Le forum africain de l’investissement et du commerce “AFIC 12” n’a pas été un simple événement économique de plus dans l’agenda du continent. Il s’est plutôt imposé comme une grande salle de négociation où l’Afrique tente, concrètement, de redessiner son avenir économique.
À Alger, pendant deux jours, les salles n’étaient pas aussi calmes qu’on pourrait l’imaginer. Derrière les tables rondes, les échanges se sont enchaînés à un rythme soutenu entre investisseurs, responsables et institutions financières venues de plusieurs pays africains. Le résultat visible est chiffré, mais il cache une dynamique bien plus profonde : plus de 70 accords d’intention ont été signés, dont 20 pour l’Algérie.
Le chiffre peut sembler technique, mais dans le contexte africain actuel, il traduit une réalité simple : le marché s’anime, et l’intention d’investir n’est plus seulement un discours politique ou économique, elle commence à se concrétiser sous forme d’accords préliminaires.
Ce qui frappe surtout, ce n’est pas uniquement le volume des accords, mais la nature des discussions. Il ne s’agit plus seulement de commerce classique ou d’échanges de matières premières. Les débats ont largement porté sur les chaînes de valeur, l’industrialisation locale, le financement continental et surtout l’économie numérique, devenue omniprésente.
L’Afrique ne se voit plus comme un ensemble de marchés fragmentés, mais comme un bloc économique en quête de coordination. Une ambition forte, mais complexe, car chaque pays arrive avec ses priorités et ses stratégies propres. C’est précisément là que commencent les véritables négociations.
De son côté, l’Algérie n’a pas joué uniquement le rôle d’hôte. Sa présence dans les discussions a été marquée, notamment sur les questions d’intégration économique africaine et de renforcement des échanges intra-continentaux, avec l’ambition assumée de se positionner comme une porte d’entrée stratégique vers l’Afrique.
Mais au-delà des chiffres, l’essentiel est ailleurs. 550 rencontres d’affaires, des dizaines de recommandations et 70 accords… autant de signaux qui traduisent une volonté commune de changer les règles du jeu, même si le chemin reste long et complexe.




























