L’équipe nationale algérienne de futsal a vu son parcours s’arrêter en demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) – Maroc 2026, au terme d’un scénario cruel face à l’Angola (2-3).
Les Verts avaient pourtant pris la rencontre par le bon bout, en affichant de l’engagement et une réelle maîtrise dans les premières séquences. Mathieu Hammad a ouvert le score à la (9e), avant que Rayane Aït-Hamadouche ne double la mise à la (20e), malgré un ascendant angolais et des occasions dont la plupart se sont heurtées à l’excellent gardien et capitaine Sayr Teffaf.
Solides et bien organisés, les Algériens ont ensuite poursuivi leurs efforts pour contenir les offensives adverses et limiter les espaces laissés aux Palancas Negras, finalistes de la précédente édition, dont le buteur, Jo Marhez a pris un carton jaune avant la pause, frustré par un marquage strict des algériens.
Le fléchissement qui a tout changé
Alors qu’ils semblaient tenir leur qualification à portée de main, les Verts ont progressivement perdu de leur intensité en deuxième mi-temps. Cette baisse physique a permis aux Angolais, comme ce fut le cas lors de leur match face à l’Egypte, de reprendre confiance et de revenir dans la rencontre.
Sur un contre à trois contre un, c’est Adérito Santos qui réduit la marque à la (29e). Trois minutes après, c’est Jo Marhez qui rate l’immanquable face à une cage vide, après que le ballon ait été légèrement pas Teffaf du bout du pied (32e).
A la (37e), les angolais réclament un penalty pour une main d’Amar Bessa dans la surface de réparation, mais le recours à la VFS Checking, écarte la faute. Dans la foulée, Adérito prend un carton jaune, et cette fois c’est le camp algérien qui réclame un rouge, finalement non confirmé par la VFS (38e).
Dans la même minute, les Palancas Negras vont profiter de quelques approximations défensives algériennes pour accentuer la pression et marquer par Chico venu à l’affût pour couper la trajectoire du ballon pour le mettre dans la cage de Teffaf (38e).
L’Angola porte l’estocade à (4 – 2), mais les arbitres estiment qu’il y avait coup-franc suite à une faute de Bessa sur Jo Marhez. L’algérien prend un carton rouge et quitte le terrain dans un moment crucial face à un adversaire renversant une situation qui lui était pourtant défavorable et validant ainsi leur billet pour la finale.
Une première participation encourageante
La déception est forcément grande pour les Algériens, qui ont longtemps cru pouvoir décrocher une qualification historique pour la finale. Une élimination qui ne doit pas effacer les enseignements positifs de leur parcours.
Pour sa première participation à la CAN de futsal, la sélection nationale a montré qu’elle pouvait rivaliser avec une équipe angolaise expérimentée, déjà finaliste lors de la précédente édition.
Malgré une fin de match difficile, les hommes de Nordine Benamrouche peuvent tirer des motifs de satisfaction de leur prestation et de leur capacité à mettre en difficulté un adversaire de ce calibre.
Cette expérience continentale constitue une étape importante pour le développement du futsal algérien, appelé à capitaliser sur cette campagne pour franchir un nouveau palier, notamment sur le plan national où il accuse tout de même un retard considérable.




























