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21 dossiers soupçonnés de corruption transmis aux instances compétentes
ALGER - La Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC) a transmis, lors de sa réunion tenue dimanche, 21 dossiers soupçonnés de corruption, aux instances compétentes, indique un communiqué de cette instance. "En application des dispositions de l'article 31 de la loi 22-08 fixant l'organisation, la composition et les attributions de la HATPLC, le Conseil de la Haute autorité a tenu, dimanche 25 octobre 2026, sa troisième session ordinaire de l'année 2026, sous la présidence de M. M'hamed Djellaoui, président par intérim de la Haute autorité, et en présence des membres du Conseil", précise la même source. L'ordre du jour de cette session a porté sur "la présentation du bilan des signalements et des dénonciations reçus par la Haute autorité jusqu'au 30 septembre 2026", ajoute le texte. Il a également été procédé à "l'examen des dossiers soumis au Conseil de la Haute autorité et susceptibles de comporter des soupçons de corruption, dont 20 ont été transmis aux procureurs généraux territorialement compétents et un dossier à la Cour des comptes", conclut le communiqué.
Lutte contre la corruption : 21 dossiers transmis aux instances compétentes
La Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC) a transmis, lors de sa réunion tenue dimanche, 21 dossiers soupçonnés de corruption, aux instances compétentes, a indiqué un communiqué de cette instance. “En application des dispositions de l’article 31 de la loi 22-08 fixant l’organisation, la composition et les attributions de la HATPLC, le Conseil de la Haute autorité a tenu, dimanche 25 octobre 2026, sa troisième session ordinaire de l’année 2026, sous la présidence de M. M’hamed Djellaoui, président par intérim de la Haute autorité, et en présence des membres du Conseil”, a précisé la même source. L’ordre du jour de cette session a porté sur “la présentation du bilan des signalements et des dénonciations reçus par la Haute autorité jusqu’au 30 septembre 2026”, a ajouté le texte. Il a également été procédé à “l’examen des dossiers soumis au Conseil de la Haute autorité et susceptibles de comporter des soupçons de corruption, dont 20 ont été transmis aux procureurs généraux territorialement compétents et un dossier à la Cour des comptes”, a conclu le communiqué. R.N
LUTTE CONTRE LA CORRUPTION : 21 dossiers transmis aux autorités compétentes
La Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption a transmis 21 dossiers susceptibles de comporter des faits de corruption aux autorités compétentes, dont 20 aux procureurs généraux territorialement compétents et un à la Cour des comptes. Selon un communiqué de cette instance, cette décision a été prise lors de la troisième session ordinaire du Conseil de la Haute autorité au titre de l’année 2026, tenue dimanche dernier, conformément aux dispositions de l’article 31 de la loi n° 22-08 fixant son organisation, sa composition et ses attributions. Les travaux de cette session ont notamment porté sur la présentation du bilan des signalements et des dénonciations reçus par l’instance jusqu’au 30 septembre 2026, ainsi que sur l’examen des dossiers qui lui ont été soumis et qui sont susceptibles de comporter des faits de corruption. À l’issue de cet examen, le Conseil a décidé de transmettre les 21 dossiers aux autorités compétentes. Ania N.
Maltraitée par Al Ahly, la JS Kabylie lance un appel urgent aux “instances compétentes”
La lourde défaite de la JS Kabylie face à Al Ahly (4-1) au stade international du Caire a été précédée et suivie d’un épisode regrettable concernant la gestion des billets pour les supporters algériens. Si sur le terrain, les Canaris ont payé cher les erreurs défensives et la supériorité technique de leurs adversaires égyptiens, en […] L’article Maltraitée par Al Ahly, la JS Kabylie lance un appel urgent aux “instances compétentes” est apparu en premier sur Fennec Football .
La commission technique a rendu sa décision — Petković maintenu, mais pas ses adjoints
Contre toute attente, Vladimir Petković devrait poursuivre sa mission à la tête de la sélection algérienne. Réunie pour analyser le parcours des Verts après la Coupe du monde 2026, la commission technique de la FAF a recommandé le maintien du technicien helvético-bosnien jusqu’au terme de son contrat, fixé à juillet 2028. Cette décision tranche avec les nombreuses spéculations entourant son avenir ces dernières semaines. Selon les conclusions de la réunion dirigée par l’ancien sélectionneur Rabah Saâdane, Petković a rempli les objectifs qui lui avaient été assignés lors de sa nomination. La qualification pour la Coupe du monde ainsi que l’accession au second tour de la CAN figuraient parmi les engagements contractuels initiaux. Les techniciens consultés ont même estimé que le sélectionneur avait dépassé certaines attentes en atteignant les quarts de finale de la CAN et le premier tour à élimination directe du Mondial. Les partisans de son maintien ont également mis en avant les résultats obtenus lors des rencontres de préparation face à l’Uruguay, aux Pays-Bas et au Guatemala, estimant que l’équipe y avait montré un visage séduisant et cohérent. Pour eux, les difficultés rencontrées lors de certaines échéances officielles ne remettent pas en cause le travail accompli depuis son arrivée. Le débat n’a toutefois pas été unanime. Plusieurs intervenants ont souligné les limites observées dans le jeu de l’Équipe nationale, notamment face à la Guinée, au Nigeria et lors de certaines confrontations au Mondial. Le manque de solutions tactiques et l’incapacité à corriger certaines défaillances ont été largement évoqués au cours des discussions. Plutôt que de remettre en question le poste du sélectionneur, la commission technique a choisi de cibler son entourage. Les critiques se sont concentrées sur les adjoints David Morandi et Nabil Neghiz, jugés insuffisamment influents dans le fonctionnement du staff. Les recommandations formulées prévoient une profonde réorganisation de l’encadrement technique. Certains membres du staff conservés Dans cette optique, la FAF envisage de maintenir l’entraîneur des gardiens Guido Nanni, le préparateur physique Paolo Rongoni ainsi que Nacerdine Berarma, tout en procédant à l’arrivée de nouveaux adjoints. L’ancien international Antar Yahia apparaît comme le principal candidat pour occuper le rôle de premier assistant. Un second adjoint pourrait également être désigné parmi Karim Matmour ou Rafik Saïfi. La fédération a déjà entamé des démarches concernant David Morandi, dont certaines déclarations médiatiques sur la sélection suisse auraient été effectuées sans autorisation préalable. Son dossier a été transmis aux instances disciplinaires compétentes. Actuellement en congé, Petković devrait retrouver Alger au début du mois d’août. Il sera alors officiellement informé des changements décidés autour de son staff. Son choix sera déterminant : accepter cette nouvelle organisation et poursuivre son aventure avec les Verts, ou ouvrir la voie à une séparation négociée. Une chose est sûre : la FAF lui fixe désormais un objectif clair — conduire l’Algérie au minimum jusqu’au dernier carré de la CAN-2027 et redonner aux Verts un niveau de jeu à la hauteur de leurs ambitions. Omar ADLI
Salima Mesrati : 14 affaires de corruption transmises à la justice depuis octobre dernier
La présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Salima Mesrati, a révélé jeudi à Jijel, que « 14 dossiers liés à des affaires de corruption ont été transmis aux autorités judiciaires depuis octobre dernier ». Dans une déclaration à la presse, en marge d’un séminaire national organisé au …
HATPLC : 14 affaires de corruption transmises à la justice depuis octobre dernier
La présidente de la Haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Salima Mesrati, a révélé jeudi à Jijel, que «14 dossiers liés à des affaires de corruption ont été transmis aux autorités judiciaires depuis octobre dernier». Dans une déclaration à la presse, en marge d’un séminaire national organisé au […] The post HATPLC : 14 affaires de corruption transmises à la justice depuis octobre dernier appeared first on Algerie Eco .
HATPLC : 14 affaires de corruption transmises à la justice depuis octobre 2023
La présidente de la haute autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC), Salima Mesrati, a révélé jeudi à Jijel, que « 14 dossiers liés à des affaires de corruption ont été transmis aux autorités judiciaires depuis octobre » 2023. Dans une déclaration à la presse, en marge d’un séminaire national organisé au […] L’article HATPLC : 14 affaires de corruption transmises à la justice depuis octobre 2023 est apparu en premier sur L'Algérie Aujourd'hui .
Elections législatives : le FFS conteste certains résultats et annonce des recours
Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Youcef Aouchiche, a vivement critiqué mercredi le déroulement des dernières élections législatives, estimant que le scrutin avait été marqué par des « dysfonctionnements et des dépassements graves » susceptibles, selon lui, d’avoir affecté la transparence et l’intégrité du processus électoral. Lors d’une conférence de presse consacrée à l’analyse politique des résultats, le responsable du FFS a annoncé que son parti avait introduit des recours auprès de la Cour constitutionnelle. Il a assuré que toutes les voies légales seraient exploitées afin de défendre les droits du parti et de garantir, selon ses propos, le respect de la volonté des électeurs. Youcef Aouchiche a affirmé que les irrégularités relevées dépassaient les pratiques habituelles et prendraient désormais la forme de mécanismes liés à des « réseaux d’influence locaux et au clientélisme ». Cette évolution rendrait les manipulations électorales plus complexes et plus difficiles à démontrer sur le plan juridique, a-t-il estimé. Le premier responsable du FFS a indiqué que son parti détenait des documents, des éléments matériels ainsi que des procès-verbaux officiels faisant état d’anomalies dans une dizaine de circonscriptions. Il a cité notamment Alger, Bouira, Sétif, Béjaïa, Sidi Bel Abbès, Chlef, Bordj Bou Arreridj ainsi que certaines circonscriptions représentant la communauté algérienne à l’étranger. Ces dossiers, a-t-il précisé, seront transmis aux instances judiciaires compétentes. Parmi les points soulevés, Aouchiche a évoqué des perturbations ayant affecté la plateforme numérique de l’Autorité nationale indépendante des élections dans plusieurs wilayas durant les opérations de dépouillement et de rédaction des procès-verbaux. Il a également fait état de taux de participation jugés inhabituels dans certains bureaux de vote, alors que le niveau national de participation demeure faible. Le responsable politique a aussi dénoncé des anomalies liées aux listes électorales, affirmant que certains citoyens auraient été empêchés d’exercer leur droit de vote. Il a par ailleurs évoqué la présence présumée de noms de personnes décédées parmi les votants, ainsi que des cas de vote sans procuration légale ou de votes multiples. Concernant les résultats, Aouchiche a signalé des contradictions dans certains procès-verbaux de dépouillement et a dénoncé ce qu’il considère comme des gonflements artificiels du nombre de votants et des voix attribuées à certains partis et candidats dans plusieurs régions, notamment Alger, Chlef, Sétif et Tipaza. À Béjaïa, il a contesté la participation de certaines listes ne répondant pas, selon lui, aux exigences légales, tandis qu’à Bouira, il a évoqué des soupçons de fraude ayant conduit à l’arrestation de personnes, parmi lesquelles figureraient des candidats déclarés élus. À Sidi Bel Abbès, il a également dénoncé des tentatives présumées d’achat de voix et des irrégularités dans le traitement des bulletins favorables au FFS. Youcef Aouchiche a toutefois précisé que les démarches engagées par son parti ne constituent pas une remise en cause des institutions, mais visent à défendre la crédibilité du scrutin, l’égalité entre les candidats et le respect du choix des citoyens. Dans son évaluation générale, il a estimé que le taux élevé d’abstention et le nombre important de bulletins nuls traduisaient une « crise profonde de confiance » entre les citoyens et les institutions. Il a appelé à l’ouverture d’un dialogue national et à des réformes politiques destinées à renforcer les libertés, la transparence et la représentation démocratique. Le premier secrétaire du FFS a également plaidé pour une révision en profondeur du système électoral, qu’il juge insuffisant pour favoriser une véritable compétition entre programmes politiques, au profit, selon lui, de considérations locales, familiales et clientélistes. Selon les résultats provisoires annoncés par l’Autorité nationale indépendante des élections, le FFS a obtenu 12 sièges lors de ces législatives, se classant à la huitième place en nombre de sièges remportés. Seddik.Y
La HATPLC participe en Egypte à un atelier régional sur l'utilisation malveillante des applications de l'IA dans les crimes de corruption
ALGER- La Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption (HATPLC) participe en République arabe d'Egypte, aux travaux d'un atelier régional sur l'utilisation malveillante des applications de l'intelligence artificielle (IA) dans les crimes de corruption et le crime financier, a indiqué, jeudi, un communiqué de l'instance. "Dans le cadre du renforcement de la coopération régionale et de l'échange d'expertises en matière de prévention et de lutte contre la corruption, la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, participe, au sein d'une délégation algérienne, aux travaux d'un atelier régional sur l'utilisation malveillante des applications de l'IA dans les crimes de corruption et le crime financier, qui se tient les 5 et 6 août à l'Académie nationale de lutte contre la corruption, relevant de l'Autorité de contrôle administratif en République arabe d'Egypte, organisé en coopération avec l'Office des Nations-Unies contre la drogue et le crime (ONUDC)", souligne la même source. Ce rendez-vous régional regroupe des représentants des instances de lutte contre la corruption, les pouvoirs exécutifs et les pouvoirs d'enquête, ainsi que des experts d'organisations internationales et régionales et des représentants du secteur public, dans le but d'examiner les défis induits par l'utilisation malveillante des applications de l'intelligence artificielle dans les crimes de corruption et les crimes financiers, en passant en revue les meilleures pratiques et mécanismes de lutte". La HATPLC est représentée à cet atelier par Mme Amiar Thinhinane.
Deux Algériens accèdent aux instances de la Fédération internationale
L’Algérie a obtenu deux sièges au sein des structures de la Fédération internationale des sports aquatiques, a annoncé la Fédération algérienne des sports aquatiques (FASA) dans un communiqué. Le Pr Yacine Benkara a été désigné membre de la commission internationale de water-polo, tandis que le Pr Mohamed Yahia Cherif rejoint la commission médicale internationale, précise […] L’article Deux Algériens accèdent aux instances de la Fédération internationale est apparu en premier sur La Nouvelle République Algérie .
Soupçons de corruption : 25 dossiers examinés
Le premier point de l’ordre du jour a porté sur le bilan des signalements enregistrés depuis janvier. Le signalement constitue, pour la Haute Autorité, la procédure privilégiée de détection des faits susceptibles de constituer des atteintes à la probité. Ce mécanisme permet à tout citoyen, agent public ou lanceur d’alerte de porter à la connaissance de l’institution des faits ou des documents laissant présumer l’existence d’infractions liées à la corruption, sans que cette démarche n’expose son auteur à des représailles. En le plaçant au cœur de son dispositif, la Haute Autorité entend favoriser une remontée d’informations en amont des procédures judiciaires classiques, et disposer d’une cartographie continue des zones de risque au sein des administrations et des organismes publics. Vingt‑cinq dossiers examinés et un nouveau cadre réglementaire en préparation Sur cette base, le conseil a examiné et délibéré sur vingt‑cinq dossiers présentant des indices de soupçons de corruption. Conformément aux dispositions de la loi 22‑08, ces dossiers font l’objet d’une étude collégiale avant toute transmission éventuelle aux autorités judiciaires compétentes, l’institution n’ayant pas vocation à se substituer au pouvoir judiciaire mais à jouer un rôle de veille, d’analyse et de saisine. Le conseil a également examiné le projet de rapport annuel 2025, soumis pour approbation. Ce document doit dresser le bilan complet de l’activité de la Haute Autorité sur l’exercice écoulé : volume des signalements traités, typologie des secteurs les plus exposés, suites données aux dossiers transmis à la justice, ainsi que les recommandations formulées aux administrations en matière de prévention. Sa publication s’inscrit dans la logique de reddition de comptes propre à une autorité indépendante instituée par la Constitution. Quatrième axe des travaux, le projet de texte initial du décret exécutif déterminant les régimes de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, prévu à l’article 7 de la loi 22‑08, a été présenté pour enrichissement et discussion. Ce texte réglementaire doit préciser les obligations déclaratives, les mécanismes de contrôle du patrimoine et les régimes applicables aux agents publics et responsables soumis à ces obligations. Son adoption viendra compléter l’architecture juridique mise en place depuis la promulgation de la loi organique en 2022. Les réformes algériennes confortées par la reconnaissance internationale Cette session s’inscrit dans un contexte où l’Algérie vient de franchir une étape significative sur le plan international. Le Groupe d’action financière (GAFI) a annoncé, fin juin 2026, le retrait du pays de sa liste grise des juridictions sous surveillance renforcée, où il figurait depuis octobre 2024 en raison de lacunes identifiées dans son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Cette sortie fait suite à la mise en œuvre d’un plan d’action ayant mobilisé près d’une centaine de mesures touchant l’ensemble des maillons du système financier et économique national, dont le renforcement des capacités de contrôle et de traçabilité des banques et institutions financières, l’extension de la supervision aux notaires, agents immobiliers et registres du commerce, ainsi qu’un resserrement des transactions en espèces jugées à risque. Sur le plan législatif, la loi n°25‑10 du 24 juillet 2025 a modifié et complété le cadre juridique relatif à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, en étendant notamment le champ de l’incrimination aux risques financiers émergents liés aux cryptomonnaies et actifs virtuels. S. I. D’importantes étapes ont été accomplies D’autres avancées réglementaires ont accompagné ce processus, dont le développement d’un cadre relatif aux informations sur les bénéficiaires effectifs des sociétés, le renforcement du système de déclaration des transactions suspectes, ainsi que la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel pour l’application des sanctions financières liées au financement du terrorisme, complété par une approche fondée sur l’analyse des risques dans la supervision des organismes à but non lucratif. La Banque d’Algérie a salué cette décision comme le signe d’une confiance internationale renforcée dans la solidité et la résilience du système financier algérien, susceptible de faciliter les transactions financières internationales et de réduire les niveaux de contrôle renforcé appliqués jusque‑là aux opérations bancaires et commerciales liées à l’Algérie. Cette dynamique de réformes trouve un prolongement dans l’action de la Haute Autorité elle‑même, dont le rôle a également été reconnu au niveau continental. La présidente de l’institution a en effet été élue, fin juin, deuxième vice‑présidente de l’Assemblée africaine de lutte contre la corruption, réunie à Nairobi, une distinction que Mousserati a présentée comme une reconnaissance de l’expérience algérienne en matière de renforcement de l’intégrité et de la transparence. Elle a par ailleurs rappelé, lors d’un récent événement consacré à la Journée africaine de lutte contre la corruption, que la lutte contre la corruption est étroitement liée à l’instauration de la justice et au renforcement de la confiance dans les institutions, insistant sur le caractère collectif de cette responsabilité. L’articulation entre le travail interne de la Haute Autorité — bilan des signalements, instruction des dossiers, préparation du cadre réglementaire — et les réformes engagées au niveau macro‑financier pour sortir de la liste grise du GAFI dessine ainsi une même trajectoire : celle d’une consolidation progressive des instruments de prévention, de détection et de sanction des atteintes à la probité, dont la portée dépasse désormais le seul cadre national pour s’inscrire dans les standards internationaux de gouvernance financière. S. I.
L’Algérie a fait de "grands progrès" dans la lutte contre la corruption
ORAN - M. Ilyes Bensassi, membre du Conseil de la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, a déclaré, lundi à Oran, que l'Algérie a fait "d'énormes progrès" dans la lutte contre la corruption, et qu'il était impératif que tout le monde, en particulier les universitaires, contribue à renforcer ce processus. Lors d'une déclaration à la presse en marge du lancement du laboratoire de recherche mixte "Gouvernance et lutte contre la corruption", dans le cadre d'une convention de coopération entre le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, au Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) d'Oran, M. Bensassi a affirmé que l'Algérie a réalisé "d'énormes progrès" dans ce domaine grâce à la stratégie mise en place par la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption, ainsi que précédemment par l'Autorité nationale de prévention de la corruption, soulignant que "les universitaires et les chercheurs doivent participer à renforcer ce processus". Il a précisé qu'en évaluant ce que la Haute Autorité a accompli, depuis sa création en 2022, 48 dossiers liés à des affaires de corruption ont été transmis aux autorités judiciaires compétentes, et plus de 250.000 déclarations de patrimoine ont été reçues de la part des élus, des responsables et des fonctionnaires. L'Autorité se charge également de collecter des informations sur la corruption, ainsi que de mener des actions de formation et de sensibilisation dans ce domaine. M. Bensassi a insisté sur le rôle que l'université peut jouer aux côtés de l'Autorité dans la lutte contre la corruption, en rappelant que la Constitution de 2020 avait attribué à la Haute Autorité de transparence, de prévention et de lutte contre la corruption "la mission d'élaborer une stratégie nationale pour la prévention et la lutte contre la corruption, dont l'un des volets est l'implication des universités et des centres de recherche". Il a également indiqué qu'un accord avait été signé entre le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et la Haute Autorité pour inclure l'université et les centres de recherche dans les formations, avec le lancement de Masters pour former des cadres spécialisés dans la lutte contre la corruption au sein des universités, qui travailleront à l'avenir dans les institutions et les organismes de contrôle. Le représentant de l'Autorité a ajouté que l'accord prévoyait également l'implication des laboratoires et des centres de recherche à l'échelle nationale, à travers des équipes de recherche composées d'étudiants et de chercheurs spécialisés en sociologie, économie et droit, pour mener des études sur la corruption et fournir aux décideurs des résultats scientifiques précis et méthodologiques pour lutter contre ce phénomène.
Abou Dhabi au cœur d’un scandale financier qui secoue le football anglais
ALGER - Le scandale de Manchester City a placé les financements liés à Abou Dhabi au cœur de l'une des affaires les plus marquantes qui secouent le football anglais, après qu'une commission indépendante a conclu que le club avait commis de graves infractions financières durant les années de son ascension. La commission indépendante de la Premier League, qui a examiné l'affaire pendant plusieurs années, a conclu que le club avait commis de graves violations des règles de la Premier League et de l'UEFA entre les saisons 2009-2010 et 2017-2018, notamment en fournissant des informations financières inexactes et en dissimulant sa trésorerie réelle aux auditeurs et aux instances de régulation. Au cœur de ces infractions, figuraient des contrats de sponsoring liés à Abou Dhabi, qualifiés de "fictifs" par la Commission, dans le cadre d'un mécanisme de financement dissimulé auquel a participé "Abu Dhabi United Group" (ADUG), lié au propriétaire émirati du club, Mansour bin Zayed Al Nahyan, afin de gonfler les revenus et de réduire les coûts de plus de 900 millions de livres sterling sur la période concernée. Le quotidien britannique The Guardian a révélé que Manchester City avait enregistré près de 949,94 millions de livres sterling de revenus provenant de sponsors basés à Abou Dhabi sur neuf saisons, alors que ces sponsors n'avaient effectivement versé que 119,25 millions de livres, tandis que l'ADUG avait pris en charge 830,69 millions de livres, faisant du financement lié à Abou Dhabi un élément central des infractions constatées par la Commission. La chaîne britannique Sky Sports s'est également penchée sur ce qui est connu sous le nom de "Fordham Arrangement", que la Commission a considéré comme étant, dans une large mesure, une façade pour l'ADUG, permettant de faire entrer au club des fonds liés à Abou Dhabi tout en dissimulant leur véritable origine, ainsi que de réduire les dépenses comptabilisées dans ses comptes. Les conclusions ne se sont pas limitées au volet financier. La Commission a conclu que le club avait entravé l'enquête et a également constaté que certains témoins présentés par Manchester City avaient sciemment livré de faux témoignages, estimant que le club avait clairement cherché à contourner les règles de la Premier League. Ces conclusions revêtent une importance particulière, compte tenu de leur lien direct avec la propriété émiratie du club depuis son acquisition par l'Abu Dhabi United Group en 2008. D'autres sources médiatiques ont mis en évidence l'ampleur de la transformation du club sous cette propriété. L'agence américaine Associated Press (AP) a établi un lien entre l'ascension de Manchester City et des investissements se chiffrant en milliards de dollars associés à la propriété d'Abou Dhabi, plaçant ainsi le modèle financier émirati qui a accompagné l'ascension du club sous une surveillance accrue. Derrière les titres de Manchester City et son succès mondial se dessine une autre réalité, plus sombre, alors que les fonds émiratis qui ont accompagné l'ascension du club se retrouvent au cœur d'une affaire financière soulevant des soupçons de corruption et plaçant ce succès sous un lourd point d'interrogation.
Décision sans précédent… le Parlement africain cible les réseaux de corruption sportive
Dans une initiative qualifiée de l’une des plus audacieuses de ces dernières années, le président du Parlement africain, Fatih Boutbik, a annoncé l’intention de l’institution législative d’ouvrir des dossiers sensibles liés à la corruption sportive sur le continent, notamment ceux concernant la gestion du budget de la Confédération africaine de football, ainsi que les soupçons de mauvaise gouvernance et d’influences financières et politiques portant atteinte à l’intégrité des compétitions. Dans une interview accordée à un média, Boutbik a souligné que le sport n’est plus seulement une activité récréative ou compétitive, mais est devenu un levier stratégique pour renforcer les relations entre les peuples et rapprocher les pays africains. Cependant, ce rôle est aujourd’hui menacé, selon lui, par des déséquilibres structurels et financiers ayant directement affecté l’image du football africain. Le président du Parlement africain a affirmé que la prochaine étape consistera à lancer une révision approfondie du système de gestion au sein des instances footballistiques continentales, en mettant l’accent sur le renforcement de la transparence et la rationalisation des dépenses, dans un contexte de rareté des ressources financières obligeant à redéfinir les priorités des institutions sportives. Boutbik n’a pas nié l’existence de dysfonctionnements liés à l’arbitrage sportif et à certaines pratiques ayant affaibli la confiance du public dans l’intégrité des compétitions, précisant que l’ouverture de ces dossiers ne vise pas l’escalade, mais la restauration des valeurs du fair-play. Il a également indiqué que le Parlement africain entend lancer une dynamique de sensibilisation au sein du système sportif, en accompagnant la Confédération africaine de football dans un processus de réforme global visant à éloigner le sport de toute forme d’influence non éthique, qu’elle soit financière ou politique. Cette nouvelle initiative reflète une volonté politique croissante sur le continent de restructurer le secteur sportif, en particulier le football, discipline la plus populaire et influente, mais aussi la plus exposée aux controverses liées à la mauvaise gouvernance. Entre ambition réformatrice et complexité du terrain, une question demeure : le Parlement africain parviendra-t-il réellement à démanteler les réseaux de corruption dans le sport, ou le chemin vers le changement sera-t-il plus difficile que ne le laissent entendre les déclarations officielles ?
ACCUSÉ DE CORRUPTION : L’ancien DG de la STAEMen détention provisoire
L’affaire du réseau criminel organisé impliqué dans le détournement et la dilapidation de fonds publics au sein d’une entreprise spécialisée dans le commerce et la distribution de tabac, et dont le démantèlement a été annoncé le mois dernier, connaît de nouveaux développements. En effet, lundi soir, le juge d’instruction près la deuxième chambre du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a ordonné le placement en détention provisoire du directeur général par intérim de la Société de tabac algéro-émiratie « Staem » « A. Z.», ainsi que plusieurs autres dirigeants de l’entreprise et d’opérateurs privés, pour des faits présumés de corruption. Le directeur général par intérim de la « Staem », a comparu, lundi, devant la deuxième chambre de deuxième du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed pour répondre d’accusations de corruption. Mercredi 10 juin, un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale annonçait que les services de police d’Alger avaient procédé au démantèlement d’un réseau criminel organisé impliqué dans le détournement et la dilapidation de fonds publics au sein d’une entreprise spécialisée dans le commerce et la distribution de tabac, ayant causé des pertes estimées à près de 1.000 milliards de centimes. Le Service central de lutte contre le crime organisé de S’haoula avait procédé, dans le cadre de cette opération, à l’arrestation de dix individus appartenant à ce réseau qui activaient au sein de United Tobacco Company (UTC) et ce, suite à une enquête ayant duré trois mois. Les enquêteurs de la brigade centrale de lutte contre les crimes économiques et financiers relevant de ce même service « ont mis au jour le mode opératoire criminel, consistant à commercialiser des produits du tabac de manière illégale par certains employés d’UTC, en enregistrant différents produits dans le système d’information de l’entreprise sans qu’ils ne soient effectivement réceptionnés par les succursales chargées des ventes, pour ensuite les commercialiser en dehors du circuit de l’entreprise par l’intermédiaire de grossistes », avait précisé le communiqué. Ces pratiques ont entraîné « un déficit injustifié dans les stocks de produits du tabac de différentes marques lors des opérations d’inventaire et de révision des comptes financiers de l’exercice 2025, dont la valeur marchande est estimée à près de 500 milliards de centimes, aux prix de vente toutes taxes comprises (TTC) », selon la même source. Poursuivant leurs investigations sur le terrain et leurs enquêtes financières et comptables, sous la supervision du parquet compétent, les enquêteurs ont découvert « un autre trou financier d’une valeur de 500 milliards de centimes, lié à des créances impayées par des clients de l’entreprise, ce qui a permis de déterminer les responsabilités et de procéder à l’arrestation de dix membres du réseau criminel ». La liste des personnes arrêtées comprend « d’anciens et actuels directeurs et responsables de l’entreprise, des employés de l’entreprise occupant différents niveaux de responsabilité, en sus d’autres individus, de sociétés et d’un grossiste en produits du tabac ». À l’issue de l’enquête préliminaire, « les suspects ont été présentés devant le procureur de la République près le Pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed pour abus de fonction, dilapidation volontaire de deniers publics, octroi d’avantages injustifiés à autrui lors de la conclusion de contrats en violation de la législation et de la réglementation en vigueur, blanchiment d’argent et de revenus criminels en bande criminelle, et infractions à la législation et à la réglementation relatives au change et aux mouvements de capitaux de et vers l’étranger », avait conclu le communiqué. On sait que le président Abdelmadjid Tebboune réaffirme, à chaque occasion qui se présente, la détermination de l’État à poursuivre sans relâche la lutte contre la corruption et à récupérer les fonds détournés pour les mettre au service de l’économie nationale. M. R.
Dans la salle d’audience… une décision surprise met fin à l’affaire Tahkout… mais comment ?
Le tribunal du pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed a rendu, ce lundi, son verdict dans une nouvelle affaire impliquant l’homme d’affaires incarcéré Mohieddine Tahkout. Cette affaire porte sur plusieurs dossiers de corruption, notamment le blanchiment d’argent, la détention de comptes bancaires d’une valeur dépassant le milliard de dinars, ainsi que des appartements situés en Suisse. Le tribunal a condamné Mohieddine Tahkout à 10 ans de prison ferme, assortis d’une amende de 8 millions de dinars algériens. Le jugement prévoit également la confiscation de l’ensemble de ses biens mobiliers et immobiliers, de ses comptes bancaires, ainsi que des dépôts et investissements précédemment saisis par les autorités suisses, en plus d’autres avoirs financiers. La justice a également ordonné au condamné de verser 100 millions de dinars au profit du Trésor public. Dans cette affaire, Tahkout était poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, notamment la falsification de documents sous seing privé, le blanchiment d’argent et de produits criminels dans le cadre d’une organisation criminelle organisée, l’exploitation des facilités liées à son activité professionnelle et la participation au détournement de fonds publics. Les poursuites incluaient également le blanchiment de revenus issus d’actes de corruption au sein d’un réseau criminel, la violation de la réglementation relative au change et aux mouvements de capitaux vers et depuis l’étranger, ainsi que la dissimulation partielle ou totale des produits tirés d’infractions de corruption.
Utilisation de l’aide occidentale: La corruption dans l’entourage de Zelensky devient un problème pour l’Europe
Les affaires de corruption qui touchent l’entourage de Volodymyr Zelensky alimentent les réserves en Europe sur la gestion des fonds occidentaux. Entre enquêtes visant des proches du pouvoir, soupçons de détournements et critiques contre les organes anticorruption, Kiev est sous pression tandis que des milliards continuent d’être versés à Kiev. Les affaires de corruption touchant l’entourage du pouvoir ukrainien deviennent un sujet de préoccupation pour les partenaires occidentaux de Kiev. Dans un article publié le 15 août, le Berliner Zeitung estime que les nouvelles enquêtes renforcent les doutes à Berlin et à Bruxelles sur la volonté des autorités ukrainiennes de mener les réformes exigées dans le cadre du rapprochement avec l’Union européenne. Le quotidien allemand revient notamment sur le cas d’Andreï Ermak, ancien chef du bureau présidentiel et longtemps considéré comme l’un des plus proches collaborateurs de Zelensky. Mis en cause dans une affaire de blanchiment d’argent et placé en détention, il a été libéré en mai après le versement d’une caution de 2,7 millions d’euros. Cette somme a notamment été réunie par des proches d’Ermak liés aux conseils de surveillance du secteur énergétique public, régulièrement associé à des affaires de corruption en Ukraine. Mais les interrogations dépassent désormais le seul entourage politique de Zelensky. Elles concernent aussi l’utilisation des fonds destinés à la défense. Le Berliner Zeitung se demande quelle part des milliards versés par les contribuables occidentaux, notamment allemands, a pu disparaître dans ce qu’il qualifie de « marécage corrompu de Kiev ». Les enquêteurs anticorruption ukrainiens examinent de possibles détournements de fonds publics impliquant des entreprises du secteur. Dans ce contexte, Denis Shtilerman, copropriétaire du fabricant ukrainien de missiles et de drones Fire Point, a récemment été convoqué pour être interrogé. L’indépendance des structures anticorruption en question Les critiques portent également sur la capacité des institutions ukrainiennes à enquêter lorsque les dossiers se rapprochent du sommet du pouvoir. Le chef du Parquet spécialisé anticorruption, Alexandre Klimenko, a déclaré le 10 août que le niveau de corruption ne diminuait pas et que le nombre d’infractions impliquant l’entourage de Zelensky augmentait. Il a également dénoncé un manque de volonté politique pour lutter efficacement contre ce phénomène. Les tensions autour de ces institutions ne sont pas nouvelles. En juillet 2025, Zelensky avait promulgué une loi réduisant l’indépendance du Bureau national anticorruption (NABU) et du Parquet spécialisé anticorruption (SAPO), en renforçant les pouvoirs du procureur général sur leurs activités. La décision avait provoqué des manifestations en Ukraine ainsi que de vives critiques de plusieurs partenaires occidentaux de Kiev. Face à cette contestation, le dirigeant ukrainien avait finalement fait marche arrière quelques jours plus tard. Le journal Myśl Polska, dans une publication du 14 août, va plus loin et met en cause l’indépendance des structures anticorruption ukrainiennes, qu’il considère comme dépendantes du pouvoir présidentiel. Le média polonais estime que les appels répétés des partenaires occidentaux à « renforcer le contrôle » n’ont pas permis de modifier en profondeur la situation. Les milliards occidentaux au cœur des interrogations La question du financement de Kiev devient ainsi centrale. Malgré la succession des scandales et des enquêtes, l’aide occidentale continue de représenter un soutien essentiel aux autorités ukrainiennes. Pour Myśl Polska, ce levier financier constitue précisément le principal moyen de pression dont disposent les partenaires de Kiev. « Le seul moyen de mettre fin à ce cabaret est simplement de cesser de payer », écrit Tomasz Jankowski, qui accuse l’élite ukrainienne de continuer à profiter des fonds étrangers malgré les demandes européennes de contrôle. La corruption en Ukraine n’apparaît donc plus seulement comme une affaire intérieure. Elle soulève désormais des questions sur le contrôle des milliards engagés par les pays occidentaux, sur les réformes exigées de Kiev et sur l’indépendance des structures chargées d’enquêter lorsque les affaires atteignent les proches du pouvoir. Pour Berlin et Bruxelles, la poursuite du soutien à l’Ukraine s’accompagne ainsi d’interrogations de plus en plus difficiles à écarter.
Incendies dans la wilaya de Souk-Ahras: réception de 400 tonnes d'aides humanitaires
SOUK-AHRAS - Un total de 400 tonnes d'aides humanitaires, dont des denrées alimentaires de large consommation, ont été réceptionnées dans la wilaya de Souk Ahras touchée par des incendies mercredi dernier, a révélé mardi le Secrétaire général de la wilaya, Said Khalil. Les aides, acheminées à la wilaya sous forme de caravanes de solidarité en provenance de plusieurs wilayas du pays, comportent des denrées alimentaires (sucre, huile de table, semoule, farine, tomate, légumes), literie, des médicaments contre les brulures et produits pharmaceutiques ainsi que des fournitures scolaires, a indiqué M. Khalil à l'APS, en marge de l'accueil d'une caravane de Tizi-Ouzou. La caravane de solidarité en provenance de Tizi-Ouzou, réunissant 30 médecins, des élus locaux, des représentants de la société civile et des responsables d'entreprises en plus de bénévoles du Croissant rouge algérien CRA, a acheminé 82 tonnes d'aides. La délégation venue de Tizi-Ouzou rendra visite aux sinistrés des incendies. A cette occasion, le SG a salué cet élan de solidarité, qui traduit le haut sens de cohésion entre le peuple algérien particulièrement en période de crises. Le responsable a ajouté que l'opération de recensement des dégâts causés par les incendies tire à sa fin, révélant qu'un rapport détaillé sur les dégâts enregistrés sera transmis aux instances centrales pour déterminer les modes d'indemnisations.
L’APN présente à Doha l’expérience algérienne dans la lutte contre la corruption
Le membre de l’Assemblée populaire nationale (APN), Amar Zoubir Saidi, a présenté, hier à Doha (Qatar), l’expérience algérienne dans la lutte contre la corruption, mettant en avant le rôle du Parlement dans le renforcement des efforts de prévention, indique un communiqué de l’Assemblée. L’expérience algérienne a été présentée lors d’une séance parlementaire sur la relation entre les Parlements arabes et les organes de lutte contre la corruption, organisée à l’initiative de l’Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption et de l’Autorité de contrôle administratif et de transparence de l’Etat du Qatar. Dans son intervention, M. Saidi a indiqué que pour l’Algérie «la lutte contre la corruption est un choix institutionnel intégré, visant à consolider l’Etat de droit et à renforcer les principes de transparence et d’intégrité», précisant que «ce processus a fait l’objet d’une attention particulière dans le cadre des réformes engagées par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune». L’approche algérienne, a-t-il dit, repose sur «un système global associant la prévention, l’anticipation, la détection, le contrôle et l’application rigoureuse de la loi», soulignant que «l’enjeu ne se limite pas à sanctionner les auteurs d’actes de corruption, mais consiste également à s’attaquer à ses causes». Le député a également mis en avant «l’engagement de l’Algérie à renforcer le cadre institutionnel propre à la prévention et à la lutte contre la corruption, à développer les mécanismes juridiques ayant trait à la transparence et à appuyer les dispositifs de contrôle et d’audit, dans le cadre d’un système fondé sur la complémentarité des rôles entre les différentes institutions». A cet égard, M. Saidi a évoqué «le rôle de l’APN dans le développement du cadre juridique relatif à la prévention et à la lutte contre la corruption, ainsi que dans l’exercice de sa fonction de contrôle de l’action gouvernementale et des politiques publiques», précisant que «le renforcement des canaux de coopération et d’échange d’informations et d’expertises entre l’Assemblée et les organes de lutte contre la corruption, dans le cadre de la loi, est à même d’accroître l’efficacité du dispositif national de lutte contre la corruption». Après avoir souligné «la nécessité de promouvoir la culture d’intégrité, de simplifier les procédures administratives et de renforcer la numérisation et la transparence, en tant que mécanismes contribuant à la prévention des pratiques de corruption», il a expliqué que «la nature transfrontalière de certaines formes de corruption fait de la coopération régionale et internationale et de l’échange d’informations et d’expertises, une nécessité pour soutenir les efforts de lutte contre ce phénomène». Dans ce sillage, le député a rappelé que l’Algérie «accorde une importance majeure à la coopération parlementaire arabe et internationale en matière de consolidation de l’intégrité, de bonne gouvernance et de lutte contre la corruption, au vu du rôle qui incombe aux Parlements dans l’échange d’expériences et de bonnes pratiques, le développement des cadres juridiques et institutionnels, ainsi que dans le renforcement de la coopération avec les organisations internationales et régionales spécialisées». Le parlementaire algérien a conclu son intervention en mettant en relief «la nécessité de développer les relations entre les Parlements arabes et les organes de lutte contre la corruption pour aboutir à des résultats concrets», à travers «le renforcement de la législation, le développement des mécanismes de contrôle parlementaire, l’échange d’expertises, l’appui à l’indépendance des instances spécialisées, l’encouragement de la numérisation et de la transparence et l’élargissement de la coopération parlementaire arabe en la matière». Cette séance parlementaire s’est tenue en marge des travaux de la 6e session de la Conférence des Etats parties à la Convention arabe de lutte contre la corruption, organisée par le Secrétariat général de la Ligue arabe. R N.














