Après l’Angleterre, la France et l’Italie, l’Allemagne durcit à son tour le ton. La contestation contre le président de la FIFA, Gianni Infantino, ne porte plus seulement sur ses décisions. Elle touche désormais à la confiance.
Ainsi, Hans-Joachim Watzke, vice-président de la Fédération allemande de football et membre du comité exécutif de l’UEFA, n’a pas mâché ses mots : Gianni Infantino «doit partir, sans hésitation». En d’autres termes, il doit quitter la maison de Zurich, dare-dare, avant l’assemblée générale élective de mars prochain.
Parmi les reproches, il y a notamment le prix de la paix de la FIFA, décerné au président des Etats-Unis, l’affaire du joueur américain, Balogun et surtout le projet de création d’une société commerciale ouverte à des investisseurs privés, abandonné quatre jours après son annonce.
Sur ce dernier dossier, Watzke pointe surtout le manque d’information au sein même de la FIFA. Les vice-présidents et le Conseil de la FIFA, affirme-t-il, n’étaient pas au courant. Et cela touche directement à la gouvernance. L’onde de choc dépasse désormais l’Europe.
L’AFC s’est associée à l’UEFA et à la CONCACAF pour contester la manière dont ce projet avait été conduit. Mais l’Asie reste divisée : le Qatar et plusieurs fédérations asiatiques continuent de soutenir Infantino. Une nuance importante, mais qui montre que sa méthode ne fait plus l’unanimité.
Et puis il y a cette déclaration de Bernd Neuendorf, président de la DFB (notre photo) : le rapport de confiance avec Infantino est «complètement brisé». Pour lui, il est temps que le «système Infantino» se termine. Voilà peut-être le véritable problème que doit résoudre Gianni Infantino.
Parce que quand bien même, une élection se gagne avec des voix, une institution se dirige avec de la confiance. Or, à six mois de l’élection, cette confiance est devenue un des sujets principaux de sa préoccupation.
AB. LAHOUARI




























