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Le ministre des finances présente le PLF 2027 devant la commission des finances et du Budget de l’APN : Les explications de Lebbou

Le ministre des finances présente le PLF 2027 devant la commission des finances et du Budget de l’APN : Les explications de Lebbou

«C’est un honneur pour moi de vous présenter aujourd’hui les principaux axes du projet de loi de finances pour l’année 2027, dans un contexte international marqué par une incertitude géopolitique persistante, des pressions inflationnistes, des fluctuations des marchés énergétiques, ainsi qu’un ralentissement de la croissance économique mondiale», a fait observer le ministre.

Sur le plan national, l’État poursuit, selon lui, «la mise en œuvre d’une politique budgétaire visant à soutenir la croissance économique, à améliorer les conditions de vie des citoyens et à poursuivre la réalisation des grands programmes d’investissements publics, tout en veillant à garantir la soutenabilité des finances publiques et à préserver les équilibres macroéconomiques à moyen terme».

«L’élaboration de ce projet repose sur un ensemble de principes directeurs, au premier rang desquels figure la prudence dans la prévision des recettes, tenant compte des évolutions de la conjoncture nationale et internationale, et la durabilité à travers la conciliation entre la stabilité de la macroéconomie et les impératifs de la diversification économique» a expliqué Mohammed Lamine Lebbou, qui n’a pas manqué de citer «la définition des priorités afin de garantir l’équilibre entre l’investissement public et les transferts sociaux».

Le projet, a-t-il ajouté, «repose également sur le renforcement de la performance dans la gestion des programmes selon des objectifs et des indicateurs, en application des dispositions de la loi organique relative aux lois de finances (LOLF), et sur l’élargissement de l’assiette fiscale pour renforcer la fiscalité ordinaire».

«Il consacre en outre le suivi régulier de l’exécution des orientations budgétaires, grâce à un tableau de bord comprenant les recettes, les dépenses, la trésorerie et l’investissement», précise le ministre avant de passer en revue «les principales évolutions de la situation économique nationale, les prévisions des indicateurs économiques et financiers clés pour l’année 2027, ainsi que les priorités nationales qu’il comporte et les principales mesures législatives proposées».

Prévisions de clôture pour l’année 2026

Concernant les prévisions de clôture de l’année 2026, M. Lebbou indique qu’«elles ont été établies sur la base de l’évolution des indicateurs macroéconomiques et budgétaires, en tenant compte des développements enregistrés aux niveaux national et international».

Selon lui, «la croissance économique, il est prévu qu’elle atteigne un taux de 4,3% au cours de l’année 2026». Elle est tirée, dit-il, «principalement par la dynamique continue des activités hors hydrocarbures, qui devraient enregistrer une croissance de 4,8%, en plus de l’amélioration des performances du secteur des hydrocarbures, qui devrait enregistrer une croissance de 1,0%».

«En termes de valeur nominale, le Produit Intérieur Brut (PIB) devrait atteindre 48 723,2 milliards de dinars en 2026, dans un contexte caractérisé, notamment, par la hausse des prix des hydrocarbures», fait savoir le ministre.

Pour ce qui est des finances publiques, « les prévisions de clôture indiquent que les recettes budgétaires atteindront 8 611,1 milliards de dinars, dont 2 697,9 milliards de dinars au titre de la fiscalité pétrolière budgétisée, et 5 913,3 milliards de dinars de recettes fiscales».

«En contrepartie, les dépenses budgétaires devraient atteindre 17 636,7 milliards de dinars, restant dans la limite des crédits ouverts en vertu de la loi de finances pour l’année 2026», a soutenu Mohammed Lamine Lebbou, en mettant l’accent sur la fiscalité pétrolière recouvrée. Elle devrait atteindre, selon lui, 4 157,2 milliards de dinars, portée par la hausse des quantités d’hydrocarbures exportées, parallèlement à l’évolution positive attendue de leurs prix d’exportation au cours de l’année en cours. Par conséquent, l’excédent réalisé permettra de financer le Fonds de Régulation des Recettes (FRR) à hauteur d’environ 1 459,3 milliards de DA.

Le cadrage macroéconomique et budgétaire

Devant la commission des Finances et du Budget, le ministre a indiqué que «ce projet a été élaboré en se basant sur les évolutions de la situation économique nationale, tout en prenant en compte les développements économiques internationaux, notamment ceux liés aux évolutions de l’offre et de la demande sur les marchés des hydrocarbures».

Selon lui, le cadrage «repose sur un ensemble d’hypothèses fondamentales pour l’année 2027 sur une fixation du prix de référence fiscal du baril de pétrole brut à 60 dollars américains, une adoption d’un prix du marché de 70 dollars américains le baril de pétrole brut, d’un taux de change de 131 dinars pour un dollar américain et d’un ciblage d’un taux d’inflation de l’ordre de 4,0%».

Activité économique nationale

«L’activité économique nationale devrait poursuivre sa trajectoire positive au cours de l’année 2027, avec un taux de croissance du PIB devant atteindre 4,2%». Cette évolution, a-t-il expliqué, est «principalement attribuée à la dynamique attendue des activités hors hydrocarbures, qui devraient continuer à soutenir la croissance économique et à renforcer leur contribution à la création de richesse».

Les prévisions budgétaires pour l’année 2027 s’inscrivent dans le cadre de la poursuite de la mise en œuvre des réformes structurelles visant à soutenir la transition économique et à renforcer la diversification de l’économie nationale, avec l’intensification des efforts visant à mobiliser les ressources publiques et à améliorer leur recouvrement, en particulier les recettes hors fiscalité pétrolière, a indiqué le ministre.

Selon lui, «les recettes budgétaires devraient s’élever à 9 251,1 milliards de DA en 2027, reflétant la poursuite des efforts visant à renforcer la mobilisation des ressources publiques et à améliorer la contribution des recettes hors fiscalité pétrolière au financement du budget».

Dans ce contexte, précise-t-il, «les recettes hors fiscalité pétrolière devraient atteindre 6 598,8 milliards de DA, portées principalement par la croissance des recettes fiscales, à la lumière de l’amélioration attendue de l’activité économique, de la poursuite de la modernisation de l’administration fiscale et du renforcement de l’efficacité du recouvrement».

La fiscalité pétrolière budgétisée, elle a été estimée, selon les indications données par le premier argentier du pays, «sur la base d’un prix de référence de 60 dollars américains le baril, pour atteindre 2 652,3 milliards de DA en 2027».

Cette estimation, ajoute-t-il, «reflète l’adoption d’une approche prudente dans la prévision des ressources, prenant en compte l’incertitude liée aux développements économiques internationaux et aux fluctuations potentielles sur les marchés des hydrocarbures».

Les Priorités Nationales

Pour ce qui des dépenses budgétaires, Mohammed Lamine Lebbou, a souligné que «les demandes de crédits exprimées par les différents portefeuilles de programmes pour l’année 2027, le total des dépenses budgétaires s’est élevé à 20 411,64 milliards de DA en autorisations d’engagement (AE) et 21 046,70 milliards de DA en crédits de paiement (CP)».

Selon lui, «les crédits proposés au titre de l’exercice 2027 s’élèvent à 17 251,61 milliards de DA en AE et 17 882,65 milliards de DA en CP, soit un taux de couverture de 84,5% des demandes d’AE et de 85% des demandes de CP».

Les priorités nationales du projet de loi de finances pour l’année 2027 s’articulent autour de l’amélioration du cadre de vie du citoyen, du renforcement du développement humain, de la poursuite de la réalisation des projets structurants, ainsi que de l’accélération du rythme de la transition numérique.

S. R.

Source : Ecotimes

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