Le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, M. Kamel Rezig, a indiqué, que la zone franche commerciale dans la wilaya de Tindouf sera réceptionnée avant la fin de l’année en cours, ce qui permettra de développer les échanges commerciaux internationaux avec les pays de l’Afrique de l’Ouest, notamment les exportations nationales. Lors d’une séance plénière de questions orales au Conseil de la nation, présidée par M. Azouz Nasri, président du Conseil, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Mme Nadjiba Djilali, et de membres du Gouvernement, le ministre a précisé que “ce projet stratégique, s’étendant sur une superficie de 200 hectares, dont la première pierre a été posée en 2024 par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, et son homologue mauritanien, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, s’inscrit dans la vision de l’Etat visant à promouvoir les échanges commerciaux avec la Mauritanie et les pays de l’Afrique de l’Ouest”. M. Rezig a indiqué que les travaux de réalisation de cette zone stratégique, située à proximité du poste frontalier, ont été entièrement parachevés, faisant de ce projet un espace intégré comprenant six grands entrepôts, de vastes espaces dédiés aux exposants, un centre de contrôle des marchandises, une base de vie, une administration abritant les sièges des services douaniers, bancaires et d’assurance, ainsi que des infrastructures de services et de sécurité et un centre de santé, offrant ainsi un environnement de travail intégré aux opérateurs économiques. Il a, à cet égard, fait état de l’élaboration d’un projet de décret exécutif portant création d’un établissement public chargé de la gestion des zones franches, qui est actuellement au niveau du Secrétariat général du Gouvernement, mettant en avant “la coordination entre les services du ministère et l’ensemble des secteurs concernés afin de finaliser les procédures de livraison définitive et de mettre l’infrastructure en exploitation effective, pour en faire un espace commercial et logistique central soutenant la compétitivité des opérateurs et renforçant notre présence économique en Afrique”. Il a, par ailleurs, rappelé que la stratégie nationale de développement des exportations repose sur l’amélioration de l’infrastructure générale dédiée à l’exportation, la facilitation de l’activité des entreprises exportatrices et l’élaboration de plans d’exportation spécifiques pour les filières prioritaires, notamment les industries agroalimentaires et pharmaceutiques, les dispositifs médicaux, la pétrochimie, les mines et les services numériques et technologiques, tout en accompagnant les entreprises exportatrices et celles disposant de capacités à l’export. Evoquant les mécanismes concrets mis en place par l’Etat pour accompagner les exportateurs, le ministre a indiqué que le Fonds spécial pour la promotion des exportations (FSPE) avait enregistré, en 2025, le dépôt de 3.900 dossiers d’exportateurs souhaitant bénéficier de la prise en charge d’une partie des frais de participation aux manifestations économiques internationales et des coûts du transport international. Il a, dans le même contexte, fait savoir que les exportations algériennes hors hydrocarbures ont enregistré, en 2025, une hausse d’environ 972 millions de dollars par rapport à 2024, pour atteindre 5,16 milliards de dollars à la fin de l’année 2025. Concernant le développement des exportations dans la filière de la datte, M. Rezig a souligné que les indicateurs enregistrés durant la période allant de 2024 au premier semestre de 2026 faisaient ressortir une “évolution positive notable” des exportations de ce produit, reflétant le dynamisme que connaît cette filière. La valeur des exportations de la datte a atteint 78,06 millions de dollars en 2024, 98,32 millions de dollars en 2025 et près de 75,04 millions de dollars au premier semestre de 2026. S’agissant des mesures prises par le secteur pour concilier protection de la production nationale et approvisionnement régulier des entreprises économiques en matières premières, le ministre a mis en avant la poursuite du rythme d’approvisionnement des entreprises industrielles en matières premières en fonction de leurs besoins croissants. M. Rezig a, par ailleurs, précisé que la filière plastique avait enregistré une hausse de ses importations durant le premier semestre de l’année en cours, soulignant que cette branche industrielle “n’est pas soumise, en règle générale, aux mesures d’organisation des importations, à l’exception de cas exceptionnels nécessitant des dispositions spécifiques pour protéger la production nationale”. Il a également relevé que “les programmes prévisionnels sont traités conformément aux procédures en vigueur, qu’il s’agisse des importations destinées à l’utilisation dans le processus de production (en vue d’assurer un approvisionnement continu) ou de celles destinées à la revente en l’état”. Port d’Oran La station maritime du port d’Oran s’est renforcée par une nouvelle “station de services”, a-t-on appris, mardi, auprès de l’entreprise portuaire. Cette nouvelle station, entrée en exploitation au début du mois de novembre en cours, dispose d’un certain nombre de bureaux réservés aux compagnies et aux entreprises de transport maritime, ainsi que d’autres services. La réalisation de cette structure s’inscrit dans le cadre des efforts visant à renforcer les infrastructures et à améliorer les prestations au niveau de la station maritime, à travers la mise en place de meilleures conditions d’accueil et la création de services supplémentaires répondant aux besoins des usagers, a précisé l’entreprise. Elle s’inscrit également dans le cadre des efforts conjoints déployés par l’Entreprise portuaire d’Oran (EPO) et ses partenaires afin d’améliorer l’accompagnement des opérateurs, de développer la qualité des services fournis et de renforcer la coordination et la complémentarité entre les différents intervenants, contribuant ainsi à l’amélioration des performances de l’infrastructure portuaire et à la promotion du service public, selon la même source.

















