Le renouvellement du parc national de transport public poursuit son déploiement à travers les wilayas. Dernière évolution en date, la réception, lundi à Batna, d’une première tranche de 35 autobus destinés au transport urbain, au profit de l’Etablissement de transport urbain et suburbain de Batna (ETUB), indique le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports dans un communiqué.
D’une capacité de 100 voyageurs chacun, ces nouveaux véhicules sont appelés à renforcer et à moderniser le parc de l’établissement public, avec pour objectif d’améliorer la qualité du service et de mieux répondre aux besoins quotidiens des citoyens. Cette opération rappelle le même département, entre dans le cadre de l’exécution de la décision du président de la République, portant sur le renouvellement du parc national à travers l’acquisition de 10 000 nouveaux autobus.
Le dossier fait depuis plusieurs mois l’objet d’un suivi rapproché du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports. En février dernier, le ministre, Saïd Sayoud, avait déjà présidé une réunion consacrée au suivi de l’opération d’importation des 10 000 bus. Les premières cargaisons avaient alors commencé à être réceptionnées, avec notamment 335 autobus réceptionnés par l’Etablissement de développement de l’industrie des véhicules (EDIV), avant l’arrivée progressive d’autres lots en provenance notamment de Chine et d’Allemagne, convient-il de rappeler.
En plus de l’amélioration du confort des usagers, le renouvellement du parc répond à un impératif de sécurité. La feuille de route arrêtée par les pouvoirs publics prévoit en priorité le remplacement des autobus les plus anciens. Ainsi, les véhicules en circulation depuis plus de 30 ans doivent être retirés, tandis qu’une partie de ceux âgés de 25 à 30 ans est également concernée par cette première phase. Le renouvellement doit ensuite se poursuivre, selon les mêmes dispositions, progressivement, notamment grâce aux capacités de production nationale.
Cette orientation avait été décidée à la suite de la réunion consacrée au secteur des Transports, présidée par le chef de l’Etat en août 2025, au lendemain d’un grave accident de bus ayant coûté la vie à une vingtaine de passagers. Parmi les décisions annoncées, figuraient l’importation immédiate de 10 000 autobus neufs destinés à remplacer les anciens, ainsi que le renforcement du cadre réglementaire relatif à la circulation et à la délivrance du permis de conduire. Un durcissement des textes relatifs au contrôle technique des véhicules figure, en outre, parmi les révisions introduites dans le nouveau code de la route, convient-il de rappeler.
La modernisation du parc ne constitue toutefois qu’un volet de la réforme engagée dans le secteur du transport collectif. Le gouvernement entend également agir sur l’organisation de l’activité, les conditions d’exploitation et, surtout, le comportement des conducteurs. La nouvelle législation accorde une importance capitale au dépistage des chauffeurs aux stupéfiants et à leur formation spécialisée. Le nouveau code de la route constitue donc un autre axe majeur de la réforme, ayant pour objectif de réduire le nombre des accidents de la route. Validé il y a quelques mois par le Parlement, le texte prévoit un renforcement de la formation obligatoire des conducteurs, des examens médicaux réguliers et des mesures de lutte contre la consommation de stupéfiants et de psychotropes.
Rappelons aussi, dans le même contexte, que lors d’une réunion de coordination tenue le 5 août, Saïd Sayoud a donné des instructions pour accélérer les procédures liées au programme de renouvellement des 10 000 autobus, parallèlement à l’examen des mesures relatives à la sécurité routière et à l’application des nouvelles dispositions du code de la route.
La poursuite de l’opération de renouvellement du parc national de transport se traduit également par une série de livraisons rendues publiques depuis le début de l’année. Plusieurs cargaisons de nouveaux autobus ont ainsi été réceptionnées dans différents ports du pays, avant leur affectation progressive aux entreprises publiques de transport.
Dès le mois de février, les ports d’Alger, de Djen Djen et de Mostaganem ont enregistré plusieurs opérations de réception. Une première cargaison de 335 autobus avait été réceptionnée au port d’Alger, suivie de 380 bus à Djen Djen, puis de nouvelles livraisons de 210, 384 et 276 autobus. Le 22 février, 435 autres bus, dont 338 au port d’Alger et 97 à Djen Djen, étaient réceptionnés, confirmant la montée en cadence du programme.
Fatima Arab



























