Le constat est sans ambiguïté. Alors que les pays importateurs d’énergie du groupe voient leurs termes de l’échange se dégrader, que le Pakistan redoute un tarissement des envois de fonds du Golfe et que le Ghana subit le durcissement financier, l’Algérie et la Libye font figure d’exceptions.
Pour elles, la flambée des prix de l’énergie « pourrait améliorer » les soldes budgétaires et extérieurs, leur offrant de la latitude pour reconstituer leurs volants de sécurité, faire avancer les réformes et investir.
Les recommandations du groupe préconisent de réduire les déficits, replacer la dette sur une trajectoire viable et ancrer la politique budgétaire dans des cadres à moyen terme crédibles.
Il plaide pour une politique monétaire résolument tournée vers la stabilité des prix et pour une flexibilité du taux de change, érigée en premier amortisseur des chocs lorsque la situation du pays le permet.
Au FMI, un plaidoyer pour les pays vulnérables
Le groupe soutient le plan d’action mondial de la Directrice générale et ses trois principes directeurs, mais réclame davantage de clarté sur les besoins de financement et l’ajustement.
Cette exigence concerne singulièrement les pays à faible revenu, confrontés à la raréfaction des financements concessionnels dans un contexte de recul de l’aide publique au développement.
Il insiste aussi sur le développement des capacités, jugé indispensable pour ajuster sans sacrifier les priorités de développement.
Sur la gouvernance, la voix des sept se veut ferme. Les pays signataires défendent un FMI « fondé sur un système de quotes-parts » et doté de ressources adéquates.
Ils attendent l’achèvement rapide des procédures nationales d’approbation de la 16e révision générale des quotes-parts, et appellent à des « progrès décisifs » sur la 17e, guidée par les principes de Diriyah.
Ils demandent enfin une coordination plus étroite entre le Fonds, les institutions régionales et les partenaires au développement pour renforcer la mobilisation des recettes intérieures.
Ce chantier est relié par le FMI lui-même, dans le cas algérien, à la hausse des recettes hors hydrocarbures.
S. I.





























