Pendant des décennies, une histoire a alimenté les discussions des supporters algériens. Selon cette rumeur largement relayée, Abdelhamid Kermali aurait refusé de convoquer Zinédine Zidane en sélection, estimant le futur champion du monde trop lent pour évoluer avec les Verts. Une version que l’ancien meneur de jeu français a lui-même catégoriquement démentie.
Invité de l’émission « Lakhdar et les Verts » sur la chaîne Sport+, le journaliste Lakhdar Berriche est revenu sur une interview qu’il avait réalisée avec Zinédine Zidane à l’époque où celui-ci évoluait au Real Madrid.
Interrogé sur cette célèbre rumeur, l’ancien numéro 10 des Bleus avait été très clair.
« Je n’ai jamais été contacté, ni par la Fédération algérienne de football ni par le sélectionneur, pour jouer avec l’équipe nationale algérienne. »
Une déclaration qui contredit directement l’idée selon laquelle Abdelhamid Kermali aurait volontairement écarté Zidane pour des raisons sportives. Au fil des années, cette anecdote est devenue l’une des plus célèbres du football algérien. Pourtant, aucun élément concret n’est venu l’étayer.
Surtout, Abdelhamid Kermali, disparu en 2013, n’a jamais affirmé publiquement avoir refusé de sélectionner Zinédine Zidane en raison de son supposé manque de vitesse ou de qualités techniques.
Les propos de l’ancien international français viennent ainsi balayer une version qui s’était progressivement installée dans l’imaginaire collectif.
Né à Marseille de parents algériens, Zinédine Zidane a finalement choisi de représenter la France, avec laquelle il a marqué l’histoire du football. En 108 sélections, il a inscrit 31 buts et délivré 29 passes décisives, remportant notamment la Coupe du monde 1998 et l’Euro 2000. Il sera d’ailleurs le prochain sélectionneur de l’équipe en remplacement de Didier Deschamps.
De son côté, Abdelhamid Kermali reste une figure emblématique du football algérien. Sous sa direction, les Verts ont remporté leur première Coupe d’Afrique des nations en 1990, avant de s’adjuger la Coupe afro-asiatique l’année suivante, inscrivant définitivement son nom dans l’histoire du football national.





























