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LOGICIEL DE GESTION ASSOCIATION
LOGICIEL DE GESTION D’ASSOCIATION متوفر بالعربية و الفرنسية *** version valable à vie *** C'est un logiciel pour gérer tous simplement une association. Propriétés : 01 » Edition des informations de l'Association. 02 » Membres: création et édition des informations des membres de l'association avec possibilité d'imprimer les cartes d'adhérences et la liste des membres. 03 » Activités: création et édition des activités de l'association avec possibilité d'impression de la liste de toutes les activités. 04 » Malades(ou autre personnes qui sont concernées par l'activité de l'association) : création et édition des informations et impression de le liste avec ou sans filtrage. 05 » Rendez-vous : création et édition des rdv ; le filtrage des rdv par date, la recherche par nom et prénom avec impression de la liste. Une alerte s'affiche lors du lancement du logiciel montre les rdv qui ont une date très proche. 06» Contacts : création et édition des contacts de l'association (par exemple : médecins, fournisseurs, autres associations, ……………) avec recherche et impression de la liste. 07 » Documents : établir de tous les documents de l'association comme par exemple : réunion, ordre mission, Courier arrivé et départ, et autres documents. 08 » Gestionnaire de stock : produits en stock avec possibilité d'impression de listing, journal de livraison et de réception des produits avec la possibilité d'éditer, et d'imprimer les bons et le journal. 09 » Caisse : gestion de toutes les opération d'alimentations et de retrait de caisse et calcule de caisse.
Formation Mini Mba
l'institut international des études professionnelles (IPSI) lance la formation #MINI_MBA ➡️ Dates : 1ere session du 26 janvier au 05 février 2020 2eme session du 23 février au 04 Mars 2020 3eme session du 22 Mars au 01 Avril 2020 ➡️ Durée de la formation:03 sessions de 08 jours ( dimanche, lundi, mardi, mercredi )de 9h30 à 13h . Objectifs : A) Fournir aux participants les connaissances multidisciplinaires et les compétences de gestion et d’affaires afin de mieux assumer leurs responsabilités professionnelles en entreprises. B) Améliorer les compétences, la performance et l’efficacité des participants en tant qu’étudiants universitaires, porteurs de projets, cadres d’entreprises en poste. C) Donner aux participants des outils et techniques pour affronter les défis du nouvel environnement de gestion des entreprises en Algérie. D) Améliorer la pensée stratégique et la capacité décisionnelle des participants. -------------------------- Le niveau requis :1. Détenteurs d’un Bac+2, Licences et Masters(Administration, commerce, droit, économie, ingénierie, ou sciences………) 2. Personnels et cadres d'entreprises en fonction. Programme : Module 1 : Création et Organisation des entreprises Module 2 : Leadership et Management Module 3: Techniques de communication et Communication milieu professionnel. Module 4: Gestion commerciale (Ventes et Achats) Module 5: Ressources humaines : Gestion et résolution des conflits Module 6:Sante et sécurité au travail ➡️ A l'issue de la formation de 03 sessions le participant recevra un certificat de qualification Mini Mba coût de formation par session
La guerre des clans secoue le Makhzen : « Jabarot » met à nu la lutte des services de renseignement au Maroc
Le scandale « Jabarot » n’est désormais plus une simple affaire de piratage informatique ou de fuite ponctuelle de documents sensibles. Les éléments qui se dévoilent progressivement dressent un tableau beaucoup plus préoccupant : celui d’un dispositif sécuritaire marocain qui se fragilise de l’intérieur, avec des fuites touchant au cœur même des services censés être les mieux protégés de l’appareil du Makhzen. Le quotidien espagnol ABC, dans une enquête exclusive, a révélé de nouveaux éléments particulièrement sensibles concernant l’une des plus vastes opérations de fuite de données ayant affecté les services de renseignement et de sécurité marocains, établissant pour la première fois un lien direct entre ces fuites et Mehdi Hijjawi, ancien responsable au sein de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), le service de renseignement extérieur relevant de l’appareil sécuritaire marocain. Selon les informations rapportées par le journal, sur la base de sources de renseignement et d’un document officiel d’identité qu’il affirme avoir obtenu, Hijjawi, présenté par ABC comme ayant occupé de hautes responsabilités au sein de la DGED, serait lié à la fuite des données publiées en ligne par le groupe « Jebrot ». Parmi les données les plus importantes figure une vaste liste comprenant 70.381 noms de personnes, dont le groupe affirme qu’elles entretiennent des liens avec les services de sécurité et de renseignement marocains. 70.000 noms : une fuite révélatrice de la fragilité du dispositif sécuritaire marocain L’affaire « Jebrot » est devenue, au cours du mois d’août dernier, une véritable source d’inquiétude pour les services sécuritaires et de renseignement marocains, après que le groupe eut commencé à publier d’importants volumes de données concernant des personnes soupçonnées de travailler ou de collaborer avec les services de sécurité et de renseignement. Selon des rapports de médias espagnols, les données divulguées contiennent 70.381 noms, ainsi que d’autres informations d’identification. Parallèlement, des services espagnols, notamment le Centre national du renseignement (CNI) et la Police nationale, ont entrepris d’examiner ces noms et de les confronter à leurs propres bases de données. Les répercussions de cette fuite ne se sont pas limitées au Maroc, puisque des noms liés aux services diplomatiques et consulaires marocains en Espagne figureraient également parmi les données divulguées. Selon des rapports espagnols, cinq personnes liées à l’ambassade du Maroc à Madrid seraient citées, ainsi que des responsables consulaires dans plusieurs villes espagnoles. Mehdi Hijjawi : un homme au cœur du service de renseignement ABC présente Mehdi Hijjawi comme une importante figure sécuritaire ayant occupé un poste de haut niveau au sein de la Direction générale des études et de la documentation (DGED), chargée du renseignement extérieur marocain. Selon le journal, Hijjawi aurait atteint le poste de numéro deux du service, derrière Yassine Mansouri, avant que ses relations avec l’appareil sécuritaire ne prennent fin dans le contexte d’un conflit interne entre différents centres d’influence au sein des services de sécurité marocains. ABC dresse ainsi le portrait d’un ancien responsable qui disposait d’une influence au sein des cercles sécuritaires de haut niveau, avant d’entrer en confrontation avec certaines composantes du dispositif dont il avait lui-même été l’un des hommes. Le journal établit cette confrontation dans le contexte de ce qu’il présente comme une lutte interne entre la DGED, dirigée par Yassine Mansouri, et la DGST, service chargé du renseignement intérieur et de la surveillance du territoire, dirigé par Abdellatif Hammouchi. Fuite du Maroc, arrestation en Espagne puis disparition Selon le récit rapporté par ABC, Hijjawi a quitté le Maroc en 2024 avant de se rendre en France, alors que les autorités marocaines cherchaient à l’arrêter et à obtenir son extradition. Il s’est ensuite rendu en Espagne, où il a été arrêté en septembre 2024 et présenté devant l’Audience nationale espagnole dans le cadre de procédures liées à une demande d’extradition vers le Maroc. Le journal indique que la juridiction n’a pas décidé de son placement en détention, mais lui a imposé des mesures conservatoires, dont le retrait de son passeport. L’affaire ne s’est toutefois pas arrêtée là, ABC affirmant que Hijjawi a par la suite disparu d’Espagne avec l’aide d’anciens membres des services de renseignement espagnols, en utilisant une fausse identité, avant de transiter par la Turquie vers une destination qui n’a pas été révélée par les sources. Le journal souligne que le lieu où il se trouve actuellement demeure inconnu, précisant ne disposer d’aucun élément établissant qu’il résiderait au Canada. Selon des sources proches de lui citées par ABC, il se trouverait en dehors de l’Europe. Pourquoi le nom de Hijjawi apparaît-il au cœur de cette affaire ? Cela s’explique principalement par son ancienne position au sein du service de renseignement extérieur marocain, qui lui aurait permis d’accéder à des informations et documents particulièrement sensibles. ABC affirme que Hijjawi aurait quitté le Maroc en emportant avec lui des « secrets d’Etat et des documents extrêmement sensibles », tandis que des sources de son entourage assurent qu’il détiendrait des informations sur des personnalités influentes au sein des cercles sécuritaires et
Maroc: des laboratoires secrets alimentent l’économie parallèle de la drogue sous la protection du Makhzen
Le Maroc voit se développer une nouvelle économie clandestine de la drogue, fondée non seulement sur le cannabis, mais aussi sur la fabrication des types les plus dangereuses des psychotropes et de substances hallucinogènes dans des laboratoires secrets, avec la complaisance et le laisser-faire du Makhzen. Cette évolution renforce le rôle du Royaume comme plateforme de production, de transformation et d’acheminement de la drogue vers les pays voisins. Les données disponibles montrent d’abord que cette extension ne se limite plus au trafic. Le réseau international spécialisé dans la criminalité organisée transnationale, Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), avait fait état dès 2016 d’un laboratoire de transformation de cocaïne à Oujda, exploité par des chimistes, où 250 kilogrammes de cocaïne raffinée avaient été traités au cours de cette même année. La GI-TOC souligne, par ailleurs, le rôle croissant du Makhzen dans les marchés régionaux de la cocaïne. Cette évolution s’est accompagnée de l’apparition de produits fabriqués localement, dont la «boufa», appelée «cocaïne des pauvres». Préparée à partir de résidus de cocaïne, de produits chimiques et d’autres substances psychoactives, elle est apparue au Maroc en 2020 avant de connaître une expansion notable. A cette substance s’ajoute désormais une production croissante de psychotropes. Janvier dernier, les autorités marocaines ont fait état de plus de quatre millions de comprimés psychotropes saisis dans une courte période. Ces chiffres illustrent l’ampleur prise par le phénomène. Dans le même temps, les enquêtes européennes ont mis en évidence les ramifications transfrontalières de cette économie criminelle. En janvier 2022, la police espagnole avait annoncé le démantèlement d’un réseau international impliqué dans le trafic de médicaments destinés à la fabrication du «karkoubi» au Maroc. L’opération avait permis la saisie de 200.000 comprimés psychotropes en Espagne, pour un total dépassant 500.000 comprimés suite à une extension de l’opération. Selon la RTVE (radio-télévision espagnol), le «karkoubi» est fabriqué au Maroc à partir de médicaments provenant notamment d’Espagne, dont certains destinés au traitement de l’épilepsie, avant d’être transformés en drogue. Le procédé révèle ainsi une chaîne criminelle qui détourne des produits pharmaceutiques légalement commercialisés pour alimenter une activité criminelle. Cette filière a également été documentée par le journal espagnol «El Pais» dans une enquête publiée en 2024 sur le Rivotril, médicament utilisé notamment contre l’épilepsie et les crises d’angoisse. Le quotidien indiquait que l’Espagne commercialise près de quatre millions de boîtes par an et qu’une bonne partie de ces quantités aboutit dans des circuits illégaux avant d’être utilisée dans la fabrication du «karkoubi» au Maroc. Des estimations de la police espagnole citées par le journal faisaient état de bénéfices dépassant 100 millions d’euros par an pour des groupes criminels marocains organisés. La pression exercée par les services européens n’a toutefois pas interrompu ces activités. En juin 2025, la police espagnole a démantelé un réseau opérant entre le Maroc et l’Espagne et saisi une importante quantité de l’un des types de psychotropes les plus dangereux, à savoir le clonazépam ainsi que 22 kilogrammes de cannabis. Cette expansion s’accompagne d’une dispersion géographique des activités criminelles. Celles-ci ont été associées à Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Settat, El Jadida et Khouribga, mais aussi à Deroua, El Hraouiyine, Mediouna, Rahma et Bouskoura. Il ne s’agit pas nécessairement, dans tous ces cas, de laboratoires de fabrication : certaines localités sont liées à la préparation, au stockage ou à la distribution, ce qui témoigne néanmoins de l’extension des réseaux. A cette infrastructure criminelle s’ajoute le blanchiment des revenus issus du trafic. L’argent provenant de la production, du transport et de la distribution est réinjecté dans l’achat d’équipements et de matières premières, le financement du stockage et du transport ainsi que l’élargissement des circuits de distribution, permettant aux réseaux de se reconstituer après chaque opération policière à l’étranger. Ces éléments mettent directement en cause la responsabilité du Makhzen dans le maintien d’un environnement où les réseaux criminels peuvent se réorganiser et diversifier leurs activités, alors que l’activité est protégée pour y faire d’outils de guerre, de chantage et de pression. La multiplication des substances, le développement de la fabrication, l’extension géographique des réseaux et leurs ramifications internationales ne correspondent plus à un simple phénomène de trafic, mais à une économie criminelle structurée et adaptable. Ainsi, le Maroc n’apparaît plus seulement comme un territoire de production et de transit du cannabis. Il devient également un espace où se développent la transformation de la cocaïne, la fabrication de psychotropes et la production de substances telles que la «boufa» et le «karkoubi». Derrière cette diversification se consolide une économie parallèle nourrie par les revenus de la criminalité, tandis que les pays voisins en subissent les conséquences. R N.
Maroc: des laboratoires secrets alimentent l’économie parallèle de la drogue sous la protection du Makhzen
Le Maroc voit se développer une nouvelle économie clandestine de la drogue, fondée non seulement sur le cannabis, mais aussi sur la fabrication des types les plus dangereuses des psychotropes et de substances hallucinogènes dans des laboratoires secrets, avec la complaisance et le laisser-faire du Makhzen. Cette évolution renforce le rôle du Royaume comme plateforme de production, de transformation et d’acheminement de la drogue vers les pays voisins. Les données disponibles montrent d’abord que cette extension ne se limite plus au trafic. Le réseau international spécialisé dans la criminalité organisée transnationale, Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), avait fait état dès 2016 d’un laboratoire de transformation de cocaïne à Oujda, exploité par des chimistes, où 250 kilogrammes de cocaïne raffinée avaient été traités au cours de cette même année. La GI-TOC souligne, par ailleurs, le rôle croissant du Makhzen dans les marchés régionaux de la cocaïne. Cette évolution s’est accompagnée de l’apparition de produits fabriqués localement, dont la » boufa », appelée « cocaïne des pauvres ». Préparée à partir de résidus de cocaïne, de produits chimiques et d’autres substances psychoactives, elle est apparue au Maroc en 2020 avant de connaître une expansion notable. A cette substance s’ajoute désormais une production croissante de psychotropes. Janvier dernier, les autorités marocaines ont fait état de plus de quatre millions de comprimés psychotropes saisis dans une courte période. Ces chiffres illustrent l’ampleur prise par le phénomène. Dans le même temps, les enquêtes européennes ont mis en évidence les ramifications transfrontalières de cette économie criminelle. En janvier 2022, la police espagnole avait annoncé le démantèlement d’un réseau international impliqué dans le trafic de médicaments destinés à la fabrication du « karkoubi » au Maroc. L’opération avait permis la saisie de 200.000 comprimés psychotropes en Espagne, pour un total dépassant 500.000 comprimés suite à une extension de l’opération. Selon la RTVE (radio télévision espagnol), le « karkoubi » est fabriqué au Maroc à partir de médicaments provenant notamment d’Espagne, dont certains destinés au traitement de l’épilepsie, avant d’être transformés en drogue. Le procédé révèle ainsi une chaîne criminelle qui détourne des produits pharmaceutiques légalement commercialisés pour alimenter une activité criminelle. Cette filière a également été documentée par le journal espagnol « El Pais » dans une enquête publiée en 2024 sur le Rivotril, médicament utilisé notamment contre l’épilepsie et les crises d’angoisse. Le quotidien indiquait que l’Espagne commercialise près de quatre millions de boîtes par an et qu’une bonne partie de ces quantités aboutit dans des circuits illégaux avant d’être utilisée dans la fabrication du « karkoubi » au Maroc. Des estimations de la police espagnole citées par le journal faisaient état de bénéfices dépassant 100 millions d’euros par an pour des groupes criminels marocains organisés. La pression exercée par les services européens n’a toutefois pas interrompu ces activités. En juin 2025, la police espagnole a démantelé un réseau opérant entre le Maroc et l’Espagne et saisi unje importante quantité de l’un des types de psychotropes les plus dangereux, à savoir le clonazépam ainsi que 22 kilogrammes de cannabis. Cette expansion s’accompagne d’une dispersion géographique des activités criminelles. Celles-ci ont été associées à Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Settat, El Jadida et Khouribga, mais aussi à Deroua, El Hraouiyine, Mediouna, Rahma et Bouskoura. Il ne s’agit pas nécessairement, dans tous ces cas, de laboratoires de fabrication : certaines localités sont liées à la préparation, au stockage ou à la distribution, ce qui témoigne néanmoins de l’extension des réseaux. A cette infrastructure criminelle s’ajoute le blanchiment des revenus issus du trafic. L’argent provenant de la production, du transport et de la distribution est réinjecté dans l’achat d’équipements et de matières premières, le financement du stockage et du transport ainsi que l’élargissement des circuits de distribution, permettant aux réseaux de se reconstituer après chaque opération policière à l’étranger. Ces éléments mettent directement en cause la responsabilité du Makhzen dans le maintien d’un environnement où les réseaux criminels peuvent se réorganiser et diversifier leurs activités, alors que l’activité est protégée pour y faire d’outils de guerre, de chantage et de pression. La multiplication des substances, le développement de la fabrication, l’extension géographique des réseaux et leurs ramifications internationales ne correspondent plus à un simple phénomène de trafic, mais à une économie criminelle structurée et adaptable. Ainsi, le Maroc n’apparaît plus seulement comme un territoire de production et de transit du cannabis. Il devient également un espace où se développent la transformation de la cocaïne, la fabrication de psychotropes et la production de substances telles que la « boufa » et le « karkoubi ». Derrière cette diversification se consolide une économie parallèle nourrie par les revenus de la criminalité, tandis que les pays voisins en subissent les conséquences.
Maroc: des laboratoires secrets alimentent l'économie parallèle de la drogue sous la protection du Makhzen
ALGER - Le Maroc voit se développer une nouvelle économie clandestine de la drogue, fondée non seulement sur le cannabis, mais aussi sur la fabrication des types les plus dangereuses des psychotropes et de substances hallucinogènes dans des laboratoires secrets, avec la complaisance et le laisser-faire du Makhzen. Cette évolution renforce le rôle du Royaume comme plateforme de production, de transformation et d'acheminement de la drogue vers les pays voisins. Les données disponibles montrent d'abord que cette extension ne se limite plus au trafic. Le réseau international spécialisé dans la criminalité organisée transnationale, Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), avait fait état dès 2016 d'un laboratoire de transformation de cocaïne à Oujda, exploité par des chimistes, où 250 kilogrammes de cocaïne raffinée avaient été traités au cours de cette même année. La GI-TOC souligne, par ailleurs, le rôle croissant du Makhzen dans les marchés régionaux de la cocaïne. Cette évolution s'est accompagnée de l'apparition de produits fabriqués localement, dont la "boufa", appelée "cocaïne des pauvres". Préparée à partir de résidus de cocaïne, de produits chimiques et d'autres substances psychoactives, elle est apparue au Maroc en 2020 avant de connaître une expansion notable. A cette substance s'ajoute désormais une production croissante de psychotropes. Janvier dernier, les autorités marocaines ont fait état de plus de quatre millions de comprimés psychotropes saisis dans une courte période. Ces chiffres illustrent l'ampleur prise par le phénomène. Dans le même temps, les enquêtes européennes ont mis en évidence les ramifications transfrontalières de cette économie criminelle. En janvier 2022, la police espagnole avait annoncé le démantèlement d'un réseau international impliqué dans le trafic de médicaments destinés à la fabrication du "karkoubi" au Maroc. L'opération avait permis la saisie de 200.000 comprimés psychotropes en Espagne, pour un total dépassant 500.000 comprimés suite à une extension de l'opération. Selon la RTVE (radio télévision espagnol), le "karkoubi" est fabriqué au Maroc à partir de médicaments provenant notamment d'Espagne, dont certains destinés au traitement de l'épilepsie, avant d'être transformés en drogue. Le procédé révèle ainsi une chaîne criminelle qui détourne des produits pharmaceutiques légalement commercialisés pour alimenter une activité criminelle. Cette filière a également été documentée par le journal espagnol "El Pais" dans une enquête publiée en 2024 sur le Rivotril, médicament utilisé notamment contre l'épilepsie et les crises d'angoisse. Le quotidien indiquait que l'Espagne commercialise près de quatre millions de boîtes par an et qu'une bonne partie de ces quantités aboutit dans des circuits illégaux avant d'être utilisée dans la fabrication du "karkoubi" au Maroc. Des estimations de la police espagnole citées par le journal faisaient état de bénéfices dépassant 100 millions d'euros par an pour des groupes criminels marocains organisés. La pression exercée par les services européens n'a toutefois pas interrompu ces activités. En juin 2025, la police espagnole a démantelé un réseau opérant entre le Maroc et l'Espagne et saisi une importante quantité de l'un des types de psychotropes les plus dangereux, à savoir le clonazépam ainsi que 22 kilogrammes de cannabis. Cette expansion s'accompagne d'une dispersion géographique des activités criminelles. Celles-ci ont été associées à Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Settat, El Jadida et Khouribga, mais aussi à Deroua, El Hraouiyine, Mediouna, Rahma et Bouskoura. Il ne s'agit pas nécessairement, dans tous ces cas, de laboratoires de fabrication : certaines localités sont liées à la préparation, au stockage ou à la distribution, ce qui témoigne néanmoins de l'extension des réseaux. A cette infrastructure criminelle s'ajoute le blanchiment des revenus issus du trafic. L'argent provenant de la production, du transport et de la distribution est réinjecté dans l'achat d'équipements et de matières premières, le financement du stockage et du transport ainsi que l'élargissement des circuits de distribution, permettant aux réseaux de se reconstituer après chaque opération policière à l'étranger. Ces éléments mettent directement en cause la responsabilité du Makhzen dans le maintien d'un environnement où les réseaux criminels peuvent se réorganiser et diversifier leurs activités, alors que l'activité est protégée pour y faire d'outils de guerre, de chantage et de pression. La multiplication des substances, le développement de la fabrication, l'extension géographique des réseaux et leurs ramifications internationales ne correspondent plus à un simple phénomène de trafic, mais à une économie criminelle structurée et adaptable. Ainsi, le Maroc n'apparaît plus seulement comme un territoire de production et de transit du cannabis. Il devient également un espace où se développent la transformation de la cocaïne, la fabrication de psychotropes et la production de substances telles que la "boufa" et le "karkoubi". Derrière cette diversification se consolide une économie parallèle nourrie par les revenus de la criminalité, tandis que les pays voisins en subissent les conséquences.
ETUSA lance un programme de trajets spécial pour faciliter les déplacements des visiteurs vers le Salon international du livre d'Alger
Dans le cadre de la facilitation des déplacements vers les événements du "Salon international du livre d'Alger" pour sa 27e édition, l'Entreprise publique de transport urbain et suburbain (ETUSA) a annoncé aujourd'hui, mardi, le lancement d'un programme de trajets spéciaux pour les participants à ce grand événement culturel, qui se tiendra au Palais des Expositions à Pins Maritimes, Alger. Un programme de trajets dédié Selon le communiqué de l'entreprise, plusieurs stations ont été déterminées comme points de départ des bus affectés à ce programme, couvrant de nombreux quartiers et zones étendues de la capitale. Ce programme vise à faciliter l'accès des visiteurs provenant de différentes régions au salon, qui débute ce mercredi et se poursuit jusqu'au samedi 16 novembre. Les stations de départ comprennent : El Harrach Bach Djerrah Ain Naadja Place 1er Mai Birkhadem Kalitous Bir Touta Place Audin Place des Martyrs Ben Aknoun Rouibia Hamadi Reghaia Zeralda Sidi Abdellah Douéra via Oued Faïd Les bus seront disponibles dans ces stations de manière régulière pour garantir un transport efficace des visiteurs. Horaires des trajets et prix des billets Les premiers trajets débuteront à partir de 10 heures du matin et se poursuivront tout au long de la journée jusqu'à 22 heures, heure à laquelle la dernière navette partira du Palais des Expositions. Le prix du billet a été fixé à seulement 50 dinars algériens, offrant ainsi une option économique et pratique pour se rendre à cet événement culturel majeur. La 27e édition : une participation remarquable et des événements variés Le Salon international du livre d'Alger ouvrira ses portes le jeudi 7 novembre et se poursuivra jusqu'au samedi 16 novembre 2024. Plus de 1007 maisons d'édition de 40 pays y participeront, faisant de cette édition l'une des plus grandes de l'histoire de l'événement. Le Qatar est l'invité d'honneur de cette édition, où il présentera ses dernières publications dans divers domaines culturels et littéraires. Cet événement est l'un des plus importants en Algérie, réunissant de grands écrivains et éditeurs du pays et de l'étranger, offrant ainsi une plateforme essentielle pour l'échange d'idées et d'expériences entre différentes cultures. Facilités de transport au service des visiteurs Grâce à ce programme, ETUSA cherche à offrir de grandes facilités aux visiteurs, afin de réduire les embouteillages et garantir un accès fluide au Palais des Expositions, qui accueillera cet événement majeur. Cette initiative reflète également l'engagement des autorités algériennes à fournir les meilleures conditions pour le succès de ce salon, un événement qui met en valeur la richesse de la culture algérienne et encourage la lecture et les échanges culturels. À travers cette initiative, ETUSA propose un service de transport efficace assurant le confort des visiteurs et facilitant leurs déplacements de manière rapide et sécurisée. Ce programme arrive à un moment qui coïncide avec les célébrations de la Révolution algérienne, et constitue un ajout significatif pour maintenir l'afflux massif attendu pour ce salon. Le Salon international du livre d'Alger : une plateforme pour la créativité intellectuelle et culturelle Le "Salon international du livre d'Alger" est l'un des événements culturels les plus importants du monde arabe, attirant chaque année un large public composé de culturels, d'écrivains, d'étudiants et de citoyens de toutes les couches sociales. Ce salon permet aux visiteurs de découvrir les dernières publications littéraires et scientifiques du monde entier. Il s'agit également d'une occasion de mettre en lumière divers sujets culturels à travers des rencontres et des conférences réunissant écrivains et penseurs venus de divers pays arabes et du monde entier. De nombreuses activités parallèles telles que des ateliers, des soirées poétiques et des dialogues culturels seront également organisées. Avec l'annonce par ETUSA de ce programme spécial de transport pour faciliter l'accès au "Salon international du livre d'Alger", l'Algérie confirme une fois de plus son engagement à soutenir et à promouvoir la culture, en facilitant l'accès du public à des événements culturels exceptionnels. Ce salon sera sans aucun doute une occasion importante de participer à la dynamique culturelle mondiale, renforçant ainsi le rôle de l'Algérie comme une plateforme vivante pour un dialogue intellectuel et culturel continu.
Tour International du Bénin : Le cycliste Hamza Amari remporte l’étape 2
Le cycliste algérien Hamza Amari a remporté la deuxième étape du 19ème Tour cycliste international du Bénin, disputée mercredi entre Parakou et Savé sur une distance de 156,4 km, selon la Fédération algérienne de cyclisme (FAC). Il s’agit de la deuxième victoire consécutive de l’Algérie sur le Tour international du Bénin après celle d’Azzedine Lagab […] L’article Tour International du Bénin : Le cycliste Hamza Amari remporte l’étape 2 est apparu en premier sur Dzair Scoop .
Maroc : des laboratoires secrets alimentent l’économie parallèle de la drogue sous la protection du Makhzen
Le Maroc voit se développer une nouvelle économie clandestine de la drogue, fondée non seulement sur le cannabis, mais aussi sur la fabrication des types les plus dangereuses des psychotropes et de substances hallucinogènes dans des laboratoires secrets, avec la complaisance et le laisser-faire du Makhzen. C ette évolution renforce le rôle du Royaume comme plateforme de production, de transformation et d’acheminement de la drogue vers les pays voisins. Les données disponibles montrent d’abord que cette extension ne se limite plus au trafic. Le réseau international spécialisé dans la criminalité organisée transnationale, Global Initiative Against Transnational Organized Crime (GI-TOC), avait fait état dès 2016 d’un laboratoire de transformation de cocaïne à Oujda, exploité par des chimistes, où 250 kilogrammes de cocaïne raffinée avaient été traités au cours de cette même année. La GI-TOC souligne, par ailleurs, le rôle croissant du Makhzen dans les marchés régionaux de la cocaïne. Cette évolution s’est accompagnée de l’apparition de produits fabriqués localement, dont la « boufa », appelée « cocaïne des pauvres ». Préparée à partir de résidus de cocaïne, de produits chimiques et d’autres substances psychoactives, elle est apparue au Maroc en 2020 avant de connaître une expansion notable. A cette substance s’ajoute désormais une production croissante de psychotropes. Janvier dernier, les autorités marocaines ont fait état de plus de quatre millions de comprimés psychotropes saisis dans une courte période. Ces chiffres illustrent l’ampleur prise par le phénomène. Dans le même temps, les enquêtes européennes ont mis en évidence les ramifications transfrontalières de cette économie criminelle. En janvier 2022, la police espagnole avait annoncé le démantèlement d’un réseau international impliqué dans le trafic de médicaments destinés à la fabrication du « karkoubi » au Maroc. L’opération avait permis la saisie de 200.000 comprimés psychotropes en Espagne, pour un total dépassant 500.000 comprimés suite à une extension de l’opération. Selon la RTVE (radio télévision espagnol), le « karkoubi » est fabriqué au Maroc à partir de médicaments provenant notamment d’Espagne, dont certains destinés au traitement de l’épilepsie, avant d’être transformés en drogue. Le procédé révèle ainsi une chaîne criminelle qui détourne des produits pharmaceutiques légalement commercialisés pour alimenter une activité criminelle. Cette filière a également été documentée par le journal espagnol « El Pais » dans une enquête publiée en 2024 sur le Rivotril, médicament utilisé notamment contre l’épilepsie et les crises d’angoisse. Le quotidien indiquait que l’Espagne commercialise près de quatre millions de boîtes par an et qu’une bonne partie de ces quantités aboutit dans des circuits illégaux avant d’être utilisée dans la fabrication du « karkoubi » au Maroc. Des estimations de la police espagnole citées par le journal faisaient état de bénéfices dépassant 100 millions d’euros par an pour des groupes criminels marocains organisés. La pression exercée par les services européens n’a toutefois pas interrompu ces activités. En juin 2025, la police espagnole a démantelé un réseau opérant entre le Maroc et l’Espagne et saisi unje importante quantité de l’un des types de psychotropes les plus dangereux, à savoir le clonazépam ainsi que 22 kilogrammes de cannabis. Cette expansion s’accompagne d’une dispersion géographique des activités criminelles. Celles-ci ont été associées à Casablanca, Rabat, Fès, Tanger, Settat, El Jadida et Khouribga, mais aussi à Deroua, El Hraouiyine, Mediouna, Rahma et Bouskoura. Il ne s’agit pas nécessairement, dans tous ces cas, de laboratoires de fabrication : certaines localités sont liées à la préparation, au stockage ou à la distribution, ce qui témoigne néanmoins de l’extension des réseaux. A cette infrastructure criminelle s’ajoute le blanchiment des revenus issus du trafic. L’argent provenant de la production, du transport et de la distribution est réinjecté dans l’achat d’équipements et de matières premières, le financement du stockage et du transport ainsi que l’élargissement des circuits de distribution, permettant aux réseaux de se reconstituer après chaque opération policière à l’étranger. Ces éléments mettent directement en cause la responsabilité du Makhzen dans le maintien d’un environnement où les réseaux criminels peuvent se réorganiser et diversifier leurs activités, alors que l’activité est protégée pour y faire d’outils de guerre, de chantage et de pression. La multiplication des substances, le développement de la fabrication, l’extension géographique des réseaux et leurs ramifications internationales ne correspondent plus à un simple phénomène de trafic, mais à une économie criminelle structurée et adaptable. Ainsi, le Maroc n’apparaît plus seulement comme un territoire de production et de transit du cannabis. Il devient également un espace où se développent la transformation de la cocaïne, la fabrication de psychotropes et la production de substances telles que la « boufa » et le « karkoubi ». Derrière cette diversification se consolide une économie parallèle nourrie par les revenus de la criminalité, tandis que les pays voisins en subissent les conséquences.
Algérie : un pays incontournable selon The Times
L’Algérie, pays d’Afrique du Nord riche en histoire et en culture, a récemment été mise à l’honneur par le prestigieux journal britannique The Times. Selon ce dernier, l’Algérie serait un pays incontournable pour les voyageurs en quête de nouvelles découvertes. Dans cet article, nous allons explorer les raisons qui font de l’Algérie une destination si […] L’article Algérie : un pays incontournable selon The Times est apparu en premier sur Maghreb Emergent .
L’Algérie accueillera les actes du 36ème Congrès de l’UIPA les 26 et 27 mai
L’Algérie accueillera, les 26 et 27 mai, au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal (CIC, Alger), les travaux du 36ème Congrès de l’Union interparlementaire arabe (UIPA), à l’invitation de son président, M. Ibrahim. Boughali, le président de l’Assemblée populaire nationale (NPA), l’a déclaré samedi dans un communiqué de presse de la Chambre basse du Parlement. Selon […] L’article L’Algérie accueillera les actes du 36ème Congrès de l’UIPA les 26 et 27 mai est apparu en premier sur Dzair Scoop .
Festival international d'Oran du film arabe : Présentation d'œuvres sur des expériences humaines multiples
Le public oranais a pu découvrir, dimanche soir, des récits de multiples expériences humaines mises en lumière par des films programmés dans le cadre de la compétition de la 12ème édition du Festival international d'Oran du film arabe.
Les récits nord-africains au cœur du Festival International du Film de la Mer Rouge 2024
• Le cinéma nord-africain rayonne à la 4ᵉ édition du Festival International du Film de la Mer Rouge • Dix films du Maghreb, plusieurs Algériens célèbrent l’héritage culturel et narratif de la région 05 Décembre 2024 : La 4ᵉ édition du Festival International du Film de la Mer Rouge braque les projecteurs sur le cinéma nord-africain. Dix œuvres remarquables, en provenance de l’Algérie, de la Tunisie et du Maroc, seront mises à l’honneur du 5 au 14 décembre dans le cadre enchanteur du quartier historique d’Al-Balad à Djeddah. Le festival propose une sélection explorant des thèmes universels tels que l’identité, la résilience et les transformations sociales, tout en célébrant la richesse culturelle du monde arabe. Cette année, les festivaliers découvriront un éventail d’œuvres captivantes, allant de drames profondément intimes à des comédies noires grinçantes, qui démontrent une fois encore l’immense talent des cinéastes nord-africains et leur capacité à s’imposer sur la scène internationale. Un cinéma qui rapproche et inspire Le Festival International du Film de la Mer Rouge ne se contente pas de projeter des films : il célèbre les histoires qui nous unissent. La sélection nord-africaine de cette année illustre à merveille la puissance du cinéma pour transcender les frontières culturelles, défier les idées reçues et inspirer l’action. « Le cinéma nord-africain, par son innovation artistique, demeure une source d’inspiration et de réflexion. Nous sommes ravis de présenter ces œuvres magistrales qui résonnent bien au-delà de la région », explique Antoine Khalife, directeur des programmes arabes et des classiques du cinéma au Festival. « Ces films interrogent l’expérience humaine avec une authenticité et une profondeur qui en font des incontournables pour tous les publics. » Le programme met en avant des réalisateurs chevronnés, comme Merzak Allouache, tout en offrant une vitrine à de jeunes talents prometteurs, à l’image de Mohamed Lakhdar Tati. Le cinéma tunisien, toujours central dans la programmation du festival, continue de fasciner par ses récits introspectifs, ses regards sur le passé et ses remises en question des normes établies. Le thème de cette année, La Nouvelle Maison du Cinéma, transforme la vieille ville de Djeddah, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, en une scène vivante dédiée à la créativité cinématographique. Entre avant-premières prestigieuses et discussions intimistes, le festival marie harmonieusement tradition et modernité. Une fenêtre sur l’âme nord-africaine Les films présentés dans la section dédiée au cinéma nord-africain sont bien plus que de simples récits : ils capturent l’essence d’une région en pleine mutation. Qu’il s’agisse de l’humour existentiel de Land of God (réal. Imad Benomar), du mysticisme troublant d’Agora (réal. Ala Eddine Slim), ou des dilemmes personnels explorés dans Chikha (réal. Ayoub Layoussifi et Zahoua Raji), ces œuvres incarnent toute la richesse et la diversité du cinéma nord-africain. Elles reflètent également l’engagement du festival à servir de tremplin pour les voix émergentes comme pour les talents confirmés, en favorisant les collaborations au sein du monde arabe et au-delà. En mettant en lumière ces créations, le festival assure au cinéma nord-africain la place qu’il mérite sur la scène internationale. Une programmation qui frappe fort Le programme de cette année frappe fort, mêlant une diversité de genres et de styles qui ne manqueront pas de captiver les spectateurs et de nourrir des débats passionnés. Voici une présentation des films à découvrir : • Front Row (Algérie, France, Arabie Saoudite) : Merzak Allouache transforme une escapade familiale en une réflexion émouvante sur les liens humains et le chaos du quotidien. • Aïcha (Tunisie, France, Italie, Arabie Saoudite, Qatar) : Réalisé par Mehdi M. Barsaoui, ce récit captivant explore la quête de liberté et les risques qu’une femme est prête à prendre pour réinventer sa vie après avoir simulé sa propre mort. • Agora (Tunisie, France, Arabie Saoudite) : Ala Eddine Slim livre une œuvre fascinante mêlant mystère, folklore et critique sociale, où des disparitions énigmatiques plongent une ville reculée dans une atmosphère troublante. • Bin U Bin, Elsewhere the Border (Algérie, France) : Dans cette exploration intime et brutale, Mohamed Lakhdar Tati nous transporte à la frontière tuniso-algérienne, où amitié et survie se croisent dans un contexte marqué par la contrebande et la perte. • Chikha (Maroc, France) : Ayoub Layoussifi et Zahoua Raji explorent avec finesse les tensions entre modernité et tradition à travers l’histoire d’une jeune femme déchirée entre les attentes de sa famille et son désir d’une vie plus conventionnelle. • In Three Layers of Darkness (Tunisie) : Houcem Slouli s’attaque aux méandres de l’immigration et des injustices administratives dans un court-métrage poignant, où un jeune homme lutte pour obtenir un visa. • Fragments of Life (Tunisie) : Anis Ben Dali offre un récit profondément humain sur la solitude et la résilience, alors qu’un jeune garçon d’un village isolé fait face à la perte et à un vol qui bouleverse son monde. • Land of God (Maroc) : Dans cette comédie noire, Imad Benomar mêle humour et réflexion existentielle, où une mission administrative dérape dans un chaos absurde. • On The Edge (Tunisie) : Sahar El Echi raconte avec sensibilité l’histoire de Mounira, une femme qui trouve refuge dans la créativité face aux défis de son environnement. • Red Path (Tunisie, France, Belgique, Arabie Saoudite, Qatar) : Lotfi Achour livre une œuvre poignante sur le trauma et l’évasion, où un jeune homme se réfugie dans la fantaisie après avoir assisté à un meurtre tragique. Un festival à ne pas manquer Avec sa programmation exceptionnelle, le Festival International du Film de la Mer Rouge 2024 s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de cinéma, les professionnels de l’industrie et les curieux du monde entier. Chaque projection raconte une histoire, et chaque histoire laisse une empreinte durable. À propos du Festival International du Film de la Mer Rouge Véritable emblème de la Fondation, le Festival International du Film de la Mer Rouge s’impose comme une célébration majeure du septième art, rassemblant à Djeddah le meilleur du cinéma mondial. Au cours de ses trois éditions précédentes, cet événement a accueilli des œuvres issues de 77 pays et proposées dans 47 langues différentes. Sa programmation rigoureusement élaborée met en avant des films nommés aux Oscars 2024, des créations saluées par la critique, des classiques intemporels et des récits émanant de voix souvent marginalisées, illustrant ainsi son engagement indéfectible en faveur de l’excellence cinématographique et du dialogue interculturel. Le festival jouit d’une reconnaissance croissante, ayant remporté de nombreux prix pour la qualité de ses événements culturels et cinématographiques. Chaque année, il touche des millions de spectateurs à travers le monde et attire des milliers de journalistes. Désormais considéré comme l’événement culturel le plus prestigieux et attendu en Arabie Saoudite, il rassemble des figures emblématiques de l’industrie cinématographique ainsi que des dizaines de milliers de visiteurs accrédités, contribuant à son rayonnement international. En tant que plus grande célébration du cinéma et de la culture dans la région MENA, le festival propose une programmation éclectique alliant avant-premières captivantes, rétrospectives consacrées aux maîtres du cinéma, dernières créations saoudiennes et compétitions de longs et courts-métrages. À cela s’ajoutent des rencontres professionnelles et des masterclasses, renforçant son rôle de plateforme d’échange et d’apprentissage. Pendant dix jours intenses, du 5 au 14 décembre, la vieille ville historique de Djeddah, Al-Balad, se métamorphose en un sanctuaire dédié au cinéma. Classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, cette cité offre une expérience immersive et unique, reflétant le riche héritage culturel de l’Arabie Saoudite, tout en s’ouvrant aux amateurs, professionnels et publics venus des quatre coins du globe.
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