Selon la même source, le protocole d’accord a été signé, mardi à Alger, par le PDG du groupe Giplait, Samah Lahlouh, et le directeur général de la société Bellakt, Lupik Vitaly.
La cérémonie de signature, qui intervient dans le cadre de la poursuite des discussions entre les deux parties en vue de concrétiser le projet de production de lait infantile et d’élaborer le plan d’action de la future coentreprise, s’est déroulée en présence de cadres du groupe public et de la société Bellakt, ainsi que d’une représentante du ministère biélorusse de l’Agriculture.
Cette rencontre a permis à la délégation biélorusse de constater la qualité et la diversité des produits du groupe Giplait, rapporte encore l’APS.
Vers une filière nationale de lait infantile
La production de poudre infantile va compter de nombreux intervenants autour du projet central de Baladna. En plus de Giplait, d’autres entreprises, en l’occurrence Madar et UCC, se préparent à concrétiser leurs investissements.
Le projet de Giplait et Bellakt, qui vient s’ajouter à celui initié par le groupe public Madar et le holding qatari UCC — partenaires dans une autre coentreprise pour la création d’une seconde usine de production de lait infantile —, ouvre de meilleures perspectives pour cette filière.
Le ministre de l’Industrie, M. Kourtel, a souligné la volonté de son secteur d’accompagner le projet UCC de production de lait infantile en assurant la coordination entre les différentes parties prenantes.
C’était lors de l’audience qu’il a accordée, mardi dernier, à la délégation qatarie conduite par le PDG de Power International Holding, Ramez Al-Khayyat, et composée de responsables d’UCC Holding, filiale du groupe du président du conseil d’administration de Baladna Algérie.
Cette rencontre, selon un communiqué du ministère de l’Industrie, a été consacrée à l’examen de l’état d’avancement du projet de la société UCC, qui devrait contribuer à satisfaire les besoins du marché national, à renforcer la production locale et à réduire la facture des importations.
L’objectif de cette coordination est de permettre la concrétisation du projet dans les meilleures conditions et d’établir un partenariat fructueux fondé sur le principe du « gagnant-gagnant ».
Il a également été question, au cours de cette rencontre, de l’accompagnement du projet par le secteur de la formation et de l’enseignement professionnels à travers des programmes spécialisés adaptés aux besoins de l’usine, contribuant ainsi à fournir une main-d’œuvre algérienne compétente à même de répondre aux exigences du projet. L’objectif est aussi de renforcer le contenu local.
Un partenariat à plusieurs niveaux
Pour rappel, ce projet de production de lait infantile est réalisé en partenariat entre UCC Holding, filiale de Power International Holding, d’une part, et le groupe public Madar, d’autre part, tandis que le partenaire Baladna Algérie (filiale du même groupe qatari) devrait assurer l’approvisionnement de l’usine en lait servant de matière première.
Notons que le groupe Giplait dispose d’importantes capacités de production de lait pasteurisé qui couvrent l’essentiel des besoins nationaux. Mais cette production et celle des laiteries dépendent largement des importations de lait en poudre, ce qui enfle la facture d’importation. Quant au lait infantile, il est entièrement importé.
Les importations de lait représentent environ un cinquième des importations alimentaires du pays, estimées à plus de 10 milliards de dollars par an. Il s’agit essentiellement de poudre de lait et de poudre de lait infantile.
K. R.




























