LogoNews
Gianni Infantino visé par une plainte pour atteinte à la neutralité politique

Gianni Infantino visé par une plainte pour atteinte à la neutralité politique

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, se retrouve au cœur d’une nouvelle controverse internationale. L’ONG de défense des droits humains FairSquare a annoncé son intention de saisir la commission d’éthique du Comité international olympique (CIO), l’accusant de « violations répétées de la neutralité politique » en raison de sa proximité affichée avec le président américain Donald Trump.

Une plainte qui vise le statut de membre du CIO

L’initiative de FairSquare ne concerne pas uniquement la gouvernance de la FIFA. Elle cible surtout la qualité de membre du CIO détenue par Gianni Infantino, lequel est tenu de respecter les principes de la Charte olympique, notamment l’obligation d’agir « indépendamment des intérêts commerciaux et politiques ».

Selon l’ONG, plusieurs apparitions publiques et gestes symboliques du dirigeant suisse traduisent une proximité politique incompatible avec cette exigence de neutralité. FairSquare cite notamment sa participation à des événements organisés par Donald Trump ainsi que le port d’une casquette arborant les inscriptions « USA » et « 45-47 », en référence aux mandats présidentiels de l’ancien et actuel locataire de la Maison-Blanche.

Le Mondial 2026 en toile de fond

Cette polémique intervient dans un contexte particulièrement sensible : les États-Unis accueilleront, avec le Canada et le Mexique, la Coupe du monde 2026. La relation étroite entre Gianni Infantino et Donald Trump fait ainsi l’objet d’un examen accru, certains observateurs redoutant une confusion entre diplomatie sportive et soutien politique.

Le CIO avait déjà été interpellé sur le sujet plus tôt dans l’année. Son porte-parole avait alors minimisé la controverse en soulignant le rôle de la FIFA dans des programmes d’investissement liés au développement du sport et à des projets éducatifs, notamment en faveur de Gaza et de la Palestine.

L’« affaire Balogun » ravive les interrogations

Les critiques se sont intensifiées après l’émergence de ce que certains médias ont baptisé « l’affaire Balogun ». Le joueur américain Folarin Balogun a finalement été autorisé à disputer un huitième de finale contre la Belgique après la levée de sa suspension, décision qui aurait suivi un appel de Donald Trump à Gianni Infantino.

Interrogée sur cette affaire, la présidente du CIO, Kirsty Coventry, a déclaré que la commission d’éthique n’avait, à sa connaissance, reçu aucune plainte formelle à ce sujet, tout en précisant qu’elle examinerait le dossier si une saisine officielle lui était transmise.

Une précédente alerte déjà adressée à la FIFA

Ce n’est pas la première fois que FairSquare s’attaque à la question de la neutralité du président de la FIFA. En décembre 2025, l’ONG avait déjà saisi la commission d’éthique de l’instance après la remise par Gianni Infantino d’un « Prix FIFA de la paix » à Donald Trump.

Cette démarche avait reçu le soutien d’une cinquantaine de députés européens ainsi que de la Fédération norvégienne de football. Toutefois, FairSquare affirme ne disposer d’aucun élément indiquant qu’une enquête interne ait été ouverte par la FIFA.

A lire également