Le MC Alger a réussi, vendredi soir dans son fief d’Ali Ammar de Douéra, une remarquable Remontada face au club nigérian d’Enugu Rangers (3 – 0, aller 0 – 2) lui permettant de se qualifier à la phase de poules de la Ligue des Champions 2026/2027.
C’est un Mouloudia à deux visages que ses supporters ont eu à voir vendredi soir au stade Ali La Pointe de Douéra face à une coriace formation nigériane d’Enugu Rangers, vainqueur à l’aller sur deux réalisations inscrites en fin de match (0 – 2).
Une grosse pression était sur les joueurs et l’entraîneur Khaled Ben Yahia, qui ont essuyé d’énormes critiques après la manche-aller, où l’équipe était vraiment passée à côté de son sujet, alors qu’elle avait la possibilité de revenir avec un meilleur score surtout qu’elle avait évolué face à un adversaire réduit à dix depuis le quart d’heure de jeu.
Un adversaire qui, d’entrée, a exercé un pressing haut pour gêner les joueurs du Mouloudia où manquaient plusieurs joueurs clés, comme Benhaoua (suspendu), Abdelaoui et Benkhemesa, blessés, et qui ont eu du mal à trouver leurs marques durant les dix premières minutes, se retrouvant obligés d’user de longues transversales vers Saliou Bangoura, plutôt esseulé au milieu d’une défense cadenassée.
Progressivement, le pressing nigérian s’est relâché pour laisser la place à un double rideau défensif, devant lequel les coéquipiers de Zinedine Ferhat ont accentué leurs offensives, notamment sur le côté droit.
Toutefois, les opportunités ne sont pas vraiment franches, à l’exception de ce centre de Ferhat pour Bangoura dans la surface, qu’un défenseur nigérian a dégagé in extrémis (35e) ou bien ce ballon qui traînait et repris par Zakaria Naïdji, que le gardien Georges Abine a sauvé en fermant l’angle (40e).
Les Mouloudéens réclameront un penalty peu avant la pause, suite à une faute sur Mehdaoui, mais l’arbitre assistant avait levé son drapeau auparavant. Ils rejoindront les vestiaires bredouilles, laissant planer le doute sur leur capacité à remonter cet handicap de deux buts.
A la reprise, les algérois reprennent le même schéma offensif face à une équipe qui s’est repliée davantage, ne prenant que rarement des risques en attaque.
Après dix minutes, Khaled Ben Yahia décide alors d’effectuer ses premiers changements avec les entrées à la (55e) de Boukholda et Kohili qui ont vite redynamisé l’attaque mouloudéenne. Ce tandem va débloquer la situation puisque sur un corner Kohili détourne le ballon de la tête pour Boukholda au second poteau qui ouvre la marque (58e).
L’ascendant Vert et Rouge sera payant puisque Kohili lance Khelif dans la surface, ce dernier est fauché. Le penalty est indiscutable, mais le guinéen Bangoura rate complètement son tir, bien repris par le gardien Georges Abine (67e).
D’autres changements sont opérés par Ben Yahia qui joue son va-tout avec l’incorporation de Bayazid, Gassi et Azaizeh. Les attaques mouloudéennes se multiplient sur les deux côtés, et suite à un centre de Kohili, Bayazid reprend de la tête, le gardien dégage le ballon dans les pieds de Bangoura qui se rattrape cette fois en marquant le but de l’égalisation sur les deux matchs (84e). Le MCA revient de loin.
Le scénario de 1976 se profile de nouveau et c’est dans le temps additionnel qu’il sera concrétisé grâce à un corner du jordanien Azaizeh repris au premier poteau par Bayazid (90e+2e) faisant plonger le stade Ali Ammar dans une hystérie générale.
Le MCA tient ainsi sa qualification pour la phase de groupes après avoir offert à ses supporters une prestation à deux visages et surtout un paquet d’émotions.




























