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Burundi-Algérie : les Fennecs à Bujumbura

Burundi-Algérie : les Fennecs à Bujumbura

  • L'Algérie de Brahim Hemdani affronte le Burundi à Bujumbura en qualification pour la CAN-2027.
  • Les Verts ont facilement battu la Zambie à Tizi-Ouzou et visent un deuxième succès de rang.
  • Hemdani rapporte un accueil chaleureux et un terrain en gazon synthétique dont ses joueurs sont habitués.
  • Le Burundi a concédé une courte défaite 1-0 chez le Togo à Lomé avant ce match à domicile.
  • Le quotidien Iwacu présente l'Algérie comme « une montagne » qui se dresse devant les Hirondelles.

Idéalement lancée dans cette nouvelle campagne qualificative à la CAN-2027, la sélection nationale aura pour mission de confirmer son renouveau, cet après-midi à Bujumbura, chez un Burundi qui rêve d’exploit.

Faciles vainqueurs d’une Zambie qui n’a jamais fermé le jeu vendredi dernier à Tizi-Ouzou, les Verts de Brahim Hemdani tenteront d’aligner un deuxième succès de rang qui leur fera déjà entrevoir une qualification sans accroc à la prochaine CAN. Une mission a priori à la portée des coéquipiers d’Anis Hadj Moussa, à pied d’œuvre dans la capitale économique burundaise depuis dimanche soir. «Nous avons reçu un accueil chaleureux au Burundi, le terrain est bon et beaucoup de nos joueurs sont habitués à jouer sur ce type de surface, le gazon synthétique», indiquait d’ailleurs le sélectionneur national, hier à la mi-journée en conférence de presse, balayant d’un revers de main une quelconque appréhension à propos de la nature du revêtement sur lequel les deux équipes se disputeront les trois points mis aux enchères.

Hemdani, un optimisme mesuré

N’ignorant aucunement que son équipe part largement favorite de cette confrontation qui rappelle la fameuse fable du pot de fer contre le pot de terre, l’ancien capitaine de l’Olympique de Marseille est même allé de son avis tranché (devant les médias) au sujet de la « qualité de l’adversaire», pourtant classé à la 142e place mondiale. «Nous avons étudié l’équipe que nous allons affronter. Il y a trois ans, le Burundi s’était incliné 4-0 face à l’Algérie en match amical, mais nous savons que l’équipe burundaise est redoutable et nous serons prudents, d’autant plus que nous ne jouerons pas à domicile», concèdera, ainsi, le successeur de Vladimir Petkovic sur le banc de l’EN. Un teasing que ne partage pas forcément l’opinion sportive locale qui qualifiait hier le onze algérien de «montagne qui se dresse devant le Burundi».

«L’Algérie, une montagne !»

Sous la plume soyeuse de Patrick Sota, le quotidien Iwacu lançait presque un appel à la nation pour prendre d’assaut l’enceinte, soutenir les locaux et les porter vers un exploit qui ferait dès lors date dans les annales du football burundais. «Au stade Intwari, le Burundi affronte les Fennecs. Cette CAN de l’Est, la nôtre, celle qui se jouera à nos portes, en Ouganda, en Tanzanie et au Kenya. Une CAN que tout un peuple réclame à cor et à cri et que Sangwa Patrick a promise, la main sur le cœur, d’aller chercher. Les Hirondelles ne jouent pas à onze.

Elles jouent pour treize millions de Burundais», soulignait la référence de la presse locale à propos de ce rendez-vous auquel le sélectionneur adverse accorde tout autant d’importance. Rentrés également dimanche après-midi à Bujumbura en provenance de Lomé où ils ont concédé une courte défaite chez les Eperviers (1-0), les coéquipiers du Niçois Youssouf Ndayishimiye sont, à en croire leur mentor, doublement déterminés à réussir leur première sortie à domicile et devant leur public dans ces éliminatoires.

Sangwa, les Verts et … l’Argentine

«Contre le Togo, nous avons bien joué en seconde période, et j’espère que nous pourrons aborder le match de demain avec la même intensité. Nos chances de qualification pour la Coupe d’Afrique des Nations 2027 sont toujours présentes, et tout est possible malgré cette défaite. Le plus important est d’identifier nos erreurs et de jouer ensuite contre l’Algérie pour l’emporter.

Quant à ceux qui disent que notre équipe a mal joué lors du premier match, je leur rappelle que cela arrive à beaucoup d’équipes. L’Argentine a elle aussi débuté sa campagne par une défaite contre l’Arabie saoudite, mais cela ne l’a pas empêchée de remporter la Coupe du Monde par la suite», disait, avec la confiance qui va avec, Patrick Sangwa hier en conférence de presse. Un état d’esprit optimiste et conquérant qui présage un gigantesque combat physique, sous 40 degrés, pour l’EN de Hemdani qui passera, incontestablement, un autre test «africain» plus compliqué qu’il n’y parait.

-RACHID BELARBI

Source : Foot Afrique

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