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Energie : Sonatrach baisse ses prix de GPL pour juillet

Energie : Sonatrach baisse ses prix de GPL pour juillet

Energie : Sonatrach baisse ses prix de GPL pour juillet

Sonatrach a abaissé ses prix officiels de vente de GPL pour juillet 2026 : propane à 518 dollars la tonne (-57 dollars), butane à 600 dollars (-10 dollars), soit un recul de 2 à 10 %, selon des courtiers cités par Reuters.

Cette révision reflète une offre mondiale plus abondante après plusieurs mois de tensions sur l’approvisionnement.

Les tarifs de Sonatrach servent de référence pour les marchés méditerranéen et de la mer Noire, y compris la Turquie, une zone plus exposée aux à-coups de prix que le marché asiatique desservi par l’Arabie saoudite.

Cette correction fait suite à un pic exceptionnel. En effet, le propane de Sonatrach avait atteint 850 dollars la tonne en avril, ce qui représentait une hausse de 62 % par rapport au mois de mars, tandis que le butane grimpait à 900 dollars, avant de retomber à 575 et 610 dollars en juin dernier.

Saudi Aramco a suivi la même trajectoire, avec une baisse de juillet plus marquée, de 24 à 27 %, ramenant son propane à 580 dollars et son butane à 600 dollars la tonne, contre des pics de 750 et 800 dollars en avril.

L’origine de la flambée remonte à des dommages subis le 23 février dernier par le terminal GPL de Juaymah, dans l’est de l’Arabie Saoudite, septième exportateur mondial de GPL, dont l’arrêt initialement annoncé pour trois à cinq semaines s’est prolongé bien au-delà.

La fermeture du détroit d’Ormuz le 28 février 2026, dans un contexte de tensions militaires régionales, a perturbé les flux d’exportation du Golfe et amplifié la réaction des prix spot européens sur lesquels Sonatrach base ses OSP.

L’OSP saoudien du propane s’établissait à 525 dollars en janvier, contre 580 dollars en juillet. Le marché n’a pas retrouvé son niveau d’avant crise.

Les prix de juillet restent donc supérieurs à ceux d’avant la fermeture du détroit d’Ormuz, ce qui a préservé une partie des recettes de Sonatrach depuis février malgré la baisse récente.

R. E.

Source : Ecotimes

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