REVADE 2026
Depuis jeudi et durant trois jours, se tient au Palais des expositions des Pins maritimes (Alger), la 10e édition du Salon international de la récupération et de la valorisation des déchets (REVADE 2026), organisée, sous le slogan « L’économie circulaire durable : enjeux et perspectives », par les ministères de l’Environnement et de la Qualité de la vie, et du Commerce intérieur et de la Régulation du marché national. A cette occasion, lors de la cérémonie d’ouverture, ce jeudi, la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, a souligné que plus de 3.000 start-up et micro-entreprises activaient dans le domaine de la gestion des déchets à l’échelle nationale, et que plus de 197 autorisations de collecte des déchets recyclables avaient été délivrées au titre de l’année 2025.
Elle a ajouté que le secteur s’est renforcé par un cadre législatif à travers la loi 25-02 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets, modifiant la loi 01-19, outre l’accompagnement via la plateforme « Investisseur environnemental », en tant que trait d’union entre l’administration et l’investisseur.
Concernant le Salon, la ministre a affirmé qu’il était devenu un espace important d’échange d’expertises et d’expériences et de présentation des solutions et technologies modernes dans le domaine de la gestion des déchets, relevant que les jeunes, les porteurs de projets et les start-up constituent des partenaires essentiels dans l’édification d’une économie circulaire à même de créer de la valeur ajoutée, grâce aux solutions innovantes qu’ils proposent dans les domaines du tri, de la collecte, de la récupération, du recyclage et de la valorisation.
Cette édition s’est distinguée par la participation du Sultanat d’Oman en qualité d’invité d’honneur. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président de l’Autorité de l’environnement du Sultanat d’Oman, Abdullah bin Ali Al-Amri, ainsi que de plusieurs responsables et personnalités, et de représentants d’entreprises économiques et de partenaires nationaux et étrangers. De son côté, le président de l’Autorité de l’environnement du Sultanat d’Oman a salué l’expérience algérienne dans le domaine de l’environnement, soulignant que le Salon lui avait permis de prendre connaissance de près de plusieurs expériences dans le domaine de la récupération et de la valorisation des déchets. Il s’est également félicité de la diversité des investissements ainsi que la contribution des PME et des start-up, outre le recours aux technologies, à l’innovation et à la recherche scientifique pour développer des solutions de récupération des déchets.
Les organisateurs du Salon ont enregistré la participation de 130 exposants : entreprises et organismes publics, opérateurs économiques, investisseurs, porteurs de projets, start-up, sociétés étrangères d’Allemagne, d’Italie, de Chine, de Belgique, du Rwanda et du Sultanat d’Oman, ainsi que l’Organisation internationale du travail (OIT).
Les organisateurs soulignent que cette manifestation est un espace privilégié de dialogue et d’échange autour des enjeux liés à l’économie circulaire et à la gestion des déchets, notamment à la faveur de la présence des différents acteurs de la chaîne de valeur, parmi lesquels les entreprises de collecte et de transport des déchets, les entreprises de tri sélectif, les centres d’enfouissement technique, les centres d’incinération, les entreprises de transformation et de recyclage des déchets, en sus des producteurs et fournisseurs de matières premières recyclées.
Les mêmes sources indiquent qu’elle vise également à ancrer la culture de la récupération et de la valorisation, en encourageant l’investissement dans ce domaine et en créant de nouvelles opportunités économiques. C’est également une occasion de renforcer les opportunités de coopération internationale, à travers l’ouverture d’un espace permettant d’explorer les possibilités de partenariat et d’investissement dans le secteur de la valorisation des ressources, contribuant, ainsi, à l’élaboration d’approches communes pour relever les défis environnementaux.
Enfin, elle ambitionne d’encourager l’investissement dans le domaine de la gestion et de la valorisation des déchets et de soutenir le transfert de technologies et de savoir-faire en vue de développer un tissu industriel spécialisé.
Lakhdar A.




























