Bound Encryption” dans son navigateur web. Cette défense prévoit que les mots de passe stockés dans le navigateur sont désormais chiffrés. Ils ne peuvent être déchiffrés que par Chrome avec la clé située dans un espace protégé. Cette précaution est censée barrer la route des infostealers. Malheureusement, Storm parvient à contourner cette nouvelle défense de Chrome. Plutôt que de tenter de déchiffrer les données sur votre machine, au risque de déclencher des alertes de sécurité, il expédie les informations dérobées telles quelles, encore chiffrées, vers des serveurs contrôlés par les pirates. C’est sur les serveurs à distance que l’opération de déchiffrage va commencer. Ce changement de mode opératoire donne l’impression au système que tout est normal. Une fois les données entre leurs mains, les pirates vont se mettre à les déchiffrer ultérieurement, avec des logiciels dédiés. Le déchiffrement des données est susceptible d’aboutir à d’autres cyberattaques dans le futur. Mais, en fait, les pirates n’ont pas besoin de votre mot de passe pour accéder à vos comptes dans l’immédiat. Ils utilisent simplement les cookies, volés par le malware, pour se connecter à un site web sur lequel vous êtes déjà connecté. En clair, les pirates relancent la même session que celle sur laquelle vous vous trouvez. Storm peut ouvrir une session authentifiée sans jamais saisir votre mot de passe, ni votre code de double authentification. L’authentification multifactorielle, présentée comme le rempart ultime contre les cyberattaques, ne sert à rien dans le cadre de cette attaque. Storm est vendu sur des forums spécialisés par le biais d’un abonnement. Selon les investigations de Varonis, les pirates demandent 300 dollars pour une démo d’une semaine, 900 dollars par mois pour une licence solo, jusqu’à 1 800 dollars mensuels pour une licence permettant à 100 opérateurs de travailler en même temps. Bref, c’est un véritable outil de piratage à l’échelle industrielle. Au moment de l’analyse des chercheurs de Varonis Threat Labs, le tableau de bord de Storm recensait déjà 1 715 victimes dans des dizaines de pays, avec des identifiants volés sur Google, Facebook, Coinbase, Binance et bien d’autres plateformes. La meilleure défense contre Storm reste de réduire la durée de vie de vos sessions. Videz régulièrement vos cookies de navigateur, ou configurez votre navigateur pour le faire automatiquement à chaque fermeture. Cette pratique évite de conserver des cookies de session trop longtemps, coupant l’herbe sous le pied des cybercriminels. Sur les 2 milliards de dollars engagés par l’administration Trump, la moitié revient à IBM pour créer « Anderon », une fonderie de wafers dédiée aux puces quantiques. D-Wave Quantum et Rigetti Computing recevront chacun jusqu’à 100 millions de dollars. GlobalFoundries figure également parmi les bénéficiaires. L’approche américaine est une prise de participation directe : Washington devient actionnaire des entreprises qu’il finance, un modèle plus agressif que la subvention classique. L’objectif affiché est de sécuriser la chaîne d’approvisionnement domestique face à la Chine, dans un secteur où les applications vont du décryptage à la modélisation financière en passant par la découverte de médicaments. L’enveloppe annoncée par Emmanuel Macron porte le total des investissements publics français dans le quantique à environ 3,3 milliards d’euros depuis 2021 (1,8 milliard pour le plan initial, 500 millions pour le programme d’achats publics PROQCIMA en 2024, et ce nouveau milliard). L’argent doit accélérer PROQCIMA sur la période 20262032, financer des supercalculateurs et investir dans les capteurs et les communications quantiques. Le Président a visité Lucy, l’ordinateur quantique photonique de Quandela installé au TGCC. Il a ensuite appelé à un « Quantum Act » européen et à une coalition avec l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-Bas et la Pologne pour des achats publics massifs de supercalculateurs européens. La France dispose aujourd’hui de cinq startups considérées comme ses champions industriels du secteur : Pasqal (atomes neutres, entrée en bourse au Nasdaq prévue au second semestre 2026 pour 2 milliards de dollars), Quandela (photonique), Alice & Bob (qubits de chat), Quobly (silicium) et C12 (nanotubes de carbone). Cinq ans après le lancement du plan quantique, ces entreprises sont passées du laboratoire à l’industrialisation. Pasqal a levé 340 millions d’euros en mars et prévoit de doubler sa capacité de production dans les 24 mois. La différence entre les deux approches en dit long. Washington prend des parts dans ses entreprises quantiques. Paris finance des achats publics et mise sur la préférence européenne. Les montants ne jouent pas dans la même cour (2 milliards de dollars contre 1 milliard d’euros). Mais la France a un avantage que Washington n’a pas : un cadre réglementaire en construction à Bruxelles, qui pourrait réserver le marché aux technologies souveraines.

Anthropic choisit Accenture pour des évaluations externes de la sécurité de l’IA

Anthropic choisit Accenture pour des évaluations externes de la sécurité de l’IA

Cette démarche représente la première étape du plan du PDG visant à ralentir le développement de l’IA. Chesnot/Getty Images La longue liste de services de conseil d’Accenture s’élargit pour inclure l’évaluation des modèles d’IA de pointe d’Anthropic en matière de conformité à la sécurité. Anthropic a annoncé le partenariat qui permettrait à Accenture d’agir comme Évaluateur tiers qui seront intégrés au sein même du géant de l’IA. Le partenariat verrait les deux entreprises investir au moins 1 milliard de dollars chacune dans cet effort commun au cours des cinq prochaines années. Le partenariat d’Anthropic avec Accenture est l’une des premières étapes d’un plan visant à ralentir le rythme du développement de l’IA, tel que proposé par son PDG, Dario Amodei, la semaine dernière. Dans l’approche en trois étapes d’Amodei, la proposition prévoyait que toutes les sociétés « IA de pointe » accordent « un accès continu, semblable à celui d’un employé » à des évaluateurs tiers intégrés, chargés de veiller au respect des pratiques de sécurité et des engagements, de signaler les incidents et d’évaluer l’alignement des modèles d’IA. Plus précisément, les évaluateurs d’Accenture « observeront le façonnage des modèles pendant l’entraînement, suivront les décisions qui guident la manière dont ces modèles sont construits et déployés et s’adresseront directement aux employés », selon Anthropic. Anthropic a expliqué qu’Accenture avait de l’expérience dans l’aide aux entreprises et aux gouvernements pour déployer l’IA dans plusieurs secteurs. La société d’IA a également déclaré qu’Accenture possède une expérience de la manière dont les entreprises utilisent l’IA et peut offrir davantage de perspectives en ce qui concerne les propres modèles d’Anthropic. Cependant, Anthropic a noté que l’idée d’évaluateurs intégrés est nouvelle et n’a pas encore établi de normes en matière de périmètre, de l’accès dont disposent les évaluateurs ni de la procédure de signalement des préoccupations. Pour mieux comprendre, Anthropic a déclaré qu’il travaillerait avec d’autres entreprises au-delà d’Accenture pour l’évaluation de ses modèles d’IA de pointe. La société a indiqué qu’elle annoncerait d’autres évaluateurs dans les semaines à venir, tout en précisant qu’Accenture collaborerait avec des entreprises d’IA autres qu’Anthropic.

L’appétit insatiable de la tech : Meta dépense à crédit pour prendre l’avantage dans l’IA.

L’appétit insatiable de la tech : Meta dépense à crédit pour prendre l’avantage dans l’IA.

Mark Zuckerberg brûle plus de cash qu’il n’en gagne. En effet, il dépense plus d’argent que son groupe n’en génère. Pour la première fois depuis plusieurs années, Meta affiche un flux de trésorerie négatif. Le groupe mise gros sur l’IA, quitte à inquiéter les investisseurs et à peser sur les marchés financiers. Les revenus de Facebook et WhatsApp ne suffisent plus à financer seuls les ambitions du groupe. Le 22 octobre, Meta a revu à la hausse son programme d’investissement pluriannuel, passé de 700 à 825 milliards de dollars. L’entreprise entend dépenser massivement pour renforcer sa position dans l’IA. Pour financer cette stratégie sans perdre le contrôle du groupe, son fondateur recourt à des actions privées à droits de vote spécifiques. Il conserve ainsi la main sur les décisions, tandis que les besoins de financement continuent de grimper. Le problème dépasse les comptes de Meta Pour financer ses projets, le groupe cherche à emprunter des sommes considérables. Une demande aussi importante peut accentuer la concurrence entre entreprises, États et autres emprunteurs pour accéder aux capitaux disponibles. Les banques et les investisseurs peuvent alors durcir leurs conditions et réclamer des taux d’intérêt plus élevés. Et lorsque le crédit devient plus cher, les entreprises les plus dépendantes de l’endettement sont particulièrement exposées. La réaction de Wall Street a été immédiate. Après l’annonce des chiffres, l’action Meta a perdu 7%, tandis que l’indice Nasdaq reculait de 2,6%. Les investisseurs s’interrogent sur la rentabilité des sommes engagées dans l’intelligence artificielle. Certains craignent que les valorisations du secteur soient excessives et qu’une bulle financière soit en train de se former. Ce risque mérite attention, même si une correction brutale n’est pas inévitable. Mais la suite dépendra de l’évolution des marchés Deux scénarios sont possibles. Le premier serait celui d’un ralentissement progressif de l’engouement pour l’IA, qui permettrait aux tensions sur les taux de s’atténuer. Le second serait une chute brutale des marchés, poussant les investisseurs à privilégier des placements jugés plus sûrs, comme le dollar ou la dette allemande. Dans ce cas, les emprunteurs les plus fragiles pourraient subir rapidement une hausse de leurs coûts de financement et des difficultés d’accès au crédit. Le pari de Zuckerberg est donc risqué car Meta doit convaincre les marchés que ses dépenses dans l’IA finiront par rapporter suffisamment pour justifier leur coût. À savoir Flux de trésorerie négatif : Situation dans laquelle les sorties d’argent (investissements, coûts opérationnels) dépassent les rentrées financières générées par l’activité. L’entreprise doit alors puiser dans ses réserves ou emprunter pour financer son fonctionnement. Actions sans droit de vote : Titres de propriété d’une entreprise qui donnent droit aux dividendes mais ne permettent pas de participer aux votes lors des assemblées d’actionnaires. Cela permet de lever des fonds sans perdre le pouvoir décisionnel. Bulle spéculative : Hausse excessive et rapide du cours de certains actifs (ici les entreprises de l’IA), déconnectée de leur valeur économique réelle, souvent alimentée par des anticipations surdimensionnées. Hedge fund : Fonds d’investissement à haut risque qui utilise des stratégies financières complexes pour maximiser la rentabilité, parfois au moyen du levier de la dette ou de la spéculation à la baisse. Actifs refuges : Placements réputés sûrs (bons du Trésor américain, dette souveraine allemande, devises fortes) vers lesquels les capitaux se dirigent en période de crise financière.

Après avoir misé sur Hemdani : Près de 1,5 million d’euros économisés par la FAF

Après avoir misé sur Hemdani : Près de 1,5 million d’euros économisés par la FAF

La décision de miser sur un entraîneur local plutôt que sur un technicien étranger expérimenté ne serait pas uniquement liée à des considérations sportives. Selon les informations avancées autour de la nomination d’Ibrahim Hemdani, l’aspect financier aurait également pesé lourd dans la réflexion de la Fédération algérienne de football (FAF). Le recrutement d’un entraîneur étranger de qualité aurait nécessité un investissement conséquent pour l’instance fédérale. Sur la base d’un salaire mensuel estimé à au moins 150 000 euros, la rémunération annuelle du technicien aurait atteint 1,8 million d’euros, et ce, avant même de prendre en compte les salaires de ses adjoints et des autres membres de son staff. À l’inverse, le choix d’Ibrahim Hemdani représenterait une dépense nettement plus faible. Le technicien algérien aurait accepté un salaire mensuel ne dépassant pas 30 000 euros. Sur une année complète, cela correspondrait à environ 360 000 euros, voire moins selon les modalités de son contrat. Là encore, cette somme ne comprendrait pas les éventuelles rémunérations de son staff technique. La différence est donc considérable. En privilégiant cette option, la FAF pourrait économiser jusqu’à 1,44 million d’euros sur une seule année, si les estimations concernant les rémunérations respectives se confirment. Une marge financière loin d’être négligeable pour une fédération qui doit également prendre en charge de nombreuses dépenses liées à la sélection nationale, aux déplacements, à la préparation des rencontres et au fonctionnement de son encadrement technique. Mais au-delà de l’économie réalisée, cette décision comporte évidemment un risque sportif. Hemdani devra rapidement démontrer qu’il est capable de répondre aux exigences liées à la sélection algérienne et de gérer un groupe composé de joueurs évoluant à différents niveaux du football international. S’il parvient à obtenir de bons résultats, le choix de la FAF pourrait alors être considéré comme particulièrement judicieux. L’instance fédérale aurait réussi à limiter considérablement ses dépenses tout en donnant les clés de l’équipe nationale à un entraîneur capable de répondre aux objectifs fixés. Dans ce scénario, le pari serait gagnant sur tous les plans. À l’inverse, un échec sur le plan sportif pourrait naturellement susciter des critiques et relancer le débat sur la nécessité de faire appel à un technicien étranger plus expérimenté. La FAF pourrait toutefois mettre en avant l’économie réalisée grâce à cette décision, même si cet argument ne suffirait probablement pas à calmer les critiques en cas de mauvais résultats. L’aspect financier aurait donc constitué un élément important dans le processus de sélection. Avec une différence potentielle de près de 1,5 million d’euros par rapport au coût annuel d’un entraîneur étranger, le choix Hemdani apparaît comme un pari à la fois sportif et économique. Désormais, seule la réalité du terrain permettra de déterminer si cette stratégie aura été la bonne. Si l’ancien joueur de l’O. Marseille réussit, la FAF pourra se féliciter d’avoir réalisé une opération particulièrement rentable. S’il échoue, l’économie financière restera, elle, bien réelle, mais le bilan sportif pourrait être beaucoup plus difficile à défendre.

Électricité : L’IA va doubler la consommation des data centers

Électricité : L’IA va doubler la consommation des data centers

Derrière la promesse d’un monde virtuel et fluide se cache une réalité industrielle lourde, faite de serveurs surchauffés et de puces électroniques sollicitées en permanence. Selon les modélisations de l’Agence internationale de l’énergie, les centres de données mondiaux ont franchi un cap critique et leur demande en énergie progresse désormais quatre fois plus vite que la consommation globale de la planète. À l’horizon 2030, ces infrastructures pourraient ainsi engloutir l’équivalent de la consommation électrique totale d’un pays comme le Japon. Cette accélération foudroyante n’est plus seulement alimentée par le stockage classique ou le passage au cloud, mais par l’irruption de l’intelligence artificielle générative et de l’IA dite agentique. Contrairement à une simple requête textuelle de base, ces nouveaux programmes enchaînent des opérations complexes, des générations de vidéos et des raisonnements autonomes de longue durée qui multiplient par mille les besoins en puissance de calcul. Les serveurs absorbent à eux seuls près de soixante pour cent de cette énergie, tandis que les systèmes de refroidissement nécessaires pour éviter la fusion des processeurs engloutissent une part importante du reste. Le piège de la dépendance aux énergies fossiles Face à cette urgence d’alimentation continue, le secteur technologique se heurte aux limites physiques des réseaux et aux aléas des énergies renouvelables. Le solaire et l’éolien, par leur nature intermittente, ne suffisent pas à garantir le fonctionnement ininterrompu de ces cathédrales de données. Par conséquent, une part majoritaire de l’électricité qui alimente les data centers provient encore directement des centrales au gaz ou au charbon, notamment dans les zones de concentration maximale comme les États-Unis ou la Chine. Cette dépendance aux énergies carbonées risque de faire rebondir les émissions globales de gaz à effet de serre du secteur électrique au cours de la décennie. Même si les géants du numérique signent massivement des contrats d’achat d’énergie verte, la vitesse fulgurante des constructions de nouveaux entrepôts de serveurs dépasse largement le rythme d’installation des parcs solaires ou éoliens. Le risque d’une refossilisation des réseaux locaux devient une préoccupation majeure pour les gestionnaires d’infrastructures, qui peinent à concilier transition écologique et boulimie numérique. Le pari risqué du nucléaire Pour s’affranchir de cette impasse et sécuriser leurs approvisionnements en électricité décarbonée 24 heures sur 24, les plus grandes entreprises technologiques mondiales se tournent désormais vers l’atome. Des accords massifs portant sur plusieurs gigawatts ont été scellés pour relancer d’anciens réacteurs nucléaires ou investir dans de futurs petits réacteurs modulaires. Cet activisme industriel démontre que l’avenir de l’intelligence artificielle se jouera autant dans les laboratoires de recherche en algorithmique que dans la capacité des nations à produire des électrons en quantité massive. Au-delà de la seule électricité, c’est aussi la question de la ressource en eau, indispensable pour refroidir ces installations géantes dans des régions parfois sujettes au stress hydrique, qui polarise les résistances locales. L’acceptabilité sociale de ces projets commence à s’effriter, forçant les industriels à revoir leur copie en matière d’efficacité énergétique et à optimiser chaque composant pour freiner cette course en avant. R. E.

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : ET SI L’IA N’AVAIT PLUS BESOIN DES PUCES NVIDIA?

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE : ET SI L’IA N’AVAIT PLUS BESOIN DES PUCES NVIDIA?

NVIDIA frôle les 5 000 milliards de dollars en vendant les pelles de la ruée vers l’IA. Microsoft vient de publier BitNet, un outil qui promet de faire tourner des modèles sur un processeur ordinaire, sans carte graphique. Si cela se confirme, la donne pourrait changer, y compris pour les développeurs et les PME algériennes qui n’ont pas les moyens d’importer des GPU. NVIDIA vend les pelles NVIDIA est la première entreprise au monde à dépasser la barre des 5 000 milliards de dollars de valorisation. Aucune société n’en avait jamais été aussi près, et la raison tient en un chiffre : environ 98 % des puces qui alimentent l’intelligence artificielle dans les datacenters sortent de ses usines. Dans cette nouvelle ruée vers l’or, NVIDIA est celui qui vend les pelles. Pourquoi l’IA a-t-elle autant besoin de ces puces ? Une IA fonctionne grâce à des milliards de réglages, appelés paramètres. Chacun est représenté par un nombre décimal long et extrêmement précis. Pour faire tourner ces modèles, il faut des cartes graphiques (GPU) qui embarquent des milliers de calculateurs en parallèle. C’est exactement ce que NVIDIA vend à prix d’or. Les géants de la tech empilent les datacenters, à l’image des 220 000 cartes NVIDIA alignées par Elon Musk dans son projet Colossus, à Memphis. Jusqu’ici, la logique était simple : plus on veut d’IA, plus il faut de GPU. Et pour un développeur, une startup ou une université en Algérie, le prix d’une carte de ce niveau, sans parler de la difficulté à l’importer, c’est de la folie. Dans un prochain article, je vous donnerai des détails plus précis sur la location de GPU à l’heure en Algérie. Le contre-pied de Microsoft Microsoft vient de publier gratuitement, en open source, un outil baptisé BitNet qui remet en cause ce paradigme. Au lieu de coder chaque réglage avec un nombre complexe, BitNet le ramène à trois valeurs : -1, 0 et +1. C’est comme remplacer un variateur de lumière par un interrupteur à trois positions. Résultat : le modèle devient assez léger pour tourner sur un processeur standard (CPU). Selon les chiffres publiés par Microsoft, un modèle de 100 milliards de paramètres peut s’exécuter sur un processeur ordinaire, sans carte graphique dédiée, avec jusqu’à 82 % d’énergie en moins. Ce sont des chiffres de Microsoft. On peut y croire ou ne pas y croire ! Quelles sont les limites ? Soyons honnêtes : ChatGPT ne tournera pas sur votre vieil ordinateur dès demain. Il faut créer des modèles conçus spécialement pour cette méthode, et l’entraînement des plus grands réseaux exigera toujours énormément de GPU. Ce qui change, c’est l’usage au quotidien. Générer des réponses ou résumer un texte pourra se faire directement sur le matériel que vous possédez déjà. C’est énorme : cela pourrait changer la vie des utilisateurs et des PME algériennes, qui n’ont pas accès à des serveurs puissants ni à un budget cloud en dollars. Le pari de NVIDIA La valorisation de l’entreprise repose sur une conviction : le monde aura toujours besoin de plus de puces d’exception. Mais le jour où l’IA tourne sur le processeur que vous avez déjà, ce postulat vacille. Cela pourrait aussi rééquilibrer le monde. Moins de GPU nécessaires, c’est de l’air pour les pays qui importent leur matériel en dollars, avec toutes les tracasseries que cela implique. Ils auraient accès aux outils d’IA en local, hors connexion, sans abonnement. Les talents pourraient alors s’éclater. Gardez cette règle en tête : quand une fortune colossale repose sur la rareté d’un composant, regardez qui cherche à le contourner. La Chine s’y essaie avec son propre matériel. Microsoft vient de le faire avec un simple fichier logiciel. NVIDIA vendait les pelles. Microsoft vient peut-être de montrer que l’or se trouvait déjà dans votre ordinateur.

Face aux restrictions de l’Union européenne sur le changement climatique : L’Algérie en ordre de bataille

Face aux restrictions de l’Union européenne sur le changement climatique : L’Algérie en ordre de bataille

Notre pays est en train de déployer des efforts tous azimuts pour réduire ses émissions de CO2 : mise en œuvre de la stratégie climat de Sonatrach, programme de développement des énergies renouvelables (dont une tranche de 3.200 MW) et actions de rationalisation de la consommation d’énergie, tout en actionnant sa diplomatie pour lever les restrictions européennes dans ce domaine. Urgence de la décarbonation industrielle Mécanisme CBAM, directive européenne contre les émissions de méthane… Face à ces mesures de l’UE qui risquent de restreindre les exportations de notre pays, l’Algérie se trouve aujourd’hui dans une position qui la contraint, de façon urgente, à décarboner son industrie et particulièrement son secteur énergétique. Le mécanisme CBAM, ou taxe carbone imposée par l’Union européenne, touche dans une première phase le secteur sidérurgique, le ciment, les engrais, l’aluminium et l’électricité. Les trois premiers secteurs constituent les principales sources d’expansion de nos exportations hors hydrocarbures. Ce mécanisme européen implique que ces filières doivent intensifier leurs efforts de décarbonation si elles veulent continuer à exporter leurs produits vers l’Union européenne. En clair, il convient de préciser que le fournisseur ne paie pas directement la taxe carbone aux frontières. C’est le client qui supporte cette taxe, ce qui pourrait l’encourager à chercher d’autres partenaires que les fournisseurs traditionnels algériens. Bras de fer sur le gaz et le méthane La directive de l’UE sur le méthane, si elle est adoptée, menace les exportations de GNL des grands producteurs à l’instar des États-Unis et de l’Algérie, qui mènent une bataille diplomatique pour empêcher son application. La partie européenne, sous l’influence des écologistes, considère le méthane comme un gaz vingt-huit fois plus puissant que le CO2.Cette restriction se trouve en total déphasage avec le contexte actuel, s’étonnent ces pays : le marché européen enregistre en effet une forte demande en gaz et une baisse des stocks stratégiques de l’UE, ce qui fait peser le risque d’une crise d’approvisionnement en hiver. Le message de l’UE reste pourtant clair : les pays fournisseurs de produits doivent accélérer leur décarbonation. État des lieux des émissions mondiales et nationales Plantons le décor. Comme pour les grands producteurs d’énergie, les niveaux d’émission de CO2 en Algérie appellent à des efforts et des investissements importants. En 2025, les émissions de CO2 de l’Algérie ont atteint 264 millions de tonnes. À titre de comparaison, celles de la Chine s’élèvent à 12 milliards de tonnes (plus grand émetteur mondial), celles des États-Unis à 5 milliards de tonnes, celles de la Russie à 1 milliard de tonnes et enfin celles de l’Arabie Saoudite à 750 millions de tonnes. L’Algérie pollue donc beaucoup moins que ces puissances. Concernant le torchage du gaz, l’Algérie a émis 17,5 millions de tonnes en 2025. Elle a réalisé des progrès notables dans la lutte contre ces émanations. Notre pays émettait en effet 23,4 millions de tonnes de carbone en 2015, indique World Energy, une référence mondiale pour les données statistiques du secteur de l’énergie. Objectifs verts de la compagnie Sonatrach Face à ces enjeux et pour respecter ses engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique, l’Algérie a mis en place une stratégie dédiée. L’une de ses déclinaisons majeures est la stratégie climat de Sonatrach. À l’instar des autres grandes compagnies pétrolières internationales, l’orientation stratégique de la compagnie nationale repose sur la décarbonation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les principaux objectifs de cette stratégie sont : L’atteinte de la neutralité carbone en 2050 ; un taux de torchage du gaz inférieur à 1% d’ici 2030, et zéro pour cent d’émission de méthane à l’horizon 2030. Parmi ses actions clés, l’entreprise prévoit de moderniser les installations industrielles pour rationaliser la consommation d’énergie et de déployer des installations solaires afin de réduire l’usage des énergies fossiles sur les gisements. Sonatrach a pour ambition de réaliser un programme de 1.000 MW de capacité de production en énergie solaire. L’autre action principale planifiée est la création d’un puits de carbone via la plantation de 420 millions d’arbres. Enfin, l’introduction de la technique de séquestration du carbone et la production de carburants bas carbone font partie intégrante de cette stratégie. Transition de la sidérurgie et de l’acier vert Concernant le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (CBAM), Tosyali Algérie, leader du marché sidérurgique national, tente d’anticiper ces restrictions. L’entreprise déploie un programme pour produire de l’acier vert dans notre pays : des installations qui réduisent les émissions de CO2, un projet de production d’hydrogène vert en partenariat avec Sonatrach et un projet de capacité de 1.000 MW en énergie solaire. Par ailleurs, la réalisation en cours d’une centrale photovoltaïque pilotée par Sonelgaz à Tindouf, destinée à alimenter en énergie le gisement de Gara Djebilet, s’inscrit directement parmi les actions visant à éviter cette taxe carbone. En somme, les actions entreprises en matière de lutte contre le changement climatique sont à saluer, mais de gros efforts restent à mener au cours des prochaines années pour réduire de façon significative l’empreinte carbone de l’Algérie. K. R.

Marché financier : Ce que révèlent les chiffres de la COSOB

Marché financier : Ce que révèlent les chiffres de la COSOB

Ce chiffre reflète une très légère baisse de 0,25 % (-1,85 milliard de DA) par rapport à la même période en 2025, selon le rapport semestriel d’activité 2026 de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB), notant que la capitalisation boursière suit, depuis 2023, une tendance globalement haussière, traduisant une évolution positive du marché et un intérêt accru pour les valeurs cotées. Dans le détail, la répartition de la capitalisation reste fortement dominée par les deux banques publiques cotées, à savoir le Crédit populaire d’Algérie (CPA), avec 460 milliards de dinars, et la Banque de développement local (BDL), avec 206,36 milliards. En troisième position arrive le groupe pharmaceutique «Biopharm» , avec 64,06 milliards de dinars, suivi par la compagnie d’assurances «Alliance Assurances» , avec 4,79 milliards DA, et le groupe Saidal, avec 4,45 milliards DA. Quant à la société hôtelière «EGH Chaîne El Aurassi» , elle arrive en sixième position avec 2,16 milliards DA, suivie respectivement par les deux PME «AOM Invest» , avec 1,33 milliard DA, et «PME Moustachir» , avec 0,5 milliard DA. Forte progression du nombre de transactions Sur le marché secondaire, le nombre de transactions a connu une progression notable durant les six premiers mois de l’année. Selon le même rapport, 2.268 transactions ont été enregistrées, contre 2.060 au premier semestre 2025, soit une hausse de 10 %. Cette progression s’est accélérée au fil du semestre, avec un pic de 604 transactions en juin, contre 254 en janvier. Les titres du CPA ont concentré la plus grande partie de cette activité, avec 1.226 transactions, suivis de la BDL, avec 876 transactions. À eux seuls, ces deux titres représentent plus de 92 % des transactions réalisées sur les titres de capital. Alliance Assurances arrive loin derrière, avec 80 transactions, devant Biopharm, avec 41 opérations. L’indicateur le plus spectaculaire concerne toutefois le nombre global d’ordres exécutés, qui a atteint 49 811 ordres au premier semestre 2026, contre seulement 15 156 durant la même période de 2025, soit une progression de 229 %. Cette hausse s’accompagne néanmoins d’une évolution très déséquilibrée entre les ordres d’achat et de vente. Les ordres à l’achat ont ainsi diminué de 72 %, passant de 9,81 millions au premier semestre 2025 à 2,77 millions sur les six premiers mois de 2026. À l’inverse, les ordres à la vente ont bondi de 201 %, pour atteindre 57,42 millions, contre 19,06 millions un an auparavant. La valeur transigée recule de 39 % Malgré l’augmentation du nombre de transactions, la valeur globale des échanges s’est contractée. La valeur transigée sur le marché secondaire s’est élevée à 2,7546 milliards de dinars au premier semestre 2026, contre 4,5338 milliards de dinars durant la même période de 2025, soit une baisse de 39 %. L’activité s’est néanmoins nettement renforcée en fin de semestre. Après 342,8 millions de dinars en janvier et 197,5 millions en février, la valeur transigée a progressivement augmenté pour atteindre 790,4 millions de dinars en juin, son niveau mensuel le plus élevé du semestre. Le CPA et la BDL dominent également les échanges en valeur. Le premier a enregistré 1,427 milliard de dinars de transactions, tandis que la BDL a atteint 1,097 milliard de dinars. Ensemble, les deux banques ont ainsi concentré plus de 91 % de la valeur transigée sur la période. Biopharm arrive en troisième position avec près de 100 millions de dinars, devant Alliance Assurances, avec 120,2 millions de dinars. Le volume échangé en baisse de 15 % Le volume transigé suit la même tendance baissière. En effet, 1,852 million de titres ont été échangés au cours du premier semestre 2026, contre 2,182 millions de titres durant la même période de 2025, soit une diminution de 15 %, indique la COSOB dans son bulletin semestriel. La BDL se distingue par le volume de titres échangés, avec 784.732 titres, devant le CPA, avec 663.675 titres. Alliance Assurances totalise pour sa part 351.050 titres, tandis que Biopharm atteint 39.875 titres. Ces données traduisent ainsi une situation particulière du marché financier algérien au premier semestre 2026 : l’activité s’est intensifiée en nombre d’ordres et de transactions, alors que les montants et les volumes effectivement échangés ont diminué. La progression du nombre d’ordres, notamment, témoigne d’un regain d’animation du marché, mais l’évolution de la valeur transigée montre que cette dynamique ne s’est pas encore traduite par une augmentation des capitaux effectivement mobilisés sur le marché secondaire. Par ailleurs, le premier semestre 2026 a également été marqué par plusieurs mesures destinées à renforcer l’attractivité de la place financière. La COSOB, la Société de gestion de la Bourse des valeurs (SGBV) et Algérie Clearing ont notamment instauré, pour la période 2026-2028, une dispense exceptionnelle des frais d’introduction en Bourse au profit des startups levant jusqu’à 500 millions de dinars via le compartiment «Croissance» . H. O. L’écosystème de la Bourse d’Alger se renforce Au cours du premier semestre 2026, la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse (COSOB) a accordé plusieurs agréments et visas, contribuant à l’élargissement de l’écosystème du marché financier algérien. Sur le volet des agréments, la COSOB a notamment agréé, le 2 mars 2026, la constitution de la Société d’investissement financier de l’Université d’Alger 3, en tant que société d’investissement à capital-risque. Elle a également accordé, le 25 février, l’agrément de pleines activités d’intermédiaire en opérations de Bourse (IOB) au Crédit Populaire d’Algérie (CPA), l’autorisant à exercer l’ensemble des neuf activités d’intermédiation prévues par la réglementation. Dans le même temps, la COSOB a agréé la constitution du Fonds commun de placement à capital-risque «Afiya Investment» au profit de la société de gestion Tell Markets. Elle a également accordé des agréments de Promoteur en Bourse à l’ANVREDET, au CPA et à Tell Markets. Sur le marché primaire, trois opérations d’émission d’actions ont obtenu le visa de la COSOB au premier semestre, pour un montant cumulé de 1,19 milliard de DA. La première opération concerne EPE CRAPC EXPERTISE Spa, qui a procédé à l’émission de 39.000 actions, au prix de 1.600 dinars l’action, pour un montant total de 62,4 millions de dinars. La période de souscription était fixée du 14 au 30 juin 2026. La COSOB a également délivré un visa pour CSC EXPERTISE Spa, portant sur 300.000 actions au prix d’émission de 425 dinars, soit un montant total de 127,5 millions de dinars. Enfin, l’opération la plus importante du semestre a été celle d’AYRADE Spa, portant sur 1,25 million d’actions, émises au prix de 800 dinars, pour un montant total de 1 milliard de dinars. La période de souscription s’est déroulée du 1er au 30 juin 2026. Parallèlement, la COSOB a poursuivi ses actions en faveur du développement du marché financier et du renforcement des compétences des acteurs, tout en consolidant ses partenariats avec les institutions nationales et les organismes régionaux et internationaux. H. O.

MiniMax double sa mise sur le cloud <BR> Un investissement record de 1,2 milliard de dollars pour faire grandir l’IA

MiniMax double sa mise sur le cloud
Un investissement record de 1,2 milliard de dollars pour faire grandir l’IA

Derrière les chiffres, il y a des histoires. Celle de MiniMax, start-up chinoise de l’IA générative, qui vient de multiplier par plus de trois son budget cloud avec Alibaba. Pourquoi? Parce que ses modèles, comme Hailuo AI, qui crée des vidéos en un clin d’œil, sont devenus les compagnons numériques de millions d’utilisateurs. Mais cette course à la puissance de calcul, ce n’est pas qu’une affaire de serveurs. C’est une promesse pour rendre l’intelligence artificielle plus rapide, plus accessible, et plus proche de nos vrais besoins. Voici comment ils s’y prennent, et ce que ça change pour nous, simples humains avec nos téléphones, nos projets et nos curiosités. Vous vous souvenez sûrement de MiniMax, cette start-up qui cartonne dans l’intelligence artificielle? Eh bien, ils viennent de sortir le carnet de chèques en grand avec Alibaba Cloud. Imaginez un peu, ils ont fait x3,2 sur leur budget cloud pour passer à 1,2 milliard de dollars sur trois ans. Pourquoi autant? Tout simplement parce que faire tourner et entraîner des intelligences artificielles de pointe, cela demande une puissance de calcul absolument phénoménale. Et ce n’est pas tout, leur budget pour les API, les petits outils qui permettent à d’autres applications de se brancher sur leur technologie, a carrément été multiplié par vingt. Mais rassurez-vous, ils ne jettent pas l’argent par les fenêtres. S’ils investissent autant, c’est parce que cela marche du tonnerre pour eux. Rien qu’au dernier semestre, ils ont engrangé plus de 116 millions de dollars de chiffre d’affaires, avec une explosion de 700% de leurs ventes auprès des entreprises. Vous vous doutez bien qu’avec le succès fou de leur application Hailuo AI, ils ont besoin de serveurs ultra-solides pour que rien ne plante au moment où l’on souhaite générer du contenu. Bref, ils se donnent les moyens de jouer dans la cour des grands aux côtés des géants du secteur, et à voir leur croissance, ils ont sacrément raison de foncer. Vous imaginez, vous, travailler sur des projets qui demandent autant de ressources? hum, un rève… A Savoir Définition Plafond d’achat cloud : montant maximum qu’une entreprise s’engage à dépenser auprès d’un fournisseur de services informatiques distants (cloud). Cela inclut le stockage, la puissance de calcul et les outils logiciels. Inférence en temps réel : capacité d’un modèle d’IA à analyser une donnée et à fournir une réponse instantanément, sans délai perceptible. C’est essentiel pour les chatbots ou les assistants vocaux. API (Application Programming Interface) : interface qui permet à deux logiciels de communiquer entre eux. Ici, elle donne accès aux modèles de MiniMax pour les intégrer dans d’autres services. B2B (Business to Business) : ventes réalisées auprès d’autres entreprises, par opposition au B2C (Business to Consumer) qui cible le grand public. Hailuo AI : application développée par MiniMax, reconnue pour ses outils de génération de vidéo, d’audio et de texte. Elle compte parmi les solutions d’IA générative les plus téléchargées en Chine.

ZLECAf, instrument stratégique pour transformer les ressources africaines en valeur ajoutée locale

ZLECAf, instrument stratégique pour transformer les ressources africaines en valeur ajoutée locale

ALGER - Les experts et économistes participant à la rencontre régionale des World Trade Centers de la zone Moyen-Orient et Afrique (MENA), tenue dimanche à Alger, ont mis en avant le rôle stratégique de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) dans la transformation de l'économie africaine, en permettant de passer de l'exportation de la matière première à la création de la valeur ajoutée. Lors de cette rencontre, organisée en marge de la 4e édition de la Foire commerciale intra-africaine, les intervenants ont plaidé pour une optimisation du dispositif de la ZLECAf, notamment par la standardisation des procédures douanières, la réduction des barrières non tarifaires et le renforcement des chaînes de valeur régionales, afin de stimuler les échanges et d'attirer davantage d'investissements directs étrangers (IDE). A ce jour, 49 pays ont ratifié l'accord, dont 23 l'ont effectivement mis en œuvre à travers le lancement des premiers échanges commerciaux et la délivrance de certificats d'origine, a rappelé l'expert en commerce international et ancien ministre du Commerce, Saïd Djellab, appelant à une accélération de l'adhésion opérationnelle des Etats membres. M. Djellab a souligné le rôle central du secteur privé, en particulier des PME, en tant que "force motrice" de la ZLECAf, tout en insistant sur le rôle "important" des gouvernements dans l'accompagnement de cette dynamique, à travers des politiques publiques adaptées pour créer un climat d'affaires attractif et basé sur l'intérêt mutuel entre pays africains. L'expert a relevé, par ailleurs, les déséquilibres persistants du commerce africain, où les exportations de matières premières s'accompagnent encore d'importations massives de produits transformés, contribuant à la croissance économique d'autres régions au détriment de la création de valeur ajoutée locale. Pour inverser cette tendance, il a plaidé pour le développement de chaînes de valeur intra-africaines, rappelant qu'un produit doit intégrer au moins 40% de contenu local pour bénéficier des avantages de la zone. De son côté, l'expert international Ali Hadef a estimé que le continent souffre toujours de carences structurelles en matière de financement du développement, faisant remarquer que le poids croissant de la dette absorbe parfois davantage de ressources que celles allouées à des secteurs sociaux essentiels, tels que la santé et l'éducation. Pour y remédier, il a appelé à la mise en place d'instruments financiers innovants et au recours accru aux partenariats public-privé (PPP), avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), de la BADEA et d'autres partenaires internationaux. M. Hadef a également salué l'appel lancé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, lors du sommet de l'Union africaine, tenu en février dernier à Addis-Abeba, en faveur de la création d'une agence africaine de notation financière, afin de rééquilibrer l'accès au financement pour les pays du continent. Le directeur général du World Trade Center Algiers, Ahmed Tibaoui, a, pour sa part, qualifié la ZLECAf de "l'une des initiatives économiques les plus ambitieuses au monde", rassemblant 1,4 milliard d'habitants et représentant un PIB de 3.400 milliards de dollars, ce qui en fait la plus vaste zone commerciale en nombre de pays membres. Il a estimé que la levée des obstacles tarifaires et non tarifaires permettra une circulation accrue des biens et services, ouvrant de nouvelles opportunités pour les entreprises africaines. Selon lui, la ZLECAf pourrait attirer plus de 100 milliards de dollars d'IDE à moyen terme. "Au-delà du continent, la zone offre également un cadre de coopération renforcée avec le Moyen-Orient, dans des secteurs clés tels que la logistique, l'industrie, la technologie et l'agriculture", a-t-il ajouté. Enfin, M. Tibaoui a proposé l'instauration d'une "Journée WTC Afrique", célébrée chaque année par les centres membres de la WTCA dans la région.

Anis Hadj Moussa incertain face au Burundi : le verdict médical tombera mardi matin

Anis Hadj Moussa incertain face au Burundi : le verdict médical tombera mardi matin

Le doute planera jusqu’au dernier moment. Anis Hadj Moussa n’est pas assuré de tenir sa place mardi à Bujumbura (14h00), face au Burundi, lors de la deuxième journée du groupe I des qualifications pour la CAN 2027 . L’ailier droit de la sélection algérienne traîne une gêne musculaire apparue avant la séance de lundi après-midi. Selon une source autorisée, son état s’est toutefois amélioré, ce qui redonne un peu d’espoir au staff technique. Anis Hadj Moussa présent au dernier galop des Verts à Bujumbura Le joueur de Feyenoord Rotterdam a bien foulé la pelouse synthétique du stade Intwari lundi, aux côtés de ses coéquipiers. Une participation encourageante, mais insuffisante pour lever toutes les réserves. Le corps médical refuse le moindre pari sur la santé d’un élément aussi précieux. Des images diffusées avant l’entraînement le montraient en grande discussion avec les médecins des Verts. Sur place, on évoque toutefois une simple gêne, pas une lésion caractérisée. La décision définitive interviendra mardi matin, après un dernier examen. Ce point médical sera partagé avec Brahim Hemdani et son staff avant ce déplacement à Bujumbura , qui devront alors arbitrer entre prudence et efficacité offensive. Hadj Moussa, buteur décisif contre la Zambie à Tizi-Ouzou Son absence éventuelle pèserait lourd. Vendredi soir au stade Hocine Aït-Ahmed, l’ailier de 24 ans était entré en cours de jeu pour verrouiller la première victoire des Verts face à la Zambie. Son but, le troisième de la soirée, a mis fin au suspense (3-1). Avec 19 sélections et 3 réalisations, le natif de Toulon s’est installé dans les plans du nouveau sélectionneur. Ses accélérations et ses dribbles déroutants , capables de faire basculer un match en un débordement, le rendent difficile à remplacer sur le flanc droit. Le contexte ajoute à l’enjeu personnel. Depuis la retraite internationale de Riyad Mahrez, le couloir droit est devenu un terrain de bataille où Mohamed-Bachir Belloumi et Ilan Kebbal poussent fort. Chaque rendez-vous manqué peut coûter cher dans cette course à la titularisation. Une cascade d’absences complique la tâche de Brahim Hemdani Le sélectionneur avance déjà avec un groupe amputé. Touché au bout de 18 minutes contre les Zambiens, Amine Gouiri a été libéré du rassemblement après ses examens médicaux . L’attaquant de l’Olympique de Marseille souffre d’une atteinte musculaire. La discipline a aussi pesé : Rayan Aït-Nouri a été renvoyé chez lui, sanctionné par le staff pour son attitude. Un troisième nom manquait à l’appel depuis le départ : Nabil Bentaleb, dont le forfait avait entraîné l’appel d’Adil Bourabaa au coup d’envoi du stage de Sidi Moussa. Résultat : seuls 24 joueurs ont fait le voyage vers l’Afrique de l’Est. Une marge de manœuvre étroite pour un match programmé en plein après-midi, sous une chaleur inhabituelle et sur un revêtement synthétique auquel la plupart des internationaux ne sont plus habitués. Le Burundi acculé, l’Algérie en quête d’un deuxième succès En face, les Hirondelles jouent gros. Battues d’entrée à Lomé par le Togo (1-0), elles occupent la 142e place du classement FIFA et n’ont plus vraiment droit à l’erreur devant leur public. Cette urgence risque de produire un adversaire agressif dès les premières minutes. Les Verts, eux, veulent confirmer. Leaders du groupe I après un premier rendez-vous maîtrisé face à la Zambie , ils peuvent prendre une option sérieuse sur l’une des deux places qualificatives en cas de nouveau succès. Deux places seront distribuées dans cette poule qui comprend également le Togo. Si Hadj Moussa devait finalement rester au repos, Amin Chiakha et Belloumi tiendraient là une occasion inespérée de marquer des points dans un couloir droit devenu ultra-concurrentiel. De quoi transformer un forfait de dernière minute en tremplin — et rappeler à Hemdani que, dans ce secteur, la concurrence ne lui laissera aucun répit.

Nazim Sini, spécialiste des marchés financiers et des questions boursières, à Eco Times : «Les fondations d’une dynamique future se mettent en place»

Nazim Sini, spécialiste des marchés financiers et des questions boursières, à Eco Times : «Les fondations d’une dynamique future se mettent en place»

Eco Times : La COSOB vient de publier son bulletin d’information relatif au premier semestre 2026. Quelle lecture globale faites-vous des principaux indicateurs présentés et quelles sont, selon vous, les évolutions les plus significatives ? Nazim Sini : Le bulletin du premier semestre 2026 s’inscrit dans une trajectoire de consolidation après la forte expansion de 2025 avec l’entrée du CPA et de la BDL. La capitalisation boursière reste dans une stabilité relative, mais révèle une concentration très forte, avec quelques valeurs qui se détachent et qui pèsent sur la place boursière d’Alger. On note également une progression significative pour ce premier semestre 2026, avec un nombre de transactions sur le marché secondaire qui a augmenté de 10 %. On peut souligner également que la passation d’ordres évolue positivement, signe d’un intérêt accru des intermédiaires et d’une meilleure profondeur des carnets d’ordres. Les évolutions les plus significatives que l’on peut noter pour ce S1 2026 sont : l’arrivée de nouveaux émetteurs sur le compartiment Croissance, le renforcement réglementaire avec l’instruction 26-02/26-03 sur la transparence et l’information périodique, ainsi que le lancement effectif des véhicules de capital-risque universitaire (SICAR Université d’Alger 3, FCPR Afiya), sans oublier bien entendu la reconduction de la dispense de frais d’introduction pour les startups (2026-2028). On peut dire aisément que le marché n’est plus en stagnation et qu’il va dans le bon sens. On assiste à une phase de développement accéléré et de consolidation institutionnelle certaine. Au regard des données relatives aux transactions, à la capitalisation et à l’activité des différents compartiments du marché, peut-on parler d’une véritable dynamique de la Bourse d’Alger ou reste-t-on encore dans une phase de développement et de consolidation ? On ne peut pas encore parler d’une « véritable dynamique de marché » , au sens d’une place liquide, diversifiée et capable de financer significativement l’économie. La capitalisation reste très faible au regard du PIB de l’Algérie et de l’évolution des places financières comparativement à d’autres pays, comme l’Égypte ou l’Afrique du Sud par exemple. En revanche, les fondations d’une dynamique future se mettent en place : multiplication des agréments, ouverture du compartiment Croissance à des émetteurs issus de la recherche et des startups, amélioration de la transparence réglementaire, premiers véhicules de financement de l’innovation. Une nouvelle dynamique se met en place, portée par une volonté politique et institutionnelle de faire de la place d’Alger un véhicule de financement de l’économie du pays. Il s’agit donc d’une phase de construction et de consolidation institutionnelle, condition préalable à une véritable dynamique. Les marchés émergents passent généralement par cette étape avant d’atteindre une profondeur suffisante. Le marché financier algérien connaît de nouvelles évolutions, avec notamment l’arrivée de nouveaux émetteurs et les efforts engagés pour moderniser son cadre réglementaire. Ces changements sont-ils déjà perceptibles dans les résultats du premier semestre 2026 ? Oui, on peut le dire, partiellement. Les visas délivrés au S1 2026 (AYRADE : 1 milliard DA ; CRAPC Expertise : 62,4 millions DA ; CSC Expertise : 127,5 millions DA) montrent que le compartiment Croissance commence à fonctionner. Ces introductions, même modestes, élargissent l’offre et testent le dispositif allégé. La modernisation réglementaire (règlement 25-04, instructions sur les rapports et les informations importantes) améliore la qualité de l’information, ce qui est indispensable pour attirer des investisseurs. Ces changements sont déjà perceptibles dans l’activité des promoteurs et dans l’intérêt croissant des entreprises pour la cote, mais leurs effets sur les volumes et la liquidité ne seront pleinement mesurables qu’en 2027-2028. Sur la dispense des frais d’introduction en Bourse pour les startups (2026-2028) : quel premier bilan peut-on tirer de ce dispositif incitatif sur le compartiment « Croissance » ? Des startups ont-elles déjà manifesté un intérêt concret pour lever des fonds via ce mécanisme ? Ce dispositif est une mesure intelligente et bien calibrée. Il abaisse un obstacle réel pour des entreprises à fort potentiel de croissance mais à fonds propres limités. Au S1 2026, on ne dispose pas encore d’un pipeline public de startups ayant formellement engagé le processus sous ce régime, mais on peut déjà anticiper que cela va certainement inciter les entreprises concernées à s’intéresser à la Bourse. L’intérêt existe, car de nombreux contacts sont signalés par les promoteurs, mais le passage à l’acte reste freiné par les exigences de gouvernance, d’information financière et de préparation des dossiers. Le dispositif est néanmoins crédible et aligné avec les bonnes pratiques internationales d’accompagnement des PME innovantes. Sur les nouveaux véhicules d’investissement FCPR universitaire, SICAR Université d’Alger 3 : quel rôle la COSOB entend-elle jouer pour élargir ce type de financement de la recherche et de l’innovation à d’autres établissements ou secteurs au-delà de l’enseignement supérieur ? La COSOB a joué un rôle de catalyseur en agréant la première SICAR universitaire (Université d’Alger 3) et en accompagnant le lancement du FCPR dédié. Son rôle va être triple : Un rôle de régulateur bienveillant et dynamique : en adaptant les ratios et les règles de gestion aux spécificités du financement de la recherche (horizon long, illiquidité, risque technologique). Un rôle de facilitateur : en accompagnant d’autres universités et centres de recherche dans la structuration de véhicules similaires (modèle de convention, formation des équipes, standardisation des notices). Un rôle de passerelle : en promouvant l’extension progressive vers d’autres secteurs (agro-industrie, énergies renouvelables, santé, numérique), en s’appuyant sur les mêmes principes de co-investissement public-privé et de gouvernance professionnelle. L’objectif de la COSOB n’est pas de multiplier les structures universitaires isolées, mais de créer un écosystème de capital-risque spécialisé capable d’irriguer l’innovation nationale. Quels sont, selon vous, les principaux obstacles qui continuent de limiter le développement du marché financier algérien et quelles mesures devraient être prises pour renforcer sa liquidité et son rôle dans le financement de l’économie ? Les principaux freins restent assez classiques pour un pays émergent qui tente de faire de sa Bourse un levier de financement majeur de son économie. D’abord, une faible liquidité et une concentration excessive. Une culture encore bancaire dominante, autant pour les entreprises que pour les épargnants. Un flottant insuffisant et une absence de teneurs de marché (market-makers) actifs. Une pénurie d’investisseurs institutionnels domestiques (fonds de pension, assureurs) pleinement engagés. À mon sens, les mesures prioritaires devraient s’articuler autour de quelques points cruciaux : Renforcer l’offre, en accélérant les introductions d’entreprises publiques et privées de taille moyenne, et élargir le flottant des sociétés déjà cotées. Stimuler la demande, en multipliant les incitations fiscales ciblées pour les investisseurs individuels et institutionnels, en développant les fonds communs de placement actions, et en ouvrant progressivement le marché aux non-résidents. Améliorer la liquidité, en mettant en place progressivement des contrats de liquidité, en élargissant les fourchettes de cotation si nécessaire, et en développant le marché obligataire secondaire (dont les sukuks). Poursuivre les actions de formation des journalistes, des entrepreneurs et du grand public, et renforcer la protection des investisseurs minoritaires. Assurer enfin une coordination macro-économique claire avec la politique monétaire et budgétaire, pour que le marché financier devienne un canal réel de financement de l’investissement productif. On peut le dire sans détour : la Bourse d’Alger a franchi un cap institutionnel important. Elle n’est plus un marché symbolique. La réussite des prochains semestres dépendra de la capacité à transformer les avancées réglementaires et les premiers émetteurs en une masse critique d’activité et de liquidité. Le rôle de la COSOB, comme régulateur proactif et accompagnateur, sera déterminant. S. I.