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Brahim Hemdani parle tamazight en conférence de presse

Brahim Hemdani parle tamazight en conférence de presse

  • Brahim Hemdani a répondu en tamazight lors de sa première conférence de presse en tant que sélectionneur national.
  • Le tamazight est une langue nationale et officielle en Algérie, consacrée par la Constitution.
  • Certains journalistes et commentateurs ont critiqué l'utilisation du tamazight, malgré son statut constitutionnel.
  • Hemdani a été questionné sur son passé en tant que joueur, incluant son refus initial de porter le maillot national.
  • L'article compare son traitement à celui de Vladimir Petkovic, suggérant une différence dans l'approche médiatique.

Les répliques de la première conférence de presse du sélectionneur national, Brahim Hemdani, de sortie jeudi à la salle de conférence Mohamed-Sellah du stade Nelson-Mandela de Baraki, à Alger, continuent à se faire sentir, alimentant les commentaires, notamment sur les réseaux sociaux et plateaux TV.
Contrairement à son prédécesseur, Vladimir Petkovic, qui jouissait depuis le premier jour d’un ‘’cordon sanitaire’’ dont aucun sélectionneur n’en a bénéficié avant lui, Hemdani a été vite invité à se mettre dans le bain de ce que seront les conférences de presse, un mélange de questions souvent à l’emporte-pièce et des piques provocatrices, en attendant à ce que les téléphones commencent à sonner, comme à l’époque de Djamel Belmadi.

Mais ce qui a attiré l’attention, ce sont ces commentaires au sujet de la question posée par un des journalistes en tamazight à laquelle le sélectionneur a répondu dans la même langue. Si nos souvenirs sont bons, il s’agit du premier coach national à s’exprimer dans cette langue nationale et officielle. Certes, par le passé il y a eu des sélectionneurs, comme Nasser Sandjak ou Meziane Ighil, qui affectionnaient cette langue maternelle, où ils ont eu d’ailleurs à le faire lors d’interviews ou de passages radio/ TV, mais en conférence de presse, non à notre humble connaissance.

C’est donc une nouveauté qui vient renforcer l’expression linguistique dans le sport, en général, et le football en particulier, à condition de prévoir la traduction qui va avec pour ceux qui ne comprennent pas. Cependant, l’avantage c’est qu’à défaut de maîtriser la langue arabe, Brahim Hemdani est habile dans les
deux autres (français et tamazight) pour se faire comprendre. Malheureusement, certains journaleux et autres agitateurs sur les réseaux sociaux ont osé reprocher au nouveau coach national de s’être exprimé en tamazight oubliant qu’il s’agit d’une langue nationale et officielle bien ancrée dans l’identité de notre pays et consacrée par la Constitution de la République algérienne démocratique et populaire.

L’autre pseudo-polémique que certains ont tenté d’allumer, c’est celle liée au fait que Hemdani ait refusé, du temps où il était joueur, de porter le maillot national avant de se rétracter et venir sur le tard. Autre époque, autre contexte, serions- nous tentés de dire, sachant que l’ancien sociétaire de l’Olympique de Marseille n’a pas été et ne sera pas le seul dans ce cas. Mais, de là à aller fouiner dans le passé pour le titiller car il sera amené, dans le cadre de ses missions, à essayer de convaincre des binationaux à venir défendre les couleurs de l’Algérie, on est à la limite de la provocation, bien qu’un journaliste est libre de poser la question qu’il souhaite, libre à son interlocuteur de répondre ou pas.

Ce qui est clair, c’est que ces deux signaux sont annonciateurs du traitement dont bénéficiera le sélectionneur des Fennecs à l’avenir de la part de certains, notamment parmi les coalisés et ceux qui excellaient toute honte bue dans la brosse, en qualifiant à titre d’exemple et dans un élan d’excès de zèle Petkovic d’être le meilleur sélectionneur de tous les temps passé par les Verts !

LAFORDASSE

Source : Foot Afrique