Intervenant sur les ondes de la Radio algérienne, aux côtés du directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique au sein du même ministère, Mohamed Bouhicha, le directeur général des enseignements et de la formation, Ali Choukri, a indiqué que "le secteur a habilité, cette année, plus de 510 offres de nouvelles formations dans les différents cycles, à savoir la licence, le master et le diplôme d’ingénieur d’Etat, dont 80 % relèvent des sciences et des technologies, tandis que les 20 % restants concernent les sciences humaines et sociales".
Cela confirme "l’orientation du secteur vers le développement de tout ce qui a trait aux technologies au sein des universités algériennes", a ajouté le responsable, soulignant que plusieurs nouvelles spécialités liées aux métiers d’avenir ont été introduites, notamment les villes intelligentes, la mécanique des systèmes spatiaux, l’interopérabilité des systèmes d’information, et les technologies quantiques, et ce, afin de "suivre les transformations et de répondre aux besoins du marché du travail".
S’agissant de l’intelligence artificielle, un nouveau cycle de formation a été habilité. Les étudiants inscrits en spécialité "ingénieur d’Etat en intelligence artificielle" entameront ainsi leur cursus dès la première année, au lieu de la troisième année (après leur réussite aux deux premières années du tronc commun).
Le secteur compte former 30.000 ingénieurs d’Etat en intelligence artificielle à l’horizon 2030, dans le cadre de ses efforts visant à "faire de l’université un partenaire actif du développement économique et de la création de richesses", a indiqué, de son côté, M. Bouhicha.
Ce dernier a également mis en avant les efforts déployés dans le domaine de l’entrepreneuriat et de la promotion de l’innovation auprès des étudiants, notamment à travers la transformation de leurs mémoires de fin d’études en projets permettant la création de start-up ou de micro entreprises.
Dans ce cadre, le nombre d'étudiants ayant obtenu, depuis 2022, le label " Projet innovant" dépasse les 1.770 étudiants. A cet effet, 310 start-up et près de 2.660 micro-entreprises financées dans le cadre de ce dispositif ont également été créées, a fait savoir le directeur, relevant, par ailleurs, une nette progression du nombre de brevets d'invention déposés auprès des centres d'appui technologique, avec plus de 300 brevets.
Concernant l'introduction de certaines filiales relevant de centres de recherche universitaires à la Bourse d'Alger, M. Bouhicha a révélé que le marché financier accueillera, "le 2 novembre prochain", une filiale du Centre de recherche en technologies industrielles (CRTI), qui ouvrira 15 % de son capital aux investisseurs, afin de financer le développement et l'extension de ses activités.
Cette société sera la deuxième filiale économique relevant du secteur de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à entrer en Bourse, après la société "CRAPC Expertise".
Quant à l'utilisation de la langue anglaise dans l'enseignement supérieur, le responsable a fait état de plus de 36.000 étudiants en licence et en master ayant obtenu leurs diplômes l'année dernière ont été formés en anglais.
Des efforts sont en cours pour renforcer cette initiative, lancée il y a trois ans, en l'étendant à plusieurs spécialités, notamment les sciences médicales.
Par ailleurs, l'enseignement des matières "Histoire de l'Algérie" et "Citoyenneté" est en cours de généralisation à l'ensemble des domaines de formation, dans le cadre des efforts visant à consacrer l'identité nationale.
Concernant la création du Haut Conseil de la communauté scientifique nationale à l'étranger, le directeur a souligné l'importance de cette instance, qui vise à "renforcer le lien entre les compétences algériennes établies à l'étranger et leur mère patrie, en devenant un lien institutionnel et un véritable partenariat au service de l'économie nationale".
Au sujet de l'inscription de 45 chercheurs algériens sur la liste "Stanford-Elsevier" des 2% des chercheurs les plus influents au monde en 2026, selon le critère de "l'impact scientifique de l'ensemble de la carrière de recherche", M. Bouhicha a précisé que ce résultat constituait une "évolution notable" par rapport à l'année précédente, ce qui démontre que "la recherche scientifique en Algérie est de qualité et a un impact à l'échelle mondiale".




























