Le ministre du Travail, Mohamed Hattab, a demandé le 24 septembre à la CASNOS une nouvelle approche fondée sur le numérique, un accueil plus rapide et un meilleur recouvrement des cotisations. Pour les commerçants, artisans et professions libérales, les règles ont déjà changé cet été. Un décret de juillet 2026 encadre désormais l’assiette de leur cotisation, toujours fixée à 15 %, entre une et vingt fois le salaire minimum annuel, et relève d’un tiers la cotisation minimale. Voici ce qu’il faut savoir.
Après la CNAS, dont il a ordonné l’ouverture des centres le samedi matin, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale s’est penché sur la Caisse nationale de sécurité sociale des non-salariés (CASNOS). Il a présidé le jeudi 24 septembre à Alger une réunion consacrée à l’évaluation de ses performances, selon un communiqué du ministère.
Ce que le ministre attend de la CASNOS
Mohamed Hattab a demandé à la caisse d’élaborer une nouvelle approche pour améliorer ses performances. Elle doit reposer sur la modernisation des outils de gestion et un recours accru aux solutions numériques, afin de mieux suivre les dossiers et d’offrir aux non-salariés des services plus souples et mieux adaptés à leurs besoins.
Le ministre a également fixé plusieurs priorités :
- Suivi interne : renforcer le suivi et l’évaluation des performances des différentes structures de la caisse ;
- Accueil : améliorer la qualité de l’accueil des affiliés ;
- Délais : accélérer le traitement des demandes ;
- Recouvrement : intensifier les efforts de recouvrement des cotisations pour renforcer les ressources de la caisse.
Le communiqué n’annonce ni nouveau service ni calendrier précis. Ces orientations s’ajoutent toutefois aux nouvelles règles de cotisation entrées en vigueur cet été.
Une cotisation de 15 % sur une assiette encadrée depuis juillet
Le gouvernement a revu les règles de calcul de la cotisation des non-salariés par le décret exécutif n° 26-257 du 15 juillet 2026, publié au Journal officiel n° 53 du 23 juillet 2026. Ce texte modifie et complète l’article 14 du décret exécutif n° 15-289 du 14 novembre 2015 relatif à la sécurité sociale des non-salariés.
La cotisation s’élève à 15 % de l’assiette déclarée, répartis à parts égales entre les assurances sociales (7,5 %) et la retraite (7,5 %). L’assiette ne peut pas être inférieure au SNMG annuel, ni dépasser vingt fois ce montant. Le SNMG étant fixé à 24 000 DA par mois depuis le 1er janvier 2026 (décret présidentiel n° 26-01), la cotisation annuelle va ainsi de 43 200 DA à 864 000 DA. La première année d’activité, l’assiette correspond au SNMG annuel.
La cotisation minimale augmente d’un tiers
Le décret alourdit aussi la facture des plus petits cotisants. Jusqu’ici, l’assiette minimale reposait sur un salaire de référence de 18 000 DA par mois, fixé par le décret exécutif n° 20-240 du 31 août 2020. Elle repose désormais sur le SNMG. La cotisation minimale passe ainsi de 32 400 DA à 43 200 DA par an, soit une hausse d’un tiers. Le plafond suit le même mouvement : la cotisation maximale passe de 648 000 DA à 864 000 DA.




























