Le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed a rendu, mardi 27 octobre, son verdict dans le dossier lié à la gestion de la Fédération algérienne de football (FAF). Les anciens présidents Kheïreddine Zetchi et Charaf-Eddine Amara ont été condamnés à huit ans de prison ferme, assortis chacun d’une amende d’un million de dinars. Djahid Zefizef, qui a également dirigé l’instance fédérale, a écopé de six ans de prison ferme et de la même sanction financière.
Ouvert le 13 octobre, après six reports, le procès concernait quatorze prévenus, parmi lesquels plusieurs anciens responsables administratifs et financiers de la fédération. Les anciens secrétaires généraux Mohamed Saâd et Mounir Debbichi ont été condamnés à trois ans de prison ferme, tout comme Abdelghani Nekkach, ex-directeur de l’administration générale, et Amine Labdi, ancien manager général. Abdelmoumen Berraf, qui avait occupé des fonctions dans le secteur financier de la FAF, a, pour sa part, été condamné à deux ans de prison ferme. Deux employées de l’instance ont été acquittées, dont Hadjer Benkhenouche, chargée de la trésorerie.
Les poursuites portaient notamment sur des faits présumés d’abus de fonction, d’octroi d’avantages injustifiés, de conclusion de contrats en violation de la réglementation et de dilapidation volontaire de deniers publics. Le parquet avait requis, le 15 octobre, dix ans de prison ferme et un million de dinars d’amende contre chacun des trois anciens présidents. Il avait également demandé de lourdes peines contre plusieurs autres prévenus. Le Trésor public, constitué partie civile, réclamait 900 millions de dinars d’indemnisation.
Au cours des audiences, la défense a contesté l’expertise de l’Inspection générale des finances, considérée comme un élément central du dossier, et demandé son annulation. Les débats ont notamment porté sur des marchés hôteliers, des contrats liés à l’organisation du CHAN -2023 et de la CAN U17, ainsi que sur les primes versées aux employés après des succès de la sélection nationale.
Les avocats ont défendu la régularité des opérations contestées et plaidé l’acquittement de leurs clients. La défense de Zetchi a notamment évoqué un partenariat en nature portant sur huit millions de dollars d’équipements sur quatre ans, tandis que celle de Zefizef a rappelé que la relation avec Concorde Voyages précédait son mandat.
Après quatre jours d’audience, les prévenus avaient tous clamé leur innocence et demandé à être acquittés. Le tribunal a finalement prononcé des peines de prison ferme à l’encontre de plusieurs anciens dirigeants de la FAF.
LAFORDASSE



























