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FIFA : Un premier candidat contre Infantino ( AB. Lahouari)

FIFA : Un premier candidat contre Infantino ( AB. Lahouari)

Un, deux et… trois Suisses à la maison mère de Zurich ? Après Blatter, Infantino, Ramon Vega, un ancien international suisse, sera-t-il le troisième à s’y installer ? Il a officialisé, le 7 octobre dernier, sa candidature médiatique à la présidence de la FIFA en accordant son premier entretien-programme, dans lequel il déclare : «Ces dix dernières années ont été pour moi un véritable apprentissage concernant la dimension politique du sport : j’ai compris comment les choses fonctionnent en coulisses. Cela m’a montré à quel point le système était fermé. Ils veulent empêcher quiconque d’y entrer, car ils souhaitent rester éternellement au pouvoir. Pour moi, il est crucial d’ouvrir cet écosystème et de le mettre aux standards du XXIe siècle. La FIFA n’est pas structurée pour gouverner à notre époque. Elle a besoin de réformes profondes.»

Selon ses dires, il compte sur son pays, la Suisse. «J’ai été son capitaine. J’ai porté son maillot et j’ai joué pour elle. Un peu de respect serait apprécié, demande-t-il. Naturellement, je serais fier que ma fédération d’origine me respecte et m’offre son soutien.» Mais ce ne sera pas suffisant, d’autant que la Suisse joue la carte de l’unité contre Infantino et ne peut donc se permettre de prendre une décision qui pourrait diviser les membres de l’UEFA, présidée par Aleksander Ceferin depuis 2016 et qui vient d’annoncer sa candidature à sa propre succession. Vega devra bénéficier de quatre autres fédérations pour que son parrainage soit accepté le 15 octobre à Berlin, lors
du Congrès de l’UEFA, à condition que cette institution n’ait pas encore un candidat qu’elle présentera d’ici le 18 novembre 2026, à 23 h 59.

Ramon Vega ne va pas avec le dos de la cuillère quand il évoque les dix ans d’Infantino à la maison mère de Zurich et présente un discours réformateur : «La période récente est clairement le pire chapitre de tous. Les enjeux fondamentaux sont l’honnêteté, la transparence et l’intégrité du football. Ce sont des piliers essentiels qui ne peuvent pas être relégués au second plan.»
Quoi qu’il en soit, Vega n’est pas encore un candidat d’une opposition organisée. Et «Infantino peut dormir tranquille… pour le moment». Tant que l’opposition cherche son candidat et que Vega garde ses soutiens secrets, le patron de la FIFA n’a pas encore trouvé son adversaire. À Zurich, les ambitions ne manquent pas. Les voix, c’est une autre histoire.

AB. LAHOUARI

Source : Foot Afrique

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