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Maîtrise du gaz et coopération énergétique africaine : l'Algérie en action

Maîtrise du gaz et coopération énergétique africaine : l'Algérie en action

  • Le ministre de l'Énergie a présidé une réunion sur la rationalisation de la consommation de gaz et la coopération énergétique africaine.
  • La consommation intérieure de gaz est passée de 36,89 milliards de m³ en 2014 à plus de 56 milliards en 2025.
  • La distribution aux ménages a augmenté de 9,04 à 15,36 milliards de m³, avec un taux de raccordement de 53% à 66%.
  • Les exportations de gaz ont diminué de 49,29 milliards de m³ en 2024 à 45,7 milliards en 2025.
  • La coopération inclut un projet de centrale de 40 MW à N'Djamena et des accords avec le Niger et le Bénin.

Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad Adjal, a présidé hier une réunion de travail centrée sur un double impératif stratégique : la rationalisation de la consommation intérieure de gaz et l’accélération de la coopération énergétique avec plusieurs pays africains.

La rencontre prolonge une démarche itérative de suivi sectoriel que le ministère a diligentée à un rythme quasi hebdomadaire depuis des mois.

Sur le premier volet, les échanges ont porté sur les équilibres gaziers et les moyens de réduire le gaspillage, dans l’objectif de renforcer l’usage rationnel de cette ressource.

Pour rappel, la consommation intérieure de gaz naturel est passée de 36,89 milliards de mètres cubes en 2014 à plus de 56 milliards en 2025, une progression annuelle moyenne proche de 3,8 %.

La distribution publique aux ménages porte l’essentiel de cette hausse, de 9,04 à 15,36 milliards de mètres cubes sur la période, à mesure que le taux de raccordement au réseau gazier progressait de 53 à 66 %.

Dans le même temps, les exportations ont reculé de 49,29 milliards de mètres cubes en 2024 à 45,7 milliards en 2025. Le ministre a rappelé l’importance d’ancrer une sobriété énergétique partagée par l’ensemble des acteurs économiques et citoyens, présentée comme une responsabilité collective face à ces évolutions.

Une réunion tenue le 2 mars dernier avait déjà porté sur la trajectoire nationale d’efficacité énergétique, l’optimisation des flux d’approvisionnement et la maîtrise de la demande intérieure.

Le 10 août, une nouvelle rencontre avait permis d’auditer l’état d’avancement des grands projets énergétiques et de calibrer la résilience du réseau national face à la demande attendue l’été 2027.

Le second volet a permis de renforcer la politique d’ouverture africaine du ministère, un chantier de longue haleine abordé avec pragmatisme. En effet, dans la continuité du comité du 23 août, qui avait examiné les dossiers tchadien, ivoirien et béninois, et de la commission sectorielle du 3 septembre, ces axes de coopération ont été approfondis.

Qu’il s’agisse du projet de centrale électrique de 40 mégawatts à N’Djamena, des dossiers en cours à Niamey et à Agadez avec le Niger, dans le sillage du chantier du gazoduc transsaharien associant l’Algérie, le Niger et le Nigeria, ou du suivi des accords bilatéraux conclus avec le Bénin, esquissant en filigrane une diplomatie énergétique tournée vers le Sahel.

La même commission avait aussi examiné les préparatifs de parcs solaires autonomes et de projets de fermes éoliennes, deux projets qui accompagnent la diversification interne aux côtés de ces partenariats extérieurs.

Ces réunions de suivi sectoriel traduisent la prégnance de ces deux thématiques dans l’agenda du ministère, à l’aune des engagements pris envers les partenaires africains et des pics de demande intérieure attendus l’été prochain.

Entre partenariats énergétiques et gestion des besoins nationaux, le département confirme une démarche qui lie la sobriété gazière à l’économie réelle tout en élargissant la coopération sur le continent afin de garantir la pérennité des approvisionnements et d’accompagner la transition industrielle à moyen terme.

T. A. L.

Source : Ecotimes

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