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Hausse des exportations algériennes de gaz naturel selon le rapport mensuel du GECF

Hausse des exportations algériennes de gaz naturel selon le rapport mensuel du GECF

  • Le rapport du GECF de juillet 2026 relève une hausse des exportations algériennes de gaz naturel par pipelines sur sept mois.
  • Les livraisons vers l'Italie via Enrico Mattei ont crû de 5 %, et de 13 % vers l'Espagne via Medgaz.
  • L'Algérie s'est classée second fournisseur de gaz par pipeline de l'UE, après la Norvège, sur la période de 7 mois.
  • Les exportations de GNL ont chuté en juillet 2026, attribuées à un manque de charge, compensées par les pipelines.
  • Le projet TSGP progresse : gazoduc de 4 100 kilomètres, 30 milliards de mètres cubes annuels, coût estimé à 13 milliards de dollars.

Le dernier rapport du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), daté de juillet 2026, relève que l’Algérie a augmenté ses exportations de gaz naturel par pipelines au cours des sept premiers mois de 2026. Ses exportations de gaz naturel vers l’Italie via le gazoduc Enrico Mattei ont crû de 5 % durant la période de janvier 2026 à juillet 2026, et de 13 % vers l’Espagne à travers le Medgaz durant les sept premiers mois de 2026.

Le document note que l’Algérie a été parmi les premières sources d’approvisionnement en gaz naturel de l’UE durant cette période. Elle s’est classée en seconde position après la Norvège comme plus grand fournisseur de gaz naturel par pipeline de l’UE au cours de cette période de 7 mois.

En revanche, les exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) au cours des sept premiers mois de 2026 ont enregistré une baisse, selon le même rapport. En juillet 2026, les exportations de GNL de l’Algérie ont connu une chute par rapport à juillet 2025 et juillet 2024. Selon ce document, cette baisse est due à un manque de charge. Les exportations de gaz naturel par pipelines, en hausse, ont compensé la chute des exportations de GNL.

Selon un site américain, les exportations de gaz de l’Algérie ont été en hausse au cours des six premiers mois de 2026. Ainsi, en dépit de cette chute des exportations de GNL, les exportations de gaz de l’Algérie enregistrent une tendance à la hausse en moyenne durant les sept premiers mois de 2026.

L’importance du TSGP

Parmi les récents développements importants sur la scène gazière mondiale, le rapport note une avancée dans le projet TSGP avec le déplacement d’une équipe technique de Sonatrach au Niger, réactivant le projet de gazoduc TSGP (Trans-Saharan Gas Pipeline).

Le coût de ce projet long de 4 100 kilomètres, devant transporter 30 milliards de mètres cubes de gaz annuellement et relier les gisements de gaz du Delta du Niger au Nigéria, traverser le Niger avant de desservir l’Europe via les hubs d’exportation algériens, est estimé à 13 milliards de dollars, rapporte le document.

Ce projet, une fois achevé, renforcera les liens énergétiques entre deux continents : l’Afrique et l’Europe, et participera à l’intégration énergétique régionale.

Le rapport signale en introduction que la consommation mondiale de gaz était sous pression durant les 7 premiers mois de 2026 due à la crise au Moyen-Orient. Les perturbations dans la chaîne d’approvisionnement ont conduit à des prix plus élevés qui ont pesé sur la demande.

Le rapport relève que la fermeture du détroit d’Ormuz a eu un impact sur la production mondiale, qui a baissé d’un tiers à cause de la chute de production des pays du Golfe en raison de la crise au Moyen-Orient. Cette baisse de la production mondiale a été atténuée partiellement par la hausse de la production de gaz aux États-Unis.

Les importations de GNL dans le monde ont baissé de 2,9 % en juillet 2026 par rapport à juillet 2025, car les perturbations du transport du GNL en raison de la quasi-fermeture du détroit d’Ormuz ont restreint l’approvisionnement et le commerce du GNL dans le monde.

En juillet 2026, les capacités de stockage du gaz ont atteint 53 % en Europe et 68 % aux États-Unis. Une compétition sur l’affrètement des méthaniers en a résulté, les pays grands consommateurs de gaz tentant de reconstituer leurs réserves de gaz en prévision de l’hiver prochain.

Quant au mix électrique en Allemagne, les énergies renouvelables dominent avec 62 %, le charbon 17 %, le gaz 10 %. En Espagne, les énergies renouvelables représentent 48 % de ce mix, le gaz 24 %, le nucléaire 20 %. En Italie, le renouvelable a une part de 32 % contre 48 % pour le gaz.

En matière de prix, les cours spot du gaz naturel et du GNL ont augmenté en Europe et en Asie en juillet 2026. En l’occurrence, le prix spot du gaz du hub TTF, référence en Europe, a dépassé les 21 dollars le million de BTU en juillet 2026, soit un niveau supérieur aux prix affichés avant la crise au Moyen-Orient.

À noter que dans le dernier document du FMI sur l’Algérie, cette institution financière internationale prévoit une hausse des recettes d’hydrocarbures de notre pays en 2026. Ce qui va, selon le Fonds, améliorer les perspectives à court terme de l’Algérie et offrir la possibilité de reconstituer les marges de manœuvre.

K. R.

Source : Ecotimes

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