Pour avoir plié trois fois en deux rencontres face à des sélections qui ne possèdent pas d’arsenal offensif de niveau international, la défense de l’EN devrait connaître de nouveaux changements demain.
Encaisser deux buts face à une équipe classée au-delà de la 140ème place mondiale et qui n’est pas connue pour être un vivier d’attaquants prolifiques obligerait presque n’importe entraîneur à revoir sa stratégie défensive. Pas vraiment satisfait du rendement de sa ligne arrière, mardi dernier, même s’il ne l’a pas trop montré dans ses déclarations, le sélectionneur national Brahim Hemdani devrait ainsi «agir» dès demain pour tenter de redonner aux Verts une solidité défensive quand bien même l’adversaire du soir ne pointerait le bout des crampons qu’à la 122ème loge de ladite hiérarchie planétaire. Coupable d’avoir offert le second but burundais à l’intenable Jean-Claude Girumugisha, le nouveau capitaine Ramy Bensebaïni risque, en ce sens, de payer au prix fort son manque de concentration devenu flagrant.
Bensebaïni laissera un vide
Des indiscrétions laissent, en effet, croire à une volonté de Hemdani de «faire souffler» le seul rescapé de l’épopée de 2019 au Caire en le gardant près de lui sur le banc de touche. Officiellement, car le sociétaire du Borussia Dortmund a déjà disputé les deux premières rencontres de cette fenêtre internationale à rallonge. Mais en off, la prestation de l’ancien du Paradou plaiderait plutôt pour un changement dans l’axe afin de mettre fin à cette porosité qui a valu aux Verts de laisser deux points à Bujumbura, alors que le contexte était favorable à un retour à Alger avec le total des gains. Un retour de Samir Chergui dans le onze titulaire demeure, de fait, parfaitement envisageable, avec derechef, une association avec Ahmed Touba qui serait inédite à ce niveau.
L’équation Chergui-Touba
Une telle charnière centrale composée d’éléments venus de la Ligue 1 française octroierait à Jaouen Hadjam une troisième titularisation de rang qui assoirait un peu plus sa légitimité quand bien même la mise à l’écart de Rayan Aït-Nouri ne devrait pas s’éterniser. Associer le Parisien et le Havrais dans l’axe ouvrirait tout autant une belle perspective à Saâdi Redouani de «garder» son poste sur le flanc droit en dépit de deux sorties pas vraiment convaincantes. Or, si Brahim Hemdani «voit» en Chergui et en Touba de crédibles alternatives en tant que joueurs de couloir, le mondialiste Zineddine Belaïd héritera de la pole position pour retrouver du temps de jeu sous le maillot vert à l’occasion de la réception du Niger de son ex-mentor Nabil Neghiz.
Naïr-Abada, une option supplémentaire
Resterait alors l’hypothèse Sohaib Naïr et l’option Achraf Abada pour former un duo avec l’ex-sociétaire de la JS Kabylie, toujours dans l’optique d’un Bensebaïni remplaçant. Lancer le central guingampais dans un décor aussi favorable serait alors le meilleur tremplin possible pour étrenner sa première cape et démontrer ce dont il est capable d’apporter de différent à cette arrière-garde en perte de repères, d’automatismes et d’imperméabilité. Le modeste calibre des armes offensives dont dispose l’ex-adjoint de Vladimir Petkovic pour mettre à mal la défense expérimentale qu’alignera Brahim Hemdani ne pourrait, dès lors, que servir doublement ces candidats à la titularisation, question de gagner du crédit en espérant qu’il soit suffisant pour leur garantir un retour au CTN dès le mois prochain.
-RACHID BELARBI





























