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Sonelgaz Énergies Renouvelables lance un appel d’offres éolien de 200 MW pour le programme renouvelable

Sonelgaz Énergies Renouvelables lance un appel d’offres éolien de 200 MW pour le programme renouvelable

  • Sonelgaz Énergies Renouvelables a fait paraître un appel d’offres de 200 MW divisé en deux fermes éoliennes de 100 MW chacune.
  • Les deux fermes éoliennes seront implantées à Tleghmet dans la wilaya de Laghouat et dans la wilaya de Djelfa.
  • L’appel d’offres s’adresse aux entreprises spécialisées locales, étrangères ou en groupement, avec un dépôt fixé au 25 novembre 2026.
  • L’objectif de ce programme est d’atteindre une capacité de production de 15 000 MW en énergies renouvelables d’ici 2035.
  • Une option de 25 % de contenu local est envisagée dans le cahier des charges en raison des importations nécessaires.

Sonelgaz Énergies Renouvelables, la filiale de Sonelgaz, a, d’ailleurs, fait paraître hier l’appel d’offres de 200 MW. Ce qui correspond, autrement dit, au lancement effectif de cet appel à concurrence. Il s’agit de réaliser les études, l’ingénierie, le génie civil et la mise en service de deux fermes éoliennes de 100 MW chacune, l’une située à Tleghmet (wilaya de Laghouat) et l’autre dans la wilaya de Djelfa.

L’appel d’offres s’adresse aux entreprises spécialisées dans l’énergie, locales ou étrangères, ainsi qu’aux groupements entre sociétés algériennes et étrangères. Le dépôt des plis est prévu pour le 25 novembre 2026.

L’Algérie tente ainsi d’accélérer la mise en œuvre du programme de développement des énergies renouvelables, dont l’objectif est d’atteindre une capacité de production en énergies renouvelables (solaire et éolien) de 15 000 MW à l’horizon 2035.

Après le lancement de la tranche de 3 200 MW consistant en la réalisation d’une vingtaine de centrales photovoltaïques en voie d’achèvement actuellement, voici donc le tour du premier programme en énergie éolienne.

Précisément, Sonelgaz vient de lancer un appel d’offres de 200 MW en deux lots de 100 MW. Après avoir opté pour un programme de 4 lots de 50 MW, puis de trois lots de 75 MW, ce département ministériel a finalement retenu l’option d’un premier programme en éolien de 200 MW en deux lots de 100 MW, a ajouté la même source.

Dans le cadre des préparatifs au lancement de cet appel d’offres, la question du contenu local a été abordée et l’option de 25 % de contenu local a été envisagée comme condition dans le cahier des charges.

Celui du cahier des charges de la tranche de 3 200 MW avait imposé 35 % de contenu local, rappelons-le, à la faveur de l’existence d’une base industrielle : producteurs locaux de panneaux solaires à l’instar de Zergoune Green Energy, Condor, Milltech, Lagua Solar ; de câbles avec Enicab et Elsewedy Electric ; de supports avec SPS et d’autres fabricants locaux ; et de protection électrique avec Schneider Electric.

Comme les producteurs locaux n’ont pas adapté leurs produits aux exigences du cahier des charges ou que leurs panneaux se sont avérés peu compétitifs par rapport aux panneaux chinois, seul Zergoune Green Energy a fourni ses propres panneaux produits dans son usine en Algérie pour le lot de 80 MW (centrale photovoltaïque de 80 MW), partie de la tranche de 3 200 MW décrochée en consortium avec la société turque Özgün.

Cette base industrielle peut être complétée avec l’achèvement des projets de production de transformateurs de haute puissance par Sonelgaz dans l’usine d’Azazga et/ou dans l’usine GEAT de Batna, en partenariat avec la compagnie américaine General Electric.

Réaliser 100 % du génie civil, 100 % des câbles et la partie électrique en Algérie

Ce niveau moins important de 25 % s’explique par l’absence de producteurs locaux pour les parties essentielles d’une éolienne : le mât, les pales, la nacelle et le rotor, qui seront sans doute importés. Cependant, les entreprises locales qui ont participé à la réalisation du programme de 3 200 MW peuvent, comme Zergoune Green Energy, Amimer Energy et Eurl Hamdi, assurer 100 % du génie civil de ce programme éolien.

Ces entreprises ont exprimé l’intention de soumissionner aux appels d’offres en éolien. Il convient d’ajouter que les entreprises Enicab et Elsewedy Electric ainsi que d’autres entreprises locales peuvent garantir 100 % des câbles électriques, tandis que Schneider Electric peut assurer 100 % de la protection électrique dans ces projets, affirme la même source. Ces entreprises seront sans doute sollicitées pour atteindre cet objectif de 25 % de contenu local.

Il faut rappeler que l’Algérie avait programmé, il y a quelques années, de lancer un programme de 1 000 MW en éolien dans le cadre du plan de 15 000 MW en énergies renouvelables. Cette tranche de 200 MW constitue la première de ce programme éolien. Notons, en outre, que l’appel d’offres représente un signal aux investisseurs locaux et étrangers dans ce domaine.

Concernant la rentabilité de ces éoliennes, le ministère de l’Énergie envisage d’installer un mât pour mesurer quotidiennement la force du vent sur les sites choisis, pendant une période de 12 mois, afin de vérifier le rendement de ces installations et donc leur rentabilité.

Sans ces mesures, le risque se trouve accru en termes de rentabilité, ce qui peut renchérir le projet et donc augmenter le coût du kWh, affectant ainsi l’attractivité des programmes éoliens dans notre pays, observe la même source.

K. R.

Source : Ecotimes

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