Parmi les raisons motivant cet appel au règlement des factures, l’ADE met en avant le coût de la gestion quotidienne de l’ensemble du réseau d’eau potable, à travers le territoire national. Les opérations de maintenance et de réparation mobilisent des ressources importantes, notamment pour traiter les nombreuses fuites enregistrées chaque année, y est-il mentionné.
L’Algérienne des eaux précise également que le paiement régulier des factures représente une condition nécessaire au maintien et à l’amélioration du service public. L’accumulation des créances limite les ressources financières dont dispose l’entreprise pour assurer le fonctionnement de ses installations, entretenir les canalisations et intervenir rapidement en cas de panne ou de fuite.
L’entreprise souligne que le règlement des sommes dues ne concerne pas uniquement sa situation financière. Il contribue considérablement à préserver un service dont dépendent quotidiennement des millions de citoyens.
Par ailleurs, l’ADE invite les abonnés qui ont accumulé des dettes à se rapprocher de ses agences commerciales, afin d’examiner leurs situations et d’étudier la possibilité de bénéficier de facilités de paiement (paiement échelonné). Cette démarche vise notamment à leur permettre de régulariser leurs factures et à éviter une interruption de l’approvisionnement en eau.
À ce titre, l’ADE rappelle que pour faciliter le règlement des factures, elle met plusieurs moyens de paiement à la disposition de ses abonnés. Ceux-ci peuvent se rendre dans les agences commerciales de l’entreprise ou recourir aux différents moyens de paiement électronique agréés par l’établissement, notamment via l’application ‘BaridiMob’.
Plus de 292 000 interventions réalisées en 2025
L’une des principales actions d’intervention sur le réseau d’eau potable concerne la réparation des fuites. En 2025, les services de l’ADE ont traité plus de 292 000 fuites. Ils ont également pris en charge 173 000 problèmes similaires entre janvier et fin août 2026. Le coût moyen de réparation d’une seule fuite dépasse 10 000 dinars, selon la même source.
À ces dépenses s’ajoutent les frais liés au fonctionnement des installations, à l’entretien des équipements, ainsi qu’à la production et à la distribution de l’eau potable. Ces opérations représentent une charge financière récurrente pour l’entreprise, qui appelle ses abonnés à régulariser leurs créances afin de soutenir la continuité du service public de l’eau.
L’ampleur des opérations de maintenance donne une idée des dépenses engagées pour préserver le réseau national de distribution. Selon les chiffres communiqués par l’ADE, l’entreprise gère près de 100 000 kilomètres de réseau et assure la production et la distribution d’environ 7 millions de mètres cubes d’eau par jour au profit de 6,9 millions d’abonnés.
Pour mener à bien ces missions, elle exploite 17 850 installations et mobilise plus de 35 600 travailleurs, a conclu le communiqué.
À rappeler, dans ce contexte, que l’Algérienne des Eaux a signé, la semaine dernière, quatre conventions et protocoles de coopération avec plusieurs entreprises, en vue d’améliorer ses performances à travers l’adoption de solutions innovantes dans le domaine de la gestion de l’eau, et contribuer ainsi au développement du tissu national des start-up et des micro-entreprises.
T. A.





























