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Brahim Hemdani hérite d'aucune ossature avec les Verts

Brahim Hemdani hérite d'aucune ossature avec les Verts

  • Brahim Hemdani reprend de zéro à la tête des Verts, sans hériter d'un véritable groupe de travail.
  • En vingt-huit rencontres avec les Verts, Vladimir Petkovic a aligné vingt-huit onze différents.
  • Petkovic n'a laissé aucun héritage sportif, seulement une liste élargie d'une cinquantaine de noms.
  • Anthar Yahia puis Brahim Hemdani ont dû travailler sans base préexistante ni système à poursuivre.
  • Aucun joueur n'est assuré d'être titulaire, principe posé pour entretenir la concurrence dans le groupe.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Brahim Hemdani ouvre un nouveau chapitre avec les Verts. Il serait même plus juste de dire qu’il reprend carrément de zéro. Car si une grande partie des joueurs convoqués sont là depuis plus de deux ans, le nouveau sélectionneur n’a, dans les faits, hérité d’aucun véritable groupe sur lequel s’appuyer.

Durant ce premier stage précédent la réception de la Zambie, Hemdani s’est réuni à trois reprises avec son groupe. À chaque fois, le technicien s’est attelé à poser quelques principes élémentaires. Le premier est que personne n’est assuré d’être titulaire.

Pour le néo-sélectionneur des Verts, ce principe doit avant tout entretenir la concurrence au sein du groupe. Mais Hemdani s’est rapidement rendu compte qu’il n’avait pas besoin de le répéter à satiété. Les données dont il disposait à son arrivée étaient suffisamment parlantes. Il s’est en effet très vite rendu compte qu’il  n’existait déjà pas, en équipe nationale, ne serait-ce que l’esquisse d’une ossature.

C’est là tout le paradoxe de sa prise de fonction. Malgré la présence de joueurs expérimentés et de plusieurs éléments installés depuis longtemps en sélection, Hemdani n’a trouvé aucun groupe type qui l’aurait incité à travailler dans la continuité.

Vladimir Petkovic n’a en effet  laissé derrière lui aucun héritage sportif permettant au nouveau staff de poursuivre un travail déjà structuré. L’hypothèse d’une simple succession ne se pose plus vraiment. Le Suisse a surtout laissé une liste élargie de joueurs, une cinquantaine de noms sur laquelle Anthar Yahia, d’abord, puis Brahim Hemdani ont dû travailler. C’est tout.

Le chiffre est particulièrement révélateur. En effet, en vingt-huit rencontres à la tête des Verts, Vladimir Petkovic a aligné vingt-huit onze différents. C’est ce constat, plus que n’importe quel discours, que le nouveau staff technique a dû intégrer très vite.

La rupture avec l’ère Petkovic s’impose donc de facto. Ce n’est même pas véritablement un choix, même si Hemdani et Anthar Yahia ont évidemment leurs propres idées sur la manière de construire cette nouvelle sélection.

Le discours change, la méthode aussi, et les hommes appelés à l’incarner forcément. Mais le constat est là et il est implacable. Le nouveau sélectionneur ne dispose pas d’une base préexistante sur laquelle capitaliser. Il ne prend donc pas la suite d’un système. Il doit en construire un.

Source : La gazette du fennec

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