Cette mise au point intervient alors que la question des visas demeure l'un des dossiers les plus sensibles dans les relations entre la France et l'Algérie, plusieurs mois après le début du réchauffement diplomatique entre les deux pays.
Emmanuel Macron corrige les propos de l'ambassadeur de France en Algérie
La polémique est née après une déclaration de Stéphane Romatet, ambassadeur de France en Algérie. Ce dernier avait indiqué souhaiter un retour au niveau de délivrance des visas observé avant la crise diplomatique entre Paris et Alger, soit près de 250 000 visas par an.
Ces propos ont rapidement été interprétés comme l'annonce d'un objectif fixé par les autorités françaises. Une lecture que l'Élysée a souhaité démentir.
À l'issue du Conseil des ministres du mercredi 22 juillet, la porte-parole du gouvernement français, Maud Bregeon, a rapporté les propos du chef de l'État. Emmanuel Macron a affirmé qu'« il n'y a aucun objectif chiffré en matière de visas » et qu'il n'existe « aucun laxisme » dans la politique française de délivrance des visas.
Par cette intervention, le président français a tenu à dissiper toute ambiguïté sur la stratégie de Paris.
Les demandes de visa continueront d'être examinées au cas par cas
L'Élysée rappelle que la France ne fonctionne pas avec un système de quotas concernant les visas destinés aux ressortissants algériens.
En pratique, chaque demande est instruite individuellement par les services consulaires selon les règles en vigueur pour les visas Schengen. L'obtention d'un visa dépend donc exclusivement de la qualité du dossier présenté, des justificatifs fournis et du respect des conditions prévues par la réglementation.
Autrement dit, le nombre de visas accordés chaque année varie naturellement en fonction du volume des demandes recevables et non d'un chiffre fixé à l'avance par le gouvernement français.
Un dossier toujours sensible entre Paris et Alger
La question des visas demeure étroitement liée à l'évolution des relations franco-algériennes. Depuis 2024, plusieurs différends diplomatiques ont fortement perturbé la coopération entre les deux pays, entraînant des tensions sur plusieurs dossiers, dont celui de la circulation des personnes.
Depuis quelques mois, les autorités françaises et algériennes multiplient toutefois les signes d'apaisement afin de rétablir un dialogue plus constructif. Les déclarations d'Emmanuel Macron s'inscrivent dans cette volonté d'éviter toute nouvelle controverse susceptible de fragiliser ce rapprochement.
Ce que cela change pour les Algériens
Dans les faits, cette clarification ne modifie pas les procédures de demande de visa. Les Algériens souhaitant se rendre en France pour des motifs touristiques, familiaux, professionnels ou universitaires continueront de déposer leur dossier selon les procédures habituelles.
Le message transmis par Emmanuel Macron est avant tout politique. Il vise à rappeler que la France ne s'est fixé aucun objectif de délivrance de visas pour les ressortissants algériens et que chaque demande continuera d'être évaluée sur ses propres mérites, sans quota minimal ni plafond prédéfini.
Cette prise de position met ainsi un terme aux spéculations suscitées par les déclarations de l'ambassadeur de France à Alger et réaffirme la ligne officielle de l'exécutif français en matière de politique des visas.


























