Dans les recommandations ayant sanctionné cet Atelier régional, organisé sous le thème "Les répercussions de la prolifération et de la consommation de drogues dans la région de l'Afrique du Nord", les participants ont exprimé leur engagement à partager, en temps opportun, les renseignements et à échanger les expertises entre les agences membres concernées, aux niveaux bilatéral, sous-multilatéral et multilatéral, en vue de lutter contre la propagation et la consommation de stupéfiants dans la région.
Dans ce cadre, il a été convenu d'élaborer un plan d'action régional pour lutter contre ce fléau, inspiré du Plan d'action de l'UA sur la lutte contre les stupéfiants et la prévention de la criminalité (2019-2025), ainsi que de créer une base de données régionale traitant de l'acheminement, de la saisie et de l'interception des drogues et autres substances de contrebande, en sus de l'identification des auteurs.
La réunion a également proposé l'organisation de sessions de formation conjointes visant à renforcer les capacités des officiers des services de renseignement et de sécurité pour lutter efficacement contre la propagation et la consommation des drogues en Afrique du Nord, ainsi que la mise en place de mécanismes régionaux permanents d'échange de renseignements en matière d'alerte précoce pour remplacer les dispositions temporaires qui ne répondent qu'à des situations spécifiques.
Il a, en outre, été convenu de renforcer les mécanismes d'assistance juridique et judiciaire mutuelle afin de poursuivre en justice les trafiquants et les complices agissant à travers différentes juridictions.
=Renforcement de la vigilance par le suivi des mouvements des terroristes en vue de contrecarrer leurs activités=
Par ailleurs, les participants ont recommandé la modernisation des systèmes de surveillance des frontières et des ports pour détecter les drogues dissimulées, ainsi que le ciblage des flux financiers des différents réseaux liés à ce crime, en sus de la mise en place d'une architecture régionale de cybersécurité visant à lutter contre le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et les flux financiers illicites via les plateformes virtuelles par les trafiquants de drogue et leurs complices.
Parallèlement, il a été décidé de renforcer la vigilance en surveillant les mouvements des terroristes, afin de contrecarrer leurs activités, de détecter les cellules dormantes, de neutraliser les réseaux de financement et de réduire la vulnérabilité de la région face aux activités extrémistes, notamment celles provenant de la région sahélo-saharienne.
Afin de protéger les jeunes contre ce fléau, les participants ont souligné la nécessité de coopérer avec les parties prenantes pour élaborer des programmes visant à occuper le temps de cette tranche de la population et à l'éloigner des vices, tels que la consommation de drogues, dans le but de priver les trafiquants d'un marché acquis, insistant sur l'impératif de mettre en œuvre un plan global au niveau gouvernemental pour faire face aux défis socioéconomiques, en vue de s'attaquer au problème du chômage des jeunes et de réduire la pauvreté dans le but de diminuer leur vulnérabilité au recrutement par les trafiquants de drogue et les groupes terroristes.
Ils ont, en outre, relevé la nécessité de s'engager de manière stratégique dans des programmes de sensibilisation communautaire, en particulier dans les grandes villes et les zones frontalières, sur les dangers et les conséquences du trafic et de la consommation de drogues, ainsi que de relever les défis liés à la migration irrégulière en s'attaquant à leurs causes profondes telles que la pauvreté et les conflits.




























