LogoNews
Le FMI salue les progrès de l'économie algérienne vers la diversification

Le FMI salue les progrès de l'économie algérienne vers la diversification

  • Le Fonds monétaire international estime que l'Algérie réalise des avancées encourageantes pour réduire sa dépendance au pétrole et au gaz.
  • L'institution cite quatre appuis majeurs : richesses naturelles, volume d'investissements, réformes et proximité avec les marchés africains et européens.
  • Le FMI met en avant la part croissante des activités non pétrolières et des exportations hors hydrocarbures dans la richesse nationale.
  • Les grands projets soutiennent cette mutation, notamment dans le secteur minier, la sécurité alimentaire, l'hydrique et la modernisation des transports.
  • Le FMI tablait en septembre sur une expansion du PIB de 3,8 % pour 2026, après 3,7 % en 2024 puis 3,9 % l'année suivante.

L’Algérie récolte un nouveau satisfecit de la part du Fonds monétaire international. Dans une publication mise en ligne sur son site officiel, l’institution de Washington estime que le pays a accompli des avancées « encourageantes » sur la voie d’une économie moins dépendante du pétrole et du gaz.

Les grands chantiers d’investissement, le soutien à la production nationale et la promotion des ventes à l’étranger hors énergie figurent parmi les leviers mis en avant par le Fonds.

Le FMI relève des progrès encourageants vers une économie diversifiée

Selon la note du FMI, l’Algérie « a réalisé des progrès encourageants vers une économie plus diversifiée ». L’institution cite quatre appuis sur lesquels le pays peut capitaliser : ses richesses naturelles, le volume de ses investissements, le chantier des réformes ainsi que sa proximité avec les marchés africains comme européens.

Cette appréciation n’arrive pas isolée. Au printemps dernier, les services du Fonds avaient déjà chiffré la taille de l’économie nationale, et les projections du FMI plaçaient le PIB algérien en tête du Maghreb à l’horizon 2026, au quatrième rang continental.

L’organisation va plus loin en affirmant que les efforts engagés « commencent à porter leurs fruits ». Deux indicateurs retiennent particulièrement son attention : la part grandissante des activités non pétrolières dans la richesse nationale réelle et dans les ventes de marchandises à l’étranger. Les recettes tirées des exportations hors hydrocarbures ont, elles aussi, progressé sur la période récente.

Les grands projets structurent la stratégie économique nationale

Le document du Fonds passe en revue les chantiers qui soutiennent cette mutation. Le secteur minier y occupe une place de premier plan, aux côtés des programmes destinés à consolider les sécurités alimentaire et hydrique. Deux priorités assumées par les pouvoirs publics depuis plusieurs années.

Les réseaux de transport et les circuits commerciaux font également l’objet d’une modernisation d’ampleur. Cette montée en gamme des infrastructures vise autant la desserte intérieure que la connexion du pays à ses partenaires commerciaux. Un enjeu décisif pour des filières industrielles qui cherchent des débouchés extérieurs, comme l’illustre l’autosuffisance atteinte par plusieurs filières industrielles algériennes.

Sur le volet administratif, le FMI retient la refonte des textes régissant l’investissement, le foncier et l’activité minière. La création du Guichet unique national de l’investissement est présentée comme un outil d’allègement des démarches pour les porteurs de projets, dans un mouvement plus large d’amélioration de la gouvernance et de fluidification des échanges.

Les hydrocarbures demeurent un point fort de l’économie algérienne

Le Fonds ne gomme pas pour autant le poids de l’énergie. L’Algérie reste l’un des premiers exportateurs du continent dans ce domaine et conserve des relations commerciales denses avec les acheteurs européens. Pour l’institution, les hydrocarbures constituent toujours l’un des « points forts » de l’économie nationale.

Cette double lecture, un socle énergétique solide et des relais de croissance qui émergent, recoupe les constats formulés après la mission du Fonds à Alger. Les équipes de Charalambos Tsangarides avaient alors salué la stratégie de transition économique du pays, tout en appelant à ne pas relâcher l’effort réformateur.

Une trajectoire de croissance confirmée par les projections

Les chiffres accompagnent ce discours. En septembre, le Fonds tablait sur une expansion de 3,8 % du produit intérieur brut pour 2026, après 3,7 % en 2024 puis 3,9 % l’année suivante. Les activités hors hydrocarbures, elles, avaient grimpé de 4,3 % en 2025 et devaient rester au-dessus de la barre des 4 %.

Ce regard favorable n’est pas l’apanage des institutions financières. Durant l’été, un dossier spécial de la presse américaine décrivait l’Algérie comme une puissance économique encore sous-estimée, mettant en avant sa position géographique entre trois continents et la jeunesse de sa population.

Reste la question du rythme. Transformer des indicateurs en mutation durable suppose d’attirer davantage de capitaux privés et de gagner en compétitivité face à la concurrence régionale. Le FMI, dans ses différentes évaluations, insiste régulièrement sur ce point : la diversification se joue sur la durée, pas sur un exercice budgétaire.

Source : Algérie 360

A lire également