Le sujet de l’heure en Algérie est telle cette météorite qui risque de percuter la terre et dont tout le monde en parle.
C’est sans conteste celui du sélectionneur national des Verts, Vladimir Petkovic, et de la problématique de son contrat qui poserait apparemment problème au moment où la Fédération algérienne de football songerait à se séparer de lui, voire à le maintenir ! Mais le comble de l’histoire ou de l’affaire, appelez-la comme vous voulez, depuis l’élimination de l’équipe nationale face à la Suisse, en 16es de finale de la Coupe du monde 2016, l’instance fédérale n’a à aucun moment communiqué ni sur la résiliation, ni sur la reconduction de Petkovic à la tête de l’équipe nationale, laissant le soin à tout le monde et à n’importe qui de le faire à sa place.
Seule constante dans ce décor, c’est la vindicte populaire qui s’est exprimée fortement, en plus de celle de nombreux intervenants (acteurs du football, journalistes, consultants, …), pour dire : Vladimir Petkovic, on n’en veut plus. A l’ère des réseaux sociaux, jamais un sélectionneur national, et l’Algérie en a vu passer un bon paquet, n’aura suscité autant de rejet que l’ex-sélectionneur de la Suisse.
Une prolongation et des interrogations
Les réseaux sociaux sont envahis quotidiennement de vidéos et de commentaires pour mettre Petkovic dans la case de l’indésirable par excellence. Devant cette levée de boucliers, les relais et autres zélateurs de la fédération ont tenté, à leur tour, quelques scénarios désespérés pour contenir la colère populaire et envisager une sortie de crise la moins compliquée possible, notamment sur le plan financier, car finalement c’est ce volet qui irrite l’instance fédérale et ses retombées sur sa trésorerie.
C’est la deuxième fois, depuis l’arrivée de Walid Sadi à la FAF, que cette dernière se retrouve confrontée à une situation de résiliation de contrat, après le cas Djamel Belmadi dont les indemnités n’ont pas été versées à l’intéressé, mais qui sont provisionnés sur le plan comptable en tant que dettes. Beaucoup de choses ont été dites sur le montant que percevrait Petkovic en cas de départ, sachant que contrairement à son prédécesseur, la FAF s’est fourvoyée dans un cas inédit : celui d’avoir paraphé un nouveau contrat, avant même l’expiration de celui en cours (qui prendra effet le 31 de ce mois).
Le Suisse est rejeté par les fans
Autre particularité de taille : Belmadi était réclamé, malgré l’élimination face au Cameroun en 2022, par la majorité des supporters et du peuple algérien, amenant les pouvoirs publics à le solliciter à rempiler. Ce qui n’est pas le cas pour Petkovic qui fait l’objet d’un rejet systématique, dont la réponse implacable viendra des tribunes et éventuellement du vestiaire lors de la reprise en septembre et le début des éliminatoires de la CAN-2027. La patience du public a ses limites tout comme l’incompétence, incarnée par un contrat où l’on se demande s’il a été rédigé par un cabinet d’avocats chevronnés, protégeant notamment les intérêts de la fédération, ou bien s’il s’agit juste d’un vieux modèle recyclé et retouché à certains articles jugés nécessaires (durée, objectifs, honoraires) sans les autres subtilités et cas d’espèces, juridiquement parlant.
-MOHAMED MALIK




























