La session, qui a été animée par Martin Debra, premier conseiller commercial à l’ambassade américaine à Alger, et le président de la Chambre de commerce algéro-américaine, Warren Murdoch, a mis en lumière le rôle de l’expertise, de la technologie, de l’innovation et des investissements américains dans le soutien à l’amont pétrolier et gazier algérien.
Les échanges, auxquels ont participé des représentants de Sonatrach, le directeur général d’Alnaft et une représentante d’Halliburton, ont surtout questionné la manière dont les technologies avancées de récupération assistée et améliorée des hydrocarbures (EOR et IOR), la gestion numérique des gisements, l’intelligence artificielle (IA), l’analyse de données et l’excellence opérationnelle peuvent être mises en œuvre.
Tous les intervenants se sont accordés à dire que les avancées technologiques que connaît le secteur des hydrocarbures peuvent contribuer à générer de la valeur supplémentaire à partir des champs matures, à prolonger la durée de vie des gisements et à améliorer l’efficacité de la production.
Le débat a été très animé sur le renforcement des partenariats entre les opérateurs algériens, les entreprises internationales, les fournisseurs de technologies et les investisseurs.
C’est la voie à suivre pour accélérer le déploiement de solutions pratiques pour accroître la récupération, optimiser les actifs existants et soutenir la production énergétique ainsi que la compétitivité à long terme de l’Algérie.
Marc A. Chepero, chargé d’affaires à l’ambassade américaine à Alger : «L’Algérie a une position cruciale en tant qu’acteur clé dans un contexte énergétique international en crise»
C’est le chargé d’affaires à l’ambassade américaine à Alger, Marc Chepero, qui ouvre la session. «L’Algérie a des décennies d’expérience dans les hydrocarbures, et le secteur n’est pas totalement exploré», a fait remarquer d’emblée le diplomate américain, qui a appelé à y «investir rapidement».
Selon lui, «la technologie américaine peut faire la différence». «Les partenariats avec l’Algérie sont notre priorité », dit-il en annonçant la décision de suivre de manière régulière en organisant des rencontres d’affaires tous les deux mois.
L’objectif, confie Marc Chepero, est de bâtir «un partenariat solide, et non pas parler dans le vide». Les technologies peuvent aider à ouvrir des horizons, a indiqué le diplomate américain, qui appelle à la consolidation et « à la protection de nos partenariats».
«On a les mêmes intérêts, il faut mettre en place les meilleures conditions pour réussir», a souligné le diplomate américain en affirmant que «l’Algérie a une position cruciale en tant qu’acteur clé dans un contexte énergétique international en crise.»
«Nous voulons un partenariat gagnant-gagnant avec l’Algérie», a conclu le chargé d’affaires de l’ambassade américaine à Alger avant que Warren Murdoch, président de la Chambre de commerce algéro-américaine et représentant d’Oxy en Algérie, ne prenne le relais en déclarant : «Que ce soit dans les services, les technologies, les hydrocarbures, les entreprises américaines ont fait le choix de travailler en Algérie».
Gisements matures, investissements et transferts technologiques
«Quelles sont les technologies requises pour augmenter la production ?», s’interroge Warren Murdoch. C’est un cadre de Sonatrach qui donne la réponse. Selon lui, l’industrie gazière et pétrolière algérienne a une histoire internationale. Nous avons, dit-il, notre département recherche et développement, mais ce n’est pas assez pour faire de la récupération.
«Nous avons besoin de technologie, l’intelligence artificielle doit être implémentée et intégrée, pour aller vite et assurer l’efficacité dans la récupération dans les champs matures», a expliqué l’intervenant en soutenant que Hassi Messaoud peut produire plus qu’elle n’a produit depuis 60 ans.
Effectivement, l’intelligence artificielle fait partie des solutions et l’innovation peut aider à maximiser la récupération des actifs matures, a souligné une représentante de Baker Hughes, une entreprise américaine qui opère déjà en Algérie. «Nous avons un grand intérêt à travailler avec Sonatrach», déclare à son tour Warren Murdoch en tant que représentant d’Oxy en Algérie.
En matière de récupération des gisements matures, il donne l’exemple du bassin de Berkine, où a été réalisé le taux de récupération le plus élevé d’Algérie. Pour le représentant d’Halliburton, les nouvelles technologies peuvent nous aider dans la prise de décision par rapport aux puits matures.
Selon lui, c’est avec ces moyens que les États-Unis ont transformé le secteur des hydrocarbures en optimisant la récupération jusqu’à 60 % dans les champs matures.
Le directeur d’Alnaft, Abdelkader Cherfaoui, qui a pris la parole au sein du panel organisé par la Chambre de commerce algéro-américaine, a insisté sur le développement des partenariats, sur le transfert de technologie et le développement du contenu local.
Selon lui, avec les nouveaux équipements, on ne considère pas les actifs matures comme déclinants, au contraire. Les nouvelles technologies rendent les projets économiquement viables.
S. R.





























