Les ports algériens s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur transformation numérique, après l’annonce par l’Entreprise du Port d’Alger de l’adoption d’une nouvelle procédure électronique qui modifiera la manière dont les marchandises sont livrées et les opérations logistiques suivies. Cette initiative vise à accélérer les démarches et à réduire les lourdeurs administratives au sein du système portuaire.
L’entreprise a annoncé le lancement officiel et obligatoire du système numérique « BON à DÉLIVRER (BAD) » via la plateforme « APCS », à compter du 15 mai 2026, dans le cadre d’une stratégie globale destinée à moderniser les services portuaires et à renforcer la digitalisation de toutes les étapes du traitement des marchandises.
Un nouveau système numérique entre en vigueur
Dans un communiqué officiel, l’Entreprise du Port d’Alger a précisé que ce nouveau dispositif concernera l’ensemble des auxiliaires de transport, notamment les agents maritimes ainsi que les différents intervenants de la chaîne logistique et des services portuaires.
Désormais, toutes les opérations de livraison des marchandises, y compris la délégation aux déclarants en douane, devront être effectuées exclusivement via cette nouvelle plateforme numérique, marquant ainsi la fin progressive des procédures papier traditionnelles dans ce domaine.
L’entreprise a souligné que cette décision s’inscrit dans les efforts de modernisation des services portuaires, afin d’offrir un environnement de travail plus efficace et plus transparent, tout en améliorant la fluidité des échanges commerciaux dans les ports algériens.
Pourquoi l’Algérie adopte-t-elle le système numérique « BAD » ?
Selon les explications fournies, l’adoption de ce système électronique vise à générer plusieurs avantages opérationnels et logistiques, notamment un suivi instantané et précis de toutes les opérations liées à la livraison des marchandises.
Ce dispositif permettra également de réduire les délais de traitement des dossiers, de limiter les erreurs liées aux procédures manuelles et d’améliorer la coordination entre les différents acteurs de la chaîne du transport maritime, tels que les compagnies maritimes, les agents maritimes et les déclarants en douane.
Les autorités misent sur cette réforme pour renforcer la transparence et accélérer le traitement des documents, à un moment où le recours à des systèmes numériques performants devient essentiel dans les secteurs du commerce extérieur et de la logistique.
Un appel aux opérateurs pour se préparer avant l’échéance
Dans le cadre des préparatifs liés à l’entrée en vigueur du dispositif, l’Entreprise du Port d’Alger a invité tous les opérateurs concernés à adapter leurs procédures internes au nouveau système.
Elle a également insisté sur la nécessité de mettre à jour les autorisations des utilisateurs et de s’assurer de l’accès effectif à la plateforme APCS avant le 15 mai, afin d’éviter toute perturbation pouvant affecter le traitement des marchandises ou le bon déroulement des opérations portuaires.
L’entreprise recommande aussi aux opérateurs de prendre contact avec les équipes d’assistance technique de la plateforme APCS, ainsi qu’avec les équipes de Team Work, afin de bénéficier d’un accompagnement technique et de garantir la compatibilité de leurs systèmes informatiques avec cette nouvelle solution numérique.
Qu’est-ce que le système « BAD » ?
Le sigle « BAD » correspond à l’expression française Bon à Délivrer, qui désigne une autorisation de livraison des marchandises.
Ce document est principalement utilisé dans les secteurs du transport maritime et des ports. Il permet la sortie et la remise des marchandises à l’importateur ou au déclarant en douane après l’accomplissement de toutes les formalités légales et administratives.
En règle générale, cette autorisation est délivrée après vérification de plusieurs conditions essentielles, notamment :
Le paiement des frais et redevances ;
La finalisation des documents requis ;
L’achèvement des procédures douanières ;
La vérification de l’identité du bénéficiaire ou du déclarant en douane.
Une fois le Bon à Délivrer émis, le propriétaire de la marchandise peut officiellement en prendre possession.
Quelles nouveautés dans les ports algériens ?
Le principal changement réside dans le passage d’un système papier traditionnel à une procédure entièrement numérisée via la plateforme APCS, permettant ainsi la délivrance et le suivi électroniques du Bon à Délivrer.
Cette transformation devrait faciliter les démarches au sein des ports algériens, réduire les délais d’attente des opérateurs et améliorer les performances du système logistique national, en cohérence avec les ambitions de l’Algérie en matière de digitalisation et de développement du commerce extérieur.





























